MV True Confidence
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le MV True Confidence est un cargo vraquier battant pavillon barbadien, géré par Third January Maritime, une société grecque, et appartenant à True Confidence Shipping, une compagnie libérienne[3],[4]. Le navire est attaqué le 6 mars 2024, provoquant les premières victimes civiles des attaques houthies contre des navires marchands lors de la crise de la mer Rouge.
N° de coque : 10610
| MV True Confidence | |
Poupe du True Confidence en flamme après l'attaque des Houthis le 6 mars 2024. | |
| Autres noms | Teizan (2011–2021) |
|---|---|
| Type | Cargo vraquier |
| Fonction | Navire de commerce |
| Histoire | |
| Chantier naval | Oshima Shipbuilding (en) (Sakai, N° de coque : 10610 |
| Lancement | [1] |
| Commission | |
| Statut |
|
| Équipage | |
| Équipage | 20 marins |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 183 m |
| Maître-bau | 32 m |
| Tonnage | 29 104 tjb |
| Carrière | |
| Propriétaire | Olamar Navegacion SA (2011–2021) OCM Maritime Loire LLC (2021–2024) True Confidence Shipping SA (depuis 2024)[2] |
| Armateur | Usui Kaiun KK (2011–2021) Third January Maritime Ltd (depuis 2021)[2] |
| Pavillon | |
| Port d'enregistrement | Panama |
| Indicatif | 8PBF4 (ID radio) |
| MMSI | 356433000 |
| IMO | 9460784 |
| modifier |
|
Attaque
Pendant la crise de la mer Rouge, le 6 mars 2024, vers 12 h 30, le True Confidence est touché par un missile balistique anti-navire houthi à 54 milles marins (100 km) au sud-ouest d'Aden, au Yémen, après qu'un groupe se présentant comme la marine yéménite a hélé le navire par radio pendant environ 30 minutes et lui a ordonné de changer de cap. Trois membres de l'équipage sont tués, devenant ainsi les premières victimes des attaques houthies[5],[6].
Les images du United States Central Command montrent d'importants dégâts au quart arrière bâbord des espaces équipage, sous le niveau du pont-cargo[5]. Cela indique que le navire avait effectivement fait demi-tour et se dirigeait vers le sud-est lorsque les missiles l'ont frappé vers 02 h 00 UTC, deux heures après le premier contact radio VHF signalé au destroyer indien INS Kolkata[7]. L'attaque cause des dommages importants au navire, et son équipage abandonne le bâtiment peu après. Un incendie se déclare également dans la timonerie[8]. Les Houthis déclarent que l'attaque intervient après que le navire a ignoré leurs messages d'avertissement[9],[10]. Cette attaque provoque les premières victimes civiles à bord de navires marchands dans la crise de la mer Rouge, tuant trois membres d’équipage et en blessant quatre autres, dont trois dans un état critique, selon le United States Central Command[11],[12]. Le navire compte alors 20 membres d’équipage et trois gardes armés supplémentaires. L'équipage se compose de 15 Philippins, quatre Vietnamiens et un Indien, parmi lesquels deux Philippins et un Vietnamien sont tués. Les gardes armés à bord sont deux Sri-Lankais et un Népalais[13].
L'ampleur des dégâts subis par le navire reste incertaine. L'équipage a mis à l'eau les canots de sauvetage avant d'abandonner le bâtiment et d'être finalement évacué vers Djibouti[14]. Les navires de guerre USS Philippine Sea de la marine américaine et INS Kolkata de la marine indienne sont déployés pour participer aux opérations de secours[8],[15],[16].
Au moment de l'attaque, le navire transporte une cargaison de produits en acier et de camions, en provenance de Lianyungang, en Chine, à destination de Djeddah, en Arabie saoudite, et d'Aqaba, en Jordanie[5],[17].
Les Houthis affirment que le navire appartient à des intérêts américains, mais un porte-parole des propriétaires conteste cette affirmation, précisant qu’il n'a aucun lien avec des entités américaines[5]. Le navire est la propriété de True Confidence Shipping, une société enregistrée au Libéria, et est exploité par l'organisation grecque Third January Maritime. Les deux sociétés confirment qu'elles n’ont aucun lien avec les États-Unis. Cependant, jusqu'au 24 février 2024, le navire était rattaché à Oaktree Capital Management, basée à Los Angeles[18],[5].
Endommagé, le navire est remorqué puis ancré aux Émirats arabes unis. En 2025, il fait l'objet d'un appel d'offres auprès d'un acheteur indien et pourrait rejoindre Alang, en Inde, dans les prochains mois en vue de sa démolition, selon Haresh Parmer, secrétaire de la Ship Recycling Industries Association[19].