Marie Jaëll
pianiste, compositrice et pédagogue française
From Wikipedia, the free encyclopedia
Marie Jaëll, née Trautmann le à Steinseltz, au nord de l'Alsace, et morte le à Paris (16e arrondissement), est une pianiste, compositrice et pédagogue française. Son mari, Alfred Jaëll, qu'elle épouse en 1866, est également un pianiste virtuose de renommée européenne. Les deux époux tiennent dans leur appartement un salon dans lequel se presse le Tout-Paris. Elle s'inspire des outils que lui offrent les sciences neuro-psychologiques pour étudier de la technique pianistique. Elle publie plusieurs ouvrages sur son analyse très poussée du toucher et sa pédagogie est encore enseignée en 2025.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Marie Christine Trautmann |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Alfred Jaëll (à partir de ) |
| Mouvement | |
|---|---|
| Instrument | |
| Maître |
Le Mécanisme du toucher (d) |
Biographie

Marie Trautmann naît le à Steinseltz dans une famille de propriétaires terriens[1]. Son père, Georges Trautmann, est agriculteur et maire du village. Christine Schopfer, sa mère, consciente de ses talents musicaux va organiser ses premiers concerts[2].
Enfant prodige, elle bénéficie d'une formation musicale de pianiste avec Hamma à Stuttgart en Allemagne, puis avec Herz au Conservatoire de Paris où elle obtient brillamment le Premier prix en 1862, après seulement quatre mois de cours[3],[4].
En 1866 elle épouse Alfred Jaëll[1], également pianiste et de 14 ans son aîné. Son époux a un vaste réseau de relations parmi lesquels figurent Brahms, Liszt, Rubinstein.
La future compositrice suit les enseignements (composition) de César Franck et de Camille Saint-Saëns[5].
Alfred Jaëll refuse le poste de directeur de l'école de musique de Leipzig, pour entamer une tournée de concerts avec sa femme. Les relations diplomatiques entre la France et l'Allemagne se tendent à la suite de la défaite française de 1870 ; Marie Jaëll demande la nationalité française[6]. Alfred Jaëll meurt des suites d'un diabète à 49 ans en 1882[5]. Marie Jaëll est veuve à 35 ans.
La compositrice est également connue comme pianiste virtuose, mais c'est la composition qui la passionne. Saint-Saëns écrit : « Mme Marie Jaëll ne veut plus que l’on parle de son talent de pianiste. Elle en est rassasiée et ne vise qu’à la haute composition. Ses premiers essais ont été tumultueux, excessifs, quelque chose comme l’irruption d’un torrent dévastateur ». Marie Jaëll donne plusieurs concerts mémorables pendant lesquels elle interprète l'intégrale des œuvres pour piano de Liszt[5], l'intégrale des sonates de Beethoven (une première en France)[6] et des sonates de Schumann.
Compositrice reconnue et appréciée, Marie Jaëll se consacre aussi de manière originale à l'étude de la technique pianistique : elle se livre à une analyse très poussée du toucher. En 1896 elle publie La musique et la psychophilologie.
Mettant à contribution les outils que lui offrent les sciences neuro-psychologiques, qui se développent à l'époque, elle mène des recherches très précises pour connaître le potentiel de la main humaine, et réalise quelques expériences avec le Dr Charles Féré, médecin physiologiste à l'hôpital Bicêtre à Paris[5]. Mettant l'accent sur l'importance du développement des facultés mentales et des capacités auditives et visuelles du musicien, elle propose une méthode d'enseignement du piano toujours pratiquée : Le toucher : enseignement du piano basé sur la physiologie[7] (1899). Elle écrit près d'une dizaine d'ouvrages qui précisent et détaillent sa pensée.
Marie Jaëll meurt le . Elle est inhumée au cimetière de Passy (3e division)[8].
Parcours
En 1855, Marie Trautmann, donne sa première audition publique à l'âge de neuf ans[5], en présence d'Ignaz Moscheles qui lui promet un grand avenir[6]. L'année suivante, Henri Herz, professeur au Conservatoire de Paris, accepte de lui donner des cours[6] ; elle commence en parallèle une série de tournées de près de 200 concerts à travers l'Allemagne, la Suisse, l'Alsace, à Paris et en Angleterre[1]. Sa renommée d'enfant prodige est grandissante.
En 1862, Marie Trautmann devient officiellement étudiante au Conservatoire de Musique de Paris et obtient le Premier prix de piano la même année[6].
Après son mariage avec Alfred Jaëll, les époux vont donner ensemble une série de concerts à travers toute l'Europe jusqu'en Russie[5] en contribuant à faire connaître les œuvres des grands compositeurs tels que Brahms, Liszt, Beethoven, Schubert, Mendelssohn et Reinecke.
Dans la période située entre 1871 et 1900, Marie Jaëll compose de nombreux morceaux de musique qu'elle présente à la Société Nationale de Paris et s'impose parmi une société de compositeurs très largement masculine. En 1887 elle est admise à la Société des Compositeurs de Musique de Paris comme « membre actif » sur proposition de C. Saint-Saëns et G. Fauré[6].
Œuvres musicales
- 1871 - 1879
- Beethoven's Marcia alla Turca des Ruines d'Athènes en collaboration avec Alfred Jaëll
- Deux méditations pour le piano (dédiées à Monsieur Théodore Hoffmann - Mérian.
- Feuillet d'album pour piano dédié à son cher époux.
- Impromptu pour piano.
- Six petits morceaux pour piano (dédiés à Marie-Claire)
- Sonate pour piano (dédiée à l'illustre Maître Franz Liszt)
- Bagatelles pour piano (dédiées à Monsieur Henri Herz)
- La Babillarde, Allegro
- Psaume LXV
- Valses pour piano à quatre mains, op. 8
- Quatuor à cordes
- Quatuor en sol mineur, pour piano, violon, alto, violoncelle (2 versions)
- Johannes Brahms « Ein deutsches Requiem » opus 45. Version française par Mme Marie Jaëll-Trautmann.
- Fantaisie sur Don Juan pour 2 pianos. (d'après la correspondance avec Franz Liszt)
- Concerto no 1 en ré mineur pour piano et orchestre (dédié à Camille Saint-Saëns)
- Götterlieder pour orchestre et chant
- Harmonies imitatives pour piano (dédiées à Monsieur Albert Périlhou)
- Runéa, Opéra en trois actes
- Lieder (5) für eine Singstimme mit Begleitung des Pianoforte (dédiés à Madame Louise Ott)
- Bärenlieder / La Légende des Ours, six chants humoristiques
- Ossiane, poème symphonique
- 1880 -1889
- Am Grabe eines Kindes / Sur le tombeau d'un enfant. Pour chœurs et orchestre (à la suite de la mort d'un des enfants de Camille Saint-Saëns)
- Concerto no 1 en ré mineur, réduction pour deux pianos
- Quatre mélodies pour chant avec accompagnement de piano (dédiées à Madame Alfred Ott)
- Fantaisie pour violon et piano
- Romance pour violon et piano (dédiée à Monsieur Marsick)
- Sonate pour piano et violoncelle (dédiée à Ernest Reyer)
- Sonate pour violon (dédiée à Madame Thérèse Parmentier)
- Trio, Dans un rêve, piano, violon et violoncelle
- Trio, piano, violon et violoncelle.
- En route, pour orchestre.
- Concerto pour violoncelle (dédié à Jules Delsart)
- Six esquisses romantiques pour le piano (éditées sous le titre Six préludes pour piano)
- fin de la troisième Mephisto Walz pour piano de Franz Liszt
- Concerto no 2 en ut mineur pour piano et orchestre (dédié à Eugen d’Albert)
- Sphinx, piano (dédié à Camille Saint-Saëns)
- Friede mit euch, mélodie
- Voix du printemps : Sur la grand'route, pour orchestre.
- Voix du printemps pour piano à quatre mains (dédiée à Madame Aline Laloy)
- Voix du printemps, idylle pour orchestre
- Adagio pour alto et piano
- Ballade (dédiée à Monsieur Adolphe Samuel)
- Prisme. Problèmes en musique, pour piano (dédié à Camille Saint-Saëns)
- Valses mélancoliques pour piano (dédiées à Mademoiselle Marie Rothan)
- Valses mignonnes pour piano (dédiées à la Vicomtesse Emmanuel d'Harcourt)
- Promenade matinale : esquisses pour piano (dédiée à Mlle Lucie Wassermann)
- 1890 - 1899
- Second piano pour les Vingt pièces pour le piano, op. 58 de Benjamin Godard
- La Mer, poésies de Jean Richepin
- Les Orientales, poésies de Victor Hugo (dédiées à Madame Ch. Lamoureux (Brunet-Lafleur).
- Les Beaux jours, piano.
- Les Jours pluvieux, piano [et partiellement orchestre].
- Paraphrase sur la lyre et la harpe pour piano.
- Pièces pour piano. I Ce qu'on entend dans l'Enfer. II Ce qu'on entend dans le Purgatoire. III Ce qu'on entend dans le Paradis.
- Chanson berçante (dédiée à Suzanne Villemin), dans Le Toucher (vol. 2)
- Conte de fée (dédié à Marie-Anne Pottecher), dans Le Toucher (vol. 2)
- Les Chasseurs (dédiés à Madoul Kiener), dans Le Toucher (vol. 2)
- Petite valse chantante (dédiée à Madeleine Villemin), dans Le Toucher (vol. 2)
- Petits lutins (dédiés à Marthe Fauconnier), dans Le Toucher (vol. 2)
- Papillons gris (à Lisbeth Escherich), dans Le Toucher (vol.2)
- Les Cloches lointaines, dans Le Toucher (vol. 3)
- Pauvre mendiante, dans Le Toucher (vol. 3)
- Supplication, dans Le Toucher (vol. 3)
- Sept pièces faciles pour piano
- 1917
- Harmonies d'Alsace pour petit orchestre
Discographie
- Erb, Liszt, Jaëll. François Killian, piano. Aurophon, 1898.
Enregistrement sonore d’abord comme disque vinyle puis comme disque compact publié à l'occasion du Bimillénaire de Strasbourg. - Œuvres de Marie-Joseph Erb, Suite op. 92, Sang und Klang im Elsass; Humoreske op. 81,6. Marie Jaëll, Appel. Fr. Liszt, 3e Mephisto-Valse (an Marie Jaëll).
Appel est le troisième mouvement des Pièces pour piano : Ce qu’on entend dans l’enfer (1894).
L'enregistrement se trouve à la Bibliothèque Nationale et universitaire (B.N.U.) de Strasbourg : M.LP.483./ M.CD.52. - Marie Jaëll, French Character Pieces and Valses à quatre mains, op. 8. Lea Schmidt-Rogers, pianiste ; avec Vera Karl Rathje, pianiste. La Mesa (USA), 1998. B.N.U. Strasbourg : M.CD.563.
- Marie Jaëll. Œuvres pour piano : Feuillet d’album ; Esquisses romantiques ; 6 Valses mélancoliques ; Impromptu ; Pièces pour enfant. Alexandre Sorel, piano. Solstice, 1997. 1 CD, B.N.U. Strasbourg : M.CD.1.334.
- Marie Jaëll, Promenades matinales, 10 Bagatelles, 2e Méditation. Alexandre Sorel, piano. Solstice, 2000. 1 CD. B.N.U. Strasbourg : M.CD.1.335.
- Delphine Gleizes et Arnaud Laster, Les Orientales : illustrations et musiques, Paris, Maisonneuve et Larose, 2001. 99 p. & 2 CD.
Les Orientales de Victor Hugo, mises en musique par Marie Jaëll vers 1893 font partie du champ de l'ouvrage et sont enregistrées entièrement sur l'un des CD qui accompagnent l'ouvrage. B.N.U. Strasbourg : M.147.103/CD.710.577,1. - Marie Jaëll, Sonate pour violoncelle et piano. Mélodies et Lieder. Lara Erbès, pianiste ; Lisa Erbès, violoncelliste et Catherine Dubosc, soprano. Solstice, 2005. B.N.U. Strasbourg : M.CD.1.336.
- Mulheres Compositoras França - Brasil = Femmes compositrices France - Brésil. Sylvia Maltese, Piano solo ; Duo Tarditi-Maltese, piano à quatre mains, Paola Tarditi e Sylvia Maltese. Manaus, NovoDisc Midia Digital da Amazonia, [2009]. Œuvres de compositrices françaises et brésiliennes des XIXe et XXe siècles dont les Voix du printemps pour 4 mains de Marie Jaëll.
- Le Quatuor Florestan joue Marie Jaëll, Quatuor à cordes en sol mineur – première mondiale ; Fanny Mendelssohn, Quatuor à cordes en mi b majeur. Solstice, 2011.
Enregistrement du Quatuor à cordes écrit par Marie Jaëll en 1875 dont le manuscrit resté inédit se trouve à la B.N.U. de Strasbourg. - "Elle". Marie Jaëll. Mel Bonis. Cécile Chaminade. Par Paule van Parys, Wilhelm Kemper, piano (Verlag Dohr, 2011). 12 Valses et finale, op. 8, pour piano à 4 mains.
- Franz Liszt in Weimar - Ein musikalische Soirée, Cora Irsen, piano. Nuit Garde Roller, 2012. Marie Jaëll : Deux Valses mélancoliques ; Sonate; Cora Irsen: sa rencontre avec Marie Jaëll.
- Marie Jaëll, Complete Works for Piano 1, par Cora Irsen, piano (Label Querstand, 2015). L’intégrale des œuvres pour piano de Marie Jaëll comprend 5 CD en 4 volumes. Le premier disque inclut des œuvres de jeunesse, comme la Sonate et Feuillet d’album (1872) et des compositions davantage marquées par l’influence de Franz Liszt - Le second disque est entièrement consacré aux 18 pièces pour piano d'après la lecture de Dante, 1894. Titre original : Pièces pour piano. I - Ce qu'on entend dans l'Enfer. II... dans le Purgatoire. III... dans le Paradis. Les deux CD du vol. 3 rassemblent plus de dix œuvres composées entre 1871 et 1894 qui évoquent des atmosphères très contrastées. Elles incluent des pièces pédagogiques destinées à ses élèves. Avec le vol. 4, Cora Irsen a enregistré les deux Concerti pour piano et orchestre, avec l’Orchestre symphonique de la WDR (Cologne) dirigé par Arjan Tien.
- Marie Jaëll (1846-1925). Musique symphonique - Musique pour piano. Chantal Santon-Jeffery, David Bismuth, Lidija et Sanja Bizjak, Dana Ciocarlie, Romain Descharmes, Nicolas Stavy, David Violi, Xavier Philips, Brussels Philharmonic / Hervé Niquet, Orchestre National de Lille / Joseph Swensen. Ed. Singulares, 2015, 135 p., ill. & 3 CD (Palazzetto Bru Zane / Portraits, vol. 3)[9]. Les CD incluent des premiers enregistrements mondiaux comme le cycle de mélodies avec orchestre La Légende des ours. Avec textes de présentation : voir la bibliographie.
- Célia Oneto Bensaid, 18 pièces pour piano d'après la lecture de Dante, Présence Compositrices, 2022
- Tony Hymas, De Delphes (nato 5782) "Essaim de mouches" de Marie Jaëll (autres compositions : Mel Bonis, Cécile Chaminade, Leoš Janáček, Claude Debussy, Jacky Molard...) 2021
- Célia Oneto Bensaid, avec l'orchestre d'Avignon sous la direction de Deborah Waldman, Premier concerto pour piano de Marie Jaëll en D Minor, 3ème Mephisto Walz de Franz Liszt, concerto pour piano numéro 1 de Franz Liszt, NoMadMusic, avril 2024.
Ouvrages

- La musique et la psychophysiologie (Traduction en espagnol par Josefa Lloret de Ballenilla en 1901; en allemand par Franziska Kromayer en 1905), Paris, Félix Alcan, coll. « Bibliothèque de philosophie contemporaine », , 2e éd. (1re éd. 1896), 182 p. (lire en ligne).
- Le mécanisme du toucher; l'étude du piano par l'analyse expérimentale de la sensibilité tactile, Paris, Colin, , 146 p. (OCLC 42293060) [lire en ligne sur Wikisource].
- Le toucher : enseignement du piano basé sur la physiologie (Traduction en allemand sous le titre Der Anschlag par Albert Schweitzer, [1901?]), vol. 1, Paris, Costallat, (OCLC 35703776, lire en ligne).
- Le toucher : enseignement du piano basé sur la physiologie, vol. 2, Paris, Costallat, (OCLC 35703776, lire en ligne).
- Le toucher : enseignement du piano basé sur la physiologie, vol. 3, Paris, Costallat, (OCLC 35703776, lire en ligne).
- L’intelligence et le rythme dans les mouvements artistiques, Paris, F. Alcan, (OCLC 608721765) [lire en ligne sur Wikisource].
- Le rythme du regard et la dissociation des doigts, Paris, Librairie Fischbacher, , 180 p. (lire en ligne).
- Un nouvel état de conscience : la coloration des sensations tactiles, Paris, F. Alcan, , 33 p. (OCLC 561157225, lire en ligne).
- La résonance du toucher et la topographie des pulpes, , 161 p. (OCLC 19696306, lire en ligne)
- La main et la pensée musicale (préf. André Siegfried), (lire en ligne).
- Le toucher musical par l'éducation de la main : un nouvel enseignement artistique (préf. Maurice Pottecher, Textes choisis extraits des différents ouvrages écrits par Marie Jaëll), Paris, Les Presses universitaires de France, , 74 p. (OCLC 1368497456, lire en ligne).
Héritage
À sa mort, ses élèves continuent de perpétuer son enseignement, mais son œuvre musicale reste confidentielle au début du XXIe siècle. Les archives de la musicienne ont été données par sa famille à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg où elles peuvent être consultées librement, et dont une partie peut l'être en ligne[10]. Comme elles sont presque complètes, on y trouve aussi bien les ouvrages et partitions musicales publiés que les manuscrits en partie inédits, des portraits et des photographies de leurs relations. La correspondance de la musicienne reflète le monde musical de son époque.
Le sculpteur Philippe Besnard est l'auteur d'un buste de la compositrice, lequel se trouve aussi dans le Fonds Jaëll. À partir de cette œuvre, le fondeur Claude Valsuani a édité le buste en bronze comme l'atteste la marque de fabrique datée de 1921 apposée à l'arrière de la tête[11].
L'Association Marie Jaëll-Alsace qui faisait valoir la personne et l'œuvre de Marie Jaëll, a été dissoute en mars 2017. Le site de l'association maintient en ligne toutes les informations rassemblées au cours des années, ainsi que les Lettres d'information publiées. Il continue à informer des concerts ou manifestations consacrés à la musique de Marie Jaëll[12].