Marcel Debarge

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Marcel Debarge, né le à Courrières (Pas-de-Calais) et mort le à Soubise (Charente-Maritime), est un homme politique français. Avant d'entamer une carrière politique, il est militant syndical dans l'Administration des PTT.

Groupe politiqueSOC
Réélection28 septembre 1986
Faits en bref Fonctions, Sénateur français ...
Marcel Debarge
Illustration.
Fonctions
Sénateur français

(9 ans et 6 jours)
Élection 24 septembre 1995
Groupe politique SOC

(13 ans, 7 mois et 21 jours)
Élection 25 septembre 1977
Réélection 28 septembre 1986
Circonscription Seine-Saint-Denis
Groupe politique SOC
Successeur Claude Fuzier
Maire du Pré-Saint-Gervais

(18 ans, 7 mois et 6 jours)
Prédécesseur Fernand Blanluet
Successeur Claude Bartolone
Ministre délégué à la coopération et au développement

(11 mois et 27 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Pierre Bérégovoy
Gouvernement Bérégovoy
Prédécesseur Edwige Avice
Successeur Michel Roussin
Secrétaire d'État au Logement

(10 mois et 16 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Édith Cresson
Gouvernement Cresson
Successeur Marie-Noëlle Lienemann (ministre déléguée)
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle

(1 mois et 1 jour)
Président François Mitterrand
Premier ministre Pierre Mauroy
Gouvernement Mauroy I
Prédécesseur Jacques Legendre
Successeur Marcel Rigout Louis Besson
Biographie
Nom de naissance Marcel Désiré Debarge
Date de naissance
Lieu de naissance Courrières (France)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Soubise (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Contrôleur des PTT
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Biographie

Issu d’un milieu populaire, son père est mineur dans le bassin houiller du Pas-de-Calais et sa mère fait des ménages. Il vient avec sa famille habiter Paris pendant la guerre. Très jeune, il fait de nombreux « petits boulots » puis entre aux PTT par concours. Il atteint le grade de « contrôleur des PTT », selon la notice biographique parue dans la presse, quand il est élu sénateur. D'abord dans un syndicat autonome puis à partir de 1958 à la CGT[1], il est militant syndicaliste aux PTT[2].

Parallèlement, après avoir sympathisé avec le PSA, puis le PSU, il rejoint la SFIO vers 1966 à la fédération de la Seine alors dirigée par Claude Fuzier[1]. Devenu responsable de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis (responsabilité qu'il assume jusqu'en 1978[1]), il est, avec le maire d'Épinay-sur-Seine Gilbert Bonnemaison, l'un des hôtes du Congrès d'Épinay où est refondé le Parti socialiste du 11 au [3]. Lors de congrès, il est dans la minorité soutenant la motion dite Savary-Mollet avant de se rapprocher du premier secrétaire François Mitterrand à partir de 1977[1].

Au sein du PS, il gravit les échelons qui le mènent, après son accession au Comité directeur en 1977, puis du secrétariat national dès le Congrès de Metz en 1979, à en devenir en 1990 le numéro 2 aux côtés du Premier secrétaire Pierre Mauroy[4]. Il y occupe de nombreuses responsabilités : secrétaire national aux entreprises ; puis chargé des relations extérieures (en particulier les relations avec le PCF) ; puis aux fédérations et aux contentieux ; et enfin aux élections[5]. Il négocie avec les partenaires de gauche les alliances préparant les élections municipales de 1989[1]. De 1979 à 1987, il a aussi été vice-président de la FNESR[1]. Ami de François Mitterrand, il aimait l'inviter au restaurant du Pré-Saint-Gervais Le Pouilly-Reuilly[6].

Après avoir échoué à ravir son siège de députée à la communiste Jacqueline Chonavel aux législatives de 1973[7],[8],[9], il devient maire du Pré-Saint-Gervais aux municipales de 1977, puis sénateur de Seine-Saint-Denis la même année[10].

En mai-, après la victoire de François Mitterrand, il n'est membre que quelques semaines du premier gouvernement Mauroy au poste de secrétaire d’État à la Formation professionnelle avant de devoir céder son siège pour permettre l'entrée des communistes au gouvernement[10]. Le poste sera occupé par Marcel Rigout.

En 1991, il cède son siège au Sénat au maire de Bondy Claude Fuzier pour entrer au gouvernement comme secrétaire d’État au logement du au , puis ministre délégué à la coopération et au développement du au . Il se représente aux élections sénatoriales de 1995[11].

Marcel Debarge meurt le à Soubise, à l'âge de 86 ans[2],[12].

Après une carrière à la Poste, sa fille Myriam Debarge devient conseillère municipale de Saint-Jean-d'Angély en 2014 puis maire-adjointe en 2015[13].

Mandats électoraux

Fonctions ministérielles

  • Secrétaire d'État à la Formation professionnelle du au
  • Secrétaire d'État au Logement du au
  • Ministre délégué à la coopération et au développement du à au . C'est dans ces fonctions que l'historien Gérard Prunier a établi qu'il a pu être à l'origine directe du déclenchement du génocide rwandais en appelant en février 1993 à l'organisation d'un front Hutu contre le FPR de Paul Kagamé réfugié en Ouganda qui menaçait le pouvoir hutu de Kigali. Cette déclaration a eu pour effet de radicaliser le gouvernement majoritairement hutu vers un "Hutu power" génocidaire . Référence : Web :survie.org ; Document 8, publication du 5 avril 2014 , note de Dominique Pin rédigée le 2 mars 1993 au Président Mitterand sur la visite du ministre Marcel Debarge faite au Rwanda le 28 février 1993.

Notes et références

Voir aussi

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