Lary
rivière de France
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Le Lary (anciennement appelé le Larit ou le Larry, ou l'Ary) est une rivière du Sud-Ouest de la France, des départements de la Charente, la Charente-Maritime et la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine, affluent droit de l'Isle, donc sous-affluent de la Dordogne.
| le Lary le Larit, le Larry, l'Ary | |
Le Lary à Guîtres, au pont de la route départementale 10. | |
Le Cours du Lary. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 53,76 km [1] |
| Bassin | 422 km2 [note 1] |
| Bassin collecteur | la Dordogne |
| Nombre de Strahler | 6 |
| Organisme gestionnaire | EPTB de la Dordogne (EPIDOR)[2] |
| Régime | pluvial océanique |
| Cours | |
| · Localisation | Condéon |
| · Altitude | 146 m |
| · Coordonnées | 45° 22′ 20″ N, 0° 08′ 16″ O |
| Source principale | près du lieu-dit le Maine Soif |
| Confluence | au pied du pont sur l'Isle |
| · Localisation | Guîtres |
| · Altitude | 2 m |
| · Coordonnées | 45° 02′ 20″ N, 0° 11′ 09″ O |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Palais |
| · Rive droite | ruisseau de Pas de Canon |
| Pays traversés | |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
| Département | Charente, Charente-Maritime, Gironde |
| Arrondissements | Cognac et Jonzac |
| Sources : Sandre : P80-0400, Géoportail, SIE Adour-Garonne | |
| modifier |
|
En 2011, on recensait sur le Lary et son affluent le Palais, cinquante-deux moulins à eau dont le moulin Neuf situé à cheval sur les communes de Cercoux et Saint-Pierre-du-Palais.
Géographie
Le Lary prend sa source en Charente à 146 mètres d'altitude sur la commune de Condéon, quatre kilomètres au sud du bourg, près du lieu-dit le Maine Soif.
Il arrose Saint-Martin-d'Ary et rejoint l'Isle à Guîtres en Gironde, à une altitude de 2 mètres, juste en amont du pont de l'Avenue-de-l'Isle. Entre les deux, la majeure partie de son cours se situe en Charente-Maritime.
Sa longueur est de 53,76 km[1]. Avec un dénivelé de 144 mètres, sa pente moyenne s'établit à 2,68 mètres par kilomètre. Le Sandre lui a répertorié dix bras secondaires[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12].
Départements et communes traversés
Le Lary arrose d'amont vers l'aval trois départements, et dix huit communes[1],[note 2] :
- Charente : Condéon (source), Oriolles, Touvérac, Boisbreteau, Bors,
- Charente-Maritime : Chevanceaux, Saint-Palais-de-Négrignac, Montlieu-la-Garde, Neuvicq, Orignolles, Saint-Martin-d'Ary, Clérac, Cercoux, Saint-Pierre-du-Palais, La Clotte,
- Gironde : Lagorce, Coutras, Guîtres (confluence)
Affluents et nombre de Strahler
Le Lary a quarante-huit affluents contributeurs répertoriés par le Sandre[1] (46 affluents directs et deux affluents situés sur deux bras secondaires[13],[14]) ; les quatre plus longs sont :
- le Palais, une rivière longue de 31,11 km[15] en rive gauche ;
- le ruisseau de Pas de Canon, long de 8 km[16] en rive droite ;
- le ruisseau de Révallée, long de 6,23 km[17] en rive gauche ;
- le ruisseau du Grand Jard, long de 5 km[18] en rive droite.
Le Palais a comme affluent la Cluzenne qui a un affluent sans nom[19] qui lui-même a deux sous affluents[20],[21]. De ce fait, le nombre de Strahler du Lary est de six.
Bassin versant
Le bassin versant du Lary s'étend sur 422 km2[note 1].
Il est formé de cinq zones hydrographiques propres au cours du Lary[1] : « Le Lary de sa source au confluent de la Font de la Fenêtre », « Le Lary du confluent de la Font de la Fenêtre (incluse) au confluent du Placin », « Le Lary du confluent du Placin (inclus) au confluent du Palais », « Le Palais du confluent du Mouzon (inclus) au confluent du Lary », « Le Lary du confluent du Palais au confluent de l'Isle », auxquelles s'ajoutent trois autres zones qui concernent son affluent le Palais[15] : « Le Palais de sa source au confluent des Lorettes », « Le Palais du confluent des Lorettes (incluses) au confluent de la Cluzenne (incluse) » et « Le Palais du confluent de la Cluzenne au confluent du Mouzon ». Il en tangente deux autres à sa confluence avec l'Isle : « L'Isle du confluent de la Dronne au confluent du Lary » et « L'Isle du confluent du Lary au confluent du Galostre »[1]. Toutes ces zones hydrographiques se situent au sein du bassin DCE beaucoup plus étendu « La Garonne, l'Adour, la Dordogne, la Charente et les cours d'eau côtiers charentais et aquitains »[1].
Outre les dix-huit communes baignées par le Lary, son bassin versant en concerne au moins huit autres : Bayas et Maransin arrosées par le ruisseau de Pas de Canon[16], affluent du Lary ; Bardenac où la Laine, affluent de la Poussonne et sous-affluent du Palais, prend sa source, et Yviers qu'elle arrose ensuite[22] ; Boscamnant où le Lavillon, affluent du Palais, prend sa source[23] ; Chillac arrosée par la Nauve de la Motte, affluent du Palais[24] ; La Genétouze où la Cluzenne, affluent du Palais, prend sa source[25] ; Saint-Martin-de-Coux où le Loirat, affluent du Palais, prend sa source[26].
Organisme gestionnaire
Le bassin versant du Lary est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne »[27]. Ce document de planification , dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[2].
Hydronymie
Sur le cadastre napoléonien d'Oriolles, le cours d'eau s'appelle « ruisseau du Larit »[28]. Celui d'Orignolles indique le « Larry »[29]. Le nom de la commune de Saint-Martin-d'Ary peut laisser penser que la rivière a aussi porté le nom d'« Ary ».
Lary dérive probablement de la racine hydronymique pré-indoeuropéenne *ar-, très productive, avec agglutination de l'article.[réf. nécessaire]
Environnement
L'intégralité du cours du Lary se situe dans la zone Natura 2000 « Vallées du Lary et du Palais »[30] et en grande partie dans la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2[note 3] « vallées du Palais et du Lary »[31] et dans la . Ce sont des sites importants pour la conservation d'espèces européennes menacées[32] telles que la Cistude (Emys orbicularis), la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola) ou la Lamproie de Planer (Lampetra planeri).
- Une Cistude.
- Grâce à de puissantes pattes palmées (avant et arrière), la Loutre d'Europe est une excellente nageuse, mais elle se déplace aussi volontiers à terre, le long des berges ou à proximité.
- Le Vison d'Europe.
Plusieurs espèces de poissons migrateurs amphihalins (Anguille d'Europe, Flet commun, Mulet porc) fréquentent la partie basse du Lary, depuis sa confluence avec l'Isle jusqu'au premier moulin infranchissable.
- Le Flet commun.
- Le Le Mulet porc.
Patrimoine
Monuments de la vallée du Lary
- La ferme du Larit à Touvérac, repérée dans l'inventaire général du patrimoine culturel[33].
- Le château Saint-Bernard, XIXe siècle, à Touvérac[34].
- Le logis de Moulidars, XVIe siècle, à Bors-de-Baignes[35].
- L'église Sainte-Marie-Madeleine, XIIe et XVe siècles, à Bors-de-Baignes[36].
- Le château de Chaux, XVIIe siècle, à Chevanceaux[37].
- Le dolmen Pierre Folle à Saint-Palais-de-Négrignac.
- Le logis du Fief, XVIe siècle à Neuvicq.
- L'église Saint-Martin à Saint-Martin-d'Ary, XIe siècle[38].
- Le logis de Coustolle, à Saint-Martin-d'Ary.
- Le château de la Magdeleine, XVIe siècle, à Saint-Martin-d'Ary.
- La motte féodale de La Clotte.
- L'ancien domaine de Belle-Isle à Guîtres.
- L'église abbatiale Notre-Dame de Guîtres, XIIe au XVIe siècle[39].
Distilleries du Lary
- La distillerie Gautriaud du lieu-dit chez Guitton à Saint-Palais-de-Négrignac[40].
- La distillerie Cassin près de la gare à Orignolles[41].
- La distillerie Nau du lieu-dit Teurlay-du-Lary à Clérac[42].
Moulins à aubes du Lary
Les 22 moulins du Lary sont anciens, presque tous représentés sur la carte de Cassini[43],[44], excepté ceux de Gadebourg, la Grave et Grand-Moulin de Guîtres. Les plans du cadastre napoléonien détaillent parfois le nombre de roues à aubes.
- Le moulin de Chassit, rive droite à Saint-Palais-de-Négrignac[45].
- Le moulin de Berland, rive droite à Montlieu-la-Garde.
- Le moulin de Beauregard (autrement dit du Colombier), rive gauche à Saint-Palais-de-Négrignac.
- Le Grand-Moulin (autrement dit du Fief), rive gauche à Orignolles.
- Le Petit-Moulin, rive gauche à Orignolles[46].
- Le moulin de Berland, rive gauche à Orignolles.
- Le moulin de Felit (précédé par le moulin de Petit-Felit alimenté par le ruisseau de la Chenelle), rive gauche à Orignolles.
- Le moulin de la Vallade, rive droite à Clérac. Une roue verticale sur le cadastre de 1841.
- Le moulin de Gadebourg, rive droite à Clérac. Une roue verticale sur le cadastre de 1841.
- Le moulin de Teurlay (dit Teurlay du Lary), rive droite à Clérac. Une roue verticale sur le cadastre de 1841.
- Le moulin du Lary, rive droite à Cercoux. Une roue verticale sur le cadastre de 1841.
- Le moulin Neuf, rive droite à Cercoux. Une roue verticale sur le cadastre de 1841.
- Le moulin de Poquet, rive droite à Cercoux. Trois roues horizontales sur le cadastre de 1841[47].
- Le Grand-Moulin, rive droite à La Clotte.
- Le moulin de Coutiat, rive droite à La Clotte.
- Le moulin de la Grave, rive droite à La Clotte.
- Le moulin d'Ardouin (autrement dit du Pont ou de Laguirande), servant autrefois de pont d'après le cadastre de 1835, rive droite à Lagorce.
- Le moulin de Thomas, rive droite à Lagorce. Deux roues horizontales sur le cadastre de 1835.
- Le moulin de Chabreville, rive droite à Lagorce.
- Le moulin de Piet, rive droite à Lagorce.
- Le moulin de la Moulinasse, rive droite à Lagorce.
- Le Grand-Moulin, rive droite à Guîtres.