La Rue des allocs
émission française de télévision
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La Rue des allocs est une émission française de télévision, diffusée sur M6 le pour les deux premiers épisodes. Le , pour le troisième et le quatrième.
| La Rue des allocs | |
Logo de l'émission. | |
| Programme adapté | Benefits Street (en) |
|---|---|
| Narration | Armelle Gallaud |
| Pays | |
| Production | |
| Société de production | 3e œil productions |
| Diffusion | |
| Diffusion | M6 |
| Date de première diffusion | |
| Date de dernière diffusion | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Description
Adaptée du programme britannique Benefits Street (en), l'émission propose ainsi une immersion dans le quotidien de Français en situation de précarité[1]. Tournée dans le quartier de Saint-Leu (Amiens), les caméras de Stéphane Munka suivent des habitants qui vivent avec moins de 1 000 euros par mois[2].
Audiences
Le 1er épisode diffusé en première partie de soirée, réunit 1,78 million de téléspectateurs soit 9,5 % de part de marché. Le second, 1,73 million de fidèles soit 12,8 % de PDM[3]. Les trois et quatrième numéros, enregistrent une audience de 1,52 million et 1,28 million, soit respectivement une part de marché de 6,1 % et 6,6 %[4].
| Épisode | Jour et horaire de diffusion | Audience moyenne | ||
|---|---|---|---|---|
| Nombre de téléspectateurs | PDM | |||
| 1 | Mercredi 21:00 - 22:30 | 1 780 000 | 9,5 % | |
| 2 | Mercredi 22:30 - 23:50 | 1 730 000 | 12,8 % | |
| 3 | Jeudi 21:00 - 22:30 | 1 520 000 | 6,1 % | |
| 4 | Jeudi 22:30 - 23:50 | 1 280 000 | 6,6 % | |
Commentaires
- Dans un communiqué[5], la fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) saisit le conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour suspendre sa diffusion, mettant en avant un programme « stigmatisant et honteux face à la détresse sociale que vivent près de 8 millions de personnes pauvres en France ». M6, qui n'a fait aucun commentaire sur ce communiqué, maintient sa diffusion[6].
- Plusieurs personnalités politiques se sont exprimées pour critiquer le programme notamment Patrick Kanner, ministre de la Ville, qui y voit de « l'indécence et la misère morale »[7] et Pascale Boistard, secrétaire d'État et élue de la Somme, qui dénonce dans une tribune « quand la pauvreté devient un spectacle »[8].
- Le le CSA se prononce sur les saisines, et considère que le programme ne souffre d'aucun « manquement de M6 (dû) à ses obligations », malgré un titre « à connotation péjorative »[9].
- Pour François Jost, professeur en sciences de l'Information et de la communication, directeur de la revue "Télévision", "Ce programme ouvre la porte à toutes les critiques de droite et d'extrême droite, en renforçant des stéréotypes sur les chômeurs et la pauvreté."[10] "A la différence de l'émission britannique, on montre qu'en France le système social fonctionne", selon le réalisateur de l'émission Stéphane Munka.
- En , Jérôme Loger, l'un des témoins de l'émission, meurt à l'âge de 41 ans[11].