Raphaël Collin

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Raphaël Collin, né le à Paris 2e et mort le à Brionne[1], est un peintre et illustrateur français.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
BrionneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Joseph Raphaël CollinVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Raphaël Collin
Portrait photographique par Eugène Pirou.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
BrionneVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Louis Joseph Raphaël CollinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Nicolas-Pierre Collin (1820-1900)
Mère
Catherine De Mouzon (1820-1907)
Fratrie
Blanche Collin (1954-1917)
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Mouvements
Maîtres
Élève
Genre artistique
Influencé par
Distinction

Chevalier de la Légion d’Honneur. Officier de la Légion d’Honneur. Membre du jury et hors concours au Salon de la Société des artistes français et à l’Exposition universelle. Membre du Conseil Supérieur des Beaux-Arts. Membre de l’Institut. Chef d’atelier à l’École des Beaux-Arts. Directeur de l’Enseignement du dessin. Président des artistes de la Seine.

Officier de l’Ordre du Soleil Levant du Japon.
Œuvres principales
Floréal (d), Innocentia (d), Madame Jean-Georges Müntz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Raphaël Collin
Signature dans l’Album Mariani.
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Proche du symbolisme et du naturalisme, son style est qualifié d’« académisme pleinairiste[2]. »

Biographie

Louis-Joseph-Raphaël est le fils de Nicolas-Pierre Collin (1820-1900), conservateur d'une des bibliothèques municipales de Paris[2], et peintre amateur qui expose au Salon de 1865 à 1870, et de Catherine de Mouzon (1820-1907). Raphaël a également une sœur cadette, Anne-Marie-Blanche, plus couramment Blanche Collin, qui naît quatre ans plus tard[3].

Il commence ses études au lycée Saint-Louis à Paris, pour y suivre notamment des cours de grec et de latin, mais pour des raisons qui sont encore inconnues, il retourne dans la région natale de ses parents, en Lorraine, pour intégrer le collège de Verdun. Au cours de sa scolarité, il fait notamment la connaissance de Jules Bastien-Lepage[4], avec qui il se lie d'amitié[5] ; les deux amis sont inscrits dans la classe de dessin du professeur Fouquet. Les cours de dessin lui permettent, en 1868[6], d'intégrer l'atelier de William Bouguereau. Il est par la suite reçu à l'École des beaux-arts de Paris et intègre l'atelier d'Alexandre Cabanel[7], il y fait la rencontre de nombreux artistes qui connaîtront la célébrité, comme Fernand Cormon, Carolus-Duran, Aimé Morot, Henri Gervex et Benjamin-Constant ; il retrouve également son ami, Bastien-Lepage[8].

Raphaël Collin est un élève exemplaire. Son assiduité et la qualité de ses travaux lui permettent de poser sa candidature pour le « concours de médaille », qui consiste à réaliser des études d'après modèles vivants. Le "concours de médaille" est un passage obligé pour toute personne qui souhaite concourir au Prix de Rome. Entre 1869 et 1871, Collin participe à ce concours à trois reprises, il obtient une troisième médaille en 1869, une deuxième médaille en 1870 et une seconde deuxième médaille en 1871[8]. Malgré ses trois tentatives, cela reste insuffisant pour concourir au Prix de Rome.

Mais ce dernier échec n’entrave aucunement ses ambitions et sa carrière de peintre : il reçoit, la même année (en 1871), une prestigieuse commande d'une copie de la Sainte-Famille de Bonifazio, pour la somme de 800 francs, qui est envoyée à l'église de Saint-Vincent de Tyrosse[9].

Peintre de genre, de nu, de portrait, de composition décorative, Collin réalise des illustrations. Il expose à partir de 1873 au Salon, où on lui décerne plusieurs prix. En 1880, il achète une propriété à Fontenay-aux-Roses, ruelle des Marinières, dans le jardin de laquelle il fait poser ses modèles. Puis il s'installe rue des Châtaigniers (d), à hauteur de l'immeuble de « La Résidence du peintre », y cultivant orchidées, lys, pivoines et de nombreuses plantes d'origine japonaise.

De 1872 à 1889, il collabore avec Théodore Deck à la réalisation de faïences décoratives. Il est également grand collectionneur de terres cuites antiques, de grès et poteries du Japon. La constitution de cette collection de céramiques en provenance d'Extrême-Orient (Chine, Corée et Japon) commence très certainement depuis sa rencontre avec le marchand d'art Hayashi Tadamasa en 1884[10]. L'historien Atsushi Miura note qu'il n'est pas impossible que l'artiste découvre les œuvres et céramiques japonaises avant cette date, notamment au sein de l'atelier de Théodore Deck, puis au cours de l'Exposition Universelle de 1878, au sein de la section japonaise[11].

Parmi ses peintures décoratives, on remarque le plafond pour le petit foyer du théâtre de l'Odéon[a], et un plafond en rotonde pour l'Opéra-Comique à Paris.

Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1909, à la section peinture, au fauteuil d'Ernest Hébert[12]. En 1911, il est nommé professeur chef d'atelier à l'École des beaux-arts de Paris en remplacement de Luc-Olivier Merson, y comptant Florimond Météreau et Germain Raingo-Pelouse parmi ses élèves les plus connus.[réf. souhaitée].

Raphaël Collin meurt le à Brionne. Ses obsèques furent célébrées le à Paris et il est inhumé dans le cimetière de Fontenay-aux-Roses avec ses parents et sa sœur Blanche. Sa tombe est ornée d'une statue.

Blanche Collin meurt l'année suivante, en 1917. Avant son décès, elle désigne Maurice-Sébastien Laurent, ancien élève de son frère Raphaël, comme le légataire universel[13] de la famille Collin.

Sa collection de céramiques japonaises pour la cérémonie du thé a été acquise en 1917 par le musée des Beaux-Arts de Lyon.

Œuvres

Œuvres dans les collections publiques

France
Japon
Suède

Faïences

Illustrations

Salons

Remarque : L'année d'exposition au Salon ne signifie pas nécessairement qu'il s'agit également de son année de création.

Ex : L'œuvre Jeune fille, exposée au Salon de 1895 (nº 459) porte la signature et la date : "R. COLLIN. 1894"[14].

  • 1873 : Sommeil (seconde médaille)
  • 1874 : Vénitienne
  • 1874 : Jeune fille de Bâle (XVIe siècle)
  • 1875 : Idylle
  • 1877 : Daphnis et Chloé.
  • 1877 : Portrait de Mlle S…
  • 1878 : Portrait de M. C… (Portrait de son père Monsieur Nicolas-Pierre Collin)
  • 1878 : Portrait de M. G…
  • 1879 : Portrait de M. S. H… (Portrait de Monsieur Simon Hayem)
  • 1879 : Portrait de Mme M… (Portrait de Mme Jean-Georges Müntz)
  • 1880 : La Musique (panneau décoratif pour le foyer du théâtre de Belfort)
  • 1880 : Portrait de Mlle… (Portrait de Mademoiselle Blanche Collin, sa soeur)
  • 1881 : La Danse (panneau décoratif pour le foyer du théâtre de Belfort)
  • 1881 : Portrait de M. G…
  • 1882 : Idylle
  • 1882 : Portrait de Mademoiselle Salla, de l'Académie Nationale de musique
  • 1883 : Portrait de Mlle B…
  • 1883 : Portrait de mon ami B…
  • 1884 : L'Été.
  • 1884 : Portrait de M. Ch. Hérisson, Ministre du commerce
  • 1885 : Portrait de la jeune Elise G…
  • 1886 : Floréal
  • 1886 : Portraits de Georges et Suzanne
  • 1887 : Chrysanthèmes
  • 1887 : Portrait de Mme P…
  • 1888 : Fin d'été (panneau décoratif pour la salle à manger du recteur de la Sorbonne)
  • 1889 : Jeunesse
  • 1889 : Le Matin
  • 1890 : Adolescence
  • 1890 : Portrait de Mademoiselle R… (Portrait de Mademoiselle Rossolin)
  • 1891 : Décor de plafond destiné au foyer du théâtre de l'Odéon
  • 1891 : Portrait de Madame J. D… (Portrait de Madame Dreyfus)
  • 1892 : Au bord de la mer
  • 1892 : Portrait de Madame…
  • 1893 : Printemps
  • 1893 : La Poésie (Panneau décoratif)
  • 1893 : Sommeil
  • 1894 : Éveil
  • 1894 : Primerose
  • 1895 : A la croisée
  • 1895 : Jeune fille
  • 1895 : Plafond
  • 1896 : Anémone des bois
  • 1896 : Coin de Jardin
  • 1896 : Idylle
  • 1897 : Biblis
  • 1897 : Intimité
  • 1898 : En été
  • 1898 : Les harmonies de la nature inspirent le compositeur
  • 1899 : À la campagne
  • 1902 : Féline
  • 1902 : Solitude
  • 1903 : Contemplation
  • 1903 : Quiétude
  • 1904 : Portrait de Maurice G…
  • 1904 : Silence
  • 1905 : Évocation païenne
  • 1907 : Le Bain (illustr. pour Les Chansons de Bilitis)
  • 1907 : Les Noces (illustr. pour Les Chansons de Bilitis)
  • 1907 : Portrait de M. Pierre Meyer
  • 1908 : Fragment du plafond destiné à la salle des Fêtes de la préfecture de la Haute-Vienne
  • 1908 : La danseuse aux crotales (illustr. pour Les Chansons de Bilitis)
  • 1908 : Volupté (illustr. pour Les Chansons de Bilitis)
  • 1913 : Nonchalance

Expositions

Galerie

Distinctions

Pour consulter l'ensemble des documents relatifs à ses décorations, nous invitons les lecteurs à consulter la base de données Léonore des Archives Nationales : Archives Nationales. LH//569/97. Notice nº  L0569097[15]

Élèves

Notes et références

Bibliographie

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