Marie Bon
artiste peintre et femme de lettres française
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Marie Bon (Marie Aline Nadine, née Viaud, épouse Bon), née le à Rochefort[1] et morte le à Fouras[2], est une peintre et femme de lettres française, sœur de Gustave Viaud et Pierre Loti.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Marie Viaud |
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Théodore Viaud (d) |
| Fratrie |
Biographie
Fille de Théodore Viaud et de Nadine Texier, elle a deux frères : Gustave, puis, alors qu'elle a déjà dix-neuf ans un deuxième frère : Louis-Marie-Julien Viaud, plus connu sous le pseudonyme de Pierre Loti, dont elle s'occupera beaucoup, lui transmettant notamment son amour du dessin et de l'écriture[3].

D'un caractère indépendant, douée pour la peinture et le dessin, Marie Viaud part à Paris pour étudier[4]. Grâce à une bourse de la mairie de Rochefort, elle suit l'enseignement à Paris du peintre Léon Cogniet, à l'École des Beaux-Arts, entre 1851 et 1854[5].
Elle a une abondante correspondance avec son père, féru d'art, durant ses études. Reconnaissant également être « dévorée par le besoin d'écrire », elle ne publiera cependant qu'un court roman, Autour de Paulette, publié en 1896[6]. À son retour de Paris, son père aménage pour elle un atelier dans leur demeure à Rochefort, où elle travaille et réalise de nombreux portraits, notamment des membres de sa famille[7].
Connue comme portraitiste, surtout à Rochefort, elle se marie assez tard, à l'âge de trente-trois ans, et suivra alors son époux dans ses différentes affectations professionnelles en tant que percepteur[8].
Sa carrière artistique demeure discrète au regard de la notoriété de son frère[9].
Marie Bon, son époux Armand Bon et leur fille Nadine ont vécu à Saint-Porchaire (Maison de Marie Bon), en Saintonge, de 1865 à 1878[10]. Dans son livre Prime jeunesse, Pierre Loti décrit les nombreux séjours qu'il y passa[11].
Marie Bon, qui est de dix-neuf ans la sœur ainée du jeune Julien Viaud, aura une grande influence sur son éducation. Elle lui enseigna le dessin et lui apprit à tenir son journal, deux éléments qui seront précieux pour celui qui deviendra Pierre Loti par la suite[12]. Elle fut aussi sa confidente[13].
Une abondante correspondance entre Marie Bon et Pierre Loti permet d'éclairer à la fois les liens mais également le rôle de soutien et de mentor qu'elle eut tout au long du parcours de son frère.
« Sœur chérie, Je viens de finir ma tâche de ce soir et je commence à t'écrire, malgré le peu de temps qui me reste avant le souper pour pouvoir mettre dans ma lettre ces petites fleurs que j’ai cueillies tantôt à ton intention dans une délicieuse promenade que nous avons faite aujourd'hui dans les bois […] Je t'embrasse une masse de fois, toi et mon Ramand, Votre petit frère, Julien. »9 février 2023, Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation La Poste.
— Pierre Loti, Lettres choisies
Issu des archives de Samuel, fils de Pierre Loti, un legs important de Clarisse, arrière-petite-fille de Pierre Loti, sous l'intitulé de fonds Bérail, a confié d'un coté au Musée Hèbre les photos et dessins de Marie Bon, et de l'autre les manuscrits et correspondances à la Médiathèque de Rochefort[14].