LN24

chaîne de télévision belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Les News 24, plus connue sous le sigle LN24, est une chaîne de télévision belge francophone lancée en . Née comme la seule chaîne d'information de Belgique présente en télévision et sur le web, elle a opéré une réorientation généraliste en 2025.

Création
(il y a 7 ans)[1]
Slogan
« La 1re chaîne d'info en Belgique »
Format d'image
HD
Faits en bref Création, Propriétaire ...
LN24
Caractéristiques
Création
(il y a 7 ans)[1]
Propriétaire
Slogan
« La 1re chaîne d'info en Belgique »
Format d'image
HD
Langue
Pays
Siège social
Chaîne sœur
Site web
Diffusion
Câble
IPTV
Proximus TV, Scarlet, Tadaam TV
Web
 Oui
Aire
Fermer

Historique

En , la création de la chaîne est officiellement annoncée pour l'année suivante. Le projet est fondé par deux anciens du journal L'Écho : Joan Condijts, ancien rédacteur en chef, et Martin Buxant, journaliste politique. Boris Portnoy, fondateur de la société de production KNTV[3],[4],[5] complète ce trio. Le , le groupe annonce une date de lancement, le , ainsi que la volonté d'étendre leur réseau en participant à l'appel d'offres concernant l'octroi d'une fréquence radio[1],[6] en FM et DAB+.

La chaîne est lancée le à 20 h en direct depuis le parlement européen de Bruxelles[7]. Trois mois plus tard, le jeudi , le Conseil d'administration démet de ses fonctions son administrateur délégué Boris Portnoy. Des problèmes relationnels et des divergences stratégiques entre associés sont à l'origine de cette décision[8]. Cette crise de management éclate dans un contexte de rentabilité difficile pour le secteur de la pub TV. Les résultats d'audience de LN24 sont inférieurs à 1 % de parts de marché. Boris Portnoy est remplacé par Joan Condijts comme administrateur délégué[9].

Le , LN24 diffuse le débat pour la présidentielle de l'Open Vld. Le débat est en néerlandais, sous-titré en français : une chaîne francophone qui diffuse un débat en cette langue, c'est une première dans le pays[10].

En , en pleine pandémie de Covid-19 en Belgique, LN24 affiche ses meilleures audiences depuis son lancement. En moyenne, la chaîne touche 129 000 téléspectateurs par jour. Ce score représente une augmentation de +200 % par rapport au mois de février. Sur la totalité du mois de mars, LN24 approche le million de téléspectateurs[11]. Cette période de renforcement de la notoriété de la chaine s'accompagne d'une chute drastique des recettes publicitaires, tous médias confondus. Pour cette raison, à partir du mois de , la chaîne procède à ses premiers licenciements économiques[12].

Le , la chaîne annonce son arrivée sur la plateforme Auvio de la RTBF. Le contenu des émissions et ses reportages seront ainsi disponibles sur le net et sur l'application mobile[13]. La même année, LN24 change de propriétaire, c’est le groupe de médias IPM (La Libre Belgique, La Dernière Heure, Moustique, etc.) qui est aux commandes[14]. Le , François le Hodey, administrateur délégué de IPM et, désormais, président exécutif de LN24, dévoile la stratégie de relance pour augmenter l'audience de la chaîne TV. Avec par exemple une matinale d'information commune, disponible en télévision, en radio et sur Internet avec DH Radio[14].

Le 29 août 2022, la chaîne dévoile une nouvelle grille[15], intègre de nouveaux studios[16] dans les locaux du groupe de presse IPM. Elle donne également naissance à LN Radio.

Le , Martin Buxant, fondateur de la chaine, annonce son départ pour RTL-TVI. Ce changement se concrétise dès la rentrée de septembre 2023[17].

En , ne parvenant pas à stabiliser ses audiences au-delà de 2 %, LN24 prévoit de diviser ses pertes annuelles par deux, avec un objectif de 2 millions d’euros de pertes pour l'année en cours. Des mesures d'économies sont décidées. Par voie de communiqué, la Société des journalistes de LN24[18] précise que « la viabilité de la chaîne est remise en cause à court/moyen terme ».

En , une nouvelle grille d'émissions voit le jour. Elle est basée sur un concept de soirée continue déclinée en plusieurs entités (Bonsoir chez vous, Bonsoir le prime, Bonsoir le Club, Bonsoir le débat, Bonsoir l'Amérique & Bonsoir le foot). Les productions propres de la chaîne se déclinent en 5 heures quasi continues de programmes mêlant culture, actualités, débats, sports et questions de société. Cette rationalisation des programmes autour d'une identité commune ne permet pas d'atteindre les objectifs d'audience fixés[19].

En septembre 2025, la grille de rentrée ne compte plus que deux émissions phares entrecoupées de fictions et de programmes culturels. La rédaction se sépare de plusieurs collaborateurs[20].

En décembre 2025, trois journalistes de la chaine (Jim Nejman, Nicolas Pipyn et Maxime Binet) sont licenciés pour préserver la viabilité économique de l'entreprise. Ce tournant entérine la finalisation de la mue généraliste de LN24[21].

Organisation

  • Président (exécutif) du Conseil d'administration : François Le Hodey[22]
  • Directeur des programmes : Thibaut Roland[23]
  • Directeur d'antenne : Thibaut Roland[24]
  • Rédacteur en chef (licencié en décembre 2025) : Jim Nejman[25]

Capital

Le capital initial, de 4,5 millions d'euro, provient des trois fondateurs (Joan Condijts, Martin Buxant et Boris Portnoy), ainsi que de quatre partenaires : Belfius, Ice-Patrimonials (Jean-Pierre Lutgen), Besix et Giles Daoust (administrateur délégué de Daoust et Title Media)[5].

Diffusion

La chaîne est diffusée sur le site internet et l'application de LN24 ainsi que sur le câble et en IPTV.

Câble
  • VOO : chaîne no 16
  • Orange : chaîne no 90
  • Telenet : chaîne no 16 (Wallonie et Bruxelles) ou no 140 (Flandre)
IPTV
  • Proximus TV : chaîne no 18 (Wallonie et Bruxelles), no 42 (Bruxelles liste néerlandophone) ou no 268 (Flandre)
  • Scarlet : chaîne no 24
  • Tadaam TV : chaîne no 20

Critique

La chaîne est pastiché en "MR24" en référence au Mouvement Réformateur par ses détracteurs. Cette critique, présente dans la société civile et souvent relayé sur les réseaux sociaux, a été mise en avant et légitimé par Le Grand Cactus lors d'un sketch. Dans ce sketch une caricature de Georges-Louis Bouchez (un élu du MR) reprend le contrôle du grand cactus, une fois installé à la place du présentateur il demande à la régie d'afficher le logo de LN24 avant de s'écrier "maintenant on est à la maison"[26]. Cette parodie est très clair et associe directement la proximité de LN24 avec le MR.

De plus Georges Louis Bouchez a eu pendant une période une émission récurrente qui lui était intégralement consacré[27] ce qui est assez rare dans le paysage médiatique, habituellement dans un objectif d'égalité de temps de parole aucun politicien ne possède une émission dédiée.

Notes et références

Voir aussi

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