Les Estables
commune française du département de la Haute-Loire
From Wikipedia, the free encyclopedia
Les Estables sont une commune française située dans le département de la Haute-Loire, aux confins du Velay et du Vivarais. Le village est entouré du mont Mézenc (1 753 mètres) à l'est, du mont d'Alambre (1 691 mètres) au nord, et du Chaulet (1 622 mètres) au sud-est. Le village attire en hiver de nombreux touristes notamment grâce à sa station de ski. L'été, c'est le tourisme vert qui prend le relais.
| Les Estables | |||||
Le village des Estables et son église. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Loire | ||||
| Arrondissement | Le Puy-en-Velay | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Brun 2020-2026 |
||||
| Code postal | 43150 | ||||
| Code commune | 43091 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Establains, Establaines | ||||
| Population municipale |
321 hab. (2023 |
||||
| Densité | 9,5 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 54′ 19″ nord, 4° 09′ 18″ est | ||||
| Altitude | Min. 1 033 m Max. 1 749 m |
||||
| Superficie | 33,94 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Mézenc | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.lesestables.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Situation et description
La commune des Estables se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Situé à une altitude de 1 343 mètres, le bourg des Estables est le plus haut chef-lieu de commune du Massif central.
Elle se situe à 31 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], préfecture du département, et à 29 km du Chambon-sur-Lignon[2], bureau centralisateur du canton du Mézenc dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].
Les communes les plus proches[Note 2] sont[3] : Freycenet-la-Cuche (5,4 km), Chaudeyrolles (6,4 km), Le Béage (6,8 km - Ardèche), Borée (6,8 km - Ardèche), La Rochette (6,9 km - Ardèche), Moudeyres (7,1 km), Saint-Front (8,1 km), Freycenet-la-Tour (8,4 km).
Géologie
Situé dans le massif du Mézenc, le sous-sol des Estables est constitué de basalte semi-porphyroïde[4].
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 284 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 6,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 226,7 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 33 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,2 °C, atteinte le [Note 3].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | −3,7 | −4,3 | −1,2 | 1,6 | 4,1 | 8,1 | 10,3 | 10,1 | 7 | 4,2 | 0,6 | −2,2 | 2,9 |
| Température moyenne (°C) | −0,9 | −1,3 | 2,4 | 5,8 | 8,4 | 13 | 15,6 | 15,4 | 11,8 | 8 | 3,5 | 0,7 | 6,9 |
| Température maximale moyenne (°C) | 1,9 | 1,8 | 6 | 10 | 12,7 | 17,8 | 20,9 | 20,8 | 16,6 | 11,7 | 6,4 | 3,7 | 10,9 |
| Record de froid (°C) date du record |
−16,9 19.01.17 |
−19,2 04.02.12 |
−14,4 09.03.10 |
−8,6 04.04.22 |
−4,7 05.05.19 |
−0,2 08.06.19 |
3,5 14.07.16 |
3,2 22.08.14 |
−0,7 27.09.20 |
−7,9 28.10.12 |
−12,2 28.11.13 |
−15 03.12.10 |
−19,2 2012 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
17,4 01.01.22 |
16,1 26.02.19 |
18,9 15.03.12 |
23,8 14.04.24 |
26,3 22.05.22 |
31,9 27.06.19 |
29,7 30.07.24 |
33 23.08.23 |
26,3 16.09.19 |
25,8 09.10.23 |
18,8 12.11.15 |
16,7 31.12.21 |
33 2023 |
| Précipitations (mm) | 83,9 | 65,5 | 91 | 99,9 | 122,6 | 109,5 | 93,7 | 60,5 | 86,8 | 154,4 | 181 | 77,9 | 1 226,7 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
67 18.01.14 |
40 08.02.25 |
81,9 23.03.17 |
73,5 28.04.12 |
130 10.05.21 |
133,2 12.06.20 |
59,2 10.07.20 |
63,9 31.08.25 |
100,1 07.09.10 |
189 16.10.24 |
129,6 03.11.11 |
63,1 22.12.10 |
189 2024 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Hydrographie
Le territoire de la commune est traversé par la Gazeille, un affluent de la Loire.
Urbanisme
Typologie
Au , Les Estables sont catégorisées commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (43,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,9 %), forêts (26,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (20,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,4 %), zones urbanisées (0,9 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
- Carte orthophotographique de la commune.
Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 420, alors qu'il était de 396 en 2013 et de 388 en 2008[I 5].
Parmi ces logements, 36,8 % étaient des résidences principales, 54,2 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 66,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 32,9 % des appartements[I 6].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements aux Estables en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (54,2 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 72,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (66,2 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].
Toponymie
Histoire

Village à vocation agricole, Les Estables ont été successivement sous la domination des seigneurs du Mézenc, puis des chartreux de Bonnefoy[15].
Dans les années 1740, un jeune géomètre effectuant des relevés pour les cartes de Cassini a été battu à mort par des villageois qui le suspectaient de sorcellerie[16].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune des Estables est membre de la communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Julien-Chapteuil. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement du Puy-en-Velay, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Mézenc pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[18].
Expression lors des scrutins nationaux
Aux élections européennes du 9 juin 2024, le parti au pouvoir n'arrive que 4e avec 7,92% (contre 14,29% en 2019)[19],[20], derrière le Rassemblement national (35,15% contre 16,57% en 2019)[19],[20], PS-Place publique (13,37% contre 4% en 2019)[19],[20], François-Xavier Bellamy (12,38% contre 28% en 2019) et LFI (5,94% contre 4% en 2019)[19],[20]. La participation est en forte hausse, à 66,14% contre 61,11% en 2019.
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].
En 2023, la commune comptait 321 habitants[Note 4], en évolution de −3,6 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 32 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 161 hommes pour 167 femmes, soit un taux de 50,91 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,87 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Enseignement
La commune fait partie de l'académie de Clermont-Ferrand et accueille l'école publique des Hautes Terres, une école élémentaire[26],[27].
Médias
Le journal L'Éveil de la Haute-Loire, appartenant au Groupe Centre France, est consacré à l'actualité du département. Sa rédaction, située au Puy-en-Velay (9, place Michelet), publie une édition quotidienne ainsi qu'une hebdomadaire[28]. Le Progrès, grand quotidien régional basé à Lyon, possède également une rédaction locale au Puy-en-Velay, qui diffuse une édition quotidienne pour le département de la Haute-Loire sous le titre « La Tribune Le Progrès ». La Commère 43 fournit aussi des informations locales en Haute-Loire et dans la région de l'Yssingelais[29].
Cultes
Les Estables appartiennent au diocèse du Puy-en-Velay et abritent l'église Saint-Philibert, plus haute église paroissiale de Haute-Loire[30].
Événements
L'ascension des Estables est au programme de l’arrivée de la 3e étape du Critérium du Dauphiné 2024, classée en troisième catégorie[31], que remporte Derek Gee[32].
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 146 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 324 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 740 €[I 12] (20 800 € dans le département[I 13]).
Emploi
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 198 personnes, parmi lesquelles on compte 78,8 % d'actifs (76,2 % ayant un emploi et 2,6 % de chômeurs) et 21,2 % d'inactifs[Note 6],[I 14]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 17]. Elle compte 165 emplois en 2018, contre 172 en 2013 et 175 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 159, soit un indicateur de concentration d'emploi de 103,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,5 %[I 18].
Sur ces 159 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 111 travaillent dans la commune, soit 70 % des habitants[I 19]. Pour se rendre au travail, 47,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % les transports en commun, 33,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 18,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 20].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Le mont Mézenc (prononcer : « mézin »), point culminant de la Haute-Loire (1 753 m).
- Le mont d'Alambre.
- Col de la Croix de Peccata (1 559 m) second col routier le plus haut du Massif central, le point routier le plus haut de la Haute-Loire.
- Col de la Croix de Boutières, situé en Ardèche, est le plus haut col du département avec ses 1 502 m d'altitude.
- Musée de la dentelle dans la maison de béate de la Vacheresse[33].
- Ferme des Plantins (
Classé MH (2005)) construite en 1540 et typique du patrimoine rural de la région Mézenc-Meygal[34].
- Vue générale des Estables et du Mont d'Alambre depuis la RD36.
- Musée de la dentelle dans la maison de béate de la Vacheresse.
- Le mont Mézenc vu depuis les pistes du mont d'Alambre.
- Panorama depuis la table d’orientation du mont Mézenc.
Outre le musée cité ci-dessus, le village accueille une station de ski et de tourisme vert, dite station du Mézenc[35].
L'hiver, on y pratique :
- le ski de fond (vaste domaine de tous niveaux) ;
- le ski de randonnée nordique (traversée de la montagne ardéchoise[36]) ;
- le ski alpin (3 pistes vertes, autant de bleues, une rouge et une noire) ;
- sans compter raquettes, snowkite, traîneau à chiens, parapente à ski...
L'été, la randonnée pédestre est largement pratiquée, tout comme le vélo tout-terrain.
Personnalités liées à la commune
- Jacques-Antoine de Chambarlhac de Laubespin ( - Les Estables ✝ - Paris), général d'Empire[37].
- Aimé Grasset, pionnier de l'aviation, 1888-1924[38].
Héraldique
Les Estables possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Bibliographie
- Roger Nicolas, « L’architecture rurale sur le plateau du Mézenc », Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, (lire en ligne)
- Bernard Rivet, « Philibert Barbasto, muletier des Estables au XVIe siècle », Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay,
- Paulette Eyraud, « Les dentellières des Estables », Les Cahiers du Mézenc, Privas, t. cahier n° 5,
- Ernest Ribbes, « Jacques Antoine de Chambarlhac, futur général de division avec les bataillons de volontaires de la Haute-Loire en Savoie en 1793 », Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay,
- Paulette Eyraud, « La Maison de la béate à la Vacheresse », Les Cahiers du Mézenc, Privas, t. cahier n° 7, (présentation en ligne)
- Paulette et Marcel Eyraud, « Dans les pas de Philibert Barbasto, muletier des Estables », Les Cahiers du Mézenc, Privas, t. cahier n° 10, (présentation en ligne)
- Raymonde Chalendard-Bartoli, « Des choses non dites sur la vie aux Estables pendant la première moitié du XXe siècle », Les Cahiers du Mézenc, Privas, t. cahier n° 21,
- Michel Engles et Jean-Louis Jourde, « Les de Pelaprat, une famille de petite noblesse rurale aux Estables : du XIIe siècle au XVIIe siècle », Les Cahiers du Mézenc, Privas, t. cahier n° 24,
- Richard Crespy, « La croix du mont Mézenc, histoires et mémoires », Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, .

