Louis Lacour
bibliothécaire et archiviste français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Louis Lacour, né le à Nantes et mort le à Montpellier, est un bibliothécaire et historien français.
| Directeur Archives départementales de l'Hérault | |
|---|---|
| - | |
| Bibliothécaire Bibliothèque Sainte-Geneviève | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Louis Lacour |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Biographie
Louis Lacour a obtenu son diplôme d'archiviste paléographe à l’École des chartes, en 1854[1]. Il est pendant douze ans bibliothécaire à Sainte-Geneviève, puis il est nommé archiviste de l’Hérault en 1872. Sa passion pour les autographes de Molière et son suicide en 1891 lui ont valu d'inspirer le personnage principal d'un roman policier écrit par Jeanne Galzy en 1956 : le Parfum de l'œillet[2].
Il est autorisé le 31 juillet 1871, par jugement du tribunal civil de Nantes, à substituer à son nom celui de Louis de La Cour de La Pijardière - nom (plus ou moins) porté par ses ancêtres avant la Révolution.
Il a notamment publié et annoté des textes de Bonaventure Des Périers, Brantôme (en collaboration avec Prosper Mérimée), Jean de La Bruyère, François de La Rochefoucauld, Armand de Gontaut, duc de Lauzun, Louis-Sébastien Mercier, Molière, Montesquieu, Jean Passerat, François Rabelais, Jean-François Regnard, Mathurin Régnier, parmi lesquels beaucoup d'inédits[3]. Il a aussi édité deux farces attribués par erreur à Marguerite d'Angoulême[4], provenant en réalité d'une traduction par Clément Marot de pièces d'Érasme[5],[6].
On lui doit par ailleurs des mémoires sur les Garçons de café de Paris, sur le Parc-aux-cerfs du roi Louis XV, sur la Question des femmes à l'Académie (1865, prise de position en faveur de leur réception), sur la Découverte d'un autographe de Molière dans les archives de l'Hérault et sur beaucoup d'autres sujets. Il a créé également une revue historique mensuelle, Les Chroniques du Languedoc[3].