Largentière

commune française du département de l'Ardèche From Wikipedia, the free encyclopedia

Largentière (prononcé [laʁ.ʒɑ̃.ˈjɛʁ(ə)]) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et une des deux sous-préfectures du département.

Faits en bref Administration, Pays ...
Largentière
Largentière
La ville de Largentière.
Blason de Largentière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
(sous-préfecture)
Arrondissement Largentière
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Val de Ligne
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Roger Durand
2020-2026
Code postal 07110
Code commune 07132
Démographie
Gentilé Largentiérois, Largentiéreines
Population
municipale
1 450 hab. (2023 en évolution de −10,99 % par rapport à 2017)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 37″ nord, 4° 17′ 39″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 420 m
Superficie 7,22 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Aubenas
(banlieue)
Aire d'attraction Aubenas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vallon-Pont-d'Arc
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Largentière
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Largentière
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Largentière
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Largentière
Liens
Site web largentiere.fr
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Ses habitants sont appelés les Largentiérois. Il s'agit de la plus petite sous-préfecture de France, suivie de Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aubenas, l'agglomération la plus peuplée du département.

Géographie

Situation et description

Largentière, sous-préfecture de l'Ardèche, est située dans la vallée de la Ligne, à 10 kilomètres environ au sud d'Aubenas et à 85 kilomètres environ au sud-ouest de Valence.

La ville héberge également le siège de la communauté de communes Val de Ligne.

Communes limitrophes

Largentière est limitrophe de six communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche, et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Tauriers Chassiers Vinezac Rose des vents
Sanilhac N
O    Largentière    E
S
Montréal Uzer
Carte de la commune de Largentière et des proches communes.

Géologie et relief

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 027 mm, avec 7,7 jours de précipitations en janvier et 4,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prunet à km à vol d'oiseau[8], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 590,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station CROIX MILLET (07) - alt : 779 m, lat : 44°36'22"N, lon : 4°14'28"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 0,9 3,9 6,7 9,4 13,5 15,9 15,8 12,9 9,2 5,3 2,4 8,1
Température moyenne (°C) 3,7 3,9 7,4 10,5 13,3 17,7 20,5 20,4 16,7 12,1 7,7 4,9 11,6
Température maximale moyenne (°C) 6,2 6,8 11 14,4 17,2 22 25,1 25 20,5 15 10,1 7,4 15,1
Record de froid (°C)
date du record
−7,8
11.01.10
−12
27.02.18
−8
09.03.10
−3,7
07.04.21
0,7
05.05.19
5,9
01.06.11
8,8
14.07.16
7,4
27.08.11
4
27.09.20
−2,9
28.10.12
−5,5
27.11.10
−8,2
16.12.09
−12
2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,8
01.01.22
19,8
03.02.24
23,3
17.03.14
24,7
08.04.11
27,3
18.05.22
36,1
28.06.19
33,8
24.07.19
37
23.08.23
29,4
17.09.19
27
02.10.11
20,9
10.11.15
18
18.12.23
37
2023
Précipitations (mm) 114,1 105,4 129,6 119,9 110,7 76,3 84,6 63,2 121,6 248,3 276,1 140,4 1 590,2
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
99
18.01.14
89,7
09.02.24
88,6
09.03.24
108,7
25.04.19
188,5
10.05.21
160,6
22.06.22
76,8
10.07.20
135,3
08.08.18
182,6
18.09.14
178,9
19.10.23
241,4
03.11.14
100,9
19.12.20
241,4
2014
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Source : « Fiche 7187001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,2
1,2
114,1
 
 
 
6,8
0,9
105,4
 
 
 
11
3,9
129,6
 
 
 
14,4
6,7
119,9
 
 
 
17,2
9,4
110,7
 
 
 
22
13,5
76,3
 
 
 
25,1
15,9
84,6
 
 
 
25
15,8
63,2
 
 
 
20,5
12,9
121,6
 
 
 
15
9,2
248,3
 
 
 
10,1
5,3
276,1
 
 
 
7,4
2,4
140,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie

Le territoire de la commune est traversé par la Lande et par la Ligne, un affluent de l'Ardèche et donc un sous-affluent du Rhône.

Voies de communication

Bien que sous-préfecture de l'Ardèche, Largentière est située à l'écart des grands axes routiers et ne possède pas de gare ferroviaire. La commune est cependant traversée par le RD5 qui la relie à la RD104 (ancienne route nationale 104 qui reliait Aubenas à Alès, par Privas).

Urbanisme

Typologie

Au , Largentière est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aubenas, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (34,1 %), forêts (34 %), zones urbanisées (17,8 %), zones agricoles hétérogènes (9,1 %), prairies (4,9 %)[17].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques naturels

Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Largentière est situé en zone de sismicité no 2 dite faible (sur une échelle de 5), comme la plupart des communes situées sur le plateau et la montagne ardéchoise, mais cependant en limite de la zone de sismicité no 3, dite modérée, située plus à l'est et correspondant la vallée du Rhône[18].

Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
Terminologie des zones sismiques[19]
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 2Sismicité faibleaccélération = 1,1 m/s2
Fermer

Autres risques

Toponymie

Il s'agit d'un toponyme, variante d'Argentière, avec le sens de mine d'argent (ou de minerai argentifère).

La commune s'appelle L'Argentèira en vivaro-alpin (graphie classique) et L'Arjanteirà en graphie bonnaudienne.

Histoire

Le château de Largentière avant 2013.

Initialement nommée Segualeriæ (Ségualières) jusqu'au XVIIIe siècle, la cité doit son nom actuel à des mines de plomb argentifère qui furent au centre de conflits incessants entre les comtes de Toulouse et les évêques de Viviers qui les exploitèrent du Xe au XVe siècle.

Le passage des troupes de Simon de Montfort est attesté à Largentière en .

Ancienne propriété des évêques de Viviers, barons de Largentière, elle garde de ce passé un patrimoine architectural remarquable : la cité médiévale, le château (XIIe-XVe siècle), l'église gothique Notre-Dame-des-Pommiers du XIIIe siècle ; sur la chaire en pierre est gravée une inscription en occitan datée de 1490 : « hieu Pierre Guarnier de Colens ay donat aquesta chadiera al convent ».

En 1562, les protestants de la famille de Montbrison à Versas saccagent le cloître des Récollets.

Porte des Récollets.

Joachim de Beauvoir du Roure, seigneur de Brison, qui descend de cette famille, est le chef des huguenots du Vivarais et participe à de nombreux conflits dans la région.

En 1852, les châtaigneraies occupent 40 % du territoire du canton de Largentière (et 27 % sur l'ensemble des Cévennes). Cet arbre est peut-être la raison pour laquelle les vallées hautes des Cévennes, où il pousse plus en abondance, se sont peuplées plus vite que les vallées basses aux XVIIe et XVIIIe siècles[20].

Plaque en mémoire de la crue de 1878.

Au XXe siècle, Largentière est une petite ville industrielle avec l'exploitation de plomb argentifère par la société Peñarroya qui se prolonge, avec des difficultés, jusqu'en 1982. Aujourd'hui, elle est surtout, en dehors de la saison estivale, très touristique, un centre administratif grâce à sa fonction de sous-préfecture de l'Ardèche et éducatif (lycée hôtelier de Largentière[21], collège public de La Ségalière[22], collège privé Le Portalet Notre-Dame[23]). Son tribunal est aujourd'hui fermé mais le bâtiment accueille des services administratifs.

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, en 1962, de nombreux harkis et leur famille, originaires de la région de Nemours, sont rapatriés par la demi-brigade de fusiliers marins[24], qui aide à leur installation sur le territoire de la commune. C'est ainsi qu'est créée la cité de « Neuilly-Nemours », ainsi qu'un hameau de forestage[25]. Le nom de Neuilly est une référence à Neuilly-sur-Seine, commune avec laquelle Nemours était alors jumelée[26].

Jusqu'en 1982, la ville était desservie par la voie ferrée de la PLM puis de la SNCF venant de Saint-Sernin. L'ancienne gare a été démolie et son site est maintenant occupé par la gendarmerie et la caserne des pompiers.

Le , la commune de Tauriers est rattachée à Largentière, avant d'être à nouveau détachée le .

Héraldique

Blason de Largentière

Les armes de Largentière se blasonnent ainsi :
D'azur au château d'argent flanqué de deux échauguettes couvertes et sommé d'une tour crénelée, girouettée du même, le tout maçonné et ajouré de sable.

Politique et administration

Hôtel de ville.

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[27].

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848   Charles de Fages   Député de l'Ardèche[28]
1863 1870 Louis Clovis Vernet   Député de l'Ardèche[29]
1870 1871 Jacques Clément Léon Ferratier   Avocat
1871 1871 Louis Hippolyte Félix Rivier   Avoué
1871 1877 Bernard Henri Ernest Blachère   Député de l'Ardèche[30]
1878 1879 Numa Antoine César Dumas   Notaire
1879 1891 Louis Privat Camille Vielfaure   Député de l'Ardèche[31]
1891   Paul Edgard Prat   Avoué
1893 1897 Fernand de Rochemaure    
1898   Louis Benjamin Constant   Avocat
1918 1927 Paul Mercier SFIO  
1927 1932
(démission)
Édouard Froment SFIO Agent général d'assurances
Député de l'Ardèche
Conseiller général de Largentière (1928-1934)
1932 Léopold Victor SFIO  
1942 Félicien Blanc SFIO Négociant en fruits
maire de Rocher (1919-1935)
révoqué par Vichy
Conseiller général de Largentière (1934-1940)
Les données manquantes sont à compléter.

(décès)
Félicien Blanc SFIO puis PS Négociant en fruits
Conseiller général de Largentière (1945-1951)
Jean Vielfaure PS Retraité
André Monteil RPR Agent d'assurances
Conseiller général de Largentière (1988-2001)
Edmont Laffont DVD Commerçant
en cours
(au )
Jean-Roger Durand[32],[33] UDF puis UDI (NC) Directeur d'hôpital
Conseiller général de Largentière (2001-2015)
Fermer
Maison Renaissance, hôtel de ville de Largentière.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[35].

En 2023, la commune comptait 1 450 habitants[Note 3], en évolution de −10,99 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7931 7061 9522 2502 9192 8793 0883 2143 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2812 9923 1443 1352 9622 7832 6972 8202 472
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3542 2832 1651 8872 0431 8552 0211 7771 673
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 8192 8882 7822 5201 9901 9421 8341 8051 757
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
1 5981 450-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'augmentation de la population entre 1962 et 1968 est due, d'une part à l'arrivée de nombreux harkis pour qui un camp d'accueil avait été construit, d'autre part par l'arrivée d'ouvriers mineurs venus du nord de la France ou des pays du Maghreb employés dans la mine.

À la suite de la fermeture de la mine elle subit une perte de démographie importante.

En 1989 Tauriers se sépare de Largentière et redevient une commune indépendante.

Manifestations culturelles et festivités

  • Fêtes médiévales : chaque été, en juillet et août, ont lieu à Largentière d'importantes « Fêtes médiévales », telles que Le Temps des Chevaliers, avec des animations en costume médiéval et spectacles, ou la fête Argentaria qui a lieu tous les deux ans.

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias

La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Aubenas, Privas et la Vallée du Rhône.

La radio publique Ici Drôme Ardèche est diffusée sur le territoire de la commune et celui de la totalité du département de l'Ardèche.

Cultes

La communauté catholique et l'église (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse de Saint Joseph en Pays de Ligne, elle-même rattachée au diocèse de Viviers[38].

Économie

La société Peñarroya exploite la mine jusqu'en 1982 dont sont extraits du plomb, du zinc, de l'argent[39]. Cette mine avait précédemment appartenu à la famille Rothschild[40]. La fermeture de la mine et la crise du textile conduisent à un déclin de l'activité industrielle.

Une centrale photovoltaïque d’une puissance de 12 MW (48 000 panneaux) a été implantée sur les anciens bassins de décantation de la mine et mise en service en juin 2014. La construction du parc photovoltaïque a duré 9 mois, pour un investissement total de 13,5 M€. Ce parc permet de produire 17 000 MWh d’électricité verte par an, la couverture des besoins annuels en électricité de 5 600 foyers et la réduction de 6 100 tCO2eq/an[41],[42].

Les laboratoires Omega Pharma, un important groupe pharmaceutique d'origine belge, acquis par Perrigo en , y ont installé l'un de leurs quatre sites de production français dans l'ancien moulinage de Palluat, entièrement restauré, situé le long de la rivière Ligne. C'est là qu'était produite la Jouvence de l'Abbé Soury[43].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le château de Largentière de la fin du XIIe au XVIIIe siècle Logo monument historique Inscrit MH (1927)[44].
  • Le château de Tauriers construit au XIIe siècle Logo monument historique Inscrit MH (1926)[45].
  • Le château de Fanjau : construit au début du XIIIe siècle par le comte de Toulouse Raymond VI sur des terres appartenant à l'évêque de Viviers qui s'en plaint. En 1210, l'évêque donne le château en fief au comte qui jure fidélité et s'engage à protéger l'évêché de Viviers et ses biens[46].
  • La cité médiévale, remparts (depuis le XIIe siècle) et porte des Récollets. Des cinq portes donnant accès à la ville, seule la porte des Récollets demeure en usage. Elle prit ce nom à partir du XVIIe siècle, anciennement dite du Mazeau (c'est-à-dire : de l'abattoir, masèl en occitan). Elle disposait jadis d'éléments défensifs : pont-levis et vantaux. La tourelle d'angle est de date récente.
  • L'église Notre-Dame-des-Pommiers (XIIIe siècle), de style gothique[47].
  • Chapelle de l'Immaculée-Conception de Ginestet.
  • La Maison à l'étoile : au XIIIe siècle Largentière abritait une colonie juive. En 1284, à Villeneuve-de-Berg, le juif Jacobi de Lunel, habitant de Largentière, accueillait dans sa maison les acteurs d'un accord passé entre les abbés de Cruas et de Mazan. La façade a subi diverses modifications au cours des siècles. La clé de l'arcature supérieure présente deux triangles équilatéraux entrecroisés, formant l'étoile de David.
  • Le Musée de la soie, route de Valgorge - Les Ateliers du Moulinet présente la filière de la soie en Ardèche au XIXe siècle, depuis l'élevage du ver à soie au moulinage du fil.
  • Maison Bastide Logo monument historique Classé MH (1928)[48].
  • Palais de justice de Largentière.
  • La Roseraie de Berty, possédant le label « jardin remarquable » en Auvergne-Rhône-Alpes.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Albin Mazon, Histoire de Largentière, , 592 p. (lire en ligne).
  • J. G. Michaud, « Les gisements de plomb-zinc des Malines et de Largentière », Chronique Recherche Minière, BRGM, no 454, , p. 36-64. 17 illustrations.
  • Robert Saint-Jean, « Les origines du consulat en Vivarais méridional au Moyen Âge », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 77, no 74, , p. 353-373 (lire en ligne).
  • Marie-Christine Bailly-Maître, « Prolégomènes à une étude des mines de Largentière en Vivarais : dans un cahier consacré aux Terres d'industrie, hier en Ardèche. Éléments pour une archéologie industrielle », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 49, .
  • Roger Meucci, « Le pont-siphon de l'aqueduc de Largentière : dans un cahier consacré à Il suffit de passer le pont... Franchir le ravin, vaincre le torrent en Ardèche (IIe partie) », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 59,
  • Jean-Claude Saby, « Sociétés de secours mutuels en Ardèche (1850-1870), Lamastre, Largentière, Le Cheylard, Tournon : dans un cahier consacré à l'Ardèche charitable... Ardèche solidaire (tome I : Accueil et assistance) », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 70,
  • Marie-Christine Bailly-Maître et Thierry Gonon, « Les mines d'eau de Largentière - Techniques de mise en valeur et gestion d'une ressource géologique particulière : dans un cahier consacré à l'eau en Ardèche... ses usages, ses enjeux, ses contraintes », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 90,
  • Marie-Christine Bailly-Maître, « Les mines médiévales de Largentière et de Sainte-Marguerite-Lafigère - Malarce-sur-la-Thines : dans un cahier consacré aux Mines en Ardèche - Actes du colloque de Prades et leurs compléments (26 septembre 2009) », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 105, .
  • Dominique Ruiz, « Le jardin du Moulinet à Largentière : dans un cahier consacré aux Jardins en Ardèche... espaces paysagers témoins de leur temps », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 108, .
  • Nicolas Minvielle Larousse, « Largentière, une forteresse minière : dans un cahier consacré aux châteaux et maisons fortes au Moyen Âge », Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, Privas, no 123, .
  • collectif, Cahier n° 145 consacré à Largentière, une ville « Histoire », Privas, Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, .

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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