Louis Le Poittevin

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis-Paul Le Poittevin né le à La Neuville-Chant-d'Oisel, où il est mort le , est un peintre français.

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Louis Le Poittevin
Biographie
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Œuvres principales
Les Patenostres du seigneur de Gurzon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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On lui doit des paysages normands ou orientalistes. Il expose au Salon des artistes français de 1877 à 1907[1].

Il ne doit pas être confondu avec son homonyme, sans lien de parenté, Eugène Lepoittevin, peintre et caricaturiste.

Biographie

Louis-Paul Le Poittevin est le fils d'Alfred Le Poittevin, poète, avocat au barreau de Rouen, grand ami de Gustave Flaubert, et de Louise de Maupassant. Il est le cousin de l'écrivain Guy de Maupassant dont il est le confident et ami et avec lequel il entretient une correspondance [2]. En 1869, Louis Le Poittevin épouse Lucie Ernoult et s'installe à la Neuville-Chant-d'Oisel. Le , il épouse en secondes noces Félicité Hédé à Éréac[3].

Maupassant lui dédie une nouvelle parue en 1883 intitulée L'Âne.

Il est un élève de Gustave Morin, de Philippe Zacharie, de William Bouguereau et de Tony Robert-Fleury[4],[5].

Peintre célébré de son vivant, d'un talent « robuste et délicat, consciencieux et sincère », dont les œuvres « nostalgiques » et « mélancoliques », donnent « la sensation d'un immense regret secouant ses ailes de lumière et d'ombre au front d'une immense douleur » selon Léon Roger-Milès, sont achetés au Salon et trouvent leur place dans les musées du Havre, de Rouen (Le Lever de lune acquis en 1889, La Montée de Bénouville acquis 1886), ou de Fécamp. Il vend régulièrement sa peinture en salle des ventes, faite de paysages dont de nombreuses vues d'Étretat (Le Petit Val, Sète, musée Paul-Valéry), et du pays de Caux (Paysage normand, Fécamp, musée des Pêcheries) ; son art est alors décrit comme « allant au-delà de l'impression,[…] par la recherche du vrai et beau[réf. nécessaire]. »

Après avoir perdu l'usage de sa main, longuement malade et affaibli, il meurt en 1909. Son atelier passe en salle des ventes la même année[6].

Son œuvre la plus célèbre, Les Toiles d'araignées[7], une huile sur toile de 190 × 265 cm de 1890, représente un paysage agricole d'hiver où le givre et la neige forment des fils de soie enchevêtrés au hasard sur des buissons, évoquant toujours pour Roger-Milès « les cheveux blancs où l'on cherche le souvenir des baisers ». La toile fut exposée au Salon de 1890 et acquise par le musée des Beaux-Arts de Reims, elle était considérée par Roger-Milès comme une symphonie plaintive où le peintre « y avait mis avec sa couleur juste, avec son art distingué, ce que Guy de Maupassant, dans ses pages immortelles, y aurait mis de pensée et de génie[8] ! » Ainsi, Louis Le Poittevin peint « une palpitation qui derrière le théâtre de la réalité ouvre l'espace infini de l'idéal. »

Collections publiques

Le Printemps (avant 1892), musée d'Art et d'Histoire de Saint-Brieuc.

Notes et références

Annexes

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