Marc Garanger

photographe français From Wikipedia, the free encyclopedia

Marc Garanger est un photographe et cinéaste français, né le à Ézy-sur-Eure (Eure) et mort le à Lamblore (Eure-et-Loir).

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Nom de naissance
Marc Paul GarangerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Marc Garanger
Marc Garanger par Christian Chamourat (2006)
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marc Paul GarangerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Conjoint
Catherine Garanger (d) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Prix Niépce ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Il est connu pour ses portraits en noir et blanc d’Algériennes et Algériens, pris entre 1960 et 1962 pour le compte de l’Armée française, et pour lesquelles il reçoit le prix Niépce en 1966.

Biographie

Marc Garanger est scolarisé chez les Frères des écoles chrétiennes à Dreux[1]. Pour son bac en 1953, son père lui offre un Foca Standard[2].

En 1958, il devient photographe professionnel à l’Institut pédagogique de Lyon[3]. Au cours de son service militaire effectué pendant la Guerre d’Algérie, de mars 1960 à février 1962, au 2e régiment d’infanterie stationné dans le secteur d’Aumale, il est nommé photographe du régiment. Il a 25 ans. Envoyé à Aïn Terzine[4], il en revient au bout de dix jours avec plus de deux mille portraits de femmes algériennes – qui ont été contraintes de se dévoiler – destinés à des photos d’identité[5].

« Je me suis rappelé les photos de l’Américain Edward Curtis qui avait photographié à la fin du 19e siècle les indiens bousillés par le peuple américain. »[5]

Lors d’une permission, sur les conseils de Robert Barrat, ancien journaliste à Témoignage chrétien et directeur du bureau parisien de l’hebdomadaire Afrique Action[6], il passe clandestinement en Suisse et fait paraitre ses portraits de femmes algériennes dans L’Illustré qui publiera six images accompagnées d’un texte de Charles-Henri Favrod[6]. Ces photos lui valent le prix Niépce en 1966. Il en tire un livre en 1982, Femmes Algériennes, 1960 chez Contrejour, réédité en 1989 puis en 2002. En 1984, Il publie au Seuil La Guerre d’Algérie vue par un appelé du contingent qui passe complètement inaperçu à l'époque et quand même ré-imprimé en 2001.

En 1964, il réalise un reportage sur les funérailles de Palmiro Togliatti à Rome avec son ami Roger Vailland. En 1966, avec la bourse de son prix Niépce[7], il part en Tchécoslovaquie, de l’autre côté du rideau de fer.

Depuis, d’année en année, Marc Garanger réalise des reportages toujours plus à l’Est, dans presque toutes les Républiques de l’ex-URSS, jusqu’en Yakoutie.

En 2003 et 2004, il suit au Cambodge La chaîne de l’espoir, une association de chirurgiens qui opèrent les « enfants bleus » malades du cœur.

En 2004, il retourne pour Le Monde en Algérie à la rencontre des gens et des lieux qu’il a photographié quarante ans plus tôt[5].

En 2005, il est en résidence d’artiste au Foyer de travailleurs immigrés Rhin et Danube, à Lyon avant le départ du dernier occupant[8].

Photographe militant et engagé, il a été l’un des principaux acteurs du développement l’Union des photographes professionnels (UPP) et un artisan de la création de la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF)[9].

Marc Garanger meurt à Lamblore le à l’âge de 84 ans[10],[6].

Prix et récompenses

Publications

Liste non exhaustive
  • 1965 : Togliatti, L'Unita, Rome.
  • 1980 : Turkmènes, Éditions Arthaud.
  • 1982 : Femmes algériennes 1960, éditions Contrejour.
  • 1984 : La Guerre d’Algérie, vue par un appelé du contingent, préface de Francis Jeanson, Éditions du Seuil.
  • 1989 : Louisiane, entre ciel et terre, texte d'Yves Berger, Éditions Contrejour.
  • 1989 : Strasbourg, cœur des rencontres, texte de Theodore Zeldin, Telling Éditions, pour le Conseil de l’Europe.
  • 1990 : Femmes des Hauts Plateaux, Algérie 1960, texte de Leïla Sebbar, Éditions La Boite à Documents.
  • 1992 : Regards vers l'Est, Éditions SP Métal, Paris.
  • 1993 : Carnets Sibériens, texte de Jean-François Bouthors, Éditions du Griot,
  • 1997 : Taïga, terre de chamans, texte de Roberte Hamayon, légendes de Catherine Garanger, Imprimerie nationale (Prix François-Sommer)
  • 2003 : Russie, visages d’un empire, Éditions des Syrtes
  • 2005 : L’Étranger, Éditions Bleu-Autour,
  • 2005 : Images d’un village percheron, Préaux et les Préaliens, Écomusée du Perche, Saint-Cyr-la-Rosière.
  • 2007 : Marc Garanger, retour en Algérie, avec Sylvain Cypel, Éditions Atlantica.

Collections publiques

Expositions, projections

Filmographie

Liste non exhaustive
  • 1988 : Regard sur la Planète, 54 000 photographies de Marc Garanger, Laserdisc, éditions Futur-Vision, Paris
  • 1989 : Louisiane, entre ciel et terre, texte d'Yves Berger, Laserdisc, éditions Futur-Vision
  • 1991 : Vallée de la Mort, Las Vegas et le Grand Canyon, Laserdisc, éditions Futur-Vision
  • 1996 : Taïga, terre des Chamans, avec Catherine Garanger, 52 min, France 3 - ADR Productions
  • 1999 : Ako Senze, les rois dans la République de Côte d’Ivoire, avec Claude-Hélène Perrot, 52 min, CNRS, diffusé sur TV5 Afrique
  • 2001 : Abandonnez-nous, parole de Georges Niangoran Bouah, 26 min, diffusé sur TV5 Afrique

Documentaire

  • Vivre avec son œil, un portrait du photographe Marc Garanger, de Naïs Van Laer, 2016, Sanosi Productions, 54 min[16],[17].

Notes et références

Liens externes

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