Mérion à bec large

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Chenorhamphus grayi

Faits en bref Règne, Embranchement ...
Chenorhamphus grayi
Description de l'image Todopsis grayi - The Birds of New Guinea (cropped).jpg.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Maluridae
Genre Chenorhamphus

Espèce

Chenorhamphus grayi
(Wallace, 1862)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

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Le Mérion à bec large (Chenorhamphus grayi, anciennement Malurus grayi[1],[2]) est une espèce de passereaux de la famille des Maluridae appartenant au genre Chenorhamphus. Cette espèce est endémique de l'île de Nouvelle-Guinée, où on la retrouve dans les forêts montagneuses des zones tropicales et subtropicales. Il s'agit d'une espèce classée par l'Union internationale pour la conservation de la nature comme étant de préoccupation mineure.

Taxonomie

Le Mérion à bec large a été initialement décrit dans le genre obsolète Todopsis[3],[4]. Il était auparavant regroupé comme le Mérion de Campbell dans le genre Malurus, jusqu'à ce qu'une analyse réalisée en 2011 révèle une forte divergence entre les deux sous-espèces, entraînant leur séparation en espèces distinctes[3],[4]. Cette étude a également montré leur appartenance à un clade avec les genres Sipodotus et Clytomyias, ce qui a conduit à leur reclassement dans leur propre genre, Chenorhamphus[3],[4].

Description

Le Mérion à bec large est une espèce de passereau de petite taille, d'une longueur avec la queue de 12 à 14,5 cm, pour une envergure de 15 cm et un poids de 14 à 17 g[5],[6]. La queue est portée partiellement relevée[5]. Son bec, long, large et aplati, présente un dimorphisme sexuel marqué[5]. Le mâle possède une calotte noire aux pointes bleu ciel, un manteau bleu fumé se fondant dans un bleu roi sur le bas du dos, des ailes brunes et une queue gris brunâtre à pointe blanche[5]. Une bande malaire noire s’étend des lores autour de l’œil jusqu’au collier de la nuque, un sourcil bleu ciel remonte jusqu’à l’arrière de la tête au-dessus du trait oculaire noir, et de longs aigrettes lancéolées bleu ciel donnent à la tête un aspect rayé caractéristique[5]. Le dessous du corps est bleu pâle. Son iris est brun foncé, son bec noir, ses pattes et pieds bruns[5]. La femelle est semblable, mais sa calotte est entièrement anthracite, son ventre est blanc et ses flancs sont bleu foncé[5]. Le juvénile est brun cannelle dessus, fauve pâle dessous, avec une calotte plus sombre, un motif facial indistinct et un ventre blanc cassé[5]. Ses ailes sont bordées d'un roux vif et l'extrémité de la queue est blanchâtre ou chamois[5].

Répartition et habitat

Carte de la répartition du Mérion à bec large.

Cette espèce est endémique de l'île Nouvelle-Guinée et des îles Salawati[5]. On le retrouve au nord-ouest de l'île de Nouvelle-Guinée en grande partie en Indonésie et au nord-ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la péninsule de Doberai et du Bomberai, sur les monts Foja et Gauttier et jusqu'aux monts Torricelli et Weyland au nord de la Chaîne Centrale et le long de la rivière Frieda et du moyen Sepik[5],[7]. On peut le retrouver jusqu'à 1 000 m d'altitude[7]. Cette espèce affectionne les zones de chablis et les abords des cours d’eau où ils pullulent dans les lianes et les arbustes ; il évite les forêts secondaires et les zones perturbées[5]. On l’observe en couples ou en petits groupes (probablement familiaux) de 4 à 5 individus[5].

Chant

Son chant, mal connu, consiste en une série répétitive de « ssssss » aigus lorsqu'il cherche sa nourriture ; un « ts ts ts » court, incisif et rapide est probablement un cri d'alarme[5]. Son chant est assez semblable à son cousin le Mérion de Campbell ou aux membres de la famille des Dicaeidae, comme le Dicée des Bismarck, le Dicée des Louisiade ou le Dicée à plastron eux aussi originaire de Nouvelle-Guinée[5].

Alimentation

On connaît peu de choses sur le régime alimentaire du Mérion à bec large, bien qu'il soit probablement insectivore[8]. Comme les autres Mérions de Nouvelle-Guinée, cette espèce se nourrit au sol et dans les sous-bois denses, notamment autour des racines d'arbres exposées[8]. Elle s'alimente dans la forêt basse, jusqu'à 5 m de hauteur[8].

Reproduction

Le seul nid connu découvert sur les monts Gauttier se situait à 50 cm de hauteur dans une forêt primaire, sur une crête de 20 m de large. Il s'agissait d'une cavité dans la mousse recouvrant le tronc d'un jeune arbre, mesurant 8 cm de profondeur et 5 cm de largeur[7],[8]. L'intérieur était tapissé d'aiguilles sèches et de morceaux d'écorce, et contenait deux oisillons en octobre[8]. On suppose que comme chez le Mérion à épaulettes la reproduction a lieu toute l'année, mais que cependant un pic de reproduction semble se produire entre janvier et mars qui semble être dû à la période de fortes précipitations arrivant par la suite[8]. On constate aussi que les mâles présentent une hypertrophie testiculaire en juillet, comme l'attestent des individus collectés à cette période[8].

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Notes et références

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