Liu Zhangqing
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Liu Zhangqing (chinois simplifié : 刘长卿 ; chinois traditionnel : 劉長卿 ; pinyin : ; Wade : Liu Chang-ch'ing), connu sous le prénom de courtoisie de Wenfang (文房), et sous le surnom Liu Suizhou (刘随州), né en 709 à Luoyang dans la province du Henan et mort vers 785, est un poète chinois de la Dynastie Tang. Il occupe différents postes de fonctionnaire au cours de sa vie.
Biographie
Les sources ne s'entendent pas sur la date de naissance de Liu Zhangqing. L'année 709 est celle donnée dans l’Anthologie de la poésie chinoise sous la direction de Rémi Mathieu[1]. Liu Zhangqing naît à Xuancheng dans la préfecture de Hejian (actuelle province d’Anhui), sa famille est renommée dans cette région[2]. Il passe la majeure partie de sa jeunesse à Luoyang, la capitale orientale de la dynastie Tang. Il vit au mont Song pour étudier et se préparer aux examens impériaux, examens auxquels il échoue à plusieurs reprises. Ce n’est qu’en 749 qu’il réussit l’examen des lettrés appelés jinshi et qu'il est nommé officier du comté de Junyi dans la préfecture de Chenliu[3].
En 755, lorsque la révolte d’An Shi éclate[a 1], Liu Zhangqing se réfugie vers le sud et erre dans la région du Jiangnan. L’année suivante, il est nommé comme officier du comté Changzhou. Deux ans plus tard, il est calomnié et emprisonné, puis libéré par amnistie en décembre[3]. Ensuite, il est chargé par intérim de la préfecture de Haiyan. Au printemps 760, faute d’avoir été innocenté, il est dégradé et nommé officier à Nanba (aujourd’hui le comté Dianbai, Guangdong)[2]. Déjà à cette époque, ses poèmes sont célèbres[3].
À l’automne 761, il reçoit l’ordre de revenir à Suzhou pour une « réévaluation » et il séjourne dans les régions de Jiangsu et Zhejiang. Liu Zhangqing occupe le poste de juge assistant du commissaire au transport des biens responsable de la région de Huaixi et de E Yue pendant plusieurs années. En 774, à cause de son caractère fort, Liu Zhangqing s’attire la rancune de l’inspecteur régional Wu Zhongru. Il est faussement accusé de corruption et démis de ses fonctions. Il est relégué comme secrétaire en chef de Muzhou (actuel Meicheng de Jiande, Zhejiang) où il échange des poèmes avec les poètes alors installés au Zhejiang, tels Li Jiayou, Huangfu Ran, Qin Xi, Yan Wei et Zhang Bayuan[3]. En 780, il est nommé gouverneur de Suizhou dans la province du Henan. Pour cette raison, ses contemporains le surnomment « Liu Suizhou ». Deux ans plus tard, en raison de la rébellion de Li Xilie[a 2], il abandonne ses fonctions et se réfugie dans les régions de Huainan et Wuyue. Il entre au service du quartier général du gouverneur militaire régional de Huainan[3].
Il meurt quelques années plus tard. Comme pour sa naissance, l’année de sa mort est incertaine. Une source indique qu’il serait mort vers 786, mais l’Anthologie de la poésie chinoise, sous la direction de Rémi Mathieu dit 790[1].
De son vivant, les poèmes de Liu Zhangqing ne reçoivent pas beaucoup d’éloges même si Liu représente bien les poètes de la période Dali (766-779). Mais les générations suivantes reconnaissent son talent poétique. La plupart de ses œuvres datent d’après la rébellion d’An Shi, soit après 763.
Poésie
Liu Zhangqing excelle dans la composition de poèmes classique en vers à cinq caractères. Ses poèmes expriment principalement la frustration politique, avec des contenus décrivant souvent des villages désertés, des régions de rivières sauvages, et des atmosphères froides et solitaires. Son style est clair, délicat et fluide, simple mais profond, toujours empreint d'une légère tristesse et mélancolie, mais aussi rempli de suffisante élégance et raffinement[4]. Il se surnomme lui-même la « Grande Muraille du vers en cinq caractères » (五言长城)[5],[4].
Œuvres
- Recueil de Liu Suizhou (劉隨州集)
- Le recueil Poésie complète des Tang (全唐詩) inclut cinq volumes des poèmes de Liu Zhangqing.
- L’anthologie « Trois cents poèmes Tang » (唐詩三百首) comprend 11 de ses poèmes.
Poèmes
Rencontrer la neige et passer la nuit chez le maître du mont des Hibiscus (逢雪宿芙蓉山主人)
| Chinois
日暮苍山远, |
Traduction libre
Au crépuscule, les montagnes bleues au loin, |
Cherchant l'ermitage du taoïste Chang au ruisseau du sud (尋南溪常山道人隱居)
| Chinois
一路經行處 |
Traduction libre |