Louis Mie
personnalité politique française
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Jean, Baptiste, Louis, Philippe Mie plus connu sous le nom de Louis Mie, né le à Tulle et mort le à Paris, est un homme politique français.
| Louis Mie | |
Adolphe Rivet, Portrait de Louis Mie, Périgueux, cimetière du Nord. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (6 mois et 20 jours) |
|
| Élection | 11 avril 1877 |
| Réélection | 14 octobre 1877 |
| Circonscription | Gironde |
| Législature | Ire et IIe (Troisième République) |
| Groupe politique | Extrême-gauche |
| Prédécesseur | Pierre Sansas |
| Successeur | Armand Caduc |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean, Baptiste, Louis, Philippe Mie |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tulle |
| Date de décès | (à 46 ans) |
| Lieu de décès | 8e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Périgueux |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Extrême gauche |
| Profession | Avocat |
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Biographie
Jean, Baptiste, Louis, Philippe naît à Tulle le [1] de père et de mère inconnus[2]. Il porte le nom de famille de Justin Mie, polytechnicien, capitaine à la manufacture d'armes de Tulle[3], compagnon de sa mère adoptive, Marie Marguerite Philippine Chirat[2]. Son père est un ardent républicain, membre pendant la Restauration de la Société des droits de l'Homme. Son oncle, Louis Augustin Mie, dit Auguste Mie, est un avocat à Périgueux comme l'était son père, Jacques Mie.
Il est élève au collège de Périgueux en 1847, puis de celui d'Angoulême en 1848. Il étudie le droit à Poitiers[1]. Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, il prend un fusil de chasse et se rend sur la place du Triangle[4], à Périgueux, où s'est réunie une foule. Il se trouve face à un régiment d'infanterie placé là par le préfet Calvimont.
Il devient avocat, inscrit au tableau de l'ordre des avocats près le tribunal de Périgueux le [1]. Le , il se marie avec Anne Gragg Gallagher, une orpheline anglaise de 19 ans retirée chez sa tante, à Périgueux, née à Calcutta où son père a été un riche négociant.
Il est élu conseiller municipal de cette ville en 1855, mais il est suspendu par le préfet quinze jours plus tard[2]. Il est de nouveau élu à cette fonction en 1867. Avec Victor Hugo, il visite les proscrits en Belgique. En 1869, il participe au Congrès de la paix et de la liberté, à Lausanne[5].
Il fonde le journal La République de la Dordogne en 1870[1]. En 1870-1871, lors du procès de l'affaire de Hautefaye, il défend l'un des principaux accusés[1]. De 1871 à 1877, il est conseiller général[2] du canton de Périgueux.
En 1875, il quitte la Dordogne[2]. En , installé à Bordeaux, il se présente à la députation et est battu aux élections législatives dans la deuxième circonscription de la Gironde. En , après le décès de Pierre Sansas, il réitère sa candidature et est élu à la Chambre des députés où il siège à l'extrême-gauche[1]. Il fait partie des 363 députés qui refusent la confiance au gouvernement de Broglie, le [1]. Il est réélu de façon écrasante le de la même année. Quelques jours après, le , il meurt à son domicile du boulevard de Courcelles dans le 8e arrondissement de Paris[6] des suites d'une maladie de poitrine[1]. En , ses cendres sont rapatriées à Périgueux, au cimetière du Nord[2].
Famille
Il est le frère de Mie d'Aghonne (1823-1897), écrivaine, elle aussi née de père et de mère inconnus[2].
Hommages
En région Nouvelle-Aquitaine, plusieurs voies portent le nom de « rue Louis-Mie » : à Bordeaux[7] (depuis 1901[8]), Brive-la-Gaillarde[9], Périgueux[10] (depuis 1881[11]), Sarlat-la-Canéda[12] et Tulle[13].
Un roman a été écrit sur Louis Mie et l'affaire de Hautefaye[14].
Ouvrages
- La franc-maçonnerie et l'évêque de Périgueux, 1869.
- Le soldat sait mourir ! Le peuple sait payer ! À qui le profit ?, 1869 (lire en ligne).
- Appel aux électeurs de Périgueux au sujet du plébiscite de 1870, 1870 (lire en ligne).
- La République par la loi, 1870 (lire en ligne).
- Tu ne défendras plus !, 1875 (lire en ligne).
- La mort de Millière. Déposition pour l'histoire, 1876 (lire en ligne).