Lucie Castets

haute fonctionnaire et militante politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Lucie Castets (prononcé [kas.te][1],[2]), née le à Caen (Calvados), est une haute fonctionnaire, militante associative et femme politique française.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (39 ans)
CaenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Lycée Charles-de-Gaulle de Caen (d) (jusqu'en )
Institut d'études politiques de Paris (master) (-)
Université Fudan ()
London School of Economics (-)
École nationale d'administration (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Directrice financière Ville de Paris, octobre 2023 - octobre 2024 ...
Lucie Castets
Lucie Castets le 31 juillet 2024.
Fonction
Directrice financière
Ville de Paris
-
Biographie
Naissance
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Nationalité
Domicile
Formation
Lycée Charles-de-Gaulle de Caen (d) (jusqu'en )
Institut d'études politiques de Paris (master) (-)
Université Fudan ()
London School of Economics (-)
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Activités
Fratrie
Autres informations
A travaillé pour
Université Paris-Dauphine ( - )
Ville de Paris ( - )
Groupe d'action financière (depuis )
Tracfin ( - )
Institut d'études politiques de Paris ( - )
Direction générale du Trésor ( - )
Consulat général de France à Shanghai (-)
Bureau central de tarificationVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine
Parti politique
Membre de
Prononciation
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Après des études à Sciences Po et à l'ENA, elle est nommée à plusieurs postes au sein de l'administration française, d'abord à la direction générale du Trésor puis au service de renseignement Tracfin. Elle est ensuite conseillère aux finances et au budget de la maire de Paris et directrice des finances et des achats de la Ville.

En 2021, elle participe à la fondation du collectif Nos services publics, consacré à la lutte contre les coupes budgétaires et le « caractère gestionnaire » de l'État avec les services publics et dont elle est l'une des porte-paroles jusqu'en 2024.

À la suite des élections législatives anticipées de juin-juillet 2024, sa nomination au poste de Premier ministre est proposée par la coalition de gauche du Nouveau Front populaire, qui revendique avoir remporté les élections. Ce choix n'est pas retenu par le président de la République Emmanuel Macron, qui nomme Michel Barnier, soutenu par le socle commun.

En , elle est désignée tête de liste de « la gauche hors LFI » à la mairie du 12e arrondissement de Paris dans le cadre des élections municipales.

Biographie

Famille et formation

Lucie Castets naît le à Caen[3] et y vit jusqu'à ses 18 ans. Son père est psychiatre et sa mère psychothérapeute[4],[5]. Elle est la sœur de Simon Castets, conservateur de musée et commissaire d'exposition[6].

Au terme d'une scolarité effectuée d’abord au groupe scolaire Fernand-Léger, à l'institution Saint-Pierre et au lycée Charles-de-Gaulle de Caen[7], elle suit un cursus de droit public et d'économie politique à Sciences Po Paris[8],[9], à la London School of Economics de Londres et à l'École nationale d'administration[4], de laquelle elle sort vingtième de la promotion Jean-Zay (2013)[10]. Elle y exprime des convictions féministes[11] et propose vainement le nom de Simone de Beauvoir pour baptiser sa promotion[12].

Elle suit des cours de mandarin pendant ses années estudiantines à l'université Fudan à Shanghai durant un stage intensif en 2006[8],[13] puis, l'année suivante, est collaboratrice auprès de l'attaché culturel au consulat général de France à Shanghai, de 2007 à 2008[13],[14].

Carrière professionnelle

Ministère de l’Économie et des Finances

À sa sortie de l'ENA en 2013, après avoir effectué ses stages obligatoires au sein de la préfecture de Tarn-et-Garonne[15] et à la représentation permanente de la France auprès des Nations unies à New York, elle travaille à la direction générale du Trésor à Bercy[9],[16] puis est nommée en commissaire du gouvernement auprès du bureau central de tarification[17].

La même année, elle aurait décliné la proposition d'intégrer le cabinet ministériel du ministre de l'Économie Arnaud Montebourg[12], et aurait également refusé d'intégrer le cabinet du ministère de l'Économie, en 2016, auprès de Michel Sapin, ce que ne confirment pas les deux ministres socialistes et leurs directeurs de cabinet[6],[12].

Entre 2018 et 2020[18], ou 2019[6], elle dirige une section de Tracfin, le service de renseignement chargé de la lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme[16]. Comme membre de Tracfin elle intervient dans les réunions du Gafi[19].

En octobre 2025, elle effectue son retour au ministère de l’Économie où elle a une mission temporaire auprès du médiateur des entreprises[20].

Mairie de Paris

En , elle intègre le cabinet d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris en tant que conseillère économique[21]. En , elle est détachée dans l'emploi de directrice de la Ville de Paris et nommée directrice des finances et des achats à compter du [22],[23],[24].

Autres activités

En 2010-2011, elle est consultante à la Banque mondiale sur les sujets relatifs à la lutte contre la criminalité financière [25].

Elle enseigne l'économie à l'Institut d'études politiques de Paris entre 2014 et 2017[3], dans la classe de préparation aux concours administratifs notamment. Le , elle est nommée, par décret, professeure des universités associée à mi-temps, pour trois ans, à l'université Paris Dauphine-PSL, où elle est coresponsable de la préparation aux concours administratifs[26].

Elle anime, depuis le , pour Le Nouvel Obs, le podcast On n'a pas tout essayé avec Saïd Benmouffok, professeur de philosophie spécialisé dans les questions d’éducation, conseiller d'Anne Hidalgo et Béligh Nabli, professeur de droit public et essayiste[27].

Elle publie son premier essai en mai 2025 Où sont passés nos milliards consacré aux services publics en France, à leur financement et aux perspectives de leur redressement dans un contexte où la transition écologique constitue un enjeu majeur[28],[29],[30].

Vie privée

Elle est mariée à une femme, écrivaine et scénariste, avec qui elle a deux fils[6],[31],[32]. Elle se définit comme bisexuelle[33].

Elle pratique le tennis durant une dizaine d'années, ainsi que le handball et le taekwondo[31].

Parcours politique et militant

Premiers engagements

Lucie Castets se présente, en 2024, comme « une femme de gauche, avec de fortes convictions féministes et écologistes » mais dit n'appartenir à aucun courant spécifique et, donc, se situer « au barycentre du Nouveau Front populaire »[34]. Auparavant, elle a été adhérente au Parti socialiste (PS) entre 2008 et 2011[35], où elle est proche du courant de Martine Aubry et défend l'union de la gauche[4], le mariage pour tous et l'égalité hommes-femmes[36].

Elle contribue à certains travaux du think tank « Point d'ancrage », revendiqué « social-réformiste »[36],[37].

Au premier tour des élections régionales de 2015 en Normandie, elle figure en quatorzième position sur la liste du PS dans la section départementale du Calvados, liste conduite, au niveau régional, par Nicolas Mayer-Rossignol, actuel maire de Rouen[16],[38],[39],[40]. Au second tour, alors que Nicolas Mayer-Rossignol fusionne sa liste avec celles de Sébastien Jumel (Front de gauche) et de Yanic Soubien (Europe Écologie Les Verts), elle n’apparaît pas sur la liste définitive[41] ; puis elle quitte le PS, en désaccord avec l'orientation politique du quinquennat de François Hollande[42].

En 2020, elle est membre du bureau de l'Observatoire national de l'extrême droite, aux côtés, notamment, de Thomas Portes et Caroline Fiat (LFI), ainsi que de Marine Tondelier (Les Écologistes)[16]. En 2021, dans Libération, elle signe, en tant que représentante du collectif et avec Saïd Benmouffok[43], membre, comme elle du cabinet d'Anne Hidalgo, une tribune intitulée « L'universalisme en actes peut rassembler la gauche ». Celle-ci plaide pour « une nouvelle offre politique fondée sur un terreau idéologique commun », arguant que « l'union n'est pas un choix, mais une nécessité » à gauche[37].

Elle participe à la campagne électorale d'Anne Hidalgo (PS)  dont elle est membre du cabinet à la mairie de Paris  pour l'élection présidentielle de 2022[4].

Collectif de défense des services publics

Entre-temps, elle fonde, avec des amis, en , le collectif « Nos services publics » puis, en l'association Nos services publics, dont elle devient l'une des trois porte-paroles[44],[45]. Ce collectif entend être « la parole de l'intérieur », afin de « mettre en lumière les dysfonctionnements et faire des propositions » pour améliorer le service public[45], lutter contre les coupes budgétaires et le caractère gestionnaire de l'administration publique en France[46]. Elle est rendue visible dans C ce soir, sur France 5, en 2022, lorsqu'elle interpelle le ministre de la Fonction publique, Stanislas Guerini, en pleine affaire McKinsey[37]. Elle y critique l'usage grandissant des cabinets de conseil et le coût associé, face à ce qu'elle décrit comme une réduction du nombre de fonctionnaires aptes à réaliser ces mêmes tâches pour un coût moindre[45]. Elle publie dans la revue Alternatives économiques[47],[48],[49]. Elle plaide, en 2024, pour des services publics forts et leur renforcement afin de lutter contre le Rassemblement national (RN), déclarant que « le délitement des services publics a fait partie de ce qui a nourri les votes pour le RN »[36].

En 2023, elle s'engage contre la réforme des retraites à 64 ans[11],[36],[42]. En , elle est active au Festival des idées, qui réunit plusieurs responsables des partis de gauche et se fait alors remarquer par ses interventions[4],[12]. Elle se rapproche de Clémentine Autain, alors frondeuse insoumise[21].

Candidate au poste de Premier ministre

Désignation, réaction d'Emmanuel Macron et réponse de Lucie Castets

À la suite des élections législatives anticipées de 2024 et d'intenses discussions internes au Nouveau Front populaire (NFP), le Parti socialiste propose les noms de Jérôme Saddier et Lucie Castets pour le poste de Premier ministre, lors d'une réunion confidentielle le [50]. Le lendemain, le NFP annonce choisir Lucie Castets, une heure avant l'intervention prévue d'Emmanuel Macron au journal de 20 heures de France 2, lors de laquelle il balaie[51],[52],[53] sa nomination et repousse toute nomination d'un nouveau chef de gouvernement à la fin des Jeux olympiques de Paris[54].

Le lendemain matin, sur France Inter, Lucie Castets lui répond qu'il doit « prendre ses responsabilités » et la « nommer Première ministre »[54] en estimant, dans l'immédiat, impossible une « coalition avec le camp présidentiel du fait de désaccords profonds »[55], mais progressivement possible « des accords projet après projet, sujet après sujet »[56].

Campagne de terrain

Inconnue du grand public à sa nomination, et sans page Wikipédia à son nom[57],[58],[59],[60], elle entame alors une campagne pour se faire connaître : d'après un sondage Elabe du , cet activisme s'est traduit par un gain de popularité dans l'opinion qui l'établit à 21% d'image positive et 52% si on tient compte uniquement des électeurs de gauche, ce qui en fait alors la deuxième personnalité préférée des électeurs de gauche, derrière Fabien Roussel[61].

Après sa désignation par le NFP, Lucie Castets monte un cabinet chargé d'organiser les déplacements, répondre à la presse et décliner le programme du NFP[5]. Arnaud Bontemps, cofondateur de l'association Nos services publics, occupe la fonction de directeur de cabinet. Les économistes Lucas Chancel et Michaël Zemmour sont chargés de travailler, respectivement, sur les dossiers de la fiscalité et des retraites. Elle s'entoure également de la militante féministe Caroline De Haas et de l'ex-préfète Marie Lajus. Cette équipe est chargée de « transformer les éléments du programme du NFP en actes de gouvernement »[62],[63].

Un cadre des Verts estime qu'il faut dégager un budget dédié au fonctionnement de ce cabinet[5]. Le magazine Marianne écrit, le , que l'équipe de Lucie Castets aurait envoyé aux partis du NFP un devis d'un montant de 9 000 euros mensuels pour Lucie Castets et de 51 000 euros pour son équipe au titre de sa campagne pour la primature[64]. Des éléments complémentaires, publiés par Marianne et d’un fact-checking de Libération, il ressort que le montant avancé correspond en réalité à la masse salariale et patronale additionnée de Lucie Castets et de ses trois collaborateurs. La rémunération brute envisagée pour Lucie Castets, et jamais mise en œuvre ni au final sollicitée, se serait élevée en réalité, à près de 5 000 euros brut, soit 4 130 euros après impôts au lieu des 9 000 euros mensuels annoncés par Marianne[65],[66],[67]

Elle entame, le , une campagne de terrain en se déplaçant dans un quartier populaire de Lille[68], puis, le , dans la banlieue d'Orléans, pour visiter l'usine Duralex, en cours de transformation en société coopérative et participative[68]. Le Canard enchaîné révèle, le même jour, qu'elle n'est pas en disponibilité vis-à-vis de ses fonctions à la Ville de Paris, mais seulement en congés, ce que Lucie Castets confirme, affirmant qu'« il n’y a aucun problème de droit »[69],[70]. Elle indique, de plus, que ses déplacements sont pris en charge par le NFP[71].

Des représentants des Républicains et du RN l'attaquent, dès sa désignation par le NFP, car elle est alors directrice financière et des achats de la Ville de Paris[72], dont ils estiment la dette excessive[73]. Elle n'occupe cependant le poste que depuis quelques mois[73]. Elle répond par ailleurs en défendant les investissements réalisés à Paris autour de la transition écologique et le logement[12],[37].

Premières annonces et recherche de compromis

Elle présente une série de mesures, susceptibles de recueillir un vote consensuel au sein des groupes de l'assemblée, parmi lesquelles : le recrutement d'accompagnants des élèves en situation de handicap, l'ouverture de nouvelles places en crèche et la mise en place d'un « un service public territorial de santé »[31].

Par ailleurs, elle annonce qu'une des premières mesures de son gouvernement, si elle est nommée, serait un décret reportant la mise en œuvre de la réforme des retraites de 2023 portant à 64 ans l'âge légal de départ à la retraite[74],[75]. Elle insiste également sur la justice fiscale, la revalorisation des salaires et le relèvement des minima sociaux[37].

Elle affirme être ouverte au compromis et aux concessions avec les autres forces politiques, hormis le Rassemblement national (RN)[34],[76], sans écarter des ajustements dans le projet du Nouveau Front populaire (NFP)[77] ni exclure le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution sur un projet de loi « soutenu par la grande majorité des Français »[78],.

Dans une lettre envoyée le à tous les parlementaires et cosignée par les présidents des quatre groupes parlementaires du NFP, elle écrit vouloir discuter avec les groupes parlementaires autres que ceux du RN et du NFP[79],[80]. Le texte détaille ses « cinq grandes priorités » issues du programme du NFP : pouvoir d’achat, bifurcation écologique, éducation, santé et une « fiscalité plus juste » et revendique un « changement de pratique » du pouvoir gouvernemental : il prône des consultations avec des partis en-dehors du NFP, auxquelles seraient aussi associés syndicats, associations et élus locaux, portant à la fois sur « le budget pour 2025 » en cours de préparation et « un programme de travail gouvernemental pour les mois à venir »[81]. Le NFP annonce aussi son intention de reprendre certains dossiers législatifs interrompus par la dissolution de l'Assemblée, tels que : « la fin de vie, la protection de l'enfance, les familles monoparentales, l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé ou les violences sexuelles dans le milieu culturel »[82],[81].

À la suite de cette lettre, elle a pu commencer à travailler avec Stéphane Lenormand, du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires et Jean-Paul Mattei, du MoDem. Elle déclare qu'elle a aussi pu rencontrer Charles de Courson, Dominique de Villepin et Bernard Cazeneuve[5],[83].

Lucie Castets indique que l'augmentation à 1 600  du salaire minimum interprofessionnel de croissance et le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune « restent des horizons », tant que le NFP ne dispose pas de majorité absolue pour ce faire[84], puis doit préciser sa position, affirmant vouloir appliquer la hausse du Smic en concertant les partenaires sociaux sur les modalités dès son accession à Matignon[85].

Nomination du Premier ministre par Emmanuel Macron

Les et , le président de la République reçoit tous les chefs de partis politiques et les présidents de groupes parlementaires, pour échanger sur la nomination d'un Premier ministre[86]. Les représentants du NFP obtiennent de s'y rendre avec Lucie Castets[87]. Le , Emmanuel Macron fait savoir, dans un communiqué, ne pas choisir Lucie Castets, affirmant que son gouvernement « serait immédiatement censuré par l’ensemble des autres groupes représentés à l’Assemblée nationale »[88].

Questionnée sur les rumeurs citant Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve comme susceptibles d'être nommés Premier ministre, Lucie Castets répond que « ce serait contraire à la logique institutionnelle »[84],[89]. Après la nomination de Michel Barnier, elle déclare que son rôle est d'« aider à mobiliser les gens, à contribuer à la rédaction d’amendements » et estime qu'« il reviendra aux partis du NFP de désigner un candidat pour Matignon » si la possibilité se présente à nouveau, n'excluant pas d'être cette candidate[90]. Elle juge enfin la composition du gouvernement Barnier comme « très problématique » et signant une « double trahison : celle du respect de la logique de nos institutions mais aussi du barrage républicain »[90].

Élection législative partielle de 2025 et élections municipales de 2026

Envisageant de se porter candidate à l'élection législative partielle de 2025 dans la première circonscription de l'Isère qui suivent la démission du député NFP-LFI puis non inscrit Hugo Prevost[91], Lucie Castets y renonce face à la condition posée par La France insoumise de siéger avec le groupe LFI à l'Assemblée nationale si elle est élue[92].

Avec Marine Tondelier, elle lance le un appel en faveur de l'union à gauche pour l'élection présidentielle de 2027 et un site internet dédié, baptisé gagnons-ensemble.fr[93],[94],[95],[96].

En , Le Parisien révèle qu'elle figure sur la liste d'Emmanuel Grégoire pour les élections municipales de 2026 à Paris, en position éligible ; cette liste rassemble la gauche sans La France insoumise[97],[98]. Le , elle est désignée tête de liste « de la gauche hors LFI » pour la mairie du 12e arrondissement de Paris, remplaçant la maire écologiste sortante Emmanuelle Pierre-Marie, fragilisée par des accusations de « management toxique »[99].

Prises de position

Politique budgétaire et fiscalité

Lucie Castets propose de renégocier le pacte de stabilité budgétaire européen et affirme que, respecter la règle limitant le déficit public à 3 % du produit intérieur brut, n'est pas un objectif à atteindre[100].

En cas d'accession à Matignon, Lucie Castets prévoit d'augmenter les recettes fiscales de l'État de 150 milliards d'euros via des réorientations d'impôts et la suppression des baisses de cotisations dont bénéficient certaines grandes entreprises. Elle est favorable à la progressivité de l'impôt sur le revenu, avec un barème à quatorze tranches et au rétablissement de l'impôt sur la fortune, ainsi qu'à l'élargissement de la taxation du patrimoine et des exilés fiscaux français[100]. La faisabilité de cette proposition, parfois appelée impôt sur la nationalité, et le nombre de Français de l'étranger qui seraient concernés sont débattus[101],[102],[103]. Éric Coquerel (LFI), président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, en dément la faisabilité mais considère que des mesures alternatives sont possibles[104]. Dans un entretien à Libération le 20 août 2024, Lucie Castets précise que sa proposition était plutôt de rétablir l'exit tax[105].

Conflit israélo-palestinien

Dans une texte cosigné avec le politologue Bertrand Badie[106], Lucie Castets appelle la France à agir pour protéger les populations civiles de Gaza et du Liban, dénonçant la politique du gouvernement israélien et l’inaction des puissances occidentales face aux violations du droit international.

En mai 2025, elle cosigne une nouvelle tribune avec plusieurs personnalités de gauche - Marine Tondelier, Clémentine Autain, Benjamin Lucas, Chloé Ridel, Leïla Chaibi et Ian Brossat -, où ils appellent la France et l’Union européenne à prendre des sanctions contre les dirigeants israéliens du gouvernement Nentanyau Smotrich Ben Gvir responsables du « massacre à grande échelle » à Gaza, à reconnaître l’État palestinien et à suspendre les livraisons d’armes à Israël[107].

Elle qualifie le Hamas d’organisation islamiste et terroriste, affirmant que sa priorité est « que les massacres en cours à Gaza cessent, et que les otages israéliens soient libérés »[108].

Nucléaire

Elle n'a pas de « convictions toutes faites » sur l'utilisation du nucléaire et est consciente qu'il existe des sensibilités différentes sur ce thème au sein du NFP[108].

Synthèse des résultats électoraux

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

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Notes et références

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