Louis Bigot
homme politique français
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Louis Julien Henri Bigot ( - Saulges, † - Aron) était un industriel et un homme politique français du XIXe siècle, député de la Mayenne (1846-1849).
| Préfet de la Mayenne | |
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Augustin Claude Le Provost de Launay (d) Jean Romain Le Gentil (d) | |
| Conseiller général de la Mayenne | |
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| Député de la Mayenne | |
| - | |
| Maire d'Aron |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 77 ans) Aron |
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| Propriétaire de |
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Biographie
Il est maître de forges à Aron[1], et gendre de Vincent Caillard, entrepreneur des messageries. Il fait partie du conseil de son arrondissement sous Louis-Philippe, et devient député de la circonscription de Mayenne, élu de l'opposition[2], aux Élections législatives de 1846. Il vote pour l'Opposition dynastique jusqu'en . Il signe la demande de mise en accusation du ministère Guizot.
Alexandre Ledru-Rollin dépêche en Mayenne, sans doute avec l'influence de Louis Marie de Lahaye de Cormenin[3] des commissaires du peuple (préfet) avec des opinions politiques moins avancées que dans d'autres départements, et plus modérés[4]. Ce sont donc pour Michel Denis des républicains forts sages qui sont nommés dans les postes de sous-commissaires (puis sous-préfet)[4]. C'est ainsi qu'après la révolution de 1848, Louis Bigot est commissaire de la République dans la Mayenne. Pour Michel Denis, c'est le type même du républicain du lendemain, un des commissaires les plus modérés pour l'un des départements les moins républicains[4].
Il prend place au comité des Travaux Publics et siège avec la droite modérée lors de l'Assemblée constituante de 1848, à la suite de son élection aux Élections législatives de 1848[5], et sanctionne l'ensemble de la Constitution républicaine. Il est remplacé comme préfet par Jean Romain Le Gentil.
Après l'Élection présidentielle française de 1848, il soutient le gouvernement de Louis-Napoléon Bonaparte, appuie la proposition Rateau soutient la proposition Rateau qui renvoyait la Constituante. et soutient l'expédition de Rome.
Réélu le septième aux Élections législatives de 1849, membre de l'Assemblée législative de 1848 à 1851, il se sépare de la majorité conservatrice à l'approche du Coup d'État du 2 décembre 1851, sans se prononcer pour aucun des partis, et rentre dans la vie privée, et l'industrie.
Candidat d'opposition lors des Élections législatives de 1852, il perd contre Théodore Mercier, Candidat officiel.
Il eut un parent, dont le nom est resté dans les annales de la littérature, Eugène Sue, et qui sera député comme lui, à l'Assemblée constituante de 1848 et à l'Assemblée législative de 1848 à 1851. Eugène Sue est le beau-frère de Marc Caillard, époux de Victorine Sue, sœur de l’écrivain et fils de Vincent Caillard.