Marie Holzman

sinologue française From Wikipedia, the free encyclopedia

Marie Holzman, née le à Paris, est une sinologue[1],[2], spécialiste de la Chine contemporaine et de la dissidence chinoise (en), enseignante de chinois à l'université, écrivain, journaliste et traductrice française[3],[4].

Naissance (74 ans)
Drapeau de la France France
Nationalité Française
Formation DEA Chinois Paris VII
Titres Présidente Solidarité Chine
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Marie Holzman
Portrait de Marie Holzman
Sinologue
Biographie
Naissance (74 ans)
Drapeau de la France France
Nationalité Française
Thématique
Formation DEA Chinois Paris VII
Titres Présidente Solidarité Chine
Profession Professeure, écrivaine et journalisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Travaux Articles, livres, éditions, traductions.
Intérêts Droits de l'homme en République populaire de Chine,
Idées remarquables Soutien aux dissidents chinois et au mouvement démocratique chinois
Œuvres principales Chine, on ne bâillonne pas la lumière (1996)
Les Massacres de la Révolution culturelle (préface 2009)
Dans l'empire des ténèbres (traduction 2013)
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ et prix littéraire de l'AsieVoir et modifier les données sur Wikidata
Auteurs associés
Influencé par Vladimir Boukovsky[1]
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Biographie

Études

En octobre 1968, à l’âge de 17 ans, elle vit un an à Taïwan avec son père, un professeur américain de littérature chinoise classique, et sa mère, une assistante sociale[1]. Elle passe son baccalauréat en 1969, en tant que candidate libre à Tokyo[5],[6]. Entre 1972 et 1980, elle séjourne en Asie à Taïwan, au Japon et en Chine. Elle est étudiante à Pékin quand éclate le premier « printemps de Pékin » en 1978. Quand Wei Jingsheng est condamné à la prison en 1980, elle décide de quitter la Chine : « J'ai quitté ce pays après cette condamnation. Je ressentais un profond dégoût pour les élites de la société ». Alors enceinte, elle refuse que son enfant naisse dans ce pays[6].

En Chine, la jeune fille avait découvert que « la langue entrait dans sa tête comme dans du beurre ». De retour en France, elle se lance dans des études de chinois à l'université et doit, non sans effort, « mémoriser 3000 caractères plus des combinaisons de caractères »[6].

Carrière enseignante

Après avoir obtenu un DEA, elle devient professeur de chinois, chargée de cours à l'université Paris VII puis responsable de la section Chine du DESS- NCI à Paris III de 1984 à 2002[7],[8].

Engagement militant

Elle mène depuis lors un combat engagé pour les victimes de la répression en Chine[9],[6].

Présidente de l’association Solidarité Chine, créée en 1989 à la suite des manifestations de la place Tian'anmen, elle est membre du conseil d'administration de Human Rights in China, animatrice de l'Observatoire des Libertés en Asie Orientale, membre du Forum Asie-Démocratie et porte-parole du Collectif Pékin J.O. 2008[7]. Pour Marie Holzman, « Il faut faire entendre la voix de ceux qui adoptent une démarche pro-démocratie, pacifique et rationnelle, pour que l’Occident comprenne que les Chinois ne sont pas tous fascinés par le business ou la falsification des œuvres d’art »[9].

Production

Marie Holzman a publié des ouvrages documentés sur les personnalités marquantes du mouvement démocratique chinois dont Wei Jingsheng, Lin Xiling, Ding Zilin, Hu Ping et Liu Qing[10]. Elle a, en particulier, préfacé Les Massacres de la Révolution culturelle, ouvrage collectif coordonné par Song Yongyi, et traduit le livre de Liao Yiwu, Dans l'empire des ténèbres[11].

Elle a donné des conférences sur la Chine contemporaine à la Banque de France, à l'INALCO, à l'Institut Prepasia, aux Missions étrangères de Paris[7].

Elle écrit régulièrement dans la revue Politique internationale.

Elle a créé la collection les Moutons Noirs avec le soutien de Pierre Bergé et en collaboration avec Jean-François Bouthors et Galia Ackerman[12].

Engagement en faveur des Tibétains

En 2008, elle devient la porte-parole du Collectif Jeux Olympiques 2008. Elle appelle les sportifs et hautes personnalités étrangères à boycotter la cérémonie d'ouverture tant que les dirigeants chinois ne changeront pas de position sur la répression et l'emprisonnement d'opposants tibétains[réf. souhaitée].

En 2009, elle participe à une table ronde lors d'un festival en hommage au Tibet organisé par le député maire Henri Plagnol à Saint-Maur-des-Fossés[13].

Après que la revue Sciences Humaines eut publié, en novembre 2011, un entretien avec Élisabeth Martens, auteur d'une Histoire du bouddhisme tibétain[14], Marie Holzman écrivit à la revue pour contester la légitimité d'Elisabeth Martens : « Pour la réputation de votre magazine, je vous encourage vivement à interviewer quelqu'un d'autre »[15].[pertinence contestée]

Distinctions

Bibliographie

Préfaces

Notes et références

Liens externes

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