Limans

commune française du département des Alpes-de-Haute-Provence From Wikipedia, the free encyclopedia

Limans est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Faits en bref Administration, Pays ...
Limans
Limans
Vue générale du village.
Blason de Limans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Intercommunalité CC Pays de Forcalquier - Montagne de Lure
Maire
Mandat
Céline Mosteiro
2023-2026
Code postal 04300
Code commune 04104
Démographie
Gentilé Limanais
Population
municipale
385 hab. (2023 en évolution de +4,34 % par rapport à 2017)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 10″ nord, 5° 43′ 52″ est
Altitude Min. 452 m
Max. 919 m
Superficie 20,97 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Forcalquier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Forcalquier
Législatives 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence
Localisation
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Limans
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Limans
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Limans
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Limans
Liens
Site web https://limans.fr/
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    Géographie

    Localisation

    Limans est un village du Lubéron qui domine la vallée de la Laye et qui jouxte par l'ouest Forcalquier. Il est situé à vol d'oiseau à 29 km au sud-ouest de Sisteron, 42 km au sud-ouest de Digne-les-Bains, 18 km au nord de Manosque et 55 km à l'est de Carpentras.

    Il se trouve dans l'aire d'attraction de Forcalquier et dans son bassin de vie, ainsi que dans la zone d'emploi de Manosque[I 1].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Forcalquier, Mane, Ongles et Revest-des-Brousses.

    Les communes limitrophes de Limans sont Forcalquier, Mane, Revest-des-Brousses et Ongles[1].

    Géologie et relief

    Massif des Alpes et localisation des Baronnies.

    La superficie de la commune est de 20,97 km2 ; son altitude varie de 452 à 919 mètres[2].

    Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre plusieurs formations géologiques majeures des Alpes[3] :

    Le village est situé à 520 m d’altitude[4].

    Hydrographie

    La commune est traversée par deux cours d'eau, le Largue[5] et la Laye[6] (avec une source sulfureuse qui se trouve dans son lit).

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[9] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[10]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 8,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 878 mm, avec 6,1 jours de précipitations en janvier et 3,6 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dauphin à 11 km à vol d'oiseau[13], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 693,2 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Milieux naturels et biodiversité

    Flore

    La commune compte 1 095 ha de bois et forêts, soit 52 % de sa superficie[17]. Sur la commune, on trouve des genêts de Villars (Genista pulchella subsp. villarsii ou Genista villarsii Clementi), espèce rare.

    Faune

    Parc du Luberon

    Le territoire du parc naturel régional du Luberon

    La commune est un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend sur deux départements, le Vaucluse (84) et les Alpes-de-Haute-Provence (04). Il s'étend sur quatre-vingt-cinq communes mais il n'accueille que soixante-dix-sept communes adhérentes en 2009 et 167 676 habitants en 2006. Il a une superficie de 185 145 hectares et s'étend de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la limite du parc naturel régional du Verdon à l'est, la Durance faisant office de frontière entre les deux. Au nord, le Luberon est bordé par les vallées du Coulon-Calavon et du Largue, où l'on distingue le bassin d'Apt, à l'ouest, de celui de Manosque-Forcalquier, à l'est. Toujours vers le nord, les monts de Vaucluse servent de contreforts aux massifs du Ventoux et de Lure.

    Vers le sud, le Luberon domine le bassin de la Durance et le pays d'Aigues.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Limans est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Forcalquier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[19]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (46,9 %), zones agricoles hétérogènes (26,4 %), forêts (20 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5 %), terres arables (1,8 %)[22].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    Limans compte un hameau, les Ybourgues[23].

    Habitat et logement

    En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 271, alors qu'il était de 250 en 2016 et de 231 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 48,5 % étaient des résidences principales, 49,6 % des résidences secondaires et 1,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 68,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,4 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Limans en 2021 en comparaison avec celle des Alpes-de-Haute-Provence et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (49,6 %) supérieure à celle du département (30,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Alpes-de-Haute-Provence ...
    Le logement à Limans en 2021.
    Typologie Limans[I 3] Alpes-de-Haute-Provence[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 48,5 61 82,2
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 49,6 30,7 9,7
    Logements vacants (en %) 1,9 8,3 8,1
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    Voies de communication et transports

    Limans est traversée par la route départementale RD 313, ainsi que par la RD 950, ancienne route nationale 550 reliant Forcalquier au sud-est à Banon au nord-ouest, et la RD 13 reliant le lieu-dit Le Moulin de Pangon à Saint-Étienne-les-Orgues au nord-est[1].

    Les gares SNCF les plus proches sont celles de La Brillanne-Oraison à 14 km et Manosque - Gréoux-les-Bains à 18 km, toutes les deux sur la Lyon-Marseille via Grenoble.

    Risques naturels et technologiques

    Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Limans est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[24], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[25]. La commune de Limans est également exposée à trois autres risques naturels[25] :

    • feu de forêt ;
    • inondation (dans la vallée de la Laye) ;
    • mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[26].

    La commune de Limans n’est exposée à aucun des risques technologiques recensés par les services de la préfecture[27] et aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[27] et le Dicrim existe depuis 2010[28].

    Toponymie

    Panneau d'entrée dans le village.

    La localité apparaît pour la première fois dans les textes au XIe siècle (in villa Limanos)[4]. Selon Charles Rostaing et Ernest Nègre, le nom dérive de *limo, l’orme en gaulois, avec le suffixe -anum au pluriel (ce qui donne Les Ormes)[29],[30],[31].

    Histoire

    Préhistoire

    Un petit bison gravé a été découvert en 1963 à l’abri de Ségriès. Œuvre de l’homme de Cro-Magnon, il est actuellement gravement endommagé[32].

    Antiquité

    Le territoire de la commune continue d’être occupé : de l’époque romaine, un autel dédié à Marti Beladoni [33], divinité locale également présente à Lardiers, a été retrouvé. Dans l’Antiquité, le territoire de Limans fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[34].

    Les fouilles archéologiques de la colline Saint-Pierre, à 919 m d'altitude et au nord-nord-ouest du lieu-dit Majargues, ont mis au jour sept murailles protégeant un oppidum gaulois, encore habité à l’époque romaine. Le prieuré Saint-Pierre de Majargues s’y implante et y est cité au XIIIe siècle ; une communauté de Majargues distincte de Limans a succédé à une villa gallo-romaine[35],[36].

    Moyen Âge

    Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[37].

    Limans est citée dès le XIe siècle (Limanos, Limans)[38]. Le prieuré Saint-Vincent dépendait de Carluc, qui en percevait les revenus[35]. À partir du XIIe siècle, il passe avec Carluc sous la dépendance de l’abbaye de Montmajour[35] alors que l'église Saint-Pierre de Limans, à Majargues, sur l'ancien oppidum, est confirmée à l'église Saint-Mari de Forcalquier au XIIe siècle[36].

    La communauté de Segriès formait un fief distinct, et comptait 4 feux en 1315. Complètement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans), elle a 31 habitants en 1765[38]. C’est également le cas de la communauté de Majargues[35].

    En 1292, l'évêque de Sisteron Pierre d'Alamanon achète la moitié du château des Ybourgues[39]. Les Ybourgues (Ybonicis[35]) avaient 31 feux en 1315[38]. Au Moyen Âge, l’église de cette communauté dépendait de l’abbaye de Cruis, qui percevait les revenus attachés à cette église[40].

    Les quatre communautés de Limans, Majargues, Segriès et Les Ybourgues dépendaient de la viguerie de Forcalquier[35].

    Sous l'Ancien Régime, Limans faisait partie du diocèse de Sisteron[35].

    Révolution française et Empire

    Durant la Révolution française, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[41].

    Époque contemporaine

    Le monument porte les mentions "Pax" (paix) et Patrie. Un casque Adrian est sculpté en bas-relief, l’obélisque est encadré de deux obus de gros calibre.
    Le monument aux morts de Limans.

    La commune, instituée par la Révolution française, absorbe en 1819 celle des Ybourgues[2].

    Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 7 habitants de Limans sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[42].

    Comme de nombreuses communes du département, Limans se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[43]. À cette date, aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants, et la commune de Limans n’a pas été au-delà[44]. La première loi Duruy (1867) abaisse ce seuil à 500 habitants, ce qui oblige la commune à ouvrir l’école aux filles[45]. La municipalité profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[46].

    Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Limans. Quelques dizaines d’hectares produisaient un vin destiné au marché de Forcalquier et à la consommation locale. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[47]. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle, jusqu’à l’altitude de 600 mètres, exceptionnellement jusqu’à 700 mètres, a aujourd’hui disparu[48].

    Dans les années 1970, une communauté autogérée, Longo Maï, a été fondée à Limans par Roland Perrot, dit Rémi[49],[50]. Elle est passée du statut de SCOP de 1973 à un statut mixte mêlant Groupement foncier agricole, coopérative et EARL. La radio libre Radio Zinzine est émise par la communauté.

    Politique et administration

    La mairie.

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Forcalquier du département des Alpes-de-Haute-Provence[I 1].

    Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Forcalquier[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Forcalquier[I 1] porté de 10 à 15 communes.

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence.

    Intercommunalité

    Limans est membre de la communauté de communes Pays de Forcalquier - Montagne de Lure, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    Administration municipale

    Compte tenu de sa population, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres[51].

    Le conseil municipal de Limans, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[52] avec listes ouvertes et panachage[53].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[54]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1849   Jean Baptiste Pascal    
             
    1965 1967 Maurice Chetaille    
    1967 1983 Louis Monier PS  
    mars 1983 mars 2008 Gilbert Combe[50],[55] PCF  
    mars 2008[56] 2014 Joël Corbon   Producteur de fromage
    Avril 2014 mai 2020 Arnaud Boutet DVG Architecte
    Président de la CC Pays de Forcalquier - Montagne de Lure (2017[57] → 2020)
    mai 2020[58],[59] janvier 2023[60] Nicolas Furet   Démissionnaire
    mars 2023[61] en cours
    (au 30 mai 2024)
    Céline Mosteiro   Cheffe d'entreprise
    Fermer

    Équipements et services publics

    Enseignement

    École primaire de Limans.

    L'école communale avait fermé en 1968, faute d'effectifs suffisants. À la suite de l'élection de Gilbert Combe lors des élections municipales de 1983, le conseil municipal demande sa réouverture à l'éducation nationale, en raison de la croissance des effectifs, notamment liés aux enfants de la coopérative Longo Maï, et, faute de l'obtenir, une « école sauvage » avec occupation des locaux est décidée par les parents d’élèves et les élus. Les cours sont dispensés par Gérard Gilly, alors jeune instituteur, et Christiane Lambert, retraitée de l’enseignement. Cette situation dure jusqu'à la rentrée 1985/86, avec la réouverture « officielle » de l'école[50],[62].

    La commune dispose depuis lors d’une école primaire publique[63]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège Henri-Laugier à Forcalquier[64]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[65], soit le lycée polyvalent Les Iscles[66], soit le lycée Félix-Esclangon[67].

    Santé

    La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier[68] et aussi un laboratoire d'Analyses médicales[69].

    La commune dispose aussi, de trois maisons de retraite (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel)[70].

    Justice, sécurité, secours et défense

    Limans est une des quinze communes du canton de Forcalquier. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Forcalquier depuis le et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Limans fait partie du canton de Forcalquier depuis 1793[2]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, prud'homale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[71].

    Population et société

    Démographie

    Le nom des habitants de Limans est Limanais[17],[72].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[73]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[74].

    En 2023, la commune comptait 385 habitants[Note 3], en évolution de +4,34 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    390344353355380450490570540
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
    534496511504513500491447408
    1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
    431415408359255232216204188
    1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
    147111125156158253289333345
    Davantage d’informations - ...
    2010 2015 2020 2023 - - - - -
    337365390385-----
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[75].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution démographique avant 1765
    1315 1471
    105 feux27 feux
    (Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[38])

    L’histoire démographique de Limans, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1841 à 1872. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[76]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1960. Depuis, la croissance de la population a repris.

    Histogramme de l'évolution démographique

    Superficie et population

    Le village de Limans a une superficie de 2 097 ha et une population de 348 habitants (en 2005), ce qui le classe :

    Davantage d’informations Rang, Superficie ...
    Rang Superficie Population Densité
    France 20 782e 7 487e 28 783e
    Provence-Alpes-Côte d'Azur 631e 748e 604e
    Alpes-de-Haute-Provence 81e 131e 64e
    Arrondissement de Forcalquier 38e 42e 38e
    Canton de Forcalquier 9e 5e 10e
    Fermer

    Économie

    Revenus de la population

    En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 10 619  (15 027  en France) pour 181 foyers fiscaux, seul 30,9 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net de 29 811  représentant un impôt moyen de 1 158 [77],[78].

    Population active

    La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 229 personnes (187 en 1999), parmi lesquelles on comptait 46,9 % d'actifs dont 40,0 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs (contre 10,7 % en 1999)[79].

    La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Limans, y compris les actifs sans emploi, fait apparaître une sous-représentation des ouvriers et professions intermédiaires et une sur-représentation des agriculteurs par rapport à la moyenne de la France métropolitaine, qui confirme que Limans est une commune agricole[80].

    Davantage d’informations Agriculteurs, Artisans, commerçants, chefs d'entreprise ...
    Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)
      Agriculteurs Artisans, commerçants,
    chefs d'entreprise
    Cadres, professions
    intellectuelles
    Professions
    intermédiaires
    Employés Ouvriers
    Limans 29,6 % 7,4 % 3,7 % 18,5 % 25,9 % 14,8 %
    Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
    Sources des données : L'Internaute
    Fermer

    Emploi

    Limans avait en 2009 un taux de chômage de 15,9 % (contre 20,2 % en 1999) supérieur à la moyenne nationale. La population compte 12,8 % de retraités et 3,9 % de jeunes scolarisés, ce qui classe la commune en dehors des normes nationales, et un taux d’activité de 52 % (contre 45,2 % au niveau national)[79].

    En 2009 on comptait 47 emplois dans la commune, contre 45 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 101, l’indicateur de concentration d'emploi est de 47 % (contre 56,3 % en 1999), ce qui signifie qu'un peu plus de la moitié des actifs résident dans la commune mais travaillent dans une autre commune[79].

    La répartition par secteurs d'activité des emplois à Limans du fait de sa taille est couverte par le secret statistique.

    Agriculture

    Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 13 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et un emploi salarié[81].

    Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de huit en 2010. Il était de 14 en 2000[82], de 17 en 1988[83]. Alors que les exploitations pratiquant la polyculture qui existaient encore en 2000 ont disparu ou se sont reconverties, l’activité qui concerne le plus d’exploitants à Limans est l’élevage ovin[82]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 623 à 936 ha[83]. La SAU a fortement régressé lors de la dernière décennie, à 346 ha[82].

    Les agriculteurs de la commune de Limans peuvent revendiquer trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (banon, huile d'olive de Provence et huile d'olive de Haute-Provence) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, miel de Provence, agneau de Sisteron)[84].

    Parmi ces labels, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[47], ainsi que ceux concernant l’huile d’olive[48].

    Industrie

    Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, employant deux salariés[81].

    Secteur tertiaire : les services

    Maison à un étage en moellons, murs clairs, volets violets fermés. Une glycine pousse contre la façade.
    Le Café du Nord, bistrot de Pays.

    Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait treize établissements (avec onze emplois salariés), auxquels s’ajoutent les trois établissements du secteur administratif (dont le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant six personnes[81].

    D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[85], la capacité d'hébergement étant majoritairement marchande[86]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

    • un camping trois étoiles[87] avec une capacité de 150 emplacements[88] ;
    • plusieurs meublés[89] ;
    • des chambres d’hôtes[90] ;
    • les hébergements collectifs étant essentiellement représentés par les refuges[91].

    Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[92] : au nombre de 99, elles représentent 43 % des logements. Parmi les résidences secondaires, seize possèdent plus d’un logement et trente sont des mobil-homes[88],[93].

    Le Café du Nord, qui porte le label Bistrot de pays[94], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[95].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Aux Ybourgues, une ferme fortifiée de la fin du XIIIe ou du XIVe siècle (selon Raymond Collier) ou du XVe siècle (selon la DRAC) Logo monument historique Inscrit MH[96].
      Elle compte deux corps de bâtiments allongés et parallèles. Sa construction est en pierre de taille à chaînages. Une porte romane est surmontée d’un arc brisé en claveaux. Les pièces intérieures sont voûtées. La ferme est remaniée en 1811 et 1818 [97]. À proximité, se trouve un grand pigeonnier [98],[23].
    • Au village, quelques maisons ont des portes surmontées de linteaux à claveaux, d’aspect roman, qui peuvent être des remplois [99]. Une abbaye bénédictine existait, également aux Ybourgues.
    • Maisons anciennes en pierres grises[100].
    • Fontaines et lavoirs[100],[23]
    • L’église Saint-Georges Logo monument historique Inscrit MH (2019)[101],[23], construite à la fin du XIVe siècle, compte une nef unique à deux travées, dont la première est voûtée en berceau, probablement à la suite des réparations de 1735. Elle compte deux chapelles latérales, et le chœur, voûté d’ogives comme la seconde travée, est à chevet plat [102]. Deux culots sculptés des arcs de la nef remontent au VIe siècle sont classés au titre objet[103]. Un bas-relief du XIe siècle est lui aussi classé[104].
      Le portail date du XIIIe siècle. Son tympan, classé[105], est orné d’une sculpture préromane, où des animaux sont représentés dans les quatre cantons délimités par une croix [102] ; il date du XIe ou du XIIe.
      Le devant d’autel, autel qui sert de fonts baptismaux, date du XIIe siècle et est classé[106].
    • Autour du village, il subsiste des restes de tour [107] et la tour de guet des Ysbourdes, datant du XIIe siècle[23].
    • Une quinzaine de pigeonniers adossés au mistral se trouvent dans la commune[100],[23].

    Il existe plusieurs itinéraires de randonnée autour de la commune :

    • l'itinéraire pédestre du plateau de Majargues, colline dominant le village ;
    • l'itinéraire pédestre du Tour du Pâty[108] ;
    • l'itinéraire pédestre des pigeonniers de Limans au hameau d'Ybourges[109] ;
    • l'itinéraire cyclable du grand tour du pays de Forcalquier.

    Personnalités liées à la commune

    Gastronomie

    Le Banon est produit notamment dans la commune[100].

    Une espèce ancienne de haricot mangetout à rame porte le nom de la commune[110].

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Limans Blason
    De sable aux lettres L et S capitales d'argent[111].
    Détails
    Armes parlantes. Les lettres L et S sont respectivement la première et la dernière lettre du nom de la commune.
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Voir aussi

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    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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