Le Teil

commune française du département de l'Ardèche From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Teil parfois dit Le Teil d'Ardèche, est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans l'ancienne région historique du Vivarais.

Faits en bref Administration, Pays ...
Le Teil
Le Teil
Entrée du pont sur le Rhône, direction Montélimar.
Blason de Le Teil
Blason
Image illustrative de l’article Le Teil
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron
Maire
Mandat
Olivier Pévérelli
2020-2026
Code postal 07400
Code commune 07319
Démographie
Gentilé Teillois
Population
municipale
8 726 hab. (2023 en évolution de +0,56 % par rapport à 2017)
Densité 328 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 45″ nord, 4° 40′ 59″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 460 m
Superficie 26,59 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Montélimar
(banlieue)
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Berg-Helvie
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Le Teil
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Le Teil
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Le Teil
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Le Teil
Liens
Site web mairie-le-teil.fr
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    Géographie

    Localisation

    Porte d'entrée de l'Ardèche méridionale, Le Teil est une plaque tournante pour le tourisme mais aussi un pôle commercial et économique important. La ville du Teil est située au bord du Rhône dans le Sud de l'Ardèche.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Alba-la-Romaine, Aubignas, Châteauneuf-du-Rhône, Montélimar, Rochemaure, Saint-Thomé et Viviers.

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    Géologie et relief

    Hydrographie

    La partie orientale du territoire communal est bordée par le Rhône.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 915 mm, avec 6,5 jours de précipitations en janvier et 3,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montélimar à km à vol d'oiseau[7], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 919,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,2 °C, atteinte le [Note 1].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station MONTELIMAR (26) - alt : 73 m, lat : 44°34'52"N, lon : 4°43'58"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,6 2,7 5,3 7,8 11,6 15,4 17,6 17,4 13,9 10,7 6,3 3,4 9,6
    Température moyenne (°C) 5,7 6,6 10,2 13,1 17,1 21,1 23,7 23,5 19,2 14,8 9,5 6,2 14,2
    Température maximale moyenne (°C) 8,8 10,5 15,1 18,3 22,5 26,9 29,8 29,6 24,4 18,9 12,8 9,1 18,9
    Record de froid (°C)
    date du record
    −14,4
    05.01.1971
    −17
    23.02.1948
    −7,4
    02.03.05
    −3,1
    06.04.1970
    −1,8
    02.05.1938
    3,5
    03.06.1926
    7,5
    06.07.1954
    5,6
    21.08.1924
    0,5
    25.09.1928
    −1,6
    30.10.1932
    −10
    12.11.1921
    −17,2
    22.12.1938
    −17,2
    1938
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    19,3
    10.01.15
    22,4
    23.02.1990
    26,4
    25.03.1994
    30,6
    23.04.1924
    34
    21.05.22
    40,3
    27.06.19
    40
    23.07.1929
    41,1
    13.08.03
    36,2
    09.09.1966
    30,6
    09.10.23
    26,4
    02.11.1924
    19,9
    04.12.1961
    41,1
    2003
    Ensoleillement (h) 106,6 135,8 199,9 218,7 260,2 299,7 330,4 298,6 231,2 155,9 109,7 94,5 2 441,1
    Précipitations (mm) 68,7 42,5 49 74,4 77,7 56,5 55,1 56,3 115,9 133 128,7 61,7 919,5
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    99,6
    06.01.1994
    67,5
    17.02.1972
    91,3
    30.03.1948
    104
    15.04.05
    107,9
    06.05.1930
    103,8
    17.06.1992
    99,8
    30.07.1991
    207,8
    18.08.1927
    218,4
    25.09.1999
    179,8
    11.10.1988
    127,8
    17.11.06
    132,2
    01.12.03
    218,4
    1999
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    Source : « Fiche 26198001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    8,8
    2,6
    68,7
     
     
     
    10,5
    2,7
    42,5
     
     
     
    15,1
    5,3
    49
     
     
     
    18,3
    7,8
    74,4
     
     
     
    22,5
    11,6
    77,7
     
     
     
    26,9
    15,4
    56,5
     
     
     
    29,8
    17,6
    55,1
     
     
     
    29,6
    17,4
    56,3
     
     
     
    24,4
    13,9
    115,9
     
     
     
    18,9
    10,7
    133
     
     
     
    12,8
    6,3
    128,7
     
     
     
    9,1
    3,4
    61,7
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Le Teil est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montélimar, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,8 %), zones agricoles hétérogènes (18,4 %), zones urbanisées (13,8 %), mines, décharges et chantiers (3,1 %), prairies (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), eaux continentales[Note 3] (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)[16].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Morphologie urbaine

    Logement

    Projets d'aménagement

    Voies de communication et transports

    La ville du Teil est traversée par deux axes routiers majeurs : la route nationale 102, qui relie Montélimar au Puy-en-Velay, et l'ancienne route nationale 86 désormais déclassée en départementale, qui relie Lyon à Nîmes. Elle est également située à une relative proximité avec l'autoroute A7, entre les sorties de Montélimar-Nord (no 17, à 18 km) et de Montélimar-Sud (no 18, à 14 km).

    Un pont routier[17] de 315 mètres de long, dont la conception remonte à 1928, traverse le Rhône. Ce pont, achevé pour la première fois en 1931, a été détruit et reconstruit deux fois à l'identique : détruit une première fois en 1940 par les forces alliées, il fut reconstruit en 1943, avant d'être de nouveau détruit en 1944 à la suite de bombardements. Ce n'est qu'en 1950 que le pont fut définitivement reconstruit.

    La ligne ferroviaire Givors-Grezan, dite de la rive droite du Rhône, traverse également la ville avec une gare, la gare du Teil, mais cette dernière n'assure plus le trafic de voyageurs depuis 1973 et ce malgré de nombreux projets de réouverture. Le trafic ferroviaire se reporte donc de l'autre côté du fleuve, à la gare de Montélimar. Cependant, lors de périodes de travaux sur la rive gauche dans le secteur de Montélimar, le trafic de voyageurs est parfois dévié sur la rive droite, avec un arrêt en gare du Teil et des navettes. Ce trafic reste exceptionnel et la ville voit essentiellement transiter des trains de fret. Une autre ligne desservait la ville, la ligne du Teil à Alès, qui a connu un trafic de voyageurs de 1876 à 1969. Le trafic de marchandises sur cette ligne a été interrompu en 1988.

    Pour compenser l'absence de trafic ferroviaire, de nombreux bus départementaux et régionaux desservent la ville du Teil, à destination de Valence, Aubenas, Montélimar, Pierrelatte, Le Pouzin ou Privas.

    Risques naturels et technologiques

    La ville du Teil se situe entre deux centrales nucléaires, celle de Cruas, distante de 12 km au nord, et celle du Tricastin, à 30 km au sud. Elle est donc fortement concernée par un risque majeur de catastrophe nucléaire sur l'un de ces deux sites. Une carrière et usine de ciment, appartenant au groupe Lafarge, est également située au sud de la commune.

    Située au bord du Rhône, elle est susceptible de subir des inondations avec le fleuve en crue, même si ce risque est atténué par le canal de dérivation de Montélimar construit dans les années 1950. Elle fait partie du territoire à risques importants d'inondation de Montélimar, arrêté en 2012 et 2016. Deux plans de prévention des risques naturels (PPRN) ont été élaborés concernant cet aléa : un plan des surfaces submersibles pour le fleuve Rhône en aval du département, approuvé le , et un PPRN pour la commune, prescrit en 2010 et approuvé le [18].

    Elle est également concernée par le risque mouvement de terrain. De nombreux glissements de terrain se sont produits dans la commune et un plan de prévention des risques pour cet aléa a été prescrit en 2006 et approuvé en 2013[18].

    L'ensemble du territoire de la commune du Teil est situé en zone de sismicité no 3, dite « modérée » (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône, mais non loin de la limite orientale de la zone no 2, dite « faible » qui correspond au plateau ardéchois[19].

    Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
    Terminologie des zones sismiques[20]
    Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
    Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
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    Séisme de 2019

    Le , un séisme de magnitude 5,4, dont l'épicentre est localisé en Ardèche, est ressenti à 11 h 52[21]. Ce séisme s'est produit sur une faille sismique non répertoriée. Ressenti de Lyon à Montpellier, c'est le tremblement de terre le plus puissant survenu dans la région depuis cinquante ans et en France depuis celui de Saint-Dié-des-Vosges dans les Vosges en 2003[22]. Quatre personnes sont blessées (dont une gravement, tombée de son échafaudage à Montélimar) sans provoquer de dégâts majeurs bien qu'une centaine de maisons soit affectée au Teil[23],[24]. Les principaux quartiers touchés étant ceux de La Rouvière et de Mélas avec son église, classée aux monuments historiques français depuis 1875.

    Deux répliques ont suivi, le 13 novembre, avec une magnitude de 2,2[25] et le 23 novembre à 23 h 14 (magnitude : 2,8)[26].

    Toponymie

    Attestée sous la forme Tilium en 1248.

    Différents noms en langues régionales

    En occitan vivaro-alpin / provençal septentrional : Lo Telh en graphie classique de l'occitan, Lou Teil en graphie mistralienne, Lou Telh en graphie bonnaudienne, Lou Teil en graphie francisée locale dite cévenolienne.

    Étymologie

    En occitan, lo telh signifie littéralement « le tilleul ».

    Histoire

    La gare du Teil possédait un important dépôt PLM puis SNCF. Du fait de sa situation géographique, à 150 km de Lyon et 110 km Nîmes, le dépôt du Teil permettait sur son axe nord-sud de soulager la rive gauche du Rhône. Outre sa vocation marchandises et son rôle de dépôt-relais, il était chargé des dessertes voyageurs locales mais également de tout le service sur les lignes ardéchoises, se greffant ainsi sur l'artère Lyon - Nîmes et plus particulièrement les antennes du Pouzin à Privas, Le Teil à Lalevade-d'Ardèche de leurs embranchements de Vogüé à Alès (via Robiac-Rochessadoule) et Saint-Sernin à Largentière.

    Plaque commémorative des cheminots morts pour la France en gare du Teil.

    Le Teil fut concernée par la bataille de Montélimar. La ville abrite le musée de la Résistance de l'Ardèche.

    Héraldique

    Blason du Teil

    Les armes du Teil se blasonnent ainsi :
    D'or au tilleul de sinople, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys du champ accostée de deux étoiles du même.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Récapitulatif de résultats électoraux récents

    Davantage d’informations Scrutin, 1er tour ...
    Scrutin 1er tour 2d tour
    1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
    Européennes 2014[27] FN 32,85 UG 17,32 UMP 12,24 VEC 12,56 Tour unique
    Régionales 2015[28] FN 35,52 UG 30,27 UD 16,37 COM 8,26 UG 43,11 FN 33,95 UD 22,94
    Présidentielle 2017[29] FN 32,59 LFI 23,55 EM 18,13 LR 11,42 EM 51,77 FN 48,23 Pas de 3e
    Législatives 2017[30] FN 21,30 EM 20,69 SOC 19,36 LFI 13,85 SOC 61,43 EM 38,57 Pas de 3e
    Européennes 2019[31] RN 33,33 LREM 13,68 EELV 10,46 LFI 8,35 Tour unique
    Municipales 2020[32] DVG 64,10 RN 21,58 DIV 14,31 Pas de 4e Pas de 2e tour
    Présidentielle 2022[33] RN 32,09 LFI 24,04 LREM 16,72 RES 7,95 RN 57,19 LREM 42,81 Pas de 3e
    Législatives 2022[34] NUP 34,19 RN 32,82 ENS 16,66 DVD 4,96 NUP 54,06 RN 45,94 Pas de 3e
    Européennes 2024[35] RN 43,51 PS 11,87 LFI 10,69 ENS 8,93 Tour unique
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    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    août 1944 1955
    (démission)
    Joseph Thibon[49] PCF Retraité de la SNCF (chauffeur puis mécanicien)
    Président du Comité local de Libération
    1955 21 mars 1965 René Montérémal[50] PCF Instituteur, ancien résistant
    Ancien membre du CDL de l'Ardèche
    21 mars 1965 31 mars 1976[51]
    (décès)
    Paul Avon[52] SFIO puis
    DVG (Soc.ind.)
    Instituteur, ancien résistant
    Conseiller général de Viviers (1949 → 1976)
    17 mai 1976[53] 18 mars 1983 Étienne Bénistant DVD puis UDF Gérant d'imprimerie
    18 mars 1983 24 mars 2001 Robert Chapuis PS Professeur de lettres
    Secrétaire d’État chargé de l'Enseignement technique (1988 → 1991)
    Député de l'Ardèche (1re circ.) (1981 → 1986 et 1988)
    Député de l'Ardèche (1986 → 1988, élu au scrutin proportionnel)
    Conseiller régional de Rhône-Alpes (1992 → 1998)
    Conseiller général de Viviers (1998 → 2004)
    24 mars 2001 15 mars 2008 Christian Lavis UDF-Rad.
    puis UMP
    Commerçant
    Conseiller général de Viviers (1976 → 1985 et 1992 → 1998)
    Président de la CC Rhône Helvie
    Maire de Viviers (1977 → 1995)
    15 mars 2008 en cours Olivier Pévérelli[54] PS Chargé d'affaires
    Conseiller général de Viviers (2004 → 2015)
    Vice-président du conseil général de l'Ardèche[Note 42] (2006 → 2008)
    Conseiller départemental de Berg-Helvie (2015 → )
    Suppléant du député Hervé Saulignac (2017 → 2022)
    Président de l'Association des maires de l'Ardèche[55] (2020 → )
    Fermer

    Jumelages

    Le Teil est jumelée avec[56] :

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58].

    En 2023, la commune comptait 8 726 habitants[Note 43], en évolution de +0,56 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 2001 2531 6641 6922 0902 2132 3942 3972 439
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 3822 4772 5382 6043 1564 5524 4904 8314 940
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    5 5825 7856 0916 7867 3108 5208 0298 0438 071
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    8 2368 5888 1438 0897 7797 9997 9537 9298 292
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    8 7968 726-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

    Santé

    Manifestations culturelles et festivités

    • Marché « provençal » le jeudi matin ;
    • Marché d'agriculteurs et de traiteurs sous la marque commerciale « Marchés des Producteurs de Pays » le vendredi de 17 h à 20 h. De mai à octobre.
    • Cinéma Regain, classé art et essai.

    Sports

    Le RCT (Rugby Club Teillois[61]) est l'un des clubs sportifs de la ville évoluant en Fédérale 3[Quand ?]. Il a été créé en 1905.

    Ses premiers pas de rugbyman, l'international Marco Tauleigne les a faits au club où son père, Michel, était éducateur dans les équipes de jeunes.

    La commune compte plusieurs infrastructures sportives[62] :

    • le stade municipal Émile-Deidier (football, rugby, basket-ball et handball) ;
    • le stade La Violette (football et rugby) ;
    • le stade Paul-Guillermont, dans le quartier de Mélas (football) ;
    • le stade Étienne-Plan (rugby) ;
    • ainsi que trois gymnases (Marcel-Chamontin, Pierre-de-Coubertin et Le Frayol).

    Le Teil a également été ville de départ de la 6e étape du Tour de France 2020[63], le [64].

    Médias

    Internet

    En 2014, la commune du Teil a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[65].

    Presse écrite

    La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

    Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
    Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas.

    Cultes

    Culte catholique

    La communauté catholique ainsi que les deux églises du Teil (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Charles-de-Foucauld - Viviers / Le Teil dont le siège est situé à Viviers qui est également le siège de l'évêché[66].

    Culte protestant

    Économie

    Le Teil était une commune principalement agricole : depuis l'Antiquité la culture principale est celle de la vigne et l'excédent était vendu aux régions avoisinantes. Plus tard on cultiva le chanvre qui permettait de fabriquer des vêtements. Pour cela on le teillait d'où peut-être l'origine du nom de la ville. Enfin on cultive les céréales, blé, orge, etc. De nos jours Le Teil comporte une usine de cartonnage (Cartonnage Girard).

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Fondé en 1992, le « Musée de la résistance et de la déportation en Ardèche » propose une exposition permanente retraçant le déroulement des événements de la Seconde Guerre mondiale en s'attardant plus particulièrement sur les problématiques de la Résistance dans la région ardéchoise ainsi que sur la déportation.
    • Table d'orientation avec vue sur la vallée du Rhône.
    • Vieilles rues (grenier à sel) et vieux immeubles.
    • Patrimoine industriel (importante carrière à ciment).
    • Borne milliaire de Mélas, classée aux Monuments historiques en 1932[67].

    Patrimoine religieux

    La commune compte plusieurs édifices catholiques[68] :

    • l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de style néo-roman au centre-ville. Elle a été consacrée en 1897[69] et financée en partie par la famille Lafarge. L’édifice fait l’objet d’une fiche sur l’Inventaire général du patrimoine culturel[70]. Elle a été sévèrement endommagée par le séisme du 11 novembre 2019[71] et, afin de garantir la sécurité des habitants, son clocher a été démonté[72]. Elle va être détruite et reconstruite sur le même emplacement[73] ;
    • l'église Saint-Étienne de Mélas, XIe et XIIe siècles, classée monument historique en 1868. De style roman vivarois, elle comporte une nef unique, une chapelle nord du XIe siècle et une très ancienne chapelle octogonale du IXe siècle. Elle a été endommagée par le séisme du 11 novembre 2019 et fait l'objet d'une campagne de dons pour sa restauration[74].

    Dans le quartier de Frayol se trouvait l'église du Sacré-Cœur, construite à partir de 1929 sur les plans de Georges Curtelin, architecte lyonnais. Elle a été bénite le 23 mars 1930 par Mgr Étienne-Joseph Hurault, évêque de Viviers et achevée en 1956. Elle n'était plus utilisée par la paroisse depuis le milieu des années 1990[75] et avait été intégrée au Lycée professionnel Saint-André. L'établissement l'utilisait pour ses élèves. Ses volumes permettaient notamment d'en faire une salle de sport[76]. L’édifice a fait l’objet d’une fiche sur l’Inventaire général du patrimoine culturel[77]. Elle a été endommagée par le séisme du 11 novembre 2019. Construite après la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, elle appartenait au diocèse de Viviers qui n’avait pas les moyens financiers de la restaurer. L'église a donc dû être démolie en août 2022[75].

    Le temple protestant avait été établi dans une chapelle datant du XIVe siècle. L’édifice fait l’objet d’une fiche sur l’Inventaire général du patrimoine culturel[78]. Désaffecté depuis 1993, le temple a été restauré et transformé en lieu culturel, la Caravane-monde, inauguré le 15 octobre 2021[79],[80].

    Personnalités liées à la commune

    Arts

    • Xavier Mallet, le peintre du « vrai »

    Joseph-Xavier Mallet (, Le Teil[Note 44] - , Montélimar[Note 45]), dit « Le peintre ordinaire du Rhône » dont la devise est « Le vrai avant toute chose, même s’il est choquant ou déplaisant ». Après quelques études primaires au Teil, son père (marinier de profession), l’envoya à Privas dans un collège où il poursuivit des études classiques et y révéla d’exceptionnelles dispositions pour le dessin et la peinture tout en acquérant un bon bagages littéraire.

    En 1857, il rejoint Paris où il s’inscrivit à l’atelier de Charles Gleyre, peintre suisse et professeur aux Beaux-Arts.

    Mais son domicile parisien ne l’empêche pas de prendre très souvent le chemin de la propriété familiale au Teil où il reste des mois entiers, s’imprégnant de la beauté locale, de la vie du fleuve et de l’aspect des montagnes ardéchoises. Celles-ci constituent des projets de tableaux magnifiques dont certains resteront un intéressant patrimoine[81],[82]. C’est l’Angleterre qui détient les plus belles collections de Xavier Mallet.

    Un lycée porte son nom ; il est issu de l'agrandissement du lycée d'enseignement professionnel Pierre-Bravay qui était situé au centre du Teil. La première pierre fut posée en février 1991 et le lycée fut inauguré le .

    Ce n’est que le 22 octobre que ce nouveau lycée, appelé jusqu’alors lycée polyvalent, fut baptisé lycée Xavier-Mallet, baptême qui a eu lieu quatre ans après son inauguration.

    Politique

    • Henri Pavin de Lafarge, Patron de l'entreprise Lafarge, conseiller général du canton de Viviers de 1927 à 1937 et sénateur de 1930 à 1945.
    • Joseph Thibon ( à Chandolas, décédé le au Teil), maire du Teil de 1944 à 1954.
    • René Montérémal ( à Lamastre, décédé le à Montélimar), maire du Teil de 1954 à 1965 et président du Mouvement de la Paix de 1954 à 1962.
    • Paul Avon ( au Teil, décédé le à Montpellier), maire du Teil de 1965 à 1976 et conseiller général de 1949 à 1976.
    • Étienne Bénistant (né le au Teil, décédé le au Teil), conseiller municipal et premier adjoint de 1965 à 1976 puis maire de 1976 à 1983.
    • Marcel Mazel (né le à Viviers) secrétaire fédéral du PCF en Ardèche de 1953 à 1974, suppléant d'Henri Chaze de 1962 à 1967 et 2e adjoint au maire de 1983 à 1989.
    • Robert Chapuis (né le à Paris) député de l'Ardèche de 1981 à 1988, maire du Teil de 1983 à 2001 et secrétaire d'État de 1988 à 1991.

    Histoire

    • Pierre du Teil : chevalier de la langue de Provence de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Commandeur, entre autres, de la commanderie de Jales avant de devenir grand commandeur de l'ordre en 1410 puis prieur de Toulouse à partir de 1412[83].
    • Le général Breloque : Honoré Auguste Massol était un fervent républicain et joua un rôle de premier plan dans sa bonne ville du Teil pendant l'époque révolutionnaire. Engagé dans l'armée, il fut promu au grade d'adjudant général d'où son surnom de général. Général Breloque car la chaîne de sa montre était surchargée de tout un attirail de médailles et autres pendentifs. Il fut membre du Conseil de guerre à Lyon.
    • Les frères Allignol : nés à la Rouvière, ils devinrent tous deux curés. Ils publièrent en 1839 un ouvrage qui fit grand bruit en France, et provoqua d'importants remous dans la hiérarchie catholique : De l’état actuel du clergé en France et en particulier des curés ruraux appelés Desservans[84]. Dans cet ouvrage, les frères Allignol s'élevaient contre la toute-puissance des évêques et autres princes de l'Église. L'abbé Vital Augustin, le cadet[Note 46] fut reçu au Vatican en 1840. Soutenus par Jean-Louis-Auguste Clavel dans sa revue Le Bien social, les deux frères se soumirent en à l'autorité ecclésiastique.
    • Lucette Olivier : Résistante, blessée à mort dans la nuit du 13 au 14 juillet 1943 par des SS en patrouille. Elle distribuait avec des camarades des tracts du Parti communiste. Les communistes appelaient à célébrer la fête nationale du 14 juillet 1943 par la grève et par des manifestations contre les « occupants » et les « fantoches de Vichy ». La médaille de la Résistance fut décernée à Lucette Olivier à titre posthume en 1948.

    Littérature et historiens

    • André Hébrard (Le Teil 1932-1997), historien local : pour son livre Histoire Du Teil qui a reçu le Grand Prix de la ville du Teil en 1987.
    • Fernand Etienne : entre l'art et l'histoire du Teil se trouve Fernand Étienne. L'auteur des célèbres « brindilles teilloises » du Dauphiné libéré narrait la vie de la commune. « Le Brindille », comme on le surnommait, habitait le quartier de « la Violette » et ses articles participaient entre autres à l'entretien de la mémoire d'une cité industrielle qui a vu petit à petit fermer ses fleurons.

    Notes et références

    Voir aussi

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