Le Loreur
commune française du département de la Manche
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Le Loreur est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 258 habitants[Note 1].
| Le Loreur | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Granville, Terre et Mer |
| Maire Mandat |
Patricia Lecomte 2020-2026 |
| Code postal | 50510 |
| Code commune | 50278 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lorois |
| Population municipale |
258 hab. (2023 |
| Densité | 80 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 52′ 10″ nord, 1° 25′ 52″ ouest |
| Altitude | Min. 54 m Max. 121 m |
| Superficie | 3,23 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Granville (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bréhal |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
La commune est au sud du pays de Coutances, aux confins de l'Avranchin. Son bourg est à 8 km au sud-est de Bréhal, à 9 km au sud-ouest de Gavray, à 9 km au nord de La Haye-Pesnel, à 16 km à l'est de Granville et à 19 km à l'ouest de Villedieu-les-Poêles[1].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau du Boscq, le ruisseau d'Equilbec[4], le cours d'eau 01 de la Fresnerie[5] et le cours d'eau 01 des Huets[6],[7],[Carte 1].
Le ruisseau du Boscq, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de La Meurdraquière et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Granville, après avoir traversé douze communes[8].
- Réseau hydrographique du Le Loreur.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 997 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 9 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Le Loreur est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].
Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[19]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,2 %), zones agricoles hétérogènes (35,2 %), forêts (6,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3 %), terres arables (2,5 %)[22].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes de Loratorio en 1162[23], le Loroor en 1253[23], de Oratorio en 1332[23],[24], Loreour sans date.
Le toponyme est issu de l'ancien français oreor[23] ou oreur[25], « oratoire », lui-même issu du latin oratorium. La perte de la connaissance du sens du toponyme a conduit à la répétition de l'article précédemment agglutiné[26].
Histoire
Moyen Âge
Au XIIIe siècle, Robert Murdac avait le patronage de l'église[28].
Temps modernes
À la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle, Luc Le boucher, fils de Jean Le Boucher de Vallesfleurs, sieur de Vallesfleurs et de Gatigny (Saint-Pair-sur-Mer), conseiller du roi, vicomte de Granville, maire perpétuel de Granville de 1692 à 1743, est titré seigneur du Loreur[29].
Jacques Asselin (fl. au XVIIe siècle) et son fils, Jean-Baptiste (fl. au XVIIIe siècle), furent tous les deux seigneurs de Ravenoville et du Loreur, et, servirent dans la compagnie des gendarmes de la garde du Roi et furent faits chevaliers de Saint-Louis[30].
Révolution française et Empire
À l'Assemblée primaire de 1790 à Cérences, Le Loreur fut représenté par Antoine Nicolas Tanquerey (1731-1800) et Pierre Grandin (1747-1829), tous deux laboureurs[30].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[31].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2023, la commune comptait 258 habitants[Note 4], en évolution de −6,18 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le Loreur a compté jusqu'à 348 habitants en 1846.
Manifestations culturelles et festivités
Cultes
L'église dépend de la paroisse Notre-Dame-de-l'Espérance du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[36].
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame du XVIIIe siècle avec tour carrée terminée par un toit en bâtière et cadran solaire dans le mur de l'église. Elle abrite une Vierge à l'Enfant du XIVe classée au titre objet en 1914 aux monuments historiques[37], les statues d'un saint évêque du XIXe, de saint Charles Borromée du XIXe, un tableau l'Assomption du XIXe, une verrière des XIXe-XXe, un grand christ en croix du XVIIe. un panneau armoirié sur l'abside.
- Chapelle- Notre-Dame-du-Rosaire. Elle accueillait tous les 15 août des pèlerinages avec procession et distribution de pain bénit[30].
- Croix de cimetière du XVIIe siècle.
- Oratoire.
- Maison datée de 1818, près de l'église.
Pour mémoire : le château de la Boulaye, qui jusqu'en 1827 était porté en tant que ruine au cadastre et de nos jours totalement oubliée[30].
Personnalités liées à la commune
- Christophe Gallier (né en 1975), driver et entraîneur de trotteurs français, a son écurie de course sur la commune. Il y a notamment entrainé Jag de Bellouet qu'il a mené à la victoire en 2005 dans le Prix d'Amérique.
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 126.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 315.
Articles connexes
Liens externes
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (278_e_depot, 278_e_depot.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- Le Loreur sur le site de la communauté de communes
- Résumé statistique du Loreur sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
