Louis Lafferre

homme politique français et président du Grand Orient de France From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Lafferre (Antonin Baptiste), né le à Pau et mort le à Paris est un homme politique français et président du Grand Orient de France durant l'affaire des fiches, au début du XXe siècle.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Lafferre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Sénateur de la Troisième République, 1920-1924 ...
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Biographie

Louis Lafferre est professeur de rhétorique à Narbonne au début de sa carrière. Il mène par la suite une carrière politique importante, conseiller municipal de sa ville, puis président du Parti radical socialiste[1]. Il est élu cinq fois comme député pour la ville de Béziers de 1898 à 1919. Il devient à la suite de cette carrière de député, sénateur de l’Hérault de 1920 à 1924. Il est ministre du Travail et de la Prévoyance sociale dans le gouvernement Briand II en 1910-1911 et ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts de 1917 à 1919 au sein du gouvernement Clemenceau[2].

Louis Lafferre est initié en 1889 au sein de la loge « L'indépendante » de Narbonne, il prend la direction de sa loge et la représente au convent du Grand Orient de France. Il reçoit le 33e degré du Rite écossais ancien et accepté et devient membre actif du Grand Collège des Rites écossais à compter de 1907. Il est élu par deux fois comme grand maître du Grand Orient de 1903 à 1905 et de 1907 à 1909. En charge durant l'affaire des fiches à laquelle il semble n'y avoir aucune part[3], il défend avec conviction, en tant que républicain et opposant à la montée du cléricalisme, les positions de l'obédience maçonnique devant le Parlement en rejetant les accusations de Jean Guyot de Villeneuve[2]. Il fait de même devant le convent du Grand Orient en 1905 qui lui donne quitus de sa gestion. Après 1909, il ne joue plus de rôle important au sein de l'ordre, mais continue de fréquenter les loges maçonniques[3].

Veuf de Pauline Françoise Didas, décédée le , il épouse Claudine Marie Calvayrac le , à Paris[4],[5].

Il meurt à Paris en son domicile, 78 avenue du Bois de Boulogne dans le 16e arrondissement de Paris en 1929[2] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (92e division)[6].

Notes et références

Annexes

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