Kientzheim

ancienne commune française du département du Haut-Rhin From Wikipedia, the free encyclopedia

Kientzheim (prononcé [kintsaim] Écouter, ou [kientzeim], Kientza en alsacien) est une ancienne commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Kientzheim
Kientzheim
Château Schwendi.
Blason de Kientzheim
Blason.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Kaysersberg
Statut Commune déléguée
Maire délégué Martine Schwartz
Code postal 68240
Code commune 68164
Démographie
Population 738 hab. (2013)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 13″ nord, 7° 17′ 12″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 662 m
Superficie 4,83 km2
Élections
Départementales Sainte-Marie-aux-Mines
Historique
Fusion
Intégrée à Kaysersberg Vignoble
Localisation
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Kientzheim
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Ce village se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Il est devenu, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Kaysersberg Vignoble.

Il est notamment célèbre par ses vignobles grands crus et lieux-dits : Furstentum, Altenbourg, Vogelgarten, Grafreben, Wolfreben, Patergarten, Mambourg, Schlossberg

Le village, enceint de remparts médiévaux classés (c'est le seul d'Alsace qui soit resté entièrement ceint de remparts), abrite notamment le château de la Confrérie Saint-Étienne, ainsi que la tombe de Lazare de Schwendi, dont une légende dit qu'il rapporta le pinot gris de Hongrie.

Géographie

Localisation

Le village de Kientzheim se trouve dans la commune de Kaysersberg Vignoble, dans le département du Haut-Rhin, dans la région Grand-Est. Il se trouve au débouché de la vallée de Kaysersberg, à l’extrémité occidentale de la Plaine d’Alsace[1]. À l’ouest, le village de Kaysersberg, situé à environ km, se trouve déjà dans la vallée[2]. Au sud et à l’est, la commune d’Ammerschwihr, à 1,8 km, et le village de Sigolsheim, à 1,5 km, partagent cette partie de la plaine avec Kientzheim[3],[4]. Il n’y en revanche pas d’habitat au nord, qui est occupé par le mont de Sigolsheim[1].

Hydrographie

Le village est traversé par la dérivation de Kintzheim, ou Mühlbach, un ruisseau canalisé de 1,6 km. Après avoir dérivé de la Weiss à peu de distance en amont, ce canal traverse Kientzheim et Sigolsheim avant de rejoindre la rivière à la sortie de celui-ci. La Weiss elle-même coule à environ 250 m au sud de la partie urbanisée du village[1],[5].

Milieux naturels et biodiversité

Kientzheim est une des 188 communes[6] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Urbanisme

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort des données 2012 d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des cultures permanentes (60,3 %). Les forêts occupent environ un tier du territoire dans ses limites d’alors, tandis que le reste est constitué de zones urbanisées (8,6 %)[5].

Écarts

  • Unterspiegel
  • Thorguth
  • Weinbach
  • Wolf

Toponymie

  • Chinzicha, 728
  • Conesheim, 877
  • Konsheim, 1303
  • Kunszhein, 1341
  • Kunsheim, 1465

signification : « propriété (-heim) de Cuno »

Histoire

Préhistoire et antiquité

Le site du village est occupé dès la préhistoire, comme l’attestent un menhir et des ossements humains découverts en 1970 en plein centre du village[7].

Après la conquête de la Gaule, la région est progressivement colonisée par les gallo-romains. Dans les alentours du village, ceux-ci cultivent la vigne à l’époque de l’empereur Probus (232-282). Au cours de la désagrégation de l’Empire romain d'Occident dans les siècles suivants, la région est d’abord occupée par les Alamans, qui sont à leur tour conquis par les Francs[7].

Moyen Âge

Au début du VIIIe siècle, il existe à l’emplacement du village une cour du fisc royal, comprenant une église propriétaire qui lui est rattachée. Le nom du village apparaît pour la première fois en 785, sous la forme Choneshaim. C’est également à cette époque qu’est creusée le Mühlbach. Au IXe siècle, une grande partie des terres alentours font partie de la « villa Kunigesheim », un domaine d’environ 400 ha appartenant au comte de Nordgau Erchengar et dont une partie lui a été donnée par Lothaire Ier en 843. Dans la deuxième moitié du IXe siècle, une partie du village entre en possession du couvent Saints-Félix-et-Régule de Zürich, et une autre de l’abbaye d’Étival, qui y établit une cour abbatiale. La majeure partie du territoire demeure toutefois encore au XIIe siècle en possession d’un descendant d’Erchengar, Hugues de Dabo[7].

En 1281, le couvent Saints-Félix-et-Régule de Zurich cède ses propriétés du village à l’abbaye de Lucelle. Dans le même temps, les Dabo laissent la place aux Ferrette, puis aux Habsbourg. Ces derniers le rattachent à leur seigneurie du Hohlandsberg. La paroisse de Kientzheim est mentionnée pour la première fois en 1336 ; il existe alors deux églises dans le village, celle « du haut », dédiée à la Vierge Marie, et celle « du bas », qui est l’église de la cour abbatiale, dédiée aux saints Félix et Régule[7].

En 1360, le village est pillé et brûlé par les grandes compagnies dirigées par Enguerrand VII de Coucy et Arnaud de Servole. Les Ribeaupierre, qui possédaient déjà des propriétés dans le village, reçoivent peu de temps après, en 1363, toute la seigneurie du Hohlandsberg en gage des Habsbourg. Ils obtiennent dix ans plus tard, en 1374, que Kientzheim soit élevée au rang de ville, ce qui permet de l’entourer d’une enceinte fortifiée. Les Ribeaupierre perdent néanmoins la seigneurie de Hohlandsberg en 1399 au profit des Lupfen. Jean de Lupfen établit sa résidence à Kientzheim[7].

Un pèlerinage centré autour de statues versant des « larmes miraculeuses » est fondé dans la deuxième moitié du XVe siècle et amène la chapelle à être agrandie. Ce pèlerinage, ainsi que la puissance locale de Jean II de Lupfen, permettent au village de rayonner et de recevoir en 1473 la visite de l’empereur Frédéric et du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Pendant la guerre des paysans, une bande se dirigeant vers Kaysersberg incendie sur son passage le prieuré du Weinbach et les bâtiments d'Alspach[7].

Époque moderne

En 1562, la seigneurie du Hohlansberg est acquise par Lazare de Schwendi. Celui-ci rétablit en 1563 l’hôpital, qui avait été transformé en hôtellerie, et lance plusieurs chantiers, dont la restauration des murailles et la reconstruction de la maison des baillis. Après sa mort en 1583, ses successeurs résident peu à Kientzheim et ce sont les Kakeneck, qui occupent le poste de bailli, qui contrôlent la seigneurie dans les faits[7].

En 1612, la seigneurie passe par mariage aux Fürstenberg-Donaueschingen. Le XVIIe siècle est marqué par les difficultés : la peste, qui sévit entre 1626 et 1632, tue une grande partie de la population, puis les ravages de la guerre de Trente Ans entraînent le pillage de la ville en . En 1663, il ne reste qu’environ 10 % de la population du début du siècle et de nombreux bâtiments sont en ruine. Dans l’intervalle, la seigneurie change plusieurs fois de mains avant de revenir aux Schwendi en 1679. Néanmoins, elle est confisquée en 1681 par le roi, au motif que François de Schwendi serait trop attaché au Saint-Empire romain germanique. Elle est alors remise à Joseph de Montclar[7].

Pendant la Révolution, le prieuré du Weinbach et la chapelle de Notre-Dame de Kientzheim sont confisqués et revendus comme biens nationaux. La société de tir est dissoute et remplacée par une garde nationale sédentaire volontaire[7].

Époque contemporaine

L’aspect de la ville change dans la deuxième moitié du XIXe siècle : la muraille est abaissée, la porte haute démolie, de même qu’une partie de l’église, tandis que le cimetière, qui se trouvait autour de l’église paroissiale, est supprimé. L’ancienne cour seigneuriale est quant à elle détruite par un incendie au début du XXe siècle. À partir de 1890, la culture de la vigne est fortement affectée par l’introduction des phylloxéra[7].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est occupée par les Allemands le . Elle est plus tard fortement bombardée au moment de la Libération, en . Le château de Reichenstein ainsi que l’hôpital sont d’abord détruits par les obus alliés, puis après la Libération effective le , ce sont les bombardements allemands qui causent des dommages jusqu’au et la fin des combats de la poche de Colmar[7].

Plusieurs reconstructions d’anciens bâtiments ont lieu dans la deuxième moitié du XIXe siècle. La chapelle Saint-Félix-et-Régule est reconstruite en 1966, puis le château de Schwendi est reconstruit entre 1972 et 1977 par la Confrérie Saint-Étienne. Celui-ci accueille à partir de 1980 le Musée du vignoble et des vins d'Alsace[7].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1898 1910 Joseph Kuehn    
1910 1925 Joseph père Schwartz    
1925 1935 Joseph Wolff    
1935 1940 Joseph père Schwartz    
1945 1945 Joseph fils Schwartz    
1945 1977 René Schwartz    
mars 1981 2008 Roger Schmitt SE Viticulteur
mars 2008 31 décembre 2015 Joseph Fritsch   Viticulteur
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Équipements et services publics

Enseignement

Kientzheim a abrité le Lycée Seijo de 1986 à 2005[8]. Le Centre européen d’études japonaises (CEEJA, アルザス・欧州日本学研究所 Aruzasu Ōshū Nihongaku Kenkyūsho) occupe l'ancien lycée[9].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 738 habitants, en évolution de −5,02 % par rapport à 2008 (Haut-Rhin : +1,54 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0459591 1281 1271 2141 2271 1801 2351 279
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 2151 1791 1571 151912834842841855
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
813826867913851840814851871
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2013
850896864811933827779759738
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Kientzheim se situe dans une zone particulièrement touristique de l'Alsace, sur l'itinéraire de la route des vins d'Alsace. Les villes aux alentours de Kaysersberg, de Riquewihr et de Colmar accueillent de nombreux touristes, aussi bien en été qu'à la période de Noël (période des marchés de Noël), ce qui permet à Kientzheim de profiter des retombées du passage touristique dans cette zone.

La découverte des différents vins d'Alsace, la visite des maisons à colombages, des différents châteaux (privés) que compte Kientzheim, des remparts et du vignoble font partie des activités touristiques offertes par la ville. Kientzheim abrite le musée du vignoble et des vins d'Alsace et la Confrérie Saint-Étienne, confrérie bachique créée au XVIe siècle, dont le siège est dans le château de Schwendi (fin XVIe siècle) et qui réunit des passionnés de vins.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église Notre-Dame-des-Douleurs

Elle date de 1722, mais le clocher-chœur est du XVe siècle. Elle abrite les tombes des sires de Schwendi (1584, 1609), un ossuaire gothique, à côté du clocher, et des autels baroques[14].

Une peinture murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.

Le grand tableau d'autel et l'ensemble de huit tableaux évoquant la vie du Christ, de la Vierge et des saints sont des œuvres du peintre François Hillenweck (ou Hillenweg).

L'église Notre-Dame était autrefois considérée comme un sanctuaire à répit, où l'on pouvait emmener les enfants mort-nés, afin qu'ils ressuscitent brièvement le temps de recevoir le baptême[15].

L'orgue : chef-d'œuvre du facteur Valentin Rinkenbach

Dans l'église se trouve un orgue initialement créé par Valentin Rinkenbach, facteur d'orgue alsacien célèbre, dont les ateliers se trouvaient à Ammerschwihr[16].

« De tous les instruments construits par Valentin Rinkenbach, entre son retour définitif à Ammerschwihr vers 1826 et son décès en 1862, celui qu’il posa en 1847 à Kientzheim est assurément son chef-d’œuvre » (extrait d'un rapport d'expertise) En effet, alors que la plupart de ses ouvrages ne comportaient qu’un seul clavier, il posa à Kientzheim un orgue à trois claviers, ce qu’il ne fit que deux fois dans d’autres églises, dès 1821 à Olten en Suisse et en 1862 à Heimersdorf dans le Haut-Rhin, où l’orgue fut achevé par ses deux fils.

Durant la décennie des années 1840, le facteur d’orgues Valentin Rinkenbach était alors au sommet de son art et son orgue de Kientzheim était comme une vitrine de son savoir-faire, à l’instar de ce qu’était l’orgue de Pfaffenheim pour les frères Callinet.

Pierre tombale de Lazare de Schwendi (fin du XVIe siècle)

Après le décès de Lazare de Schwendi, à Kirchhofen, son corps fut rapatrié à sa demande testamentaire à Kientzheim, sa résidence préférée, et il fut enterré dans l'église Notre Dame des Douleurs, où figure sa pierre tombale. Cette pierre tombale en grès rose, classée à l'inventaire des monuments historiques, montre le guerrier et administrateur dans son armure[17].

La pierre voisine montre son fils.

Chapelle Saints-Félix-et-Régule

Elle était au cœur de la paroisse du bas du village. Elle doit son nom à deux saints, Félix et Régula, qui étaient à l'origine d'un pèlerinage renommé jusqu'au milieu du XXe siècle, des statues de l'église de Sigolsheim ayant pleuré quand le village avait été attaqué.

La chapelle a été reconstruite en 1966 sur le lieu d'une église plus grande qui fut endommagée lors de la Seconde Guerre mondiale[18],[19]. Elle contient une exposition d'ex-voto datant des XVIIIe et XIXe siècles.

Ancien château de Schwendi (XVIe siècle)

Château de la confrérie de Saint-Étienne

Le château de la confrérie de Saint-Étienne[20] est à l'abri de l'enceinte médiévale, avec chemin de ronde et échauguette. Il est agrémenté de massifs fleuris. La cour d'honneur donne accès au Musée du Vignoble, et à la Chancellerie de la Confrérie.

Il est entouré d'un parc de un hectare, du côté de la façade du XVIIe siècle, et traversé par un ruisseau.

Le perron monumental permet d'accéder directement au Grand Caveau et à la Salle Dreyer.

La salle capitulaire est dans le style Renaissance. Ornée des portraits des anciens Grands Maîtres, elle peut accueillir 50 convives. Au premier étage, la salle Dreyer est la salle d'honneur. Elle jouxte le salon des Conseillers. Au deuxième étage, la salle Schwendi est une salle de réception qui offre une vue sur les toits du village de Kientzheim et sur le vignoble.

Musée du vignoble et des vins d'Alsace

Le musée du vignoble et des vins d'Alsace a été créée par l'Association des Amis du Musée du Vignoble et des vins, fondée le . La Confrérie Saint-Etienne mit des locaux à disposition, pour des travaux qui commencèrent en 1978.

Le musée comporte un rez-de-chaussée consacré aux grands objets (pressoirs anciens, alambic, voiture de vendanges...). Le premier étage est consacré au travail du vigneron et aux métiers annexes : tonnellerie, verrerie. Le second étage est consacré aux aspects techniques de la viticulture[21].

Remparts XVe-XIXe siècle

Les comtes de Lupfen érigèrent des remparts en 1430[22].

Les remparts de la ville sont bien conservés, et sans cesse rénovés. Ils incluent deux tours, dites des bourgeois et des voleurs (ou fripons)[23],[24].

Porte Lalli (XVe siècle)

Cette porte fortifiée du XVe siècle a, dans sa partie supérieure, une figurine de pierre qui représente un masque grimaçant, avec une langue métallique. Elle était jadis nommée « porte basse ».

On a prétendu que le Lalli était destiné aux ennemis de la ville, mais les Kientzheimois disent qu'il ne fait la grimace qu'à ceux qui le regardent.

Château du Reichenstein (XIVe-XVIIe siècle)

Château des Ifs

Une demeure de nobles se serait élevée dès le XIIIe siècle à l'emplacement de l'actuel château des Ifs. En 1577, fut construit un châtelet, dont subsiste la tourelle d'escalier. Entourée d'un mur d'enceinte, la propriété comporte un passage d'entrée, deux dépendances et un jardin que l'on voit du Canal de dérivation de la Weiss, à proximité de l'ancien lavoir.

Hôtel de ville (1774)

La conception de l'hôtel de ville est due à l'architecte du conseil souverain, Jean-Baptiste Alexandre Chassain[25]. Le bâtiment fut construit à l'aide de pierres venues de Kaysersberg.

Fontaine

Érigée en 1984 sur la place Lieutenant-Dutilh, face à la mairie. Bâtie en grès rose des Vosges, elle symbolise la vigne, les vendanges et les vins d'Alsace.

Anciens moulins

  • Ancien moulin central[26].
  • Ancien moulin supérieur[27].
  • Ancien moulin bas[28].

Personnalités liées

  • Théodore Faller (1911-1979) : conseiller général du Haut-Rhin et syndicaliste viticole, né dans le village et président du musée du Vignoble et des vins d’Alsace de Kientzheim de 1974 à sa mort[29] ;
  • Edmundus Fronhoffer (1693-1771), abbé d’Ebersmunster, né dans le village[30] ;
  • Philippe de Golbéry (1786-1854) : magistrat, historien et homme politique mort dans le village[31] ;
  • François Joseph Joos, dit Père Christian de Kientzheim (1718-1798) : supérieur provincial d’Alsace de l’ordre des Frères mineurs capucins, né dans le village[32] ;
  • François Joseph Specht (1707-1777) : abbé de Neubourg, né dans le village[33] ;
  • Jean-Baptiste Specht (1795-1862) : théologien né dans le village[34] ;
  • Lazare de Schwendi (1522- 1583) : homme de guerre, conseiller et émissaire au service du Saint-Empire romain germanique, réside à partir de 1569 dans le village, dont il fait rénover de nombreux bâtiments avant de se faire inhumer dans l’église[35] ;
  • Charles Sylvestre Rieff (1804-1874) : magistrat, inhumé dans le cimetière communal[36] ;

Héraldique

Blason de Kientzheim

Les armes de Kientzheim se blasonnent ainsi :
« Parti d'argent et d'azur à l'ours de sable lampassé de gueules posé sur le tout. »

Les armes de la ville remontent au XVe siècle. On pense qu'elles font allusion à la fois à la force et la noblesse de l'animal et au fait qu'il hantait les forêts alentour. Il avait été remplacé dans le blasé par un chien barbet par l'Armorial général de Louis XIV et ne fut réhabilité qu'en 1979.

Voir aussi

Bibliographie

  • Eugène Papirer, Kientzheim en Haute-Alsace. La ville de Lazare de Schwendi, Colmar, Éditions d'Alsace, , 534 p. (ISBN 2904081003)
  • collectif, Bennwihr, Kientzheim et Sigolsheim à l'époque contemporaine, Strasbourg, Coprur,
  • Christian Heck, « La chapelle Saint-Félix et Sainte-Régule et l'église paroissiale de Kientzheim », dans Congrès archéologique de France. 136e session, 1978, Haute-Alsace, Paris, Société française d'archéologie, (lire en ligne), p. 117-135
  • Annette Saemann, Mini-guides des châteaux d’Alsace, Strasbourg, Centre d’étude des châteaux forts, 16 p.
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux forts d'Europe-Castrum Europe, , 160 p. (ISSN 1253-6008)
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, 4e trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des châteaux forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage, , 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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