Kerfot
commune française du département des Côtes-d'Armor
From Wikipedia, the free encyclopedia
Kerfot [kɛʁfɔt] ⓘ est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Kerfot | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Caroline Samson-Raoul 2020-2026 |
||||
| Code postal | 22500 | ||||
| Code commune | 22086 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Kerfotais, Kerfotaise | ||||
| Population municipale |
642 hab. (2023 |
||||
| Densité | 112 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 44′ 14″ nord, 3° 01′ 43″ ouest | ||||
| Altitude | 40 m Min. 28 m Max. 101 m |
||||
| Superficie | 5,71 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Paimpol (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Paimpol (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Paimpol | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.kerfot.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Situation

Relief
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[5]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 5 km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Kerfot est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paimpol, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paimpol, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,7 %), terres arables (20 %), forêts (17 %), zones urbanisées (14,3 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Histoire
Un livret raconte en détail l'histoire de Kerfot[20].
Moyen-Âge
Kerfot est issu, comme Yvias, du démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Plourivo.
Selon la légende un souterrain aurait permis à saint Yves de se rendre en secret de Kerfot à l'abbaye de Beauport ; dans la réalité, l'existence d'un édifice religieux à Kerfot est attestée en 1387, le pape Urbain VI accordant cette année-là une « bulle d'indulgences » en faveur de cette chapelle « où le Christ opéra plusieurs miracles »[21].
L'église aurait été construite sur une crypte contenant deux fontaines, don l'une était réputée guérir les rhumatismes, alimentées par un aqueduc souterrain. Le sanctuaire aurait eu un moine de l'abbaye de Beaufort comme chapelain
Le château de Correc était la résidence principale des comtes de Goëlo
Temps modernes

Sous l'Ancien Régime, la trève de Kerfot dépendait de la paroisse d'Yvias, de l'évêché de Saint-Brieuc et du comté du Goëlo. L'édifice religieux construit en 1574 fut d'abord chapelle du château de Correc, puis chapelle tréviale, et enfin église paroissiale lors de la création de la paroisse au XIXe siècle ; elle fut détruite par un incendie en 1921.
Le château de Correc appartient en 1500 au seigneur de Guémené ; il est acheté en 1646 par Nicolas Fouquet, surintendant des finances ; il passe en 1727 à la famille Vittu de Kerraoul et resté propriété de cette famille jusqu'en 1789.
En 1783-1784, l'affaire dite de la « Clique des voleurs de Kerfot » (une douzaine de voleurs ayant de nombreux liens familiaux et habitant à Kerfot, alors en Yvias) défraya la chronique : ils auraient commis de nombreux vols, notamment dans les églises de Ploezal, de Saint-Mayeux, de Notre-Dame-du-Roncier en Josselin, etc. et lors des foires de nombreuses localités ; trois d'entre eux (François Le Compère, Guillaume André, dit Nevez, et Jean Lescop fils) furent condamné aux galères à perpétuité après avoir été marqués de la lettre "V" et leurs biens confisqués[22].
Révolution française
Le cahier de doléances d'Yvias (qui était aussi celui de Kerfot)[23] demande « moins de tribunaux, mais royaux (..) et des juges intègres » et la liberté de choisir son moulin car celui du seigneur prélève des taxes élevées (banalités)[20].
Le château de Correc et ses terres, qui appartenait à Louis Guillame Vittu,seigneur de Kerraoul et de Correc, émigré, devint bien national en l'an II (et vendu en 1795, l'acheteur principal étant Vincent Nicol, de Paimpol)[20].
Jean-François Le Verger[Note 4] fut prêtre assermenté de Kerfot pendant la Révolution française[20].
Le XIXe siècle
La création de la paroisse
Après le Concordat, Kerfot est englobé dans la paroisse d'Yvias, mais dès 1802, une pétition signée par 28 Kerfortains demande un desservant pour Kerfot, arguant notamment que, l'hiver, « les chemins qui conduisent à l'église paroissiale sont impraticables » ; mais le curé d'Yvias s'y oppose. En 1817, une nouvelle pétition demande, sans succès, au Préfet la création d'une paroisse à Kerfot, et une troisième pétition en 1820 n'aboutit pas non plus, Yvias s'y opposant[20].
En 1849 les Kerfortains vont jusqu'à pratiquer des terrements sans prêtre et à boycotter la messe dominicale à Yvias. L’évêque frappe alors la chapelle de Kerfort d'interdit, lequel est levé en novembre 1849. Une ordonnance épiscopale du crée la paroisse de Kerfort[20].

La première pétition demandant la création de la commune de Kerfot date de 1841 ; une deuxième pétition demandant la création de la commune de Kerfot date de 1849 ; la demande est rejetée en 1850, par le Conseil général des Côtes-du-Nord, mais la paroisse de Kerfot est créée cette même année, qui cesse donc d'être une dépendance de la paroisse d'Yvias.
La création de la commune
Une première pétition demandant la création de la commune de Kerfot, avec environ 90 signatures, est adressée au ministre de l'intérieur le , mais refusée par le Conseil général le . Une seconde pétition, adressée le , n'aboutit pas. Une nouvelle pétition aboutit à un nouvel examen du dossier par le Conseil général le , cette fois-ci favorable. La loi du [24] érige Kerfot en commune indépendante[20].
Yves Le Grand est le premier maire de la commune, nommé d'abord par le gouvernement, puis élu à partir de 1871 jusqu'en 1890.
Kerfot dans la seconde moitié du XIXe siècle

L'abbé Amédée Guillotin de Corson a décrit l'église de Kerfot en 1889 ; il écrit que l'église de Kerfot, ancienne chapelle tréviale, a été construite entre le XVe siècle et le XVIIIe siècle, que c'est un édifice à trois nefs dont l'intérêt architectural principal est le porche surmonté d'un campanile. L'église possède deux statues de la Vierge, dont une Vierge assise très ancienne : « c'est elle qu'aime surtout la bonne population maritime de ce pays, aussi est-elle toujours entourée de petis bateaux placés à ses pieds comme ex-voto ; aussi est-elle portée en procession par les marins eux-mêmes »[25].
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Kerfot possède une école mixte accueillant 134 enfants, qu'on y parle breton, que la commune a été créée en 1859 d'une section détachée d'Yvias, que « son territoire est élevé et accidenté, boisé dans les parties abritées » et que « son sol, da qualité médiocre, tend tous les jours à s'améliorer par l'introduction des engrais marins » et qu'« à quelque distance du bourg se trouvent les ruines de l'ancien château-fort de Corret » et que sa géologie est constituée de grès rouge à gros grains et de schiste traversé par du porphyre quartzifère. Il signale enfin que deux foires annuelles y sont organisées, le 10 mai et le 10 août[26]. La première école de Kerfot, provisoirement mixte, est créée dès 1860 ; en 1878, sur les 102 enfants de la commune entre 3 et 15 ans, 71 fréquentent, plus ou moins régulièrement, l'école ; une école des filles est créée en 1883 et celle des garçons agrandie et dédoublée (celle des filles fut dédoublée en 1925)[20].
Le XXe siècle
La Belle Époque

L'abbé Eugène Herry, recteur de Kerfot entre 1896 et 1911, celtisant et poète, fut suspendu de traitement[Note 5] car il continuait à prêcher et faire le catéchisme en breton (langue encore couramment pratiquée à Kerfot), malgré l'interdiction gouvernementale ; il avait été dénoncé par le maire Joseh Rivoallan[20].
Le , après une première tentative qui avait échoué le en raison d'une assez vive opposition, le percepteur du canton de Paimpol parvint à procéder à l'inventaire des biens d'église, mais le recteur refusa de le signer[20]. Le , il fallut trois brigades de gendarmerie, un capitaine de gendarmerie et un commissaire de police pour expulser du presbytère (devenu propriété publique depuis la loi de séparation des Églises et de l'État) le recteur qui refusait de le quitter et s'y était barricadé ; il fallut faire enfoncer les portes par trois sapeurs ; une fois sorti de force, le prêtre lut une protestation, entouré d'une foule d'amis et de prêtres[27].
Des marins de Kerfot étaient terre-neuvas : par exemple, cinq d'entre eux (Jean-Marie Nicolas, François Grossetête, Louis Bocher, Louis Nicolas et Louis Calvez) font partie des victimes de la disparition de la goélette Boer au cours de l'hiver 1904-1905[28].
En avril 1912, le Quo Vadis (27 hommes à bord) et le Françoise (25 hommes à bord) sont déclarés perdus corps et biens en mer d'Islande : « les communes de Plouézec, Kérity, Kerfot, Pléhédel et Plouha sont cruellement éprouvées » écrit le journal La Dépêche de Brest[29].

- Le bourg de Kerfot au début du XXe siècle.
- L'église Notre-Dame de Kerfot, façade et clocher).
- Le clocher de l'église Notre-Dame de Kerfot au début du XXe siècle.
- La foire aux socialistes (surnom donné alors aux cochons dans la région).
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Kerfot porte les noms de 27 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Jean Guezou, fusilier marin, tué à l'ennemi le à Dixmude, est le premier mort de la guerre de la commune (toutefois Pierre Guenaen, soldat du 74e régiment d'infanterie territoriale, est mort dans des circonstances non précisées dès le à Saint-Brieuc) ; François Richard est mort de maladie le à Moudros (Grèce) ; 4 sont des marins victimes du naufrage de leur bateau (Yves Le Berre le sur le cargo Trignac ; Yves Brochen le sur le patrouilleur auxiliaire Providence I ; Louis Daniel le sur le trois-mâts goélette Saint-Antoine et Louis Minter le sur le trois-mâts goélette Quillota, coulé par erreur par le bateau anglais HMS Mantua) ; Joseoh Le Calvez, orisonnier de guerre, puis interné en Suisse, est mort de maladie le à Leysin ; les autres sont morts sur le sol français dont deux après l'armistice : Yves Richard mort de maladie le à Brest et François Le Calvez, mort le à Kerfort[30]. Huit autres soldats né à Kerfot, mais domiciliés dans d'autres communes lors de l'entrée en guerre, ont été aussi victimes de cette guerre : leurs noms sont sur les monuments de leur commune de résidence au début de cette guerre[31].
L'Entre-deux-guerres
L'emplacement du futur monument aux morts (dans le cimetière, juste à gauche de l'église) est choisi par le conseil municipal, sous la présidence du maire Joseph Rivoallan, le ; il est inauguré le en présence d'Henri Avril (député), de Jean Laurent (conseiller général du canton de Paimpol) et du maire Louis Menguy (conseiller d'arrondissement) ; un banquet est organisé en présence d'une centaine de convives[31]. Le monument a la forme d'un obélisque monté sur un socle et est orné d'une palme, d'une croix latine et d'une croix de guerre : il pote l'inscription : "AUX ENFANTS DE KERFOT MORTS POUR LA PATRIE 1914 - 1918" et la liste des morts[32].
Lors des élections municipales de novembre 1919, la liste du maire sortant, Joseph Rivoallan, est battue par la liste d'Union républicaine, dite des "Poilus" (liste de droite) : Louis Menguy est élu maire.


L'église Notre-Dame de Kerfot brûle entièrement dans la nuit du 9 au : l'église, « une des plus admirées de la région et qui datait du XVe siècle », n'étant pas électrifiée, un court-circuit est exclu comme cause de l'incendie. Selon le Journal de Paimpol, le feu aurait été communiqué par les cierges et les bougies qui faisaient partie du luminaire installé pour la cérémonie du Mois de Marie, mais une piste criminelle n'est pas exclue. Tout ou presque a brûlé, notamment une statue très vénérée de la Vierge Marie, le retable du maître-autel (datant de 1717) et l'ensemble du mobilier religieux ; seuls le clocher, construit en 1574, et ses deux cloches, ainsi que le porche sud, étant conservés[Note 6] , subsiste (il a été inscrit aux monuments historiques le )[21].
Un comité est aussitôt formé pour entreprendre la reconstruction de l'église : un bal public, avec grand concours de binious, est organisé une semaine après l'incendie lors du pardon de Saint-Yves pour commencer à en assurer le financement[33]. La première pierre de la nouvelle église est bénie le et l'église est bénie le et consacrée le : les travaux furent exécutés par MM. Le Besque et Auffret, sur les plans de Louis Collet, architecte à Paimpol[21].
- L'église Notre-Dame de Kerfot : vue extérieure d'ensemble.
- L'église Notre-Dame de Kerfot : vue extérieure rapprochée.
La vie religieuse reste marquée par les deux pardons annuels, celui de la Vierge et celui de saint Yves ; à l'occasion de celui-ci, les fidèles se rendaient en procession à la chapelle Saint-Yves[20].
Lors des élections municipales de 1935, deux listes furent en présence : celle du maire sortant, Yves-Marie Jouan, radical, obtint 8 sièges contre 3 pour la liste de droite, dite d'Union républicaine[34].
La culture des pommes de terre primeurs était importante (région de la Ceinture dorée), mais avec un décalage de date par rapport aux communes littorales : le journal L'Ouest-Éclair écrit le : « les communes favorisées de Bréhat, Plouézec, Ploubazlanec, Kérity, région de la côte, ont presque terminé les arrachages ; les communes de Plounez, Plourivo, Yvias, Kerfot, livrent actuellement »[35].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Kerfot porte les noms de 5 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : Pierre Le Fichant, résistant FFI, mort accidentellement à Paimpol le ; François-Marie Le Roy, gendarme, mort accidentellement le en Tunisie ; Yves Le Roy, lieutenant FFI, mort le à Landevant lors des combats de la Poche de Lorient, de François Richard, résistant, mort le à Rannée (Ille-et-Vilaine) et d'André Frère, mort dans des circonstances non indiquées[30].
Un maquis a existé à Kerfot-Pouloupry entre le et le ; une centaine de résistants arrivent le 19 juillet à Pouloupry, fuyant les attaques allemandes, en provenance des maquis de Duault et Coat-Mallouen. Les maquisards, commandés par Pierre Feutren, tentèrent sans succès de libérer Paimpol le 4 août, mais, aidés par d'autres groupes de résistants, des parachutistes SAS (commandés par le capitaine de Mauduit) et des chars de l'armée américaine, y parvinrent le , mais six maquisards de la compagnie Tito furent tués à Plounez. L'action des maquisards fut toutefois entachée de 8 exécutions sommaires de prisonniers allemands et de français accusés d'être des collaborateurs[20].
Politique et administration
Liste des maires
Démographie
Culture locale et patrimoine
Coutume et tradition
À Kerfot, lorsqu’un projet connu de mariage se trouve définitivement rompu, par suite d’une autre union que contracte l’une des parties intéressées, on avait l’habitude de railler la déconvenue de celle qui reste en lui faisant eur c’halantezen. On appelle ainsi un couple de poupées, sommairement façonnées avec des morceaux de linge et de drap bourrés de paille ; elles sont en costumes de mariés et figurent les époux manqués ; un mouchoir est mis dans la main de l’une d’elles, pour indiquer si c’est le prétendant ou la prétendue à qui il ne reste plus que les yeux pour pleurer. Le tout est fixé secrètement, pendant la nuit, sur la maison habitée par la personne visée, où, à défaut, sur un arbre du voisinage ; dans ce dernier cas, pour qu’elle n’en ignore rien, on a l’attention délicate de répandre une traînée de balle allant de son domicile à la galantezen[41].
Lieux et monuments
- L'église Notre-Dame de Kerfot (XVIe siècle - 1922) ;
- L'église de Kerfot : le clocher.
- La chapelle Saint-Yves (1868) ;
- Le château de Correc, aujourd'hui disparu.

