Marie Holzman
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| Naissance |
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| Nationalité | Française |
| Formation | DEA Chinois Paris VII |
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| Titres | Présidente Solidarité Chine |
| Profession | Professeure, écrivaine, journaliste et sinologue (en) |
| Travaux | Articles, livres, éditions, traductions. |
| Intérêts | Droits de l'homme en République populaire de Chine, |
| Idées remarquables | Soutien aux dissidents chinois et au mouvement démocratique chinois |
| Œuvres principales |
Chine, on ne bâillonne pas la lumière (1996) Les Massacres de la Révolution culturelle (préface 2009) Dans l'empire des ténèbres (traduction 2013) |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur et prix littéraire de l'Asie |
| Influencé par | Vladimir Boukovsky[1] |
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Marie Holzman, née le à Paris, est une sinologue[1],[2], spécialiste de la Chine contemporaine et de la dissidence chinoise (en), enseignante de chinois à l'université, écrivain, journaliste et traductrice française[3],[4].
Études
En , à l’âge de 17 ans, elle vit un an à Taïwan avec son père, un professeur américain de littérature chinoise classique, et sa mère, une assistante sociale[1]. Elle passe son baccalauréat en 1969, en tant que candidate libre à Tokyo[5],[6]. Entre 1972 et 1980, elle séjourne en Asie à Taïwan, au Japon et en Chine. Elle est étudiante à Pékin quand éclate le premier « printemps de Pékin » en 1978. Quand Wei Jingsheng est condamné à la prison en 1980, elle décide de quitter la Chine : « J'ai quitté ce pays après cette condamnation. Je ressentais un profond dégoût pour les élites de la société ». Alors enceinte, elle refuse que son enfant naisse dans ce pays[6].
En Chine, la jeune fille avait découvert que « la langue entrait dans sa tête comme dans du beurre ». De retour en France, elle se lance dans des études de chinois à l'université et doit, non sans effort, « mémoriser 3000 caractères plus des combinaisons de caractères »[6].
Carrière enseignante
Après avoir obtenu un DEA, elle devient professeur de chinois, chargée de cours à l'université Paris VII puis responsable de la section Chine du DESS- NCI à Paris III de 1984 à 2002[7],[8].
Engagement militant
Elle mène depuis lors un combat engagé pour les victimes de la répression en Chine[9],[6].
Présidente de l’association Solidarité Chine, créée en 1989 à la suite des manifestations de la place Tian'anmen, elle est membre du conseil d'administration de Human Rights in China, animatrice de l'Observatoire des Libertés en Asie Orientale, membre du Forum Asie-Démocratie et porte-parole du Collectif Pékin J.O. 2008[7]. Pour Marie Holzman, « Il faut faire entendre la voix de ceux qui adoptent une démarche pro-démocratie, pacifique et rationnelle, pour que l’Occident comprenne que les Chinois ne sont pas tous fascinés par le business ou la falsification des œuvres d’art »[9].
Production
Marie Holzman a publié des ouvrages documentés sur les personnalités marquantes du mouvement démocratique chinois dont Wei Jingsheng, Lin Xiling, Ding Zilin, Hu Ping et Liu Qing[10]. Elle a, en particulier, préfacé Les Massacres de la Révolution culturelle, ouvrage collectif coordonné par Song Yongyi, et traduit le livre de Liao Yiwu, Dans l'empire des ténèbres[11].
Elle a donné des conférences sur la Chine contemporaine à la Banque de France, à l'INALCO, à l'Institut Prepasia, aux Missions étrangères de Paris[7].
Elle écrit régulièrement dans la revue Politique internationale.
Elle a créé la collection les Moutons Noirs avec le soutien de Pierre Bergé et en collaboration avec Jean-François Bouthors et Galia Ackerman[12].
Engagement en faveur des Tibétains
En 2008, elle devient la porte-parole du Collectif Jeux Olympiques 2008. Elle appelle les sportifs et hautes personnalités étrangères à boycotter la cérémonie d'ouverture tant que les dirigeants chinois ne changeront pas de position sur la répression et l'emprisonnement d'opposants tibétains[réf. souhaitée].
En 2009, elle participe à une table ronde lors d'un festival en hommage au Tibet organisé par le député maire Henri Plagnol à Saint-Maur-des-Fossés[13].
Après que la revue Sciences Humaines eut publié, en novembre 2011, un entretien avec Élisabeth Martens, auteur d'une Histoire du bouddhisme tibétain[14], Marie Holzman écrivit à la revue pour contester la légitimité d'Elisabeth Martens : « Pour la réputation de votre magazine, je vous encourage vivement à interviewer quelqu'un d'autre »[15].[pertinence contestée]
Distinctions
- En 1999, elle est lauréate du Prix littéraire de l'Asie pour Lin Xiling, l'indomptable (Éditions Bayard, 1998).
- Le , elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur[16]. Le , à la veille du 20e anniversaire du massacre de Tian'anmen, la décoration lui est remise par Pierre Bergé (alors en conflit avec Pékin à propos de la vente des deux bronzes de l'ancien Palais d'Été) au nom du président de la République Nicolas Sarkozy[17].