Lanloup
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Lanloup [lɑ̃lu] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Lanloup | |||||
Église Saint-Loup : vue extérieure d'ensemble. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Yannick Le Bars 2020-2026 |
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| Code postal | 22580 | ||||
| Code commune | 22109 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lanloupais, Lanloupaise | ||||
| Population municipale |
252 hab. (2023 |
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| Densité | 103 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 42′ 48″ nord, 2° 57′ 51″ ouest | ||||
| Altitude | 52 m Min. 35 m Max. 97 m |
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| Superficie | 2,45 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Paimpol | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.lanloup.bzh/ | ||||
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Géographie
Situation

Lanloup est une commune située dans partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor, entre Saint-Brieuc et Paimpol, à l'ouest de la baie de Saint-Brieuc. Bien que proche de la Manche, c'est une commune non littorale ; elle en est séparée par le hameau, la plage et le port de Bréhec, qui appartiennent aux communes de Plouha et de Plouézec.
Relief et hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par un tout petit fleuve côtier, le Kergolo[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[5]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 735 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
- L'entrée du bourg : rue Alain Le Nerrant.
- Run ar Vilin.
Typologie
Au , Lanloup est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Institut national de la statistique et des études économiques en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (52,8 %), terres arables (31,9 %), zones urbanisées (10,9 %), forêts (4,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanlop en 1160[17], Lanloup en 1237[18], Lanlop en 1239[17] et en 1252[18], Lanloup en 1263[18] et en 1266[17], Lanlop en 1263, 1266, 1268 et à la fin du XIVe siècle[18], Sainct Loup en 1478[18], Lanloup en 1467 et en 1486[18], Lanlou en 1516[17], Sainct-Loup en 1536[18], Lanloup ou Sainct Loup en 1543 et en 1569[18].
Son nom vient de l'ancien breton lann, qui signifie ermitage, et peut-être de saint Loup de Troyes[18]. Quant à savoir de quel saint Loup il s'agit, comme il y en a plusieurs, les recherches locales supposent que la dédicace serait passée au XIIe siècle de saint Loup de Troyes (fêté le 29 juillet, et qui a participé à l'évangélisation de l'île de Bretagne) à celle de saint Loup de Sens (fêté le comme saint Gilles, dédicace de l'ancienne église avant le XVe siècle). Ce qui suppose aussi un changement de dédicace de la chapelle voisine de sainte Colombe, qui aurait été une chapelle dédiée auparavant au grand saint Colomban l'Irlandais[19]. Mais les sources anciennes font pour l'instant défaut ; toujours est-il que c'est saint Loup de Sens, grand protecteur de la Bourgogne, qui est le saint officiellement reconnu depuis un millénaire, pour le moins.
Histoire
Moyen-Âge
La famille noble de Lanloup
La seigneurie de Lanloup appartenait, en 1260, à Rolland, chevalier, seigneur dudit lieu et, en 1600, à Claude de Lanloup , gentilhomme de la Chambre du roi Henri IV[20]. Les seigneurs de Lanloup étaient vicomtes de Pléhédel.
Geslin de Lanloup, descendant de Rolland de Lanloup, a participé le au combat des Trente dans les rangs des Blésistes (soutiens de Charles de Blois)[21].
En 1437, Jean de Lanloup, comme d'autres nobles du Goëlo, prêta serment au duc de Bretagne et est présent, ainsi que son fils Rolland, à la réformation de 1441[21].
La dernière héritière portant le nom de Lanloup se maria vers 1500 avec Geoffroy Le Picart, seigneur de la Demiville en Plélo, mais leurs héritiers reprirent le nom et les armes de Lanloup. Par la suite leurs descendants se fondirent dans la famille de Bellingant[21].
Temps modernes

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Lanloup faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Loup. Elle avait comme trève Lanleff. Lanloup appartenait également au comté de Goëlo.
Selon une ordonnance de Louis XV datant de 1759 la paroisse de Lanloup doit fournir 4 hommes et payer 26 livres pour la défense des côtes de Bretagne[22].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lanloup en 1778 :
« Lanloup ; à 19 lieues à l'Ouest de Dol, son évêché ; à 23 lieues de Rennes et à 2 lieues un neuvième de Paimpol, sa subdélégation. Cette paroisse, où l'on compte 600 communiants[Note 3], y compris ceux de Lanlef, sa trève, ressortit à Saint-Brieuc, et est enclavée dans l'évêché de ce nom. C'est une châtellenie qui appartient au Roi. La cure est à l'Ordinaire. Le territoire, coupé de vallons et de montagnes (sic), est borné par la mer, et fertile en grains de toutes espèces, et abondant en lin. C'est un pays couvert [de bocage] : on y fait du cidre[20]. »
Le , Marie-Anne-Josèphe de Lanloup, fille unique d'« Anne Joseph de Lanloup[Note 4], chevalier, seigneur de nom et d'armes, demeurant à son château de Lanloup, dite paroisse » et de Marie-Anne-Josèphe de Cornulier, épousa à Saint-Brieuc Marie-Louis de Bellingant, fils aîné de Jean-Vincent, comte de Bellingant, chef d'escadre des armées navales, chevalier de Saint-Louis[23].
Révolution française
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Lanmor et de Tercillat-Pelletier[24].
Après le décret du qui établissait les cantons, Pléhédel et Pludual firent partie du canton de Lanvollon, tandis que Plouha, Plouézec, Lanleff et Lanloup firent partie d’un canton dont les assemblées se tenaient à Lanmor, nom révolutionnaire de Lanloup[25].
Au printemps 1794, « chaque nuit, dans toute la région paimpolaise, à Plouézec, à Lanloup, à Yvias, à Ploubazlanec, des paysans en bande, tète nue, disant leur chapelet ou récitant les litanies, visitent les chapelles dispersées dans les campagnes »[26].
Le 24 floréal an IV () Joseph Lanloup (ex-noble dénommé Anne Joseph de Lanloup[Note 4] sous l'Ancien régime) fut condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire (et guillotiné le jour même) pour avoir écrit à sa cuisinière de vendre au mieux (et en argent comptant plutôt qu'en assignats) ses céréales ainsi qu'au maire de Lanloup, Yves Le Bihan, qui était auparavant un de ses laboureurs[27]. Il fut aussi le dernier seigneur de la Boissière, en Plusquellec, qu'il avait hérité de sa mère, Anne Joseph de la Boissière.
Le XIXe siècle
En 1829, la commune de Plouha céda à celle de Lanloup une petite partie de son territoire contenant le hameau de Kerhuel[28].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lanloup en 1843 :
« Lanloup (église ou monastère de saint Loup ; Lan-Loup) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins sa trève Lanleff ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Kerguistin, Boulsec'h, Kervagadel, Kerhuel, Dagos, Kerlubia, Kervat, Belorient, Run-ar-Vilon, Kerveret, Kervégant, La Noë-Verte, Kerzuel, Kersalaun, Pont-ar-Har, Kertugdual. Maison principale : le château de Lanloup. Superficie totale : 244 hectares 85 ares 40 centiares, dont (.;) terres labourables 202 ha, prés et pâturages 8 ha, bois 4 ha, vergers et jardins 5 ha, incultes 11 ha (..). Moulins : 4 (Traoulas, de Lanloup, de Kergolan, de la Noë-Verte ; à eau). Il y a à Lanloup une assez jolie église gothique précédée d'un porche sous lequel sont sculptées les statues des apôtres. Le château de Lanloup est ancien, mais n'a rien de remarquable ; il appartient à la famille Ropartz. Géologie : schiste talqueux. On parle le breton[29]. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Lanloup possède une école de garçons ayant 64 élèves et une de filles en ayant 35, que « son territoire est très accidenté, particulièrement au nord et à l'est ; mais fertile et produisant toute espèce de céréales », que la commune possède, outre l'église paroissiale dédiée à saint Loup, les chapelles de Saint-Roch et de Sainte-Colombe, et que « les nombreuses voitures qui vont, pendant la belle saison, prendre du sable dans l'anse de Bréhec, située en Plouha, passent presque toutes par le bourg de Lanloup ; ce mouvement lui donne un air très animé » [30].
L'église de Lanloup est partiellement reconstruite en 1850 par l'architecte et entrepreneur Charles Kerleau (de Penvénan)[31].
Le le recteur de Lanloup arbora un drapeau blanc fleurdelisé à une fenêtre de son presbytère[32].
En 1892 quatre personnes du bourg ayant été mordues par un même chat, celui-ci fut tué et autopsié par un vétérinaire de Lanvollon qui déclara qu'il était atteint de la rage. La terreur saisit les habitants et le maire prit un arrêté ordonna le mise à mort de tous les chats de la commune, ce qui fut fait ; ce fut véritable hécatombe. Les quatre personnes mordues prirent le train pour aller se faire soigner à l'institut Pasteur à Paris[33]
Le XXe siècle
La Belle Époque
C'est dans son manoir de Lanloup, qu'il avait décidé de ne plus quitter, que Guy Ropartz reçut en 1903 son épée symbolique pour son élection à l'Académie des beaux-arts ; « un manoir de granite avec sa tour, son vieux puits, son jardin à la française et de grands arbres toujours frissonnants au vent de la mer qui font tout alentour un riche bouquet de sombre verdure »[34].
- Habitants sur la place devant l'église (carte postale).
- Lanloup ː l'église et le calvaire vers 1910 (carte postale).
- La façade de l'église paroissiale (carte postale Émile Hamonic).
- Le calvaire et le clocher-tour (carte postale).
- Église paroissiale : vue intérieure (carte postale).
- Le manoir de Lanloup (carte postale).
Le le capitaine Pierre Le Bitter[Note 5], né à Lanloup, reçut une médaille d'or de la part de la Société centrale de sauvetage des naufragés pour l'héroïsme dont il fit preuve lors du naufrage de son bateau, le Thisbé, pris dans une violente tempête au large d'Ijmuiden[35].
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts porte les noms de 19 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les victimes Joseph Le Bitter, marsouin, prisonnier de guerre, mort en Allemagne en 1915 ; Yves Le Cornec, victime du naufrage, consécutif à une explosion, du sous-marin Diane le ; Pierre Ollivier, marin de commerce, mort lors de l'incendie du cargo autrichien (saisi par la France) Moghrab le ; les autres sont décédés sur le sol français[36].
L'entre-deux-guerres
- L'ancienne gare de Lanloup.
- Le cimetière de Lanloup vers 1920 (carte postale).
- Le manoir de la Noë-Verte vers 1920 (carte postale).
- L'enceinte fortifiée du manoir de la Noë-Verte (carte postale).
En 1926 à Lanloup, Lanleff, Pléhédel et Pludual « l'on ne prêche encore qu'en breton » ; par contre le curé-doyen de Plouha déclare qu'il sera « bientôt obligé de cesser les prédications en breton, sous peine de n'être plus compris » ; à Plouha il n'y a plus de catéchisme en breton et on a dû organiser des catéchismes en français dans les autres paroisses du doyenné[37].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts porte les noms de 4 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : Joseph Quéhec, membre du maquis des Corsaires (FFI), fusillé le à Nant (Aveyron) ; Ange Le Bitter, membre du corps expéditionnaire français en Italie, mort le ; Jean Guyomard, mort accidentellement le en Allemagne ; Joseph Le Cornec, mort dans des circonstances et à une date non précisés[36].
Le régime de Vichy dissout le conseil municipal de Lanloup par un arrêté publié au Journal officiel le [38].
L'après Seconde Guerre mondiale
En 1997, les communes de Lanloup, Lanleff et Pléhédel adhèrent à la communauté de communes Paimpol-Goëlo[39].
XXIe siècle
En , deux cloches de l'église furent démontées pour une rénovation.
Héraldique
| Blasonnement :
D'azur aux six annelets d'argent ordonnés 3, 2 et 1. |
Politique et administration
Liste des maires
Démographie
Lieux et monuments

- L'église de Lanloup, dédiée à saint Loup est de style gothique et date du XVe siècle, sans que l'on connaisse la date exacte de son édification. Elle fut remaniée plusieurs fois au XVIIIe siècle. Le porche sud construit vers 1550 à l'emplacement de l'ancienne chapelle dédiée à saint Gilles abrite les statues des douze apôtres avec leurs attributs[44]. Les quatre évangélistes sont disposés aux quatre coins, reconnaissables par leurs attributs du tétramorphe. Une Vierge polychrome du XIVe siècle domine la porte d’entrée de l'église. Ce porche est surmonté de la chambre du conseil de fabrique. À l'extérieur, le porche est orné par un double bandeau de feuillage surmonté d’une niche abritant la statue de saint Loup. De part et d'autre des deux contreforts qui soutiennent le porche siègent les statues de saint Loup à gauche et saint Gilles à droite. Le porche a la particularité de posséder une « boîte à chef », appelée aussi « boîte à crâne », contenant les crânes de personnalités de la paroisse. Cette tradition destinée à honorer la mémoire de défunts importants fait suite à l'interdiction d'inhumation dans le sous-sol des églises, comme c'était le cas depuis le Moyen Âge, prise le par arrêté du Parlement de Bretagne dans le but de limiter la propagation des épidémies[45].
- Le calvaire date du XVIe siècle mais le socle fut restauré en 1758. Il représente le Christ en croix entre Marie et saint Jean.
- L'intérieur de l'église recèle une statuaire riche et abondante. Cette collection bénéficia du transfert de statues issues de la désaffectation de la chapelle Sainte-Colombe, aujourd'hui restaurée. L'église dispose d'une nef, d'un transept et de deux chapelles latérales, dont une abrite les fonts baptismaux en granit. Le maître-autel est entouré d'un retable du XVIIIe siècle où figurent les statues de saint Loup et de saint Gilles de part et d'autre d'un tableau représentant Jésus "laissez venir à moi les enfants". Dans l'église sont visibles les statues anciennes de saint Guillaume Pinchon, évêque de Saint Brieuc, saint Blaise, saint Yves, saint Mathurin, sainte Anne, sainte Marguerite, saint Antoine de Padoue, la Vierge à l'Enfant, Notre-Dame du Bon-Voyage. Dans la chapelle du Rosaire, les statues de sainte Apolline et saint Jean trônent sur le retable.
- Issues de la chapelle Sainte-Colombe, la statue de saint Therezien a rejoint l'édifice[44]. La statue de saint Therizien (ou saint Therezien) en bois polychrome du XVIIe siècle est unique en Bretagne et fut vraisemblablement commanditée par un recteur de Lanloup portant le nom de famille Therezien, courant dans la région du Goëlo[46]. Ce saint d'origine galloise est mentionné comme évêque du Yaudet au VIe siècle[47].
- L'église possède des tableaux remarquables dont celui de Georges Le Tourneur La Crucifixion et les donateurs datant de 1634 où figurent le seigneur Guillaume de Lanloup et son épouse Françoise du Perrier. Ce tableau est classé monument historique depuis 1911.
- Les vitraux sont abondamment colorés et représentent sainte Colombe et saint Loup, saint Mathurin et saint Roch, le Baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste et l'Œil de Dieu.
- L'enclos paroissial : le calvaire et l'église.
- Église Saint-Loup : façade méridionale.
- Le clocher-mur.
- Six statues du porche.
- Vierge à l'Enfant du porche sud.
- Statue de saint Loup.
- Manoir de la Noë Verte, XVe siècle, extérieur visitable de Pâques à la Toussaint
Inscrit MH (2009)[48]. Au XVe siècle, il est la possession des Pinart, receveurs de Guingamp et de Morlaix[49].
- L'entrée du manoir.
- Le manoir et sa cour intérieure.
- Le manoir et sa cour intérieure.
- Moulin à farine dit moulin Marec, actuellement maison, proche de la D54[50].
- Chapelle Sainte-Colombe (elle a été reconstruite au XVe siècle,sur une base bien plus ancienne . Le dallage au seuil de l'entrée occidentale en témoigne; mais a été entièrement restaurée.)
- Chapelle Sainte-Colombe : vue extérieure d'ensemble.
Personnalités liées à la commune
- Famille de Lannion.
- Joseph-Guy Ropartz (1864-1955), compositeur et chef d'orchestre, a vécu et est mort au château de Lanloup.
