L'Âme

livre de Fiona McIntosh From Wikipedia, the free encyclopedia

L'Âme (titre original : Bridge of Souls) est un roman de fantasy, écrit par l'autrice britannico-australienne Fiona McIntosh, publié en . Il s'agit du troisième tome de la trilogie Le Dernier Souffle (The Quickening). Ce dernier volume conclut l’histoire de Wyl Thirsk, condamné à survivre dans le corps de ceux qui le tuent, et de sa lutte contre le roi Celimus de Morgravia. Le roman est traduit en français en par les éditions Bragelonne.

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(en) Bridge of SoulsVoir et modifier les données sur Wikidata
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L'Âme
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Le Dernier Souffle (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Résumé

Dans ce troisième et dernier tome, Wyl Thirsk, ancien général de Morgravia, poursuit sa mission de mettre un terme au règne du despote Celimus et d’empêcher le mariage politique de celui-ci avec la reine Valentyna de Briavel[1],[2]. Le don de Myrren le conduit désormais à habiter le corps de sa sœur Ylena, une situation qui le rend particulièrement vulnérable face à ses ennemis[2],[3].

Parallèlement, le mercenaire Aremys Farrow, autrefois au service de Celimus, se retrouve prisonnier du roi Caliech, souverain imprévisible des Razors, et tente de négocier une paix fragile entre royaumes[2],[3]. De son côté, le jeune Fynch, guidé par Elysius, père de Myrren, reçoit la mission de vaincre le magicien Rashlyn, qui incarne une autre menace[2]. Ces intrigues convergent vers un affrontement final entre les forces du bien et du mal, où Wyl doit accepter son destin et la logique implacable du don de Myrren[2],[3].

Réception

La critique anglophone accueille favorablement ce dernier tome, saluant son rythme bien géré et la capacité de l’autrice à maintenir la tension narrative jusqu’à la conclusion. Publishers Weekly met en avant l’originalité de la variation apportée au motif du changement de corps, jugé efficace malgré quelques invraisemblances[2]. Kirkus Reviews souligne la richesse de l’univers, la complexité des intrigues politiques et la consistance émotionnelle des personnages, qualifiant l’ouvrage de « vibrant and engaging » (« vivant et captivant »)[3]. De son côté, le Library Journal estime que cette conclusion offre des personnages crédibles et une narration fluide, constituant un ajout solide aux collections de fantasy[1]. L'Âme est inclus dans la liste des meilleurs romans de l'imaginaire de l'année de Kirkus Reviews[4].

Le roman est traduit en français en chez Bragelonne[5]. En France, l’accueil est mitigé : Elbakin.net relève que l’autrice a su terminer l’histoire de manière cohérente et inventive, mais que l’ensemble demeure trop marqué par un affrontement manichéen, des facilités scénaristiques et une écriture jugée laborieuse[5]. Selon cette critique, la trilogie, malgré un point de départ prometteur, n’a pas su se démarquer durablement des modèles du genre[5].

Analyse

Dans L’Âme, la logique binaire du conflit entre le bien et le mal est poussée à son paroxysme, notamment dans la confrontation entre Wyl et Celimus, décrite comme l’aboutissement inévitable du don de Myrren[3],[5]. Ce dispositif narratif renforce la dimension tragique du héros, contraint par une magie qui le dépasse, mais qui fonde en même temps la cohérence du cycle[2]. Lenise Prater[Qui ?] juge que cette opposition simpliste entre « bons » et « mauvais » personnages influence les représentations de la violence : les viols et actes misogynes commis par Celimus servent à caractériser sa nature maléfique intrinsèque, sans être reliés à des structures sociales ou politiques[6],[7].

La conclusion illustre également le rôle central du motif du corps habité[Quoi ?], qui fait de Wyl une figure instable, privée d’une identité physique propre. Cette thématique, développée depuis Le Don, culmine ici dans l’occupation du corps de sa sœur Ylena, ce qui ajoute une tension dramatique et questionne les frontières de l’identité personnelle[3]. Toutefois, certains critiques notent que cette originalité formelle ne suffisait pas à compenser les raccourcis narratifs et la tendance au manichéisme, caractéristiques de la série[5]. De plus, les violations[Quoi ?] subies par Wyl (au travers du changement de corps) sont décrites comme profondément traumatisantes et structurent l’intrigue, tandis que la souffrance des personnages féminins est minimisée[8]. Selon Prater, cette dissymétrie renforce une vision patriarcale dans laquelle la violation du corps masculin[pas clair] est représentée comme intolérable et centrale, alors que la violence faite aux femmes est naturalisée ou dépolitisée[9].

Notes et références

Liens externes

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