Marc Sleen
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| Chevalier | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Marcel Honoree Nestor Neels |
| Pseudonyme |
Marc Sleen |
| Nom court |
Marcel Neels |
| Nationalité | |
| Activités |
Créateur de bandes dessinées, réalisateur de télévision, dessinateur de presse, dessinateur d'audience, illustrateur, sports cartoonist |
| A travaillé pour |
Samedi-Jeunesse (- De Nieuwe Gids (d) La Cité Het Volk De Standaard Het Nieuwsblad Ons volkske : geïllustreerd weekblad. (en) |
|---|---|
| Mouvement |
École flamande (d) |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Saint-Michel () Adhémar de bronze () Stripvos (d) () Citoyen d'honneur de Bruxelles () Décoration de la Communauté flamande () |
Marcel Neels dit Marc Sleen, né le à Gentbrugge (province de Flandre-Orientale) et mort le à Hoeilaert (province du Brabant flamand), est un dessinateur de presse et auteur de bande dessinée humoristique belge d'expression néerlandaise, connu pour sa série Néron.
Jeunesse
Marcel Honoree Nestor Neels naît le [1] à Gentbrugge, près de Gand[2]. Il est le fils de Alois Edmond Neels (1885 - 1939) et Maria Augusta Ghislena Baeckeland (1882 - 1966)[3]. Il grandit et passe les seize premières années de sa vie dans une autre ville de la même région : Saint-Nicolas[2]. Enfant les animaux le fascinent, — il visite régulièrement le zoo d'Anvers —, il est boy-scout appréciant être à l'extérieur et le dessin le passionne[2]. En 1936, il s’inscrit aux cours du dimanche à l'Académie des Arts de Saint-Nicolas[4]. Il marque un intérêt pour la peinture figurative tout au long de sa vie et plus particulièrement pour les œuvres de Sandro Botticelli, Giotto, Jérôme Bosch, Pieter Brueghel l'Ancien, Henri de Toulouse-Lautrec, Honoré Daumier, Vincent Van Gogh, Paul Cézanne et James Ensor[2]. Il étudie le dessin à l'Institut Saint-Luc de Gand[5]. Son père décède en 1939,ce qui va bouleverser l'existence de la famille qui a revient à Gentbrugge et pour laquelle la vie n’est plus aussi aisée qu’avant. Elle n’a plus les moyens de laisser le jeune homme étudier et il doit travailler. Son frère Nestor l’inscrit à l'Arbeitsamt [« office de l’emploi »] afin de lui éviter l’armée et le travail obligatoire en Allemagne. Mais les activités de son aîné dans la Résistance lui vaudront en 1944 d’être arrêté et envoyé dans le camp de Beverloo. Cette expérience va le marquer à vie[4].
Les débuts
Après la Seconde Guerre mondiale, il commence une carrière de dessinateur de presse comme caricaturiste dans le quotidien flamand conservateur De Standaard ; pour le supplément jeunesse de ce journal, il réalise également des illustrations et de courtes bandes dessinées sous le pseudonyme de Marc Sleen[5], l'anagramme de son nom. Sleen publie sa première bande dessinée, De Avonturen van Neus (Le Nez), dans le quotidien Ons Volk[6]. Le , il publie Les Aventures de Tom et Tony dans Ons Volkske[6].
Néron
En , Sleen se lance dans une nouvelle série, Les Aventures du détective Van Zwam, pour le journal De Nieuwe Gids[5]. Dans le premier épisode, on découvre pour la première fois le personnage d'un fou se prenant pour l'empereur Néron ; après que ce dernier eut recouvré la raison, on continue à l'appeler « Néron » et, progressivement, il devint le personnage principal de la série[5]. Ce héros rondouillard et sympathique aux formules à l’emporte-pièce vit des aventures drolatiques et surréalistes flirtant parfois avec les sujets politiques ou d’actualité[7]. La série Néron est parue pendant plus de 55 ans au rythme de deux strips par jour[2].
Par ailleurs, Sleen s'essaie également à la bande dessinée humoristique muette : Pollopof (1946), Joke-Poke et Doris Dobbel (1950). Entre 1952 et 1965, il se consacre à la série Octave Blaireau, — un brave homme complètement dominé par son épouse — pour laquelle il réalise six-cents gags[6]. Parallèlement, il anime la série Miche et Célestin Radis, dont dix albums sont publiés entre 1957 et 1965[6]. Durant cette même période, Sleen publie dans Samedi-Jeunesse d'abord un court récit en 7 planches de Miche et Célestin Radis, puis les années suivantes Néron[8].
En 1965, Marc Sleen est débauché par un autre quotidien. Ce changement fait alors grand bruit en Flandres car des milliers de lecteurs passent de l'ancien au nouveau journal afin de continuer à suivre les aventures de Néron. En français, cette bande dessinée est publiée dans le journal wallon La Cité[2].
La succession
De 1992 à 2002, Marc Sleen s'adjoignit les services de Dirk Stallaert. L'intention initiale de Sleen est, à terme, de confier à ce jeune auteur flamand la réalisation complète de la série afin de prendre sa retraite sans mettre fin à la parution de Néron. En 2002, alors que Marc Sleen met fin à sa carrière, Dirk Stallaert abandonne Néron, qui cesse de paraître. Marc Sleen figure au Livre Guinness des records pour avoir réalisé quasiment seul[2] 224 aventures[7] de ce héros. En 2022, le récit La Tour noire est traduit en bruxellois par Robert Delathouwer[9].
Autres activités
Marc Sleen, grand admirateur du World Wildlife Fund[5], est un grand voyageur : entre 1961 et 1991, il effectue plus de trente-cinq safaris en Afrique, réalisant plus de vingt documentaires pour la radio-télévision flamande[1],[10] BRT[11]. Quelques livres sur ces voyages sont publiés, ainsi qu'un disque publicitaire pour le chocolat Côte d'Or : Côte D'Or Vous présente Histoires et images des éléphants, raconté par Edgard Kesteloot[12] sur la face A et par Marc Sleen sur la face B[2]. Nombre de ses bandes dessinées ont pour cadre ces pays que Marc Sleen visita[11].
Marc Sleen est souvent présenté comme l'un de quatre pères de la bande dessinée flamande avec Willy Vandersteen, Bob de Moor et Jef Nys[13]. Son œuvre lui a valu de très nombreuses distinctions. Il a été anobli par le roi Albert II et fait chevalier en 1999[14],[2]. Sa devise est Mille Verbe Imago Dicit[15] [« Une image vaut mille mots »]. En 2005, il a été sélectionné pour figurer sur la liste des « 111 plus grands Belges » (pour la version flamande) ; il y occupait la 48e place[2].
Depuis , un musée, installé dans les anciens bâtiments du journal socialiste Le Peuple, lui est consacré[16]. Le choix d'un bâtiment dans la rue des Sables est tout sauf accidentel. C'est dans cette même rue que Néron, idée la plus connue de Sleen, fut conçue[17]. À l'époque, Marc Sleen travaillait comme dessinateur et illustrateur pour le journal De Nieuwe Gids. L'inauguration du musée se fait le en la présence du roi Albert II — un ami personnel de Sleen[2]. Le musée ferme ses portes le et ses collections sont transférées, en face, au Centre belge de la bande dessinée[2].
Décès
Marc Sleen meurt le , à l'âge de 93 ans à son domicile de Hoeilaert[14]. La sépulture de Marc Sleen se trouve au cimetière Campo Santo qui borde l’église Saint-Amand à Mont-Saint-Amand, une localité gantoise[18].
Vie privée
Il a été marié avec Magdalena Paelinck (1945 - ) et Catharina Kochuyt (? - )[19],[20]. Magdalena donnera naissance à un fils qui ne vivra que quatre heures, ils resteront sans enfant[21]. De 1955 jusqu'à sa mort, Sleen vivait à Hoeilaart[2], dans sa villa du clos fleuri en bord de la forêt de Soignes[20].
Œuvres

Albums de bande dessinée
- Bon anniversaire, Marc Sleen[22] !, CBBD - La Poste belge, coll. « Philabédé », Bruxelles, octobre 2002
Scénario et dessin : Marc Sleen - Couleurs : noir et blanc,publié à l'occasion de l'hommage rendu à Marc Sleen pour son exceptionnelle carrière, poursuivie jusqu'à ses 80 ans : un anniversaire célébré le , date de l'émission des timbres. Contient une histoire complète de Néron : Le Fantôme de la rue des Sables. Tirage limité à 1 200 exemplaires numérotés. Revêtu des timbres "Néron". Format A5.
Collectifs
- Il était une fois… Les Belges[23], Le Lombard, Bruxelles, 1980
Scénario et couleurs : collectif - Dessin : collectif dont Marc Sleen,Participation : Léopold et Caroline. - Flash Back[24], Comic! Events, août 1995
Scénario : collectif - Dessin : collectif dont Marc Sleen - Couleurs : noir et blanc,Ce Flash Back a été réalisé en collaboration avec Bédécine Illzach et édité à l'occasion du 10e Festival BD Coxyde ( au ) à 1 500 exemplaires numérotés à la main. Rares textes et titres des séries en deux langues : français et flamand. D/1995/6941/06. Format à l'italienne.
Para-BD

Marc Sleen réalisa de nombreux portfolios et ex-libris à diverses occasions[25],[26].
Affiches
Sleen réalise l'affiche du Festival de Knokke-Heist en 2011 ainsi que celle du Festival de Middelkerke en 2013[27].
Expositions
Expositions individuelles
- Rétrospective, Salle d'art de l'abbaye Saint-Pierre, Gand, du au [28],[29] ;
- Caricatures politiques. Marc Sleen comme caricaturiste[28],[29], Centre de documentation catholique Kadoc (KU Leuven), Louvain du au ;
- Néron, Youri Gagarine et autres voyageurs de l'espace[30], Fondation Marc Sleen, Bruxelles du au ;
- Bibliothèque d'Ostende[31], Ostende, été 2016 ;
- Un siècle en mouvement : Marc Sleen 100. Néron 75, Centre belge de la bande dessinée, Bruxelles, du au [32].
Expositions collectives
- Art et innovation dans la bande dessinée européenne[33], Musée d'art contemporain de Gand, du au ;
- Regards croisés de la bande dessinée belge, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, du au [34],[35] ;
- Les Belles Images du Centre belge de la bande dessinée, Centre belge de la bande dessinée, Bruxelles du au [36].
Catalogue d'exposition
- Art et innovation dans la bande dessinée européenne[33], Éditions De Buck, juin 1987
Scénario et couleurs : collectif - Dessin : collectif dont Marc Sleen - (ISBN 2-87153-004-1),Catalogue de l'exposition éponyme au Musée d'art contemporain de Gand ( au ).



