Madame Simone
pseudonyme de Pauline Benda, actrice et autrice française
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Pauline Benda, dite Simone Le Bargy, Madame Simone ou simplement Simone, est une comédienne et femme de lettres française, née le à Paris 8e et morte le à Montgeron[1].
Simone François-Porché
| Chancelière Académie d'Angoumois (d) | |
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| à partir de |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Pauline Benda |
| Surnom |
Simone Le Bargy Simone François-Porché |
| Pseudonyme |
Simone |
| Nationalité | |
| Domicile |
Château de Trie-la-Ville (d) |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoints |
Charles Le Bargy (à partir de ) Claude Casimir-Perier (de à ) François Porché (de à ) |
| Parentèle |
Julien Benda (cousin germain) Sigmund Benda (grand-père) |
| Membre de |
Académie d'Angoumois (d) () |
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| Maître | |
| Distinctions |
Biographie
Née en 1877[2] dans une famille de la bourgeoisie juive, alliée par sa grand-mère paternelle, née Emden, à la famille Reinach mais minée par la mésalliance de son père avec une danseuse, Pauline Benda est la petite-fille de Sigmund Benda et la cousine germaine de l’écrivain Julien Benda.
En 1898, elle épouse à l'église Saint-Philippe-du-Roule le comédien Charles Le Bargy[2] (1858-1936), son professeur de diction au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, de presque vingt ans son aîné. Ce premier mariage malheureux avec Le Bargy semble avoir servi de modèle à Jean Cocteau pour son monologue Le Bel Indifférent (1940)[réf. nécessaire].

Elle fait ses débuts au théâtre en 1902 sous le nom de Simone Le Bargy dans une pièce d'Henry Bernstein, dont elle créera plusieurs autres œuvres. Elle succède à Sarah Bernhardt dans le rôle de L'Aiglon d’Edmond Rostand puis participe à la création de Chantecler en 1910 dans le rôle de la Faisane[3].
Ayant adopté après son divorce le pseudonyme de Madame Simone, elle se remarie en 1909 avec l'écrivain Claude Casimir-Perier[2] (1880-1915), fils de l'ancien président de la République, Jean Casimir-Perier. Amie de nombreuses célébrités de son temps, elle reçoit à partir de cette époque les grandes personnalités littéraires de l'époque comme Charles Péguy ou encore Jean Cocteau au château de Trie-la-Ville.

Le fait le plus marquant de sa vie personnelle reste sa liaison brève et passionnée entamée le avec Alain-Fournier, qu’elle avait rencontré alors qu’il était secrétaire de son second mari. Alain-Fournier meurt à la tête de sa compagnie le , lors d'une reconnaissance dans les lignes allemandes, tandis que son mari Claude Casimir-Perier périt le sur le front de l'Aisne.
Veuve, elle épouse en 1923 l’auteur François Porché[2] (1877-1944).
C’est en femme de lettres qu’elle continue sa très longue existence : membre du jury du prix Femina de 1935 à 1985, salon littéraire, amitiés et influences parisiennes, écriture de romans, mémoires (Grand prix de littérature de l’Académie en 1960).
Jean Cocteau écrit dans son Journal, le 2 décembre 1960 : « On demeure confondu par l'indifférence avec laquelle Simone accepte l'oubli total où est tombée sa vie d'actrice célèbre. C'était une femme de lettres, un bas-bleu qui s'était trompé de route. Et jamais ses livres ne remportent le succès qu'elle remportait sur les planches. » . Elle meurt en 1985[2].
Théâtre
- 1902 : Le Détour d'Henri Bernstein, théâtre du Gymnase
- 1903 : Le Retour de Jérusalem de Maurice Donnay, théâtre du Gymnase
- 1905 : La Rafale d'Henri Bernstein, théâtre du Gymnase
- 1906 : Le Voleur d'Henri Bernstein, théâtre de la Renaissance
- 1907 : Samson d'Henri Bernstein, théâtre de la Renaissance
- 1910 : Chantecler d'Edmond Rostand, Théâtre de la Porte-Saint-Martin[4].
- 1911 : Le Vieil Homme de Georges de Porto-Riche, théâtre de la Renaissance
- 1913 : Le Secret d'Henri Bernstein, théâtre des Bouffes-Parisiens
- 1916 : L'Amazone de Henry Bataille, théâtre de la Porte-Saint-Martin
- 1919 : La Jeune Fille aux joues roses de François Porché, théâtre Sarah-Bernhardt
- 1921 : Le Passé de Georges de Porto-Riche, Comédie-Française
- 1922 : Judith d'Henri Bernstein, théâtre du Gymnase
- 1923 : La Gardienne de Pierre Frondaie, théâtre de la Porte-Saint-Martin
- 1925 : La Vierge au grand cœur de François Porché, mise en scène Simone Le Bargy, théâtre de la Renaissance
- 1934 : Un roi, deux dames et un valet de François Porché, Comédie des Champs-Élysées
Publications
- Le Désordre (roman), Paris, Plon, 1930.
- Jours de colère (roman), Paris, Plon, 1935.
- Le Paradis terrestre (roman), Paris, Gallimard, 1939.
- Québéfi (roman), Genève, éd. du Milieu du monde, 1943.
- Emily Brontë (théâtre), Paris, Nagel, 1945.
- Le Bal des ardents (roman), Paris, Plon, 1951.
- L'Autre roman (souvenirs), Paris, Plon, 1954.
- Sous de nouveaux soleils (souvenirs), Paris, Gallimard, 1957.
- Ce qui restait à dire (souvenirs), Paris, Gallimard, 1967.
- Mon nouveau testament (souvenirs), Paris, Gallimard, 1970.
- Correspondance 1912-1914, avec Alain-Fournier, édité par Claude Sicard, Paris, Fayard, 1992.
Citations
« J’eusse refusé de naître à un monde où le mot « toujours », le seul qui satisfasse les cœurs exigeants, est menteur pour tout ce qui respire. »[réf. nécessaire]