Kennedy Center
centre culturel national et salle de spectacle à Washington, D.C., États-Unis
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Le John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, souvent abrégé en Kennedy Center, est un centre culturel national et une salle de spectacle, inauguré en 1971 et situé le long du Potomac, près de l'hôtel du Watergate à Washington, aux États-Unis. Il est la résidence du National Symphony Orchestra et, jusqu'en [2], du Washington National Opera (en).
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| Commémore | |
| Architecte |
Edward Durell Stone (bâtiment) |
| Ouverture | |
| Propriétaire | |
| Visiteurs par an |
3 733 509 ()[1] |
| Site web |
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| Coordonnées |
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Histoire
L'idée d'un centre culturel national remonte à 1933, lorsque la Première dame Eleanor Roosevelt discutait des solutions pour réduire le chômage pendant la Grande Dépression. Elle proposait notamment de construire des établissements culturels, dans la mesure où le secteur de la construction nécessite une main d'œuvre importante. Le Congrès conduit des auditions en 1935 afin d'établir un département de la Science, de l'Art et de la Littérature et de construire un théâtre monumental et un bâtiment dédié aux arts à Capitole Hill, à proximité du bâtiment de la Cour suprême. Une résolution du Congrès adoptée en 1938 appelle officiellement à la construction d'un « bâtiment public qui sera connu sous le nom de National Cultural Center », situé près de Judiciary Square. Ce projet n'est jamais concrétisé[3].
L'idée d'un théâtre national refait surface en 1950, lorsque le représentant new-yorkais Arthur George Klein introduit un projet de loi visant à financer et à construire un centre culturel. Le projet de loi contient une mention stipulant que ce centre ne devra pas favoriser les discriminations, aussi bien envers le public que les artistes. En 1955, le Stanford Research Institute est chargé de trouver un site pour accueillir ce centre et de fournir des propositions de visuels architecturaux[4]. De 1955 à 1958, le Congrès organise de nombreux débats à ce sujet. Une loi est finalement adoptée par les congressistes à l'été 1958. Le 4 septembre, le président Eisenhower signe et entérine le National Cultural Center Act, ce qui enclenche le processus de construction du centre[5].
Il s'agit de la première fois que le gouvernement fédéral aide à financer une structure dédiée aux arts du spectacle. La loi impose qu'une partie du financement, estimée entre 10 et 25 millions de dollars, soit levée dans les cinq ans suivant son adoption[6]. Edward Durell Stone est sélectionné pour devenir l'architecte du projet en juin 1959[7]. Il présente une première maquette au Comité présidentiel à la musique en octobre 1959, et annonce un coût de construction d'environ 50 millions de dollars, soit le double des estimations originales de 25 à 30 millions de dollars. En novembre 1959, les coûts estimés de construction avaient atteint les 61 millions de dollars[8]. Malgré cela, la composition architecturale de Stone est largement encensée dans les magazines dont le Washington Post et le Washington Star, et est rapidement approuvée par la Commission des beaux-arts des États-Unis, la Commission de la capitale nationale à la planification et le National Park Service[9].
Le National Cultural Center est renommé « John F. Kennedy Center for the Performing Arts » en 1964 à la suite de l'assassinat du président Kennedy[10].
Levée de fonds
Le Conseil d'administration du National Cultural Center, établi par le président Eisenhower le 29 janvier 1959, dirige l'opération de levée de fonds[6]. L'engouement espéré par les congressistes n'est finalement pas au rendez-vous, et seuls 13 425 $ sont levés dans les trois premières années[11]. JFK était intéressé par le fait de ramener la culture au sein de la capitale nationale, et a fourni une aide logistique et militante au projet[12]. En 1961, Kennedy demande au producteur de théâtre Roger Lacey Stevens de l'aider à développer le National Cultural Center, et de devenir le président du Conseil d'administration. Stevens accepte et embauche la Première dame Jacqueline Kennedy en tant que présidente d'honneur du Centre, et l'ancienne Première dame Mamie Eisenhower en tant que vice-présidente[13]. En janvier 1961, Jarold A. Kieffer devient le premier directeur exécutif du National Cultural Center, supervise les nombreuses opérations de levée de fonds et contribue au projet architectural[14].
Le coût total de la construction est de 70 millions de dollars[10]. Le Congrès y alloue 43 millions de dollars, dont 23 millions en subventions directes et 20 millions en obligations[12]. Les dons ont permis de financer une partie importante du coût total, dont 5 millions de dollars de la Fondation Ford et environ 500 000 $ de la famille Kennedy[15]. Parmi les autres contributeurs majeurs se trouvent J. Willard Marriott, Marjorie Merriweather Post et John D. Rockefeller III, ainsi qu'un grand nombre d'entreprises privées[16]. Des pays étrangers ont également participé au projet de manière indirecte à travers des cadeaux aux président Kennedy, dont l'Italie qui a livré 3 700 tonnes de marbre de Carrare (d'une valeur marchande d'1,5 millions de dollars à l'époque), un matériau utilisé pour la construction du centre. La France a de son côté donné deux tapisseries d'Henri Matisse et deux sculptures d'Henri Laurens[17].


Construction
Le président Johnson donne le premier coup de pelle sur le site à l'occasion d'une cérémonie officielle le 2 décembre 1964[18]. Toutefois, des débats autour du choix du site ont eu lieu dans les médias pendant près d'un an, certains estimant qu'une construction sur Pennsylvania Avenue aurait été plus pertinente qu'à l'emplacement actuel (Foggy Bottom)[15]. Les travaux d'excavation débutent le 11 décembre 1965 et le site est prêt pour la construction en janvier 1967[19].
Le premier spectacle est donné le 5 septembre 1971, avec une audience de 2 200 personnes issues du grand public qui assistent à la première nationale de la pièce de théâtre Mass de Leonard Bernstein dans l'Opera House[10]. L'inauguration officielle se tient le 8 septembre 1971, avec un gala formel suivi d'une seconde représentation de Mass. Le Concert Hall est inauguré le 9 septembre 1971 par un concert symphonique du National Symphony Orchestra dirigé par Antal Doráti[20]. L'opéra Beatrix Cenci d'Alberto Ginastera est interprété pour la première fois dans l'Opera House le 10 septembre 1971. L'Eisenhower Theater est inauguré le 18 octobre 1971 par une interprétation de la pièce A Doll's House avec Claire Bloom[21].
Rénovations et extensions
Le 16 juin 1971, le Congrès autorise le Conseil d'administration du Kennedy Center à prendre toutes les décisions relatives aux dépenses de maintenance et de gestion pour une durée d'un an. Les années suivantes, toutes les décisions relatives à la gestion, à la maintenance, à la sécurité et aux autres aspects de la vie du centre hors décisions artistiques sont prises par le National Park Service[22]. Le National Park Service et le Kennedy Center signent un accord de coopération stipulant que les deux parties s'engagent à financer une portion des frais de gestion et de maintenance engendrés par l'utilisation du centre à des fins artistiques selon la durée de cette utilisation. L'accord ne désigne pas de responsable pour l'amélioration du capital du Kennedy Center sur le long terme. Occasionnellement, le Congrès accorde des subventions exceptionnelles pour des projets précis[23].
En 1991 et 1992, le Congrès recommande que 27,7 millions de dollars soient alloués à des projets d'amélioration majeurs du centre, dont 12 millions de dollars pour la réparation de la structure du garage et 15,7 millions de dollars pour des réparations structurelles et techniques, dont l'amélioration de l'accessibilité du centre pour les personnes à mobilité réduite[24]. En 1994, le Congrès désigne le Kennedy Center comme étant le responsable de l'amélioration de son propre capital et de l'entretien des locaux. De 1995 à 2005, plus de 200 millions de dollars en financement public sont accordés au Kennedy Center pour des projets d'amélioration du capital du centre, des réparations et la conformisation aux normes de sécurité incendie et d'accessibilité. Parmi les améliorations réalisées se trouvent la rénovation du Concert Hall et de l'Opera House, de l'espace public de l'esplanade et la mise en service d'un nouveau système d'alarme incendie. Ces rénovations ont coûté 13 à 50 % de plus que prévu en raison de changements de plans de dernière minute ayant entraîné des délais et des pénalités de retard[25]. L'Eisenhower Theater est totalement rénové en 2008[26].

Dès 2013, des travaux d'extension du centre sur une surface de 5 600 m2 ont débuté sur un terrain d'1,6 hectares alors occupé par la South Plaza du centre. Parmi les ajouts de cette extension se trouvent des salles de classe, de répétition et des espaces de prestation répartis dans trois pavillons intitulés Welcome Pavilion, Starlight Pavilion et River Pavilion. Une piscine-miroir, des haies d'arbres, une passerelle et une pelouse en pente destinés à accueillir des performances en plein air ont également été construits[27]. L'architecte de l'extension est Steven Holl, avec l'aide de l'entreprise BNIM. Edmund Hollander Landscape Architects est le paysagiste du projet[28].
Ce projet d'extension a vu le jour après un important don de 50 millions de dollars réalisé au centre par David Rubenstein[29]. La première pierre est posée en décembre 2014. Prévue pour coûter 100 millions de dollars, le coût du projet augmente rapidement à 175 millions de dollars, et les changements successifs de visuels pour l'extension ainsi que des problèmes techniques ont considérablement retardé le début des travaux. L'extension ouvre finalement ses portes le 7 septembre 2019, avec un festival des arts organisé le jour de l'inauguration[30]. La levée de fonds atteint les 250 millions de dollars, le coût final des travaux, deux jours avant la cérémonie d'ouverture[31]. Depuis son ouverture, l'extension a été récompensée de plusieurs prix artistiques, dont celui de la meilleure conception culturelle de l'Architect's Newspaper[32] et un prix d'honneur lors des AIA New York Design Awards de 2020[33].
Sous la seconde présidence de Donald Trump
En 2025, le président Donald Trump limoge l'ensemble du conseil d'administration, y compris sa présidente, Mary Rutter. Il nomme ensuite de nouveaux membres, qui l'ont élu président du centre[34]. En décembre 2025, le conseil d'administration du Kennedy Center vote pour ajouter le nom de Trump au centre. Cependant, le Congrès établit le nom du centre comme étant le « John F. Kennedy Center for the Performing Arts »[35]. Le jour du vote du conseil, le site web du centre publie un nouveau logo avec la mention « The Trump Kennedy Center », et le lendemain, le nom de Trump est ajouté à l'enseigne principale du bâtiment, malgré une loi fédérale qui interdit l'ajout de plaques nominatives dans les espaces publics du bâtiment.
Parallèlement, le nom de domaine trumpkennedycenter.org est acquis en 2025 par Toby Morton[36]. Sans lien avec le site officiel du centre, il diffuse un contenu satirique critiquant la direction de l’institution et affirme présenter des informations publiques et sourcées issues de documents judiciaires et de la presse, portant notamment sur les dossiers liés à Jeffrey Epstein et à l’entourage de Donald Trump[36].
Le , Philip Glass annonce l'annulation d'une série de concerts de sa Symphonie nº 15: Lincoln[37], estimant les valeurs de la nouvelle direction de l'institution Trump-Kennedy Center en contradiction avec le message de son œuvre, « portrait » du président qui a aboli l'esclavage aux États-Unis[38].
Architecture


Conception du bâtiment
Le bâtiment original, conçu par l'architecte Edward Durell Stone[39], est construit par l'entreprise de John McShain basée à Philadelphie. Le Kennedy Center est administré par la Smithsonian Institution. Une des propositions architecturales rejetées proposait un bâtiment avec davantage de courbes, à la manière d'un vaisseau spatial et à l'image du Watergate voisin[40]. En ce qui concerne ses dimensions, le centre mesure 100 pieds (30,5 m) de haut, 630 pieds (192 m) de long et 300 pieds (91,4 m) de large. Le Kennedy Center dispose d'un hall de réception de 630 pieds (192 m) de long pour 63 pieds (19,2 m) de haut, arboré de 16 chandeliers en verre soufflé artisanal (offerts par la Suède) et d'un grand tapis rouge. Le Hall of States et le Hall of Nations sont des couloirs de 250 pieds (76,2 m) de long pour 63 pieds (19,2 m) de haut. Le bâtiment a été critiqué pour son emplacement (éloigné des stations du métro de Washington) ainsi que pour ses dimensions et son visuel, bien qu'il soit encensé pour la qualité de son acoustique et sa vue imprenable sur le Potomac[41].
Cyril M. Harris est le concepteur des auditoriums et le responsable de leur qualité acoustique[42]. L'une de ses préoccupations principales a été le flux continu d'avions de ligne le long du Potomac et du Kennedy Center, décollant et atterrissant à l'aéroport national de Washington Ronald-Reagan situé à proximité. La même problématique se pose pour le flux d'hélicoptères. Afin de réduire voire de couper ces sons indésirables, le Kennedy Center est conçu à la manière d'une boîte dans une boîte, chaque auditorium étant totalement clos au sein du centre[43].
Œuvres d'art
L'entrée située côté esplanade est décorée de deux tableaux du sculpteur allemand Jürgen Weber, conçus entre 1965 et 1971 et offerts au centre par l'Allemagne de l'Ouest. Vers le nord de l'esplanade se trouve sa sculpture monumentale représentant la guerre et la paix intitulée War or Peace[44]. Vers le sud de l'esplanade se trouve sa composition America qui est une interprétation personnelle des États-Unis. Elle représente les menaces pour la liberté, la technologie, l'aide internationale et la liberté d'expression[45]. Ces deux sculptures ont mis quatre années à être réalisées. Ces sculptures sont des moulages en métal assemblés dans une fonderie berlinoise pendant près de deux ans. En 1994, le programme de sauvegarde des sculptures en plein air de la Smithsonian Institution a étudié les deux statues et les a considérées comme en bon état et correctement conservées. Une autre sculpture intitulée Don Quixote, réalisée par Aurelio Teno, se trouve à l'angle nord-est du bâtiment. Le roi d'Espagne Juan Carlos Ier et la reine Sophie de Grèce ont offert cette statue aux États-Unis à l'occasion du bicentenaire du pays le 3 juin 1976[46].
Salles
Le Kennedy Center dispose de trois principaux théâtres : le Concert Hall, l'Opera House et l'Eisenhower Theater. Il dispose également d'une multitude de plus petites salles aux usages variés.
Concert Hall
Le Concert Hall, situé au sud du centre, dispose d'une capacité assise de 2 465 places[47]. La disposition de ses places assises est semblable à celle de nombreux autres grands théâtres européens dont le Musikverein de Vienne. Le Concert Hall est la plus grande salle de spectacle du Kennedy Center et accueille notamment le National Symphony Orchestra. Une rénovation conduite en 1997 a permis d'améliorer encore davantage l'acoustique du lieu, l'accessibilité à tous les étages pour les personnes à mobilité réduite et la capacité assise à proximité de la scène et dans les balcons. Les chandeliers en cristal, offerts par le gouvernement norvégien, ont également été repositionnés afin de garantir une vue optimale de la scène[17]. Le facteur d'orgues québécois Casavant Frères a assemblé un nouvel orgue dans la salle en 2012[48].
Opera House
L'Opera House, située au centre du Kennedy Center, dispose d'environ 2 347 places assises[47]. Son architecture comprend des murs couverts de velours rouge, d'un rideau rouge et doré en soie offert par le gouvernement japonais et de chandeliers en cristal J. & L. Lobmeyr offerts par le gouvernement autrichien[17]. Celle salle accueille la quasi-totalité des opéras, ballets et événements musicaux du centre[49]. Elle est la salle de répétition du Washington National Opera et reçoit tous les ans les Kennedy Center Honors[50]. L'Opera House était fermée pendant la saison 2003-2004 afin d'être entièrement rénovée. Parmi les améliorations de ce chantier se trouvent un réarrangement des assises et des entrées côté orchestre.
Eisenhower Theater
L'Eisenhower Theater, situé au nord, peut accueillir environ 1 161 personnes[47]. Il est nommé en hommage au président Eisenhower, qui a signé le National Cultural Center Act le 2 septembre 1958. Il accueille essentiellement des pièces de théâtre et des comédies musicales, des opéras de petite envergure, des ballets et de la danse contemporaine. Le théâtre dispose d'une fosse orchestrale prévue pour accueillir jusqu'à 35 musiciens et qui est convertible en zone d'assise supplémentaire. Le théâtre a rouvert ses portes en octobre 2008, à la suite d'une rénovation de 16 mois qui a permis un changement de ses couleurs et un réarrangement des assises.
Autres salles au sein du Kennedy Center

Le Millennium Stage, doté de 235 places, fait partie du projet « arts du spectacle accessibles à tous » initié par le directeur du conseil d'administration de l'époque, James Johnson, à l'hiver 1997. Il accueille des spectacles gratuits à 18 h du mercredi au samedi sur deux scènes situées de part et d'autre du hall de réception. Il propose également des projections gratuites de films tous les dimanches à 15 h. Un large éventail de domaines artistiques sont couverts. Parmi les artistes mis en avant se trouvent des individus et des groupes en provenance du pays ainsi que des artistes en résidence qui font une animation plusieurs soirs par mois. Chaque performance est filmée puis disponible gratuitement sur le site internet du Kennedy Center.
Le Family Theater, doté de 320 places, est inauguré le 9 décembre 2005. Il est construit à la place de l'American Film Institute Theater, situé à proximité du Hall of States. Ce nouveau théâtre dispose d'un système de poulies opérées par ordinateur et d'un système de projection vidéo digital. Le Terrace Theater, doté de 490 places, est construit sur le toit-terrasse à la fin des années 1970. Il est offert par le Japon à l'occasion du bicentenaire des États-Unis. Il accueille des représentations musicales, de ballet et de danse contemporaine et théâtrales. Ce théâtre est rénové entre 2015 et 2019. Le Theater Lab, doté de 399 places, propose des représentations de la pièce de théâtre policière Shear Madness depuis août 1987.
Autres salles dans l'extension du Kennedy Center
Le Justice Forum est une salle de conférence de 144 places destinée à la projection de films et aux présentations[47]. Les chaises disposent d'une table rabattable permettant de prendre des notes au besoin. La Room PT-109 est une salle de conférence de 85 places. Elle accueille des réunions, des dîners et des conférences[51].
Le River Pavilion est une salle modulable de 268 places. Il dispose d'un café intégré et d'une vue imprenable sur le Potomac. Une imposante baie vitrée permet à la lumière naturelle d'entrer dans le bâtiment. Le Skylight Pavilion est une salle de conférence d'une capacité de 425 places. Doté d'une voûte et d'un toit vitré, il accueille des événements variés tels que des réceptions, des dîners ou des réunions[51].
Les Studios F et J sont des salles de répétition de 164 et 50 places respectivement. Équipés de barres de gymnastique et de miroirs aux murs, ils peuvent être utilisés comme des loges, mais accueillent aussi des réceptions ou des dîners. Le Studio K est la plus grande salle multi-usages de l'extension du centre, avec une capacité de 350 places. Il dispose également d'un balcon et peut être utilisé pour des événements et des spectacles. Il accueille notamment le Kennedy Center Jazz Club[51].
Toit-terrasse
Le Kennedy Center dispose de l'un des rares toit-terrasses ouverts au public à Washington. Accessible gratuitement tous les jours de 10 h à minuit, il est également privatisable. La vue à 360° permet de voir les gratte-ciel du comté d'Arlington à l'ouest, le Potomac et l'aéroport Ronald-Reagan au sud, le Watergate au nord ainsi que le Lincoln Memorial, les bâtiments du département d'État, l'université George-Washington et l'ambassade d'Arabie saoudite à l'est.
