Lanrelas
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Lanrelas [lɑ̃ʁəla] ⓘ est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Ses habitants sont les Lanrelasiens et les Lanrelasiennes.
| Lanrelas | |||||
Église Saint-Jean-Baptiste de Lanrelas. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Lamballe Terre et Mer | ||||
| Code postal | 22250 | ||||
| Code commune | 22114 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lanrelasien, Lanrelasienne | ||||
| Population municipale |
874 hab. (2023 |
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| Densité | 30 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 15′ 09″ nord, 2° 17′ 32″ ouest | ||||
| Altitude | 110 m Min. 80 m Max. 145 m |
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| Superficie | 29,4 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | lanrelas.bzh | ||||
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Géographie
Situation
Lanrelas est équidistant de Rennes et de Saint-Brieuc (56 km via la RN 12 en 2×2 voies). Les limites sud et ouest de la commune permettent également un accès rapide à la RN 164, axe routier central de la Bretagne.
Cadre géologique

Le Pays de Lanrelas est situé dans le domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui correspond à un vaste synclinorium s'allongeant sensiblement en direction W-E, depuis la presqu'île de Crozon jusqu'au bassin de Laval. Ce bassin sédimentaire est principalement constitué de schistes briovériens (sédiments issus de l'érosion du segment occidental de la chaîne cadomienne et qui se sont accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur)[1]. L'histoire géologique de la région est marquée par la phase orogénique bretonne du cycle varisque, au début du Carbonifère inférieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 Ma. La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les schistes et micaschistes, par des phases de cisaillement et par une anatexie générant migmatites et granitoïdes. Elle se traduit ainsi dans la région par la mise en place de nombreux massifs intrusifs à travers les schistes cristallins, concomitamment aux cisaillements et à ce métamorphisme : massif granitique de Plœuc-Moncontour, massif monzogranitique de Plémet-Gomené, complexe plutonique de Plouguenast (magmatisme calédonien à l'origine des intrusions de diorite quartzique et de leucogranite plus ou moins orthogneissifiés, datés respectivement à 485 ± 10 Ma et 450 ± 10 Ma) et des Landes du Mené (massifs de Saint-Jacut-du-Mené et Lanrelas, constitués de diorite quartzique). Leur mise en place est contrôlée par le Cisaillement Nord-Armoricain[Note 1] de direction WNW-SSE dans cette région[2].
La diorite quartzique « généralement grisâtre, à grain grossier à moyen, porphyroïde, est riche en biotite et en feldspaths. L'analyse pétrographique montre que les feldspaths sont essentiellement représentés par des plagioclases (An 30-35) souvent en gros individus subautomorphes entre lesquels s'observent parfois des plagioclases zonés plus globuleux (Sud de la Ville Hellen et Nord de Brandesec, au Sud-Est de Langourla). Ces plagioclases peuvent présenter des macles complexes : le zonage y est particulièrement bien marqué. Les biotites sont nombreuses, chloritisées, quelquefois en cristaux assez petits entourant les plagioclases. Le quartz interstitiel est présent en quantités assez variables suivant les affleurements, parfois en plages importantes, millimétriques ou en amas microcristallins[3] ».
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, la Rosette, le ruisseau de la Plançonnais[4], le Glair[5] et le ruisseau de loziers[6],[7],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[8].
La Rosette, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune de Éréac et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé huit communes[9].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Loziers, d'une superficie totale de 6,6 ha (3,85 ha sur la commune)[Carte 1],[10].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[14]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 764 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 11 km à vol d'oiseau[17], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[20], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports
- D 52 : vers Broons au nord, vers Trémorel au sud.
- D 46 : vers Éréac au nord-ouest, vers Plumaugat à l'est.
- D 61 : vers Saint-Launeuc à l'ouest.
- Ligne SNCF Paris-Brest : arrêts omnibus à Broons et Caulnes.
- Aéroports : Rennes-Saint-Jacques et Nantes-Atlantique.
Urbanisme
Typologie
Au , Lanrelas est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22] et hors attraction des villes[23],[24].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,6 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), prairies (11,9 %), forêts (8,6 %), zones urbanisées (1,8 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanrelaz en 1239[26], Ecclesia de Lanrelas en 1330[27], Lanrelas en 1405, Parrochia d'Anrelas en 1451[26], Lanrelas en 1453[28], Lanrelay au XVe siècle[27], Laurelais en 1630[28].
L'origine du toponyme Lanrelas reste obscure. La première partie vient probablement du breton lan signifiant "ermitage".
Le nom de la commune en breton est Lanrelaz[29].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,3 % des toponymes de la commune sont bretons[30].
Histoire
Moyen-Âge
Du Moyen-Âge jusqu'à la fin de l'année 1789, la paroisse était une entité à la fois religieuse et administrative. Lanrelas était une paroisse du diocèse de Saint-Malo.
La Révolution française
Lanrelas devient officiellement une commune par la loi du votée par l'Assemblée Constituante. La première municipalité est élue au tout début de .
Quelques événements relatifs à cette période :
- Le , Gabriel Mauny, vicaire constitutionnel, est tué par les Chouans au lieu-dit Le Rohan[31].
- Le , des Chouans brûlent les archives de la municipalité[31].
- Le , Jean-Guillaume Bellouard[Note 4], recteur de Lanrelas, prêtre réfractaire, après avoir été un temps emprisonné, fut assassiné par des soldats républicains membres de colonnes mobiles[32] près du lieu-dit Les Ponts[31].
- Le puis le , des Chouans menés par un certain Du Jardin font irruption dans la commune[31].
- En mars 1812, le chœur et la sacristie de l'église ont été détruits par un incendie.
- En 1830, la sacristie brûle de nouveau[31].
Pierre Robinault de Saint-Régeant, officier chouan, lieutenant de Georges Cadoudal, est né à Lanrelas le au lieu-dit actuel Saint-Régent[33]. Il est l'un des auteurs, avec Joseph Picot de Limoëlan, de l'attentat de la rue Saint-Nicaise. Capturé, il sera guillotiné à Paris le [31].
Le XXe siècle
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Lanrelas porte les noms de 112 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[34].
Un soldat originaire de Lanrelas, Marie-Ange Oger[35], soldat au 48e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le à Berneville (Pas-de-Calais)[36].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Lanrelas porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale :
- Ernest Robert, décédé lors du bombardement de Rennes le [37].
- Le , en représailles d'une absence de fourniture de 30 bicyclettes à une compagnie de Chasseurs Parachutistes allemands[38], une rafle est effectuée dans les abords du bourg ; les hommes sont conduits à l'école du Bourg-Neuf. L'un d'eux, Marcel Lemoine[39], tente de s'enfuir. Il est mortellement blessé d'une balle tirée dans le dos[40].
- Henri Chevalier, né le à Broons (Côtes-du-Nord), travailleur requis du STO en Allemagne, arrêté par la Gestapo pour attitude anti-allemande le , interné successivement dans les camps de concentration de Sachsenhausen puis Neuengamme, mort d'épuisement alors qu'il était affecté au kommando de Meppen Versen le [37].
- Marcel Brisorgueil, né le à Lanrelas, travailleur requis du STO en Allemagne, fut arrêté le par la Gestapo pour avoir écouté la radio anglaise. Interné au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen, il décéda le à Bergen-Belsen[37].
- Albert Villory, décédé en captivité.
L'après-Seconde-Guerre-mondiale
Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays[41].
Deux soldats originaires de Lanrelas sont décédés pendant la guerre d'Algérie :
- René Lejart, né le à Lanrelas, chasseur au 28e bataillon de chasseurs alpins, décédé le à Jijel (Algérie)[37].
- Michel Lermine, né le à Lanrelas, mort pour la France le à Tébessa (Algérie)[37].
Héraldique
| Blasonnement :
D'azur aux dix billettes d'argent vidées du champ, ordonnées 4, 3, 2 et 1. |
Politique et administration
Appartenant à la Communauté de communes du Pays de Du Guesclin jusqu'au , Lanrelas est rattaché depuis le à la Communauté d'agglomération Lamballe Terre et Mer.
Démographie
Lieux et monuments

Le site des Aulnais


Situé sur la D 46 en direction de Plumaugat, au niveau de la piscine.
- Le sentier botanique : un circuit balisé permet d'observer plus d'une centaine d'espèces botaniques.
- Les chaos de la Rance : ces gros blocs de diorite[46] sont accumulés, depuis près de 500 millions d'années, dans le lit de la Rance. D'autres blocs de même nature restent accrochés sur les flancs de la vallée, ce qui a alimenté la légende de la Roche au Géant.
- La Roche au Géant : un imposant monolithe repose sur deux blocs dioritiques. L'érosion naturelle a façonné la pierre de cavités dont la légende évoquait des vestiges druidiques ayant donné lieu à des rites sacrificiels.
- Le menhir de la Glinaie.
L'église Saint-Jean-Baptiste
Le calvaire
- Situé à l'angle sud-ouest de l'église, ce monument sculpté date du XVIe siècle.
