Lambert Darchis
agent-expéditeur liégeois qui travaille à la Daterie apostolique de Rome (1625-1699)
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Lambert Darchis, né vers le [Note 1] à Liège et mort le à Rome, est un agent-expéditeur liégeois, qui vit à Rome pendant plus de 50 ans et qui y fait fortune en tant que « scripteur des brefs » à la Daterie apostolique[1],[2],[3].
Biographie
Fils de Jacques Darchis (originaire de la commune de Milmort) et Marguerite Froidmont, le jeune Lambert est baptisé dans l’église Notre-Dame aux Fonts à Liège le [3], date que certains auteurs reflètent comme sa date de naissance[2],[4], même si celle-ci reste incertaine[3]. Il a une sœur, Marguerite (épouse de Maximilien de Foullon), et deux frères, Eustache, chanoine de la Collégiale Saint-Pierre de Liège et Nicolas, chanoine de la Collégiale Saint-Denis de Liège[3].

Vers 1646, il quitte Liège, où il ne revient apparemment plus jamais, pour s'établir à Rome[2],[3]. Il se rend à la « Ville éternelle » car « il veut faire carrière à la curie », comme l'ont fait plusieurs membres de sa famille. En effet, son grand-oncle paternel Godefroy et ses deux oncles (paternels aussi), Antoine et Lambert, ont vécu à Rome et sont inhumés dans l'église Santa Maria dell'Anima[1],[2],[3]. Ses deux oncles ont d'ailleurs travaillé comme notaires au tribunal de la Rote[3]. Selon le directeur de la Bibliothèque du Séminaire et proviseur de la fondation Lambert Darchis Yves Charlier, il semble que Jacques Darchis achète, pour son fils, le la charge de « scripteur des brefs » à la Daterie apostolique et ce, pour un montant de 1 620 écus[3]. Ce poste suppose, au XVIIe siècle, de « travailler dans une institution dirigée par un cardinal, le pro-dataire qui gère une importante équipe de laïcs qui préparent et datent la concession de certaines dispenses matrimoniales, la collation de bénéfices ou encore l’octroi d’indults et de grâce »[3]. Il s'agit d'un emploi très lucratif[2],[3].
Lambert Darchis meurt le à Rome[2],[3],[4] et il est « enterré conformément à ses volontés dans l’église Santa Maria dell'Anima dans l’autel de Sainte-Anne où reposent déjà son grand-oncle et ses deux oncles »[3]. Comme le remarque Yves Charlier, « malgré l’affirmation de certains historiens, il n’a jamais été prêtre mais nous ne lui connaissons pas d’épouse ni de descendants »[3]. Son testament, rédigé le [5], est à la base de la création de la fondation Lambert Darchis, qui a pour objet la distribution de bourses à des jeunes gens issus de la province de Liège et désirant parfaire leur formation artistique ou religieuse à Rome[6].
Hommages
La rue Darchis à Liège et la rue Lambert Darchis à Milmort lui rendent hommage[3].