Marle

commune française du département de l'Aisne From Wikipedia, the free encyclopedia

Marle, appelée localement Marle-sur-Serre, est une commune de France située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Marle
Marle
La mairie.
Blason de Marle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Intercommunalité CC du Pays de la Serre
Maire
Mandat
Dominique Godbille
2021-2026
Code postal 02250
Code commune 02468
Démographie
Gentilé Marlois
Population
municipale
2 229 hab. (2023 en évolution de −1,72 % par rapport à 2017)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 24″ nord, 3° 46′ 17″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 140 m
Superficie 13,79 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Marle
(ville isolée)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Marle
(bureau centralisateur)
Législatives 3e circonscription de l'Aisne
Localisation
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Marle
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Marle
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Marle
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Marle
Liens
Site web https://www.ville-marle.com/
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    Géographie

    Localisation

    Marle, petite ville du grand Laonnois à 25 km au nord-est du centre de Laon, porte de la Thiérache.

    Elle est la ville-centre de son unité urbaine et de son bassin de vie, et se trouve dans la zone d'emploi de Laon[I 1].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Autremencourt, Berlancourt, Châtillon-lès-Sons, Marcy-sous-Marle, Montigny-sous-Marle, La Neuville-Housset, Thiernu et Voyenne.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 13,79 km2 ; son altitude varie de 75 à 140 mètres[1].

    Marle est établie sur un haut plateau surplombant la vallée traversée par deux rivières : la Serre et le Vilpion. Le sol du Marlois est composé par de la craie blanche (marne) sur lequel s'étend une couche de limon jaune (diluvium) formant un sol arable de première qualité.[réf. nécessaire]

    Hydrographie

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Marle[Note 1].

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.

    Elle est drainée par la Serre, le Vilpion, divers bras de la Serre[2] divers bras du Vilpion[3] et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].

    La Serre, d'une longueur de 96 km, prend sa source dans la commune de La Férée, à 265 m d'altitude, et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Danizy, à 52 m d'altitude, après avoir traversé 39 communes[5].

    Le Vilpion, d'une longueur de 43 km, prend sa source dans la commune de Plomion et se jette dans la Serre à Dercy, après avoir traversé 17 communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques du Vilpion sont données par la station hydrologique située sur la commune de Thiernu. Le débit moyen mensuel est de 1,6 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 14,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 16,5 m3/s, atteint le même jour[7].

    Le pont sur le Vilpion.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 764 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gizy à 15 km à vol d'oiseau[14], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 724,1 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 3].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Marle est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].

    Elle appartient à l'unité urbaine de Marle, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[19],[I 1]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,2 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,3 %), zones urbanisées (9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,8 %), prairies (4,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %)[22].

    L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Morphologie urbaine

    Marle est composée de trois quartiers, la Haute Ville, le Grand Faubourg (la Neuville sous Marle) et le faubourg de Laon.

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    Plusieurs hameaux et fermes sont rattachés à Marle : Haudreville, ancien prieuré et domaine agricole important de l'abbaye de Fesmy, Behaine connue déjà en 1137, la Tombelle, maison seigneuriale importante.

    Habitat et logement

    En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 1 171, alors qu'il était de 1 152 en 2016 et de 1 097 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 82,1 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 16,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 24 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Marle en 2021 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) par rapport au département (3,4 %) et à la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Aisne ...
    Le logement à Marle en 2021.
    Typologie Marle[I 3] Aisne[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 82,1 86,7 82,2
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,9 3,4 9,7
    Logements vacants (en %) 16,1 9,9 8,1
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    Voies de communication et transports

    La gare.

    Le bourg est desservi par la route nationale 2 qui lui donne un accès aisé à Laon et Vervins. Il se trouve au croisement avec l'ancienne route nationale 46 (actuelle RD 946) vers Rethel et Guise.

    La gare de Marle-sur-Serre située sur la Ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) est desservie par des trains TER Hauts-de-France, qui effectuent des missions entre les gares de Laon et d'Hirson, ou d'Aulnoye-Aymeries.

    Toponymie

    Le nom du bourg apparaît pour la première fois en 1112 sous l'appellation latine de Castellum Marna ce qui montre qu'un château existait déjà au XIIe siècle. L'orthographe évoluera encore Marla dans un cartulaire de l'abbaye de Bucilly, puis Malla, Marle-en-Thiérache, Beata-Maria-de-Marla en 1340, Marle-en-Picardie en 1610, puis l'appellation actuelle Marle vers 1750 sur la carte de Cassini[23].
    Marle doit représenter un *margila, dérivé du nom celtique marga qui se trouve dans Pline " quod genus terræ Galli et Brittani vocant margam "[24]. Ce terme celtique signifie 'marne, glaise'.

    Au nord-est, Haudreville était une ferme dont le nom apparaît pour la première fois en 1154 sous le nom de Alte-Sancti-Martini-de-Hudivilla. L'appellation variera ensuite de nombreuses fois. Le prieuré et la ferme Saint-Nicolas de Haudreville furent construits en 1111 par l'abbaye de Fesmy et dépendaient de la communauté de Behaine[25]. C'est un hameau de nos jours.

    Tout au nord du terroir de la commune, Behaine qui était autrefois une paroisse avec une église, est mentionnée en 1137 sous l'appellation de Alodium Bethaniœ puis Paroisse Saint-Hubert-de-Behagne en 1643[26].

    Histoire

    Moyen Âge

    Le bourg a été pillé et incendié par les Anglais en 1339 et en 1525, assiégé entre-temps par Charles VII en 1441. La ville a été saccagée par les Espagnols en 1650[27].

    Marle, autrefois nommé Malain ou Male avec une forte accentuation de la première et longue syllabe ma, était autrefois une bonne ville c'est-à-dire une ville fortifiée ceinte de remparts, défendant le pays.

    Il ne faut pas oublier, comme le montrent ses armoiries récentes, que Marle est le nom d'une ancienne seigneurie érigée en comté en 1413 pour Robert de Bar, qui appartint successivement aux Maisons de Coucy, Bar, Luxembourg-Saint-Pol, Bourbon-Vendôme et Mazarin. La haute ville en était le centre politique et religieux de la région. La Serre dont le comté contrôlait les pontenages et les gués était ainsi nommée la rivière de Marle.

    Temps modernes

    Carte de Cassini du secteur vers 1750).

    La carte de Cassini montre qu'au XVIIIe siècle, Marle est une ville fortifiée située sur la rive gauche la Serre.

    Le Fauxbourg Saint Martin au sud-ouest et le Fauxbourg Saint Nicolas au nord-est rappellent que la paroisse possédait deux églises sous ces vocables[23].

    Les trois Tuilerie représentaient des fermes. La mention Poste indique que Marle possédait un relais de poste aux chevaux.

    Le moulin sur la Serre, dont les vestiges sont encore présents près du musée, est représenté.

    Au sud, la Tombelle était un hameau avec un château qui s'est appelé Toumella, Tonnella, Tommelia, en 1256 dans un cartulaire de l'abbaye de Foigny, etc.[28]. C'est une ferme aujourd'hui.

    Marle a été rattachée au domaine royal français en 1607[réf. nécessaire].

    La localité faisait partie de la généralité de Soissons[réf. nécessaire]

    Révolution française et Empire

    La commune de Marle, instituée par la Révolution française, absorbe dès la période 1790-1794 celle de Behaine[1].

    Époque contemporaine

    Dépassant 1 800 habitants dans les années 1860, la ville accueille alors des tanneries et des fabriques de toile et de sucre actives[29]. Ses foires et marchés étaient renommés pour le commerce de laine et de grains[27].

    Le chemin de fer atteint Marle en 1869, avec la mise en service de la gare de Marle-sur-Serre sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière), facilitant le déplacement des personnes et le transpotrt fdes marchandises. La gare est également desservie de 1907 à 1959 par la ligne de Marle à Montcornet, une ligne de chemin de fer secondaire à voie normale du réseau financé par le département de l'Aisne.

    Durant la Première Guerre mondiale, la partie du bourg proche de la gare situt d'importantes destructions[30] et la commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918, le [31].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Laon du département de l'Aisne[I 1].

    Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Marle[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Marle[I 1] porté de 23 à 65 communes.

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Aisne depuis le dernier découpage électoral de 2010[32].

    Intercommunalité

    Marle est la commune la plus peuplée de la communauté de communes du Pays de la Serre[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1992 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires depuis 1945
    Période Identité Étiquette Qualité
    mai 1945 octobre 1947 Gaétan Sarrazin PCF  
    octobre 1947 mai 1953 Cyrille Liébert DVG  
    mai 1953 mars 1965 Paul Rousselle DVG  
    mars 1965 mars 1977 Paul Brucelle DVD  
    mars 1977 mars 1983 Pierre Touron[33]
    (1933-2013)
    PSU Professeur de français et d'histoire-géographie en collège
    mars 1983 mars 2001 Yves Daudigny PS Professeur de physique retraité, ancien adjoint au maire
    Sénateur de l'Aisne (2008 → 2020)
    Conseiller général de Marle (1985 → 2015)
    Président du conseil général de l'Aisne (2001 → 2015)
    Président de la CC du Pays de la Serre (1993 → 2014)
    mars 2001 mai 2020 Jacques Sevrain[34] PS Analyste financier retraité
    mai 2020[35],[36] février 2021[37],[38] Jean-Luc Pertin SE Ouvrier retraité
    Démissionnaire
    février 2021[39],[40] en cours
    (au 6 mai 2025)
    Dominique Godbille SE Professeur retraité[41]
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    Jumelages

    Équipements et services publics

    • La piscine municipale Sébastien Cauet
    La piscine municipale est construite en 1964[42]. À la suite de nombreux problèmes de fuites, les deux bassins sont restaurés à partir de 2022. La piscine est alors baptisée Sébastien Cauet[43], du nom de l'animateur vedette originaire de la commune.
    • Le centre de loisirs Jean-Mermoz appelé communément salle polyvalente
    Construction décidée en 1969, rue René-Toffin, l'ensemble Jean-Mermoz est composée au rez-de-chaussée d'un bâtiment abritant la caserne de sapeurs pompiers, de la salle du club de judo, d'une salle de réunion appelée Pierre-Brasseur et de plusieurs pièces réservées au service de la protection maternelle et infantile. À l'étage, se trouve la grande salle des fêtes de la commune appelée salle Simone-Signoret et ses dépendances (cuisine, vestiaires...) ainsi qu'une petite salle de réunion dénommée salle Louis-Jouvet. Elle fut inaugurée le par Paul Brucelle, maire de Marle et son conseil municipal en présence du député de la circonscription Robert Aumont et du conseiller général du canton de Marle, Henry Loncq. (voir photographie de l'inauguration)

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].

    En 2023, la commune comptait 2 229 habitants[Note 4], en évolution de −1,72 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 2121 3281 4551 4441 4331 6861 8432 0511 977
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 9451 9001 9562 0782 3572 4042 4822 5092 506
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 5132 5842 6722 4672 5112 3972 3462 5082 729
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    2 9122 8482 9262 7272 6692 5292 4682 4322 351
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    2 2812 2192 229------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[46].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Sports et loisirs

    Marle unit ses associations sportives sous le nom de « Marle Sports » et sous une unique couleur, l'orange. Marle Sports inclut par exemple : « Marle Basket » et « Marle Football ».

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La commune compte plusieutrs édifices référencés monument historique ;

    On peut également signaler :

    • La maison de ville
    Ancienne mairie située près de l'église jusqu'en 1921, elle est déplacée sur la place de la motte pour dégager l'église et créer la place du monument aux morts de la guerre 1914-1918.
    Bâti en 1628, l'immeuble avait un certain caractère architectural, on y admirait un beau fronton de style Louis XIII. Jean Pierre Faucheux donna cette maison à la ville. Une inscription rappelait ce don « monsieur Jean Pierre Faucheux, échevin, demeurant au grenier à sel a fait construire le dit hôtel de ville en 1739 ». Il faut prendre ici le terme de construire dans le sens d'agrandir ou de réparer puisque l'immeuble existait depuis longtemps. Cette belle maison fut démolie, seule une partie de sa façade fut replacée, place de la motte, sur le bâtiment des pompes du corps de sapeurs pompiers.
    • L'hôtel de ville
    Ancienne salle de justice de paix fut construite en 1851. Le maire de l'époque, M. Desains fit prendre le par le conseil municipal une délibération pour la construction d'un prétoire pour la justice de paix à édifier sur l'emplacement du grenier à sel, par suite du déplacement de la maison de ville après la 1re guerre mondiale. La partie basse de cet immeuble fut utilisée par la suite pour la mairie actuelle (salle des mariages et du conseil plus des bureaux attenants). La partie haute servit longtemps de salle des fêtes. Cet endroit s'appelait auparavant place du Grenier-à-sel, place du Marché-aux-chevaux ensuite et enfin place François-Mitterrand. On peut également supposer que l'ancienne halle médiévale brûlée par les Espagnols au XVIIe siècle se trouvait à cet endroit. Lors des derniers travaux de rénovation de la place, un puits imposant fut découvert.
    • L'Hospice ou hôtel-dieu
    Au Moyen Âge, les lépreux étaient isolés à la « maladrye » ou « maladrerie » à l'extrémité du faubourg Saint-Martin (après le nouveau cimetière paysager). Cet établissement fut fondé vers 1250 par Enguerrand IV de Coucy. Par lettres patentes de Louis XIV en , cette léproserie fut jointe à l'hôtel-Dieu tenu par les « filles dévotes de Saint-Benoîte » rue du château en 1702. Le conseil municipal prit le sur l'initiative de M. Desains, maire et médecin de l'hôtel Dieu, une délibération donnant un avis favorable pour la construction d'urgence d'un nouvel établissement sur l'emplacement de terrains à acquérir en dehors de l'ancienne ville. C'est la maison de retraite actuelle, agrandie et humanisée, plus tard, sous les mandats de Paul Brucelle et Pierre Touron.
    Le monument aux morts se dresse à côté de l'église.
    • Le musée des Temps barbares - période mérovingienne - est situé dans une zone de moulins datant du Moyen Âge. Il est ouvert les après-midis pendant la période des beaux jours. Il se situe dans un parc archéologique où ont été reconstitués une ferme mérovingienne et un village franc. La ferme ainsi que la nécropole sont reconstituées à partir de fouilles effectuées pendant 25 ans sur le site de Goudelancourt-lès-Pierrepont. La reconstitution du village franc a été réalisée à partir de fouilles menées à Juvincourt-et-Damary. L'équipe du musée applique les principes de l'archéologie expérimentale. Ces travaux de reconstitution ont été réalisés sous le contrôle d'un comité scientifique présidé par Patrick Périn, Conservateur en chef du Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Le musée organise plusieurs manifestations : Journées Mérovingiennes (reconstitution de différentes activités de paysans à l'époque mérovingienne) et un Festival d'Histoire Vivante en juin qui regroupe des troupes de reconstituteurs de différentes époques.
    • Le château de Marle, construit sous Charles le Chauve[réf. nécessaire], cité au XIIe siècle[50] et rebâti en 1216, pour Enguerrand III seigneur de Coucy et de Marle. Celui-ci s'appuya sur le château de Coucy, réputé imprenable. Le château est ruiné en 1338 par les Anglais[50]. Jeanne d'Albret et son fils Henri IV y séjournèrent ; la famille de Bourbon-Vendôme, comtes de Marle, a pu commander alors l'important piédestal carré en pierre sculptée et armoriée à décor Renaissance « école française de la seconde moitié du XVIe siècle » provenant de son parc, qui a figuré dans une vente aux enchères publiques à Reims le 26/03/2023 (reprod. coul. p. 174 du no 12 de La Gazette Drouot - 24/03/2023) ; le château est resté une propriété privée.
    • Le moulin de la plaine
    Le Moulin de la plaine était initialement une meunerie. Il a été bâti en 1797 par Armand Vinchon, ancien meunier à Cilly. À la fin du XVIIIe siècle, il comportait deux roues, une de chaque côté de la rivière. En 1838, une demande d'autorisation a été déposée pour le transformer en une seule roue. C'est alors qu'un règlement d'eau a été instauré. Il s'est ensuite développé jusqu'en 1914. Placé en faillite vers les années 1920, racheté en 1925 aux enchères publiques, il a été revendu un an après à la SA « les grands moulins de MARLE » et est devenu le plus important moulin de l'Aisne avec une production de plus de 400 000 quintaux. Fin 1946, une turbine Kaplan a été installée grâce aux financements offerts par le plan Marshall (plan américain d'aide économique à l'Europe). En 1966, cet établissement est devenu propriété de la société immobilière des grands moulins de Marle puis a été revendu à plusieurs particuliers dont l'un possédant la turbine vend l'électricité produite à EDF. Il appartient au patrimoine industriel de la commune.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Marle Blason
    D'azur à trois tours attenantes d'or ajourées et maçonnées de sable, celle du centre, plus haute, surmontée d'une fleur de lys d'argent[51].
    Ornements extérieurs
    Croix de guerre 1914-1918
    Détails
    Blason officiel
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    Pour approfondir

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    Bibliographie

    Dans la collection Monographies des villes et villages de France de Micberth :

    • « Marle d'hier » (avec une centaine de cartes postales) - Abbé Palant, 1998, réimp. édit. 1890, 14 X 20, br., 152 pp. (ISBN 2-84435-015-1)
    • « Histoire de Marle » - Emile Coët et Charles Lefèvre, 1991, réimp. édit. 1897, 14 X 20, br., 600 pp. (ISBN 2-87760-629-5)

    Collection histoires locales

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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