Marcel Pepin

syndicaliste canadien From Wikipedia, the free encyclopedia

Marcel Pepin,, né le à Montréal et mort dans la même ville le , est un syndicaliste québécois.

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Nationalité
Faits en bref Président Confédération des syndicats nationaux, 1965-1976 ...
Marcel Pepin
Marcel Pepin (au centre), visitant le chantier de construction de la Manicouagan en 1973.
Fonctions
Président
Confédération des syndicats nationaux
-
Président
Confédération mondiale du travail
Biographie
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Élu au comité exécutif de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) à titre de secrétaire général en 1961, il en assume la présidence de 1965 à 1976. Marcel Pepin est l'un des syndicalistes québécois les plus influents du XXe siècle.

Biographie

Marcel Pepin est diplômé de l'École des sciences sociales de l'Université Laval. La faculté, alors dirigée par Georges-Henri Lévesque, est un haut lieu de contestation du Duplessisme.

Il s’engage rapidement à la Confédération des travailleurs catholique du Canada (CTCC), qui deviendra la CSN en 1960, où il occupe diverses fonctions. Il est notamment négociateur pour la Fédération nationale de la métallurgie de 1949 à 1961.

Il est élu au comité exécutif de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), d'abord comme secrétaire général en 1961, puis comme président de 1965 à 1976.

Il participe notamment à la syndicalisation de la fonction publique québécoise et aux premières négociations du secteur public. Il sera l'un des architectes du premier front commun intersyndical du secteur public en 1972. Il sera emprisonné avec les présidents des deux autres centrales syndicales québécoises pour outrage au tribunal en lien avec son implication lors de cette négociation.

À titre de président de la CSN, Pepin est l'auteur d'une série de rapports moraux qui vont imprimer une orientation de plus en plus militante à la centrale. Plusieurs des idées développées alors, comme le Deuxième front, ont toujours court dans la centrale.

Pepin préside la Confédération mondiale du travail de 1973 à 1981. C'est le premier Québécois à diriger une organisation syndicale internationale.

Il enseigne les relations industrielles à l'Université de Montréal de 1980 à 1990. Il collabore à la mise sur pied de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université.

Le Deuxième front

En 1968, Marcel Pepin, alors président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), travaille à la publication d'un texte phare de l'histoire de la CSN, le deuxième front. Ce document est adopté par le congrès de la CSN en et marquera l'action syndicale de la centrale syndicale pour les années à venir[1].

Le deuxième front vise à dépasser le cadre de la négociation des conventions collectives pour s'intéresser à la vie des travailleurs et travailleuses à l'extérieur du milieu de travail. Cela implique d'œuvrer pour des changements sociaux qui touchent les salarié-es dans leur vie de citoyen et citoyenne (logement, alimentation, inflation, etc.), que ce soit au niveau municipal, provincial ou fédéral[2].

Inspirée par l'adoption de ce document en congrès, la CSN formera des comités d'action politiques dans les villes et régions et dans les milieux de travail. À Montréal, cela mènera à la formation du Front d'action politique (FRAP), un parti politique municipal actif de 1969 à 1973.

Durant cette période, la CSN fait des ponts avec des groupes sociaux pour encourager l'action des travailleurs et travailleuses, à l'intérieur comme à l'extérieur des milieux de travail, notamment par la création d'associations de quartier, de groupes de consommateurs ou encore de coopératives d'habitation[1].

Mouvement socialiste

Dans les années 1980, Marcel Pepin est président-fondateur du Mouvement socialiste[3], un parti politique se réclamant du socialisme et de l'indépendantisme qui présente dix candidats lors des élections québécoises du [4].

Citations célèbres

  • « C’est la population laborieuse elle-même qui doit s’imposer dans l’histoire et bâtir la société qu’elle veut. »[5]
  • « Il ne suffit pas d'avoir raison, encore faut-il avoir la force d'avoir raison. »[6],[7]
  • « J'estime que l'existence des syndicats s'avère nécessaire pour le bon fonctionnement d'une société démocratique. Les syndicats sont des contre-pouvoirs dans notre société (pas le seul contre-pouvoir, mais le plus important). Faire disparaître les syndicats, cela conduit à l'établissement d'une société de plus en plus autoritaire, tout sera décidé unilatéralement par l'employeur ou encore par le gouvernement, utilisant lois et décrets. »[8]

Notes et références

Annexes

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