Chaim Jacob Lipchitz

sculpteur franco-américain (1891–1973) From Wikipedia, the free encyclopedia

Jacques Lipchitz, né Chaim Jacob Lipchitz le à Druskininkai en Lituanie et mort le à l'ile de Capri en Italie, est un sculpteur naturalisé français puis américain.

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Chaim Jacob Lipchitz
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Biographie

Jeunesse et formation

Chaim Jacob Lipchitz est né à Druskininkai, bourgade lituanienne de l'Empire russe, dans une famille juive, il est le fils cadet des cinq enfants d'Abraham Lipchitz et de Rachel Leah Krinsky, épouse Lipchitz. Son père est un ingénieur et un entrepreneur en bâtiment. Ses ancêtres ont dû se battre pour conserver le folklore et le style de vie liés au judaïsme[1],[2].

Chaim Jacob Lipchitz suit ses études primaires à Białystok, où il préfère dessiner ou peindre des figurines que s'intéresser aux cours[2].

De 1906 à 1909, il suit ses études secondaires à la Realschule de Vilna, capitale de la Lituanie. Son père souhaite qu'il devienne un ingénieur dans le BTP, alors que sa mère l'encourage à devenir un artiste. Malgré l'opposition de son père, il persiste dans son projet à devenir sculpteur, soutenu en cela par Moïsseï Ginzbourg[1],[2].

C'est ainsi que sur les conseils de Moïsseï Ginzbourg, et grâce à l'argent de sa mère qu'il arrive à Paris en au mois d'octobre 1909, il y suit les cours de l'École des beaux-arts sous la direction du sculpteur Jean-Antoine Injalbert. Il suit également des cours de dessin à l'Académie Colarossi et des cours de sculpture à l'Académie Julian sous la direction de Raoul Verlet[1],[2].

En 1910, son père est ruiné, par conséquent sa mère ne peut plus l'aider, il doit déménager dans un galetas de la rue du Dragon et pour subvenir à ses besoins, il travaille la nuit comme débardeur dans les gares. Usé, fatigué, il est frappé par la tuberculose en 1911 et passe sa convalescence en Belgique. En 1912, il est convoqué en Russie pour effectuer son service militaire, il en est dispensé pour des raisons médicales consécutives à sa tuberculose et retourne à Paris et trouve un emplacement au 54 rue du Montparnasse pour y établir son atelier[1],[2].

Le , Jacques Lipchitz meurt dans sa résidence de l'île de Capri en Italie[1]. Le 29 mai, il est inhumé à Jérusalem.

Carrière professionnelle

De 1910, à 1912, Chaim Jacob Lipchitz reste dans le courant de la sculpture romantique et de la sculpture réaliste du XIXe siècle[1].

L'influence du Cubisme

Chaim Jacob Lipchitz commence à réaliser ses œuvres de maturité, fortement influencées par le cubisme, notamment par la conception de ce courant quant à l'espace, comme dans le tableau L'Homme à la guitare de Georges Braque peint en 1914, exposé au Museum of Modern Art, thème repris par L'homme à la guitare de Pablo Picasso peint en 1918[1].

En 1913, il crée La Femme au serpent et La Danseuse, qui sont ses véritables premières œuvres dégagées des traditions du XIXe siècle. Ces deux œuvres placent Lipchitz parmi les sculpteurs cubistes que sont Alexandre Archipenko, Juan Gris ou Henri Laurens[3].

En 1915, il signe son premier contrat avec le marchand d'art Léonce Rosenberg. À vingt-quatre ans, il expose Homme à la guitare, qui fait sensation. Cette fois, Lipchitz a produit une œuvre très abstraite où le premier regard ne reconnaît pas nettement les parties qui constituent le corps de l'homme.

En 1915, il achève sa version de Man with a Guitar / L'homme à la guitare qui est exposée au Museum of Modern Art[1],[4].

En1920, Jacques Lipchitz est suffisamment connu pour qu'il puisse organiser une première exposition à la galerie d'art de Léonce Rosenberg[1].

Jacques Lipchitz réalise à cette époque le portrait de Gertrude Stein et aussi des statues d'un cubisme abstrait comme la série des baigneurs. Il rompt son contrat avec Rosenberg, qui lui assurait un bon revenu, afin de pouvoir produire ce qu'il veut et non pas ce qu'on lui impose. Il s'ensuivra des difficultés financières pendant plusieurs années.

En 1924, Jacques Lipchitz acquiert la nationalité française, peu de temps après avoir épousé Berthe Kitrosser, une poète russe, avec il vit depuis 1915[1].

En 1926, avec sa statue Pierrot à la clarinette, Jacques Lipchitz se détache du cubisme premier pour une approche plus constructiviste[1].

L'expressionisme

Puis Jacques Lipchitz se lance dans l'expressionisme, une de ses premières sculptures marquant sa nouvelle orientation est la statue Ploumanach[1],[5].

Viennent dans la foulée les statues comme La Joie de vivre en 1927, Mother and Child, réalisée entre 1929 et 1930, Return of the Prodigal Son en 1931[1],[6].

Expositions permanentes

Galerie

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Bibliographie

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Notices encyclopédiques

Essais et biographies

Anglophones

  • (en) Hammacher, Abraham Marie, Jacques Lipchitz, His Sculpture, New York, Harry N. Abrams, 1961.
  • (en-US) Irene Patai, Encounters : The life of Jacques Lipchitz, New York, Funk & Wagnalls Co., , 438 p. (ISBN 9781199512185, OCLC 500507, lire en ligne),
  • (en) Hope, Henry Radford, The Sculpture of Jacques Lipchitz, New York, Plantin press, printed for the trustees of the Museum of Modern Art, 1954.
  • (en-US) Bert Van Bork, Jacques Lipchitz : The artist at work, New York, Crown Publishers, , 220 p. (ISBN 9781125842805, OCLC 559839, lire en ligne),
  • (en-US) Emery Grossman, Art and Tradition : The Jewish Artist in America., New York, Thomas Yoseloff, , 176 p. (OCLC 1464539, lire en ligne), p. 79-87
  • (en) Lipchitz, Jacques, My Life in Sculpture, New York, Viking Press, 1972.
  • (en) Stott, Deborah A., Jacques Lipchitz and Cubism, New York, Garland Pub., 1978.
  • (en) Wilkinson, Alan G., Jacques Lipchitz, A Life in Sculpture, Toronto, Canada, Art Gallery of Ontario, 1989
  • (en-US) Cathy Putz, Jacques Lipchitz : The First Cubist Sculptor, Londres & Aldershot, Hampshire, Paul Holberton Pub. & Lund Humphries, , 128 p. (ISBN 9780853318606, OCLC 49205781, lire en ligne),

Francophones

  • Barbier, Nicole Lipchitz : Œuvres de Jacques Lipchiz (1891-1973), Centre Georges-Pompidou, musée d'art moderne, 1978.
  • Nieszawer et Princ, Histoires des artistes Juifs de l'École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 - Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020, p. 253-258.
  • Pierre Guénégan, préface de Susan L. Ball, Le Purisme & son influence internationale - annuaire de 50 artistes emblématiques, 335 pages illustrées, Editions Lanwell & Leeds Ltd, St Alban, Hertfordshire, England, 2019, (ISBN 978-2-9700494-8-7)

Archives

Liens externes

Notes et références

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