Jules Carde

administrateur colonial français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jules Carde (1874-1949) est un administrateur colonial français, gouverneur général de l'AOF et de l'Algérie.

Nom de naissance Jules Gaston Henri Carde
Naissance
Batna (Algérie)
Décès (à 75 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Jules Carde
Description de cette image, également commentée ci-après
Jules Carde lors de la 7e conférence nord-africaine de Tunis.
Nom de naissance Jules Gaston Henri Carde
Naissance
Batna (Algérie)
Décès (à 75 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Administrateur colonial
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Signature de Jules Carde
Fermer

Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur en 1935[1].

Biographie

Jules Carde, à la gauche de Martial Merlin (Paris, 1923).

Né à Batna en Algérie le , Jules Carde poursuit ses études au lycée d'Alger. Il débute dans l'administration coloniale avec Gallieni à Madagascar où il reste pendant sept ans (jusqu'en 1907). Il est ensuite chef de cabinet du gouverneur de la Martinique, secrétaire général de la Côte d'Ivoire, chef de cabinet du gouverneur général de l'Afrique-Équatoriale française (AEF), lieutenant-gouverneur du Moyen-Congo, secrétaire général du gouverneur de l'AOF, puis de 1919 à 1923 premier commissaire de la République au Cameroun, dont le statut change pendant cette période[2].

Succédant à Martial Merlin, Jules Carde est nommé gouverneur général de l'AOF le , un poste qu'il occupera jusqu'au . Peu après son installation, le il pose la première pierre de la Cathédrale du Souvenir africain à Dakar, en présence notamment de Blaise Diagne, alors député du Sénégal[3]. Carde s'attache tout particulièrement au développement économique, à la santé publique et à l'éducation. C'est sous son autorité que l'instruction publique est réorganisée en AOF, par le décret du . Jules Brévié est son successeur à la tête de l'AOF.

Le Carde est nommé gouverneur général (civil) de l’Algérie, fonction qu'il exerce jusqu'au .

Jules Carde meurt le . Il est inhumé au cimetière Alphonse Karr de Saint-Raphaël (Var)[4].

Il était grand-croix de la Légion d'honneur.

Écrits

  • Principales réformes réalisées et mesures adoptées, 1920, 75 p.
  • « La réorganisation de l'enseignement en Afrique occidentale française », Revue indigène, mai-, n° 185-186, p. 111-129
  • Magasins généraux de la santé publique : notice n° 5, 1933
  • Instructions d'ordre général relatives au fonctionnement de l'assistance médicale : notice n° 3, 1933
  • L'Afrique Occidentale française, Vie Technique, Paris, 1926, 130 p.
  • Exposé de la situation générale de l'Algérie en 1934, Solal, 1935
  • « La colonisation indigène dans la vallée du Niger », Le Monde colonial illustré, Paris, 17e année, n° 189,

Hommages

L'École africaine de médecine et de pharmacie créée en 1916 à Dakar a d'abord porté son nom. Aujourd'hui sa mémoire est perpétuée notamment par le boulevard Carde à Abidjan, où se trouve le siège du Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire.

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI