Loc-Envel

commune française du département des Côtes-d'Armor From Wikipedia, the free encyclopedia

Loc-Envel [lɔk ɛnvɛl] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Loc-Envel
Loc-Envel
L'église Saint-Envel et le bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Virginie Doyen
2020-2026
Code postal 22810
Code commune 22129
Démographie
Gentilé Locenvellois, Locenvelloise
Population
municipale
75 hab. (2023 en évolution de +8,7 % par rapport à 2017)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 02″ nord, 3° 24′ 28″ ouest
Altitude 140 m
Min. 102 m
Max. 240 m
Superficie 3,36 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Loc-Envel
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Loc-Envel
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Loc-Envel
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Loc-Envel
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    Le nom de la commune en breton est Lokenvel.

    Géographie

    Localisation

    Loc-Envel est située entre la forêt de Coat-an-Noz et celle de Coat-an-Hay. En bas du bourg coule le Guic, qui sépare la commune de celle de Plounévez-Moëdec.

    Loc-Envel est la commune la moins peuplée de la Bretagne avec seulement 68 habitants en 2020.

    Carte de Loc-Envel et des communes avoisinantes.

    Relief et hydrographie

    Le réseau hydrographique de Loc-Envel.

    Le relief de Loc-Envel est accidenté ; le point le plus élevé du finage communal (240 mètres d'altitude) se trouve à sa limite sud-est avec Plougonver et le plus bas (102 mètres d'altitude) à sa limite nord-ouest avec Plounévez-Moëdec et Loguivy-Plougras, dans la vallée du Guic, au niveau de Moulin Bastien, soit un dénivelé de 138 mètres. Le bourg, situé dans un site en pente vers l'ouest, est vers 140 mètres d'altitude.

    Le réseau hydrographique est consttué principalement du Guic, affluent de rive gauche du Léguer, qui sert de limite nord à la commune et de deux de ses affluents : le ruisseau de Lan Scalon, qui traverse la partie ouest du territoire communal, et un autre, qui sert de limite occidetale à la commune.

    Géologie

    Le gisement ferrifère de Belle-Isle-en-Terre s'étend du nord de Lohuec à l'ouest jusqu'à Gurunhuel à l'est en passant par Loc-Envel[1].

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Guic, le Goaz Col[2], le Lan Scalon[3] et le ruisseau de Prat guermeur[4],[5],[Carte 1].

    Le Guic, d'une longueur de 27 km, prend sa source dans la commune de Botsorhel et se jette dans le Léguer à Belle-Isle-en-Terre, après avoir traversé huit communes[6].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Loc-Envel[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 044 mm, avec 15,9 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lannion à 24 km à vol d'oiseau[13], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 929,5 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −7,1 °C, atteinte le [Note 2].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Transports

    La commune, isolée, n'est desservie que par des routes secondaires d'intérêt local.

    Paysages et habitat

    « Locquenvel [Loc-Envel] est située sur une élévation et domine le paysage, qui est magique. C'est un des sites les plus curieux et les plus jolis que l'on puisse rencontrer. Devant soi la vallée du Guic et les hautes collines des anciennes landes, sur les côtés des bosquets et la belle forêt de Coat-an-Noz (...) . Derrière la vallée de Locquenvel on aperçoit Plougonver et La Chapelle-Neuve. Le paysage, avons-nous dit, est féérique et aussi curieux à visiter que toute la Bretagne (...) » écrit La Dépêche bretonne en 1894[17]. Louis Gallouédec décrit ainsi Loc-Envel en 1910 : « Cinq ou six maisons disposées sans ordre, aux murs en moellons de granit rejointés à la chaux, aux ouvertures relativement étroites et peu nombreuses ; une petite église entourée du cimetière. (...) La population vit dispersée dans la campagne[18].

    La commune a de nos jours totalement conservé son caractère rural traditionnel et son paysage de bocage avec un habitat dispersé en hameaux ; le bourg est de faible importance. « La spécificité de Loc-Envel est qu'il reste un village authentique. Typiquement breton », explique Virginie Doyen, la maire[19].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Loc-Envel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21] et hors attraction des villes[22],[23].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,8 %), forêts (26,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,3 %), prairies (4,6 %), terres arables (0,6 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Louguenmael et Louguemael vers 1330, Locquenmel au début du XIVe siècle, Locquemel en 1427 et en 1543, Locquenvel en 1477 et en 1516, Locquemel en 1543, Locquevel en 1574, Loquanvel en 1630[25].

    Loc-Envel vient de l’ancien breton lok lieu consacré ou sacré ») et de saint Envel[26] (ou Guenvel ou Gwenvel ou Winmaël), venu de Grande-Bretagne au VIe siècle. Saint Envel était jadis invoqué pour se protéger des loups[27]. Pendant des siècles les loups ont été très redoutés à Loc-Envel, situé en bordure d'une très grande forêt[28]. Selon une légende locale, saint Envel se serait réveillé d'une sieste au moment où un loup achevait de dévorer son âne ; par la grâce de Dieu, saint Envel aurait contraint le loup à se soumettre au joug pour remplacer l'âne ; depuis ce jour, on aurait plus vu de loup à Loc-Envel[29].

    Selon Bernard Tanguy son nom résulte d'une fausse coupe du toponyme Gwenvel[30].

    Histoire

    Préhistoire

    Deux dolmens renversés se trouvaient encore vers la fin du XIXe siècle près de la chapelle Saint-Sébastien. Il n'en reste plus aucune trace de nos jours[31].

    Moyen-Âge

    Loc-Envel serait une paroisse issue de celle de l'Armorique primitive de Plougonver et était le siège d'un prieuré Saint-Armel[32] dépendant de l'abbaye de Saint-Jacut, laquelle disposait d'un droit de haute justice sur les paroissiens[27].

    L'emplacement actuel de l'église a accueilli l'ermitage de l'abbé Envel au VIe siècle.
    Le bourg de Loc-Envel (concaténation de « lok », signifiant lieu saint et Envel, du nom de l'abbé) fait partie de la paroisse de Plougonver sous l'Ancien Régime.

    Temps modernes

    Carte de Cassini de Loc-Envel et de ses environs (1790).

    Un baron de Quelen (ramage de Poher) était seigneur de Loc-Envel en 1512[33].

    Des mines de zinc et d'argent, dont on trouve encore la trace dans la forêt de Coat-an-Noz, sont exploitées à partir de 1740.

    Révolution française

    Le cahier de doléances de Loc-Envel est approuvé lors de la réunion du général de la paroisse le  ; il reprend largement le contenu d'un cahier de doléances rédigé par 10 paroisses de Rennes. François Blanchard[Note 3] est élu pour représenter la paroisse à l'assemblée générale du tiers-état de la sénéchaussée[34].

    Le mouvement contre les domaines congéables, dont la suppression est demandée dans de nombreux cahiers de doléances, partit de « cette région forestière, encore aujourd'hui si difficile à atteindre, de Gurunhuel, Loc-Envel, Loguivy-Plougras, courbée plus que toute autre sous le joug des propriétaires nobles, dont l'absentéisme presque permanent permettait à l'intendant de gérer les biens à peu près à leur guise » écrit L. Dubreuil en 1909[35].

    XIXe siècle

    La commune de Loc-Envel naît en 1790 (détachée de celle de Plougonver), est supprimée et rattachée à celle de Belle-Isle-en-Terre en 1805 et est enfin rétablie en 1820.

    Loc-Envel compte 250 fondeurs, charbonniers et bûcherons en 1838 vivant pour la plupart dans des cabanes le long de la forêt de Coat-an-Noz ; de nombreux sabotiers vivaient aussi dans la commune[36]. En 1843, l'activité sidérurgique cesse, concurrencée par de nouveaux procédés, celui du coke notamment et la commune vit principalement de l’exploitation forestière jusqu'au début du XXe siècle.

    Église Saint-Envel de Loc-Envel ː plaque commémorative portant les noms des recteurs de Locquenvel.

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, décrivent ainsi Loc-Envel en 1843 :

    « Locquenvel, autrefois Loc-Envel ; commune formée d'une ancienne paroisse de l'évêché de Tréguier, qui nous semble omise par Ogée ; aujourd'hui succursale. (...). Principaux villages : Goerguin-Huellan, Run-Moan, Roz-Angoff, Lanvic, Coz-Milin. Superficie totale : 336 hectares 10 ares dont (...) terres labourables 112 ha, prés et pâturages 26 ha, bois 34 ha, vergers et jardins 5 ha, landes et incultes 143 ha (...). Moulins : 6 (de Locquenvel, ar-Illey, Bastion ; à eau). Géologie : roches amphiboliques ; gneiss dans le nord ; minerai de fer exploité par la forge de Coatannos [Coat-an-Noz]. On parle le breton[37]. »

    Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Locquenvel possède une école de garçons ayant 24 élèves, que le territoire de la commune est « accidenté avec pentes au nord et au sud, bien boisé et peu planté de pommiers ; fertile ; arrosé par les rivières le Gouic et le Scalon, et par les ruisseaux de Goascol et de Saint-Sébastien ; couvert en partie par la forêt de Coat-an-Noz » ; Locquenvel a possédé une chapelle Saint-Sébastien, qui était alors ruinée, qui dépendait du manoir de Lanvic, désormais converti en ferme[38].

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Bourg de Loc-Envel (début XXe siècle).
    Extrait de la lettre de démission envoyée par Ferdinand de Faucigny-Lucinge au préfet des Côtes-du-Nord en septembre 1902 (journal L'Ouest-Éclair du ).

    Le , le conseil municipal de Locquenvel demande la substitution du nom « Loc-Envel » à celui de « Locquenvel » (forme orthographique en usage depuis 1820), car c'est l'orthographe étymologique[39]. Le , le Conseil général des Côtes-du-Nord émet un avis favorable à cette demande[40] et une décision ministérielle autorise le changement de nom en août 1902[41].

    Léonce Levraud, député de la Seine, affirme le dans une intervention à la Chambre des députés qu'à Locquenvel « le territoire appartient à peu près en entier aux princes de Lusinge-Faucigny » et que lors des élections législatives de 1902 « l'électeur arrivait, prenant des mains des gardes particuliers (...), en permanence sur le terre-plein, un bulletin au nom de M. du Roscoat, puis montait un petit perron et le remettait au prince [le maire Ferdinand Faucigny-Lucinge], qui n'a pas quitté l'urne un instant, de sorte qu'en faisant ces quatre ou cinq mètres, il était impossible à l'électeur de changer son bulletin »[42].

    En 1902, « Mme la princesse Ferdinand de Lucinge-Lusigny, dont le mari a donné sa démission pour protester contre la laïcisation de l'école des filles (décidée le [43]) qu'il refuse de notifier aux Sœurs, va ouvrir une école libre où elle remplira les fonctions d'institutrice » écrit le journal La Croix[44] ; ceci « pour assurer aux enfants une instruction chrétienne » précise le journal Le Figaro[45].

    Le , l'inventaire des biens d'église ne put avoir lieu à Loc-Envel, l'église étant fermée[46].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Loc-Envel.

    Le monument aux morts de Loc-Envel porte les noms de 19 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux un (François Guichebaron) est mort en mer en 1915, victime du naufrage du cuirassé Bouvet  ; un autre (Yves Augel) est mort en Belgique en 1917 ; la, plupart des autres sont morts sur le sol français[47].

    L'Entre-deux-guerres

    François-Marie Cadec[Note 4], émigré aux États-Unis, légua par testament en date du 13 000 francs pour ériger une slèle pyramidale dans le cimetière, surmontée d'une statue de l'ange Gabriel, à la mémoire des morts pour la France. Sa volonté fut respectée[48].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Loc-Envel porte les noms de 9 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; toutes étaient des résistants FFI[49] : Lucien Augel[Note 5] et ses fils Lucien Augel[Note 6] et Robert Augel[Note 7] ont été fusillés le à Außenlager Husum-Schwesing (Allemagne) ; Yves Toudic[Note 8], lui aussi résistant FFI, également, ainsi qu'Yves Derriennic[50] ; Marcel Le Guillermic[Note 9], Paul Nogré[Note 10] et Maurice Peigné[Note 11], tous les trois aussi résistants, ont été fusillés le à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) ; Théophile Omnès est mort en déportation en Allemagne[47].

    L'Après Seconde Guerre mondiale

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mai 1945 octobre 1952
    (décès)
    Hubert Bréban[Note 23]   Commerçant
    décembre 1952 mai 1953 François Jézéquel[Note 24]   Ancien adjoint au maire
    mai 1953 mars 1965 François Le Morvan    
    mars 1965 1976 Gustave Le Morvan    
    1976 mars 1983 Marie-France Dudoret    
    mars 1983 mars 1989 Émile Dudoret    
    mars 1989 avril 2014 Jacques Le Gorju   Artisan retraité
    3e vice-président de la CC du Pays de Belle-Isle-en-Terre (2001 → 2008)
    avril 2014[52] en cours
    (au 23 mai 2020)
    Virginie Doyen[53] SE-DVD Conseillère en économie sociale et familiale
    Adjointe au maire (2008 → 2014)
    6e vice-présidente de la CC du Pays de Belle-Isle-en-Terre (2014 → 2016)
    Réélue pour le mandat 2020-2026[54]
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[56].

    En 2023, la commune comptait 75 habitants[Note 25], en évolution de +8,7 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    280271331312412411412471418
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    360393413447435392428372380
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    381417352317309272248215156
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    1461261041058173806870
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    7275-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Loc-Envel est la commune de Bretagne qui a perdu le plus d'habitants en valeur relative (- 83 %) entre 1851 et 1999 ; entre ces deux dates, la commune a perdu 345 habitants entre ces deux dates, passant de 418 à 73 habitants[59] C'est aussi en 2020, selon l'INSEE, une des communes ayant le plus fort pourcentage de logements vacants[60].

    La commune de Loc-Envel est en 2021 la moins peuplée du département des Côtes-d'Armor ainsi que de la région Bretagne[61].

    Lieux et monuments

    • L'église Saint-Envel (XVIe et XVIIIe siècles) est de style gothique flamboyant. Elle s'élève sur un tertre dominant la localité. À droite du clocher-porche, on peut voir les trois petites ouvertures en arc de cercle parmi lesquelles les lépreux pouvaient assister aux offices. À l'intérieur, se distinguent le jubé flamboyant et la riche ornementation de la voûte lambrissée.
    • Manoir de Lanvic : il date du XVIe siècle et était la propriété de la famille de Boëssière ; il possédait une chapelle dédiée à saint Sébastien, laquelle a disparu.

    Personnalités liées à la commune

    • Ferdinand de Faucigny-Lucinge.
    • Émile Dudoret né le à Loc-Envel, décédé en 1940, artiste sourd-muet, dessinateur, lithographe et aquarelliste[62].

    Dans la culture

    • Mathieu Sommet fait référence au village dans le troisième épisode pilote de OVNI[63].

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason à dessiner Blason
    Parti: au 1er d'argent au loup assis de sable en chef, au 2e de sinople à la paire de sabots d'or en pointe, rangés en bande et celui de senestre branchant sur l'autre; au bâton de prieur d'or brochant en barre sur le tout[64].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Soniou (chanson traditionnelle en breton)

    • Soniou Coat an Noz ha Coat an De ("Coat-an-Noz et Coat-an-De") recueilli par François-Marie Luzel en 1890.

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

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