Maison de Nevers

dynastie de la noblesse du Moyen Âge From Wikipedia, the free encyclopedia

La maison de Nevers est une dynastie de la noblesse du Moyen Âge fondée par Landry de Monceaux. Elle a détenu les comtés de Nevers, d'Auxerre, de Tonnerre et de Vendôme.

Blasonnementd'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.
PériodeXe XIIe siècles
AllégeanceDrapeau du Royaume de France Royaume de France
Faits en bref Blasonnement, Période ...
Maison de Nevers
Image illustrative de l’article Maison de Nevers
Armes de la famille
Blasonnement d'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.
Période Xe XIIe siècles
Origine Drapeau du duché de Bourgogne Duché de Bourgogne
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Comtés de Nevers, d'Auxerre, de Tonnerre et de Vendôme
Titres obtenus comtes
Demeures château de Vendôme
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Histoire

Origines

Les premières mentions du surnom toponymique Nevers remontent au VIIIe siècle avec Séguin, vers 720, et Rodolphe, vers 769[1]. Toutefois, aucun lien de filiation n'est établi avec la présente famille.

Le premier membre de la famille remonte à Landri/Landry Ier, mentionné en 875, qui est un chevalier, probablement originaire du Poitou[2],[3],[1], selon la Gallia Christiana, qui a fait sienne d'Hugues de Poitiers, moine de l'Vézelay[4],[5]. Malgré les doutes du médiéviste Ferdinand Lotqui avançait une probable origine mâconnaise, l'hypothèse poitevine reste privilégiée[6]. Sur le leitname (de), ou nom de lignée, des premiers degrés, l'archiviste Mirot (1945) souligne qu'« On ne peut pas tirer argument du nom héréditaire de Landri pour préciser et déterminer cette origine », de même pour Augier et Bouin[6].

Il est considéré comme le frère d'Adalgaire/Augier († v. ), chapelain de Charles le Chauve et évêque d'Autun[2],[1],[7]. Le site Internet de généalogie Medieval Lands (M.L.), citant Bouchard (1987), avance une autre hypothèse où le prélat sera le frère d'Hildesinde, femme de Landri/Landry Ier[8].

Landri/Landry Ier semble possessionné en Mâconnais-Autunois, dès le milieu du IXe siècle[3]. Il obtient à la faveur de son frère l'église de Saint-Albain, en Mâconnais, qu'il abandonne avec sa femme, en 868, à l'évêque de Mâcon, Bernard (Bernoud)[2]. Landri/Landry II, fidèle du duc de Bourgogne, Richard II le Justicier, obtient le château de Maers (nom ancien de l'actuelle commune de Metz-le-Comte), à la suite de l'expulsion des anciens seigneurs[9],[3].

Les fils de Landri/Landry II, Landri/Landry III et Bonin/Bodon/Bouin, obtiennent respectivement les terres de Maers et de Monceaux[3]. Mirot (1945) indique que le second frère est celui qui accroît les possessions familiales et qui obtient d'un seigneur voisin et son parrain la terre appelée par la suite Monceaux[5].

Landri/Landry [IV] hérite de son père Monceaux et de son oncle la terre de Maers[5],[3].

Naissance de la dynastie comtale

Landri/Landry [IV] (Landricus) est considéré comme le fondateur de la dynastie comtale de Nevers[10],[11],[7]. Il est un fidèle du duc de Bourgogne, Eudes/Henri Ier le Grand et d'Otte-Guillaume, comte de Bourgogne[12],[11]. Il obtient du comte, et avec l'assentiment du duc, avant , l'administration du comté de Nevers par dévolution[12], où il était déjà implanté[11], dès 986[3]. Il est ainsi mentionné dans un acte de 986 de l'évêque de Nevers, Roclène, où il est qualifié de gloriosus miles (Cartulaire de Saint-Cyr de Nevers)[12],[11].

Il est considéré comme exerçant les fonctions liées d'un comte. Il est mentionné comme tel lors de la bataille contre Archambaud de Bourbon, le (Chronique de Vézelay et Annales Nivernenses)[12]

Fidèle du comte Otte-Guillaume, il épouse la fille de ce dernier, Mathilde/Mahaut[12],[11]. Le roi de France Robert II le fait sénéchal[13].

À la mort du duc de Bourgogne, en 1001/1002, il se range aux côtés de son beau-père lors de la succession[3]. Il défend ainsi la cité d'Auxerre contre les troupes royales[13]. Otte-Guillaume se réconciliant avec le roi, en 1005, il fait lui aussi la paix[13],[3]. Il obtient le comté d'Auxerre et la main d'Advise/Havoise/Adélaïs, fille du roi pour son fils[13],[3]. Il associe vers cette date ou plus tard son fils à la gestion du comté[3].

Filiation

Le tableau généalogique repose sur les sources mentionnées en « Bibliographie », notamment Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne (D.B.G.H.Y.)[14] et le site Internet de généalogie Medieval Lands (M.L.).. Les premiers degrés  deLandry Ier à Landry IV  correspondent à la tradition.
Sauf mention contraire, les dates correspondent aux premières et aux dernières mentions dans la documentation. Les personnalités précédées d'un (?) ne font pas clairement attestées.

Personnalités

Armoiries et sceaux

Les armes de la maison de Nevers se blasonnent ainsi : D'azur, semé de billettes d'or, au lion de même, armée et lampassé de gueules, brochant sur le tout.[18]

Ces armes pourraient avoir été portées pour la première fois par Guillaume IV de Nevers ( ), comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre[18].

L'historien Georges Richard de Soultrait indiquait que ces armes sont présentes sur le contre-sceau de la comtesse Mahaut/Mathilde de Courtenay, fille de Pierre II de Courtenay et d'Agnès Ire de Nevers, dernière descendante de la dynastie comtale des Nevers[18]. Le contre-sceau porte ainsi un écu à un lion sur un champ billeté[18].

Voir aussi

Bibliographie

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Ouvrages contemporains

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne, Paris, Editions Bonneton, , 428 p. (ISBN 2-86253-124-3). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. 5 : A-C / D-K / L-O / P-R / S-Z, Société généalogique de l'Yonne, 1996-2004. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Christian Settipani, « Les origines des comtes de Nevers », dans Onomastique et Parenté dans l'Occident médiéval, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et Genealogica / 3 », , 310 p. (ISBN 1-900934-01-9), p. 85-112.

Ouvrages anciens

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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