Laptot

matelot africain sur les navires de la France coloniale From Wikipedia, the free encyclopedia

Un laptot était un matelot indigène, parfois piroguier, porteur ou docker, à l'ère de la colonisation française, principalement sur le fleuve Sénégal ou le long de la côte sénégalaise, mais également sur le fleuve Niger[1] ou encore dans d'autres ports africains.

« Laptot sarakhollais » (1890)
Savorgnan de Brazza et ses « braves laptots » (1887)
Les laptots de la mission, à Saint-Louis (1898)

Les laptots ont parfois été employés comme auxiliaires militaires ou comme miliciens privés au service des commerçants[2].

Étymologie

L'origine du mot – attesté en 1754 – reste incertaine. Il pourrait s'agir d'un terme wolof (làppatoo, lapto[3]), si l'on en croit un Dictionnaire wolof-français de 1825[4] qui propose cette définition : « Laptot : matelot, homme qui sert à la manœuvre d'un vaisseau ».

Histoire

Au Sénégal la plupart des laptots habitaient Gorée, Saint-Louis, ou des villages avoisinants, tels que Gandiol. Mais d'autres venaient de comptoirs européens plus éloignés, par exemple de Sierra Leone[5].

Il pouvait s'agir d'esclaves ou d'hommes libres. Les esclaves amélioraient un peu leur sort grâce au commerce qu'ils étaient autorisés à pratiquer à leur compte pendant le voyage. Les hommes libres le pouvaient aussi, mais ils espéraient surtout devenir traitants ou posséder leur propre embarcation[5].

Ils étaient le plus souvent Wolofs[6] ou Soninkés.

Notes et références

Voir aussi

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