Louis-Jérôme Gohier

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Gohier, plus exactement Louis-Jérôme Gohier (né à Semblançay, en Indre-et-Loire, le , et mort à Eaubonne, dans le Val-d'Oise, le ), est un député français, qui est Directeur et président du Directoire lors du coup d'État du 18 brumaire.

Faits en bref Fonctions, Député de la Législative ...
Louis Gohier
Illustration.
Portrait de Louis-Jérôme Gohier,
peint par Jacques-Augustin-Catherine Pajou, Paris, musée Carnavalet, 1802.
Fonctions
Député de la Législative

(11 mois et 19 jours)
Consul de France à Amsterdam

(11 ans)
Directeur de la République

(2 mois et 23 jours)
Avec Directeurs :
Sieyès, Barras, La Révellière-Lépeaux, Merlin de Douai

puis Sieyès, Barras, Roger Ducos, Moulin
Ministre de la Justice

(1 an et 1 mois)
Gouvernement Gouvernement du Directoire
Prédécesseur Dominique Joseph Garat
Successeur Philippe-Antoine Merlin de Douai
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Semblançay
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Eaubonne

Signature de Louis Gohier
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Biographie

Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Fils d'un notaire royal, Louis-Jérôme Gohier devient avocat au parlement de Bretagne en 1784.

La France devient une monarchie constitutionnelle à la promulgation de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Louis-Jérôme Gohier est élu député du département d'Ille-et-Vilaine, le troisième sur dix, à l'Assemblée nationale législative[1]. En août 1792, il vote contre la mise en accusation du marquis de La Fayette[2].

Secrétaire général du ministre de la Justice en octobre 1792, il remplace Garat à la tête de ce ministère le , ceci jusqu'au , il y fit preuve d'un grand zèle. Président des Tribunaux Civils puis Criminels, du département de la Seine, il entre au Tribunal de cassation sous le Directoire. Le , il remplace Treilhard comme Directeur. Quatre mois et demi plus tard, président du Directoire, lors du 18 brumaire, qu'il n'a su ni prévoir ni empêcher, il refuse de démissionner et sera mis en garde à vue avec Moulin, son collègue directeur. Estimé par Bonaparte (celui-ci le décrit dans ses Mémoires comme « intègre et franc »), il accepte de lui le titre de Consul de France à Amsterdam ; mais en 1810, il refuse la même situation qui lui est proposée aux États-Unis d'Amérique. À partir de cette date, il vivra retiré des affaires publiques.

Il a laissé sur le tard, dans sa vieillesse, des Mémoires, des pièces de théâtre, quelques pièces de vers gauches et laborieuses (vers qualifiés de « fort mauvais » par les contemporains[3]).

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (10e division)[4],[5].

Sa fille unique, Louise Jeanne Madeleine Gohier (née le - Rennes), descendante, par sa mère, du célèbre ministre protestant Pierre Dumoulin, épouse le aux Pays-Bas, le général Merlin, union sans postérité. Dans son testament (1825)[6], Gohier fait de la jeune artiste-peintre Maria Mélanie d'Hervilly (Mélanie Hahnemann) non seulement une de ses légataires, mais il la prie d'unir son nom au sien, lui qui, à 80 ans, aurait voulu l'épouser. Mademoiselle d'Hervilly, adoptée et formée par le peintre Guillaume Guillon-Lethière, ne pourra toutefois s'afficher longtemps sous le nom d'Hervilly-Gohier car la famille Merlin contestera le testament en cour, la privant de tous les avantages souhaités par Gohier pour elle. Elle épousera ensuite (1835) Samuel Hahnemann, le fondateur de l'homéopathie.

Iconographie

Le Musée Carnavalet à Paris conserve son portrait peint par Jacques-Augustin-Catherine Pajou en 180(2) ou 180(5).

Une médaille à son effigie a été exécutée par Émile Rogat en 1831. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 279).

Citation

  • « Les esclaves n’ont point d’état civil. L’homme libre seul a une cité, une patrie : lui seul naît, vit et meurt en citoyen. Tous les actes relatifs à sa naissance, à son mariage et à son décès doivent donc annoncer ce grand caractère. » [7]

Notes et références

Voir aussi

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