Marcel Słodki

peintre polonais From Wikipedia, the free encyclopedia

Marcel Słodki (/mar.ˈse.li.ˈsʟod.ki/) , (né à Łódź (Pologne) en 1892 - mort en déportation à Auschwitz en 1943) est un peintre polonais[1].

Décès
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Marcel Slodki
Marcel Slodki
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Marcel Słodki est issu d’une famille juive aisée, laïque et libérale ; son père est directeur de banque. Marcel Słodki fréquente le lycée de Łódź puis, en 1910, part étudier aux Beaux-Arts de Munich. Il arrive en 1913 à Paris.

Bois de M. Słodki publié dans la revue Cabaret Voltaire

Après un premier séjour parisien, il quitte la France pour la Suisse en 1914. Il se lie à Tristan Tzara et participe quelques années plus tard aux premières activités du groupe Dada à Zurich. Il crée l’une des premières affiches pour les soirées du Cabaret Voltaire.

À la fin de la Première Guerre mondiale, il exerce une activité de décorateur de théâtre à Berlin. En 1923, il revient à Paris où s’ouvre une nouvelle période de sa création. Il détruit alors une grande partie de son œuvre antérieure d’inspiration cubiste et peint de nombreux portraits, des natures mortes, des paysages.

L'artiste passe la première partie de la Seconde Guerre mondiale réfugié à Brive-la-Gaillarde avec sa femme, l’artiste Macha Boulanger. En 1943, il est arrêté une première fois par les gendarmes français, mais prévenu à temps, il parvient à s’enfuir avec sa femme à Chambéry puis à Bourg-Saint-Maurice. Ils y sont finalement dénoncés et arrêtés le par la Gestapo, et internés à Drancy. Le , ils sont déportés par le convoi n° 63 et assassinés à Auschwitz. La dernière adresse est à la Maison Rochefort à Bourg-Saint-Maurice[2].

Le musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris a acquis a acquis le , à l’Hôtel Drouot, un Autoportrait de l’artiste dans son atelier, en exerçant le droit de préemption de l’État. Ce petit autoportrait frappe par l’originalité de la posture de l’artiste. Celui-ci se représente en effet en train d’entoiler un châssis, dans une attitude besogneuse et concentrée, tel un ouvrier devant son établi. Le dénuement de l’atelier dénote des conditions de vie modeste de l’artiste, mais la chaleur des coloris crée une atmosphère douce. 

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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