Lalœuf
commune française du département de Meurthe-et-Moselle
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Lalœuf est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.
| Lalœuf | |||||
Église Saint-Rémy de Puxe. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Nancy | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays du Saintois | ||||
| Maire Mandat |
Olivier Bergé 2020-2026 |
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| Code postal | 54115 | ||||
| Code commune | 54291 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Laloviciens, Lalovisiennes[1] | ||||
| Population municipale |
306 hab. (2023 |
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| Densité | 29 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 27′ 37″ nord, 6° 00′ 58″ est | ||||
| Altitude | Min. 279 m Max. 405 m |
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| Superficie | 10,68 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Nancy (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Meine au Saintois | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Géographie

Arrosé par le ruisseau de Velle[2], le territoire communal de 1 100 hectares comprenait, d'après les données Corine land Cover, en 2011, 73 % de prairies, 12 % de forêt, 10 % de zones agricoles et 5 % de zones urbanisées[3]. Il est desservi par les routes départementales 5 et 55.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Velle[4],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 864 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à 14 km à vol d'oiseau[11], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 810,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Lalœuf est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,3 %), terres arables (28,7 %), forêts (12,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %), zones urbanisées (5,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Les Alieufz, Alieuf (1487) ; Allieuf (1500) ; Lalloeuf (1600)[19] ; L'Alœuf.
Le nom du village était jadis l'Alœuf, c'est-à-dire l'alleu (terre franche)[20], parfois orthographié Laluef dans les anciens textes[21].
Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Unité[22].
Histoire
Présence gallo-romaine : Jules Beaupré mentionne dans son ouvrage les artéfacts relatifs à cette période découverts sur le ban de la commune[23] :
« Près du hameau de Puxe, pointes de flèches en silex et poteries, près du hameau de Velle, monnaies gauloises… »
Le village est formé par la réunion des trois hameaux de Puxe, Velle et Souveraincourt. Dès l'année 1298, le comte Henri III de Vaudémont met ces hameaux sous sa coupe en établissant la grande féauté (fidélité) à son profit. René II assouplit le joug en abolissant les mains-mortes en 1491[24].
Toutefois c'est bien le hameau de Puxe le plus ancien, puisque Hugues Ier de Vaudémont donna à l'église de Belval, en 1123, les deux tiers des revenus des dîmes et fonda, la même année près de Gélaucourt un prieuré pour six religieux bénédictins (lieu-dit six-maisons)[25].
Au XVIIe siècle, la seigneurie appartient à Henriette de Vaudémont-Lixheim, sœur de Charles IV de Lorraine, qui la donne à son intendant Christophe de Lescamoussier, décédé en 1659. Son épouse Catherine Fournier a son tombeau dans le chœur de l'église.
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].
En 2023, la commune comptait 306 habitants[Note 4], en évolution de +5,15 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Dans son ouvrage, H. Lepage donne quelques indications sur l'économie du village en 1862[20] :
«... 855 hect. en terres lab., 148 en prés, 5 en vignes, 66 en bois. L'hectare semé en blé, seigle et avoine, peut rapporter 10 hectol., en orge 8. Chevaux, bœufs et vaches...»
indiquant par là-même sa nature agricole et modestement viticole.
Secteur primaire ou agriculture
Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs. D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[31]), la commune de Laloeuf était majoritairement orientée[Note 5] sur la production de bovins (auparavant production de bovins et de lait) sur une surface agricole utilisée[Note 6] d'environ 1034 hectares (égale à la surface cultivable communale) quasi stable depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 1567 à 1388 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que neuf exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant quatorze unités de travail[Note 7] (20 exploitations/28 unités de travail en 1988), l'activité agricole a persisté dans ce secteur de l'élevage.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Nombreuses maisons aux portes charretières en plein cintre des XVIIIe et XIXe siècles.
- Église paroissiale romane Saint-Rémy à Puxe du XIIe siècle, reconstruite au XVIe : portail du XIIe siècle à chapiteaux ornés, tympan pré-roman en réemploi, absides à décor d'arcatures du XIIe siècle, chœur roman, nef et bas-côtés des XVe et XVIe siècles, édifice objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [32].
Personnalités liées à la commune
- Ferdinand de Thiballier, chevalier, seigneur du fief de Souveraincourt[33]
- Léon Vautrin (Lalœuf, 1820 - Frouard, 1884), architecte.
Héraldique
Voir aussi
Bibliographie
- G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
- Michel François. Histoire des comtes et du comté de Vaudémont, des origines à 1473. Nancy, Humblot, 1935. In-8°, LII-459 pages,
Articles connexes
Liens externes
- « Laloeuf », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur galeries.limedia.fr
- Lalœuf sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

