Jane Margyl

artiste lyrique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Jeanne Clémence Floriet dite Jane Margyl, née le dans le 17e arrondissement de Paris[2] et morte le à Deauville[3], est une mezzo-soprano française.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
Nom de naissance
Jeanne Clémence FlorietVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jane Margyl
Portrait de Margyl dans Samson et Dalila[1]
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
Sépulture
Nom de naissance
Jeanne Clémence FlorietVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie
Blanche d'Argy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Tessiture
Vue de la sépulture.
Fermer

Biographie

Tract publicitaire montrant Jane Margyl en Dalila, novembre 1905.

Fille d'architecte, Jane Margyl débute comme mime aux Folies-Bergère le en y créant Phryné (rôle-titre), ballet-pantomime d’Auguste Germain, musique de Louis Ganne[note 1],[4],[5]. La critique loue autant le talent que la beauté de Margyl, qui joue Phryné plus de 200 fois[6],[7]. En , elle crée, toujours aux Folies-Bergère, L'Enlèvement des Sabines, ballet-pantomime d'Adrien Vély et Charles Dutreil, musique de Paul Marcelles, avec Odette Valéry, J. Litini et Jane Ducastel[8]. Le , aux côtés de Jane Thylda et d’Odette Valéry, elle y crée aussi La Princesse au sabbat (rôle de la princesse Illys), ballet-pantomime de Jean Lorrain, musique de Louis Ganne[9],[10]. Dans Poussières de Paris Jean Lorrain décrit Margyl essayant son costume de princesse chez le couturier Landolff. Sa beauté est célébrée dans les cercles artistiques et mondains, mais Margyl, refusant de réduire son talent à sa plasticité, quitte les Folies-Bergère.

Elle entreprend alors des études de chant avec Jules Chevallier[11], et suit les conseils d’Alexandre Luigini. Elle fait ses débuts à l’Opéra-Comique le dans Cavalleria rusticana dans le rôle de Lola, aux côtés d’Emma Calvé[12]. En , elle y tient un petit rôle (la princesse Olympe) dans la création de La Carmélite de Reynaldo Hahn.

Elle reprend ses études de chant et, en , Alexandre Luigini l'appelle à remplacer Lina Pacary dans Hérodiade de Massenet (rôle d’Hérodiade) au Théâtre lyrique de la Gaîté[12].

Engagée à l’Opéra de Paris le , elle y débute le dans le rôle de Dalila dans Samson et Dalila de Saint-Saëns et remporte un très grand succès[13],[14]. Elle fait ses seconds débuts le dans Aïda, dans le rôle d’Amnéris[15]. Le , elle aborde le rôle de Fricka dans La Walkyrie[16].

Entre-temps, le , elle crée Le Clown, nouvelle musicale de Victor Capoul, musique d'Isaac de Camondo, aux côtés de Géraldine Farrar, Marguerite Mérentié, Rousselière, Renaud et Delmas[12],[17].

Elle succombe à une crise d’appendicite à l’âge de 33 ans[18]. Elle préparait pour l’Opéra les rôles de Fidès (Le Prophète), Ann Boleyn (Henry VIII) et Ortrud (Lohengrin) ; elle avait été réengagée par la direction Messager-Broussan[12].

Sa voix était comparée à celle de Marie Delna. Elle aurait enregistré des disques. Jane Margyl est inhumée à Paris au cimetière des Batignolles (statue de François Sicard représentant la musique qui pleure sa perte, sa sœur Marthe a posé comme modèle car elle lui ressemblait beaucoup)[19].

Famille

Jane Margyl était la sœur de :

  • Marthe Floriet (1873-1965), un temps comique excentrique sous le nom de Mlle Floresky ;
  • Georgette Floriet (1881-1912), épouse d'Edouard Guillaumet, publiciste et fils du peintre Gustave Achille Guillaumet ; connue au théâtre sous le nom de Georgette Sandri[20] ;
  • Blanche Floriet, devenue duchesse Melzi d’Eril di Lodi (1879-1961), mère de la photographe Georgette Chadourne (1899-1983) ;
  • George Floriet.

Elle est inhumée à Paris au cimetière des Batignolles (1re division).

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI