Marchiennes

commune française du département du Nord From Wikipedia, the free encyclopedia

Marchiennes est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. .

Faits en bref Administration, Pays ...
Marchiennes
Marchiennes
Blason de Marchiennes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Intercommunalité CA Cœur d'Ostrevent
Maire
Mandat
Laurent Martinez
2024-2026
Code postal 59870
Code commune 59375
Démographie
Gentilé Marchiennois(e)
Population
municipale
4 507 hab. (2023 en évolution de −1,81 % par rapport à 2017)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 32″ nord, 3° 16′ 59″ est
Altitude Min. 15 m
Max. 21 m
Superficie 21,44 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Marchiennes
(ville-centre)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sin-le-Noble
Législatives 16e circonscription du Nord
Localisation
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Marchiennes
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Marchiennes
Géolocalisation sur la carte : Nord
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Marchiennes
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Marchiennes
Liens
Site web https://marchiennes.fr/fr/
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    Géographie

    Localisation

    La commune est située en Flandre romane, en Ostrevent, et dans l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

    Marchiennes est au cœur du parc naturel régional Scarpe-Escaut, le « cœur de nature », élément important de la trame verte régionale concentré de sites naturels de grande valeur écologique, couvrant quatre forêts domaniales dont la forêt domaniale de Marchiennes, les plaines alluviales de la Scarpe et de l'Escaut. À la suite du drainage agricole périphérique et au surcreusement d'un fossé de drainage périphérique, cette forêt autrefois très humide souffre d'une baisse de la nappe qui en période de sécheresse menace les chênes et les amphibiens. La pose de palplanches sur les fossés de drainages intérieurs à la forêt n'ayant pas apporté les résultats escomptés.

    Dans le département du Nord, Marchiennes est un poumon vert qui occupe une position centrale, car à proximité des autoroutes A1 et A23, Marchiennes, à 20 minutes de Lille et de Tournai, 15 minutes de Douai et Valenciennes, 2 heures de Paris et 1h de Bruxelles.

    Le sentier de grande randonnée, GR 121 passe dans le bourg.

    La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Lille (partie française), dans la zone d'emploi de Douai et est la ville-centre de son unité urbaine et de son bassin de vie[I 1].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Beuvry-la-Forêt, Bouvignies, Flines-lez-Raches, Lallaing, Pecquencourt, Rieulay, Somain, Tilloy-lez-Marchiennes, Vred, Wandignies-Hamage et Warlaing.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 21,44 km2 ; son altitude varie de 15 à 21 mètres[1].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Marchiennes[Note 1].

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.

    Elle est drainée par la Scarpe canalisée, le Courant de Coutiches Amont, la Raches Aval, le canal du Décours, le Courant du Wacheux, le Marichon, le Courant de Coutiches Aval[2], le Courant du Houblon[3], la Maison Forestière de Sec Marais[4], le Marais[5], les Trois Pucelles[6] et divers autres petits cours d'eau[7],[Carte 1],.

    La Scarpe canalisée et une section canalisée de la Scarpe, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Arras et se jette dans l'Escaut canalisée à Mortagne-du-Nord, après avoir traversé 34 communes[8].

    Le Courant de Coutiches Amont, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Thumeries et se jette dans le Marichon sur la commune, après avoir traversé huit communes[9]. Les caractéristiques hydrologiques du courant de Coutiches sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,409 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 9,91 m3/s, atteint le [10].

    Le Raches Aval, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Roost-Warendin et se jette dans la Scarpe canalisée sur la commune, après avoir traversé cinq communes[11].

    Le canal du Décours, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune de Flines-lez-Raches et se jette dans la Scarpe canalisée à Saint-Amand-les-Eaux, après avoir traversé sept communes[12].

    Le Marichon, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune de Flines-lez-Raches et se jette dans le canal du Décour sur la commune, après avoir traversé deux communes[13].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[14].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[17] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[18]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 675 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 15 km à vol d'oiseau[21], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 3].

    Milieux naturels et biodiversité

    Forêt domaniale de Marchiennes.- Circuit de l'Elpret

    La forêt domaniale de Marchiennes d'environ 800 hectares composée entre autres de pins sylvestres et de chênes se trouve sur le territoire communal. Elle accueille plus de 110 000 visiteurs par an.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Marchiennes est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24].

    Elle appartient à l'unité urbaine de Marchiennes[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[25],[I 1].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[26],[27].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,8 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (25 %), terres arables (22,8 %), zones humides intérieures (7,6 %), zones urbanisées (6,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,5 %), prairies (2,7 %)[28].

    L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    Le Décours au hameau d' Elpret

    Plusieurs hameaux sont rattachés à Marchiennes :

    Elpret est un hameau situé à l'est de la commune et est traversé par la D39 qui relie Warlaing à Rosult. La rue principale d'Elpret est la rue du Hameau qui est en fait la D39. Quelques pâtés de maisons s'y construisent car la zone est très attractive : en effet, la forêt domaniale de Marchiennes est tout de suite au nord d'Elpret.

    Sec Marais est un hameau situé au nord de la commune et est traversé par la D957 qui relie Somain à Orchies. La rue principale de Sec Marais est la route départementale dite "Route Nationale". C'est un hameau qui a connu une forte expansion par sa proximité de l'autoroute A23 (à Orchies) et à la lisière de la forêt domaniale de Marchiennes.

    Le Catellet est un hameau situé à l'ouest de la commune en direction de Flines-lez-Raches.

    Habitat et logement

    En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 2 041, alors qu'il était de 1 963 en 2016 et de 1 913 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 91,6 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 7,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 87,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 12,4 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Marchiennes en 2021 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (1,8 %) et à la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Nord ...
    Le logement à Marchiennes en 2021.
    Typologie Marchiennes[I 3] Nord[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 91,6 90,9 82,2
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1 1,8 9,7
    Logements vacants (en %) 7,3 7,4 8,1
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    Voies de communication et transports

    La commune est desservie par les lignes 19, 120 et 121 du réseau urbain Évéole ainsi que par la ligne 851 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 2.

    Toponymie

    Marsenne en flamand[29].

    Marchiennes fut, encore au début du XIXe siècle, séparé en Marchiennes-Ville et Marchiennes-Campagne. La Scarpe formait la séparation. Depuis 1946, Marchiennes-Campagne a été rattaché à la commune de Rieulay

    Histoire

    Cartulaire de 1603 du Duc Charles de Croÿ représentant Marchiennes

    Temps modernes

    Marchiennes fut aussi le théâtre d'un des derniers procès de sorcellerie en France qui envoya Péronne Goguillon sur le bûcher en 1679 ainsi que quatre autres femmes dont sa propre fille[réf. nécessaire].

    Du au , durant la guerre de Succession d'Espagne, eut lieu le siège de Marchiennes[30].

    Révolution française et Empire

    Pendant les guerres de la Révolution française, les armées, française et ennemie, ont cherché à contrôler Marchiennes en 1792 et 1793. La ville a beaucoup souffert des combats[31].

    En 1808, on trouve à Marchiennes un dépôt de sûreté, où on enferme les petits délinquants avant leur transfert en maison d'arrêt[32].

    Époque contemporaine

    Verrerie Sainte-Rictrude[33] ou Société Hubert, Haydin & cie[34] de Marchiennes

    Il existait une gare aujourd'hui désaffectée : la Gare de Marchiennes.

    L'église possède un orgue de François-Joseph Carlier datant de 1837. Il s'agit d'un des derniers témoins quasiment intact de la facture des Carlier. Le buffet de l'orgue est inscrit et la partie instrumentale classée au titre des monuments historiques.

    Autrefois, l'église possédait un carillon de 37 notes. La majorité des cloches furent réquisitionnées par l'occupant en 1918.

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Douai du département du Nord[I 1].

    Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Marchiennes[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Sin-le-Noble[I 1].

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la seizième circonscription du Nord.

    Intercommunalité

    Marchiennes était membre de la communauté de Communes de l'Est du Douaisis (CCED), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    En 2006, cette intercommunalité prend le nom de communauté de communes Cœur d'Ostrevent puis, en 2025, se transforme en communauté d'agglomération sous la dénomination de communauté d'agglomération Cœur d'Ostrevent. La commune en est donc membre[I 1].

    Tendances politiques et résultats

    Un article publié dans La Voix du Nord no 24306 du 4 août 2020 indique que Serge Gaillot, sous l'étiquette du Rassemblement pour la République, est devenu maire à l'âge de 27 ans à la suite des élections municipales de juin 1995, où sa liste recueille 51,30 % des suffrages exprimés. Un recours annule l'élection, et un nouveau vote est organisé en 1996 où sa liste est cette fois largement réélue.

    La liste menée par Serge Gaillot lors des élections municipales de mars 2001 est élue dès le premier tour avec 55,10 % des suffrages exprimés. Serge Gaillot est suspendu de ses fonctions durant un mois par un arrêté du ministère de l'Intérieur en 2003, à cause de la mauvaise santé financière de la commune. Une suspension définitive survient en 2006 et de nouvelles élections sont organisées. Les ennuis judiciaires se poursuivent pour Serge Gaillot avec d'autres affaires, il est notamment incarcéré sur l'île de La Réunion en 2020.

    Claude Merly devient maire en 2006[35].

    Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-sept sièges sont à pourvoir ; on dénombre 3 674 inscrits, dont 1 914 votants (52,10 %), 18 votes blancs (0,94 %) et 1 876 suffrages exprimés (98,01 %). La liste divers droite Marchiennes de toutes les forces menée par le maire sortant Claude Merly recueille 1 295 voix (69,03 %) et remporte ainsi vingt-quatre sièges au conseil municipal contre deux pour la liste divers centre Marchiennes j'y crois du conseiller municipal d'opposition Jocelyn Oger[36] avec 365 voix (19,46 %) et un pour la liste divers gauche J'M 2020 menée par Jocelyne Malfigan[37] avec 216 voix (11,51 %)[38],[39]. Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 retarde d'environ deux mois l'élection des maires par les nouveaux conseils municipaux[40]. Claude Merly est réélu maire le 23 mai avec vingt-quatre voix, une minute de silence a été faite en hommage au conseiller municipal René Gos, mort le 25 avril[35].

    Politique locale

    Claude Merly, ancien maire de Marchiennes, a été renvoyé en correctionnelle en 2021 pour soupçons de favoritisme. Il est soupçonné d'avoir favorisé certaines entreprises pour des marchés publics de la ville notamment le marché de la réhabilitation de la mairie. Les faits ont été dénoncés par plusieurs de ses anciens adjoints[41]. Le 16 mars 2021, Claude Merly est reconnu coupable et condamné à dix mois d'emprisonnement avec sursis et d'une peine d'un an d'inéligibilité[42]. En janvier 2022, cette peine sera alourdie en appel à trois ans d'inéligibilité[43]. Finalement, en février 2022, Claude Merly adresse sa lettre de démission au préfet et renonce ainsi à se pourvoir en cassation. Il purgera sa peine de deux ans d'inéligibilité[44].

    L'actuel maire de Marchiennes est Laurent Martinez, ancien adjoint de Claude Merly.

    Liste des maires

    Maire en 1808 : Desars[45].

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
             
    avant 1803[31] après 1807[46] M. Lherbier    
             
      septembre 1821 Eugène Desart    
    octobrfe 1821 octobre 1830 Horries Pagniez    
    octobre 1830   François Joseph Lecocq    
      octobre 1842 Jules César Alexandre Lherbier   Mort en fonction
    octobre 1842 octobre 1843 Adolphe Henri Roch Chery   Maire par intérim
             
    septembre 1865 avril 1871 Édouard Noël Piedanna    
    avril 1871 novembre 1873 Auguste Maton    
    avril 1874 années 1880 Édouard Noël Piedanna    
    avril 1884 janvier 1890 Auguste Maton[47]   Mort en fonction
    janvier 1891 octobre 1911 Félix Maton[47]   Avocat
    Officier de l'instruction publique
    Juge de paix suppléant
    octobre 1911 décembre 1919 René Bigo   Maire par intérim jusqu’en novembre 1911 puis élu maire
    1919 janvier 1922 Fernand Maton[47]   Avocat
    Mort en fonction,
             
    avril 1931 septembre 1944 Maurice Boulongne    
    1947 1953 Edmond Servais    
    1953 1965 Gabriel Saison[48]    
    1965 1971 Edmond Groulez    
    mars 1971 mars 1989 Moïse Dufour[Note 7] app. PCF Ancien résistant, déporté au camp de Nauthausen
    Commandeur de la Légion d’honneur
    mars 1989 juin 1995 Jean-Pierre Lemaire[50] PS  
    juin 1995 2006 Serge Gaillot[51],[52] RPR puis UMP  
    2006 Février 2024[53] M. Claude Merly[54] DVD[55] Démissionnaire à la suite d'une condamnation à l'inéligibilité
    mars 2024[56] en cours Laurent Martinez   Fonctionnaire de police
    Vice président de la CC puis CA Cœur d’Ostrevent (2020 → )
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    Jumelages

    Jumelages et partenariats de Marchiennes.Voir et modifier les données sur Wikidata
    Davantage d’informations Ville, Pays ...
    Jumelages et partenariats de Marchiennes.Voir et modifier les données sur Wikidata
    VillePaysPériode
    Speldhurst[57],[58]Royaume-Unidepuis
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    Équipements et services publics

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Marchiennois(es)[59]

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[61].

    En 2023, la commune comptait 4 507 habitants[Note 8], en évolution de −1,81 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 5002 2092 3552 4562 5052 6142 8482 9653 047
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 0663 1803 2743 3353 4323 3883 2953 2583 246
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    3 4363 5803 6233 5463 6383 5283 3903 1573 393
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    3 4173 3753 2673 5644 1644 6414 6604 6904 745
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    4 6344 5844 507------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[62].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune.

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,0 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 2 260 hommes pour 2 327 femmes, soit un taux de 50,73 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[63]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,7 
    90 ou +
    1,6 
    4,5 
    75-89 ans
    8,2 
    16,6 
    60-74 ans
    16,3 
    21,3 
    45-59 ans
    21,0 
    20,0 
    30-44 ans
    21,1 
    17,4 
    15-29 ans
    13,1 
    19,7 
    0-14 ans
    18,6 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[64]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,5 
    5,5 
    75-89 ans
    8,2 
    14,9 
    60-74 ans
    16,4 
    19 
    45-59 ans
    18,4 
    19,5 
    30-44 ans
    18,7 
    20,7 
    15-29 ans
    19,1 
    19,9 
    0-14 ans
    17,7 
    Fermer

    Manifestations culturelles et festivités

    Depuis 1991, pour conjurer l'époque révolue des procès en sorcellerie, 30 000 personnes assistent chaque année, le premier dimanche d'octobre, aux célèbres Cucurbitades, fête de la Courge et de la Sorcellerie, fête poétique, culturelle et envoûtante[réf. nécessaire].

    Économie

    Revenu des ménages

    En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 23 590  [65]:

    Histograme des revenus médians par unité de consommation - département du Nord[66],[67]
    10 000
    20 000
    30 000
    40 000
    Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
    • Marchiennes: 23 590 
    • Autres communes du département
    • Nord: 21 340 
    • France métropolitaine: 23 080 

    Fromages

    Chévrerie du Cattelet de Marchiennes

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Plan de Marchiennes et son abbaye en 1635
    Marchiennes est riche d'un beau patrimoine historique dont témoignent encore les vestiges d'une tuilerie romaine sur la base de loisirs des Evoiche (tuile et brique). De plus par interprétation, on peut apparenter le nom de la ville à la Villa de Marcius, les vestiges d'une abbaye fondée en 630 par Adalbaud, comte de Douai. Sainte Rictrude, son épouse, aristocrate d'Aquitaine, créa en 643 un monastère double comprenant une communauté de femmes et une autre d'hommes. Leur fille, sainte Adalsinde (fêtée le 25 décembre), fut l'une des abbesses de la communauté des moniales[68].
    À la fin du Xe siècle, il ne reste aucune trace de la communauté masculine sauf quelques chanoines. En 1024, les moniales sont remplacées par des moines bénédictins. Après l'abbatiat désastreux de Fulcard de Landas (1103-1115), l'abbé Amand du Chastel prend l'initiative d'un renouveau institutionnel et artistique qui durera jusqu'à la fin du XIIe siècle et dont témoignent un chartier riche ainsi qu'une collection diverse de textes hagiographiques et historiographiques.
    On pénètre sur la place de l'abbaye par deux portes monumentales d'un grand intérêt architectural, le bâtiment de l'actuel hôtel de ville et le Colombier. Le fronton de l'église Sainte-Rictrude est marqué de la devise républicaine, « Liberté, Égalité, Fraternité ». Cette inscription a été ajoutée le à la suite d'un conseil municipal à la proposition de l'un des membres.
    L'église Sainte-Rictrude.

    Le , les reliques de Sainte Eusébie furent transportés à Marchiennes « où les os avaient été montrés, sains et entiers, aux fidèles, aux religieuses et aux enfants des écoles ».

    Personnalités liées à la commune

    Marchiennes plaque commémorative aux trois frères Corbineau

    Folklore

    La commune a pour géant Pelotin le Marchiennois[71], baptisé le par l'abbé Pierre-Marie Verhægge. Il fait suite à la relance de la fête du Muguet par la municipalité en 2009 et symbolise le jeu de paume. Il est fabriqué par Emmanuel Michiels, qui a notamment réalisé ceux de Montigny-en-Ostrevent, Hornaing, Fenain, Masny..., professeur d'arts plastiques à la retraite. L'habit et le gant sont réalisés par la sinoise Brigitte Renard. Le géant mesure 3,60 mètres, pèse soixante-dix kilos, et a un diamètre de 1,40 mètre. Il est monté sur roulettes et poussé de l'intérieur par une personne[72]. Il a pour parrain Gauthier de Châtillon, le géant de Bruille-lez-Marchiennes[73].

    Marchiennes dans les arts et la culture

    Marchiennes est mentionné dans la première phrase de Germinal d'Émile Zola (1885), où « la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit » est évoquée.

    On peut évoquer également Joseph Balsamo d'Alexandre Dumas, dans lequel on évoque le siège de Marchiennes en 1712 par le Maréchal de Villars.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Marchiennes Blason
    D'or à une escarboucle de sable, chargée en cœur d'un rubis de gueules.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • B. Delmaire, L'histoire-polyptyque de l'abbaye de Marchiennes. Étude critique et édition, Louvain-la-Neuve, 1985, 178 pages
    • Gras, Daniel.- Marchiennes et Beuvry-la-Forêt.- Saint-Cyr-sur-Loire : Alan Sutton, 2010. - 127 pages no 13570.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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