Martiel

commune française du département de l'Aveyron From Wikipedia, the free encyclopedia

Martiel [maʁsjɛl] est une commune de l'ouest du département de l'Aveyron, dans la région Occitanie, limitrophe du département du Lot et située à 10 km de Villefranche-de-Rouergue.

Faits en bref Administration, Pays ...
Martiel
Martiel
Abbaye de Loc-Dieu
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Intercommunalité Ouest Aveyron Communauté
Maire
Mandat
Guy Marty
2020-2026
Code postal 12200
Code commune 12140
Démographie
Population
municipale
1 008 hab. (2023 en évolution de −0,1 % par rapport à 2017)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 36″ nord, 1° 55′ 24″ est
Altitude Min. 254 m
Max. 430 m
Superficie 46,71 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Villefranche-de-Rouergue
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villeneuvois et Villefranchois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Martiel
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Martiel
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Martiel
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Martiel
Liens
Site web www.martiel.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques : le dolmen du Bois de Galtier, classé en 1889, le dolmen de Marie-Gaillard, classé en 1978, le dolmen du Devès n°2, classés en 1978, et l'abbaye de Loc-Dieu, classée en 1989.

    Géographie

    Localisation

    Rose des vents Rose des vents
    Cahors (Lot) N Villefranche-de-Rouergue
    O    Martiel    E
    S

    Communes limitrophes

    La commune est limitrophe des départements du Lot et de Tarn-et-Garonne. Les communes limitrophes sont La Capelle-Balaguier, Laramière, Puyjourdes, Puylagarde, Saint-Jean-de-Laur, Sainte-Croix, Salvagnac-Cajarc, Savignac et Vailhourles.

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Martiel.

    La commune est drainée par l'Assou, le Ruisseau de Darse, le ruisseau de Barbat, le ruisseau de Font Fournic, le ruisseau de Fontgrand, le ruisseau Dunnas de Carrié et par divers petits cours d'eau[2].

    L'Assou, d'une longueur totale de 14 km, prend sa source dans la commune de Martiel (dans le parc de l'abbaye de Loc-Dieu) et se jette dans l'Aveyron à Monteils, après avoir arrosé 6 communes[3].

    Le Ruisseau de Darse, d'une longueur totale de 14,1 km, prend sa source dans la commune de Savignac et se jette dans le ruisseau de Lantouy à Salvagnac-Cajarc, après avoir arrosé 3 communes[4].

    Gestion des cours d'eau

    La gestion des cours d’eau situés dans le bassin de l’Aveyron est assurée par l’établissement public d'aménagement et de gestion de l'eau (EPAGE) Aveyron amont, créé le , en remplacement du syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont[5],[6],[7].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[10] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[11]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 972 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villefranche-de-Rouergue à km à vol d'oiseau[14], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 865,1 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Milieux naturels et biodiversité

    Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Le territoire communal de Martiel comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 2],[18], le « Lac de Bannac » (142,7 ha), couvrant 2 communes dont 1 dans l'Aveyron et 1 dans le Lot[19] et la « Montagne de Gaïfié et combes des ruisseaux de l'Oule et de Soubeyre » (1 461 ha), couvrant 7 communes dont 4 dans l'Aveyron et 3 dans le Lot[20].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Martiel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Villefranche-de-Rouergue, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    Infrastructures et occupation des sols de la commune de Martiel.

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,8 %), zones agricoles hétérogènes (28,9 %), forêts (22,3 %), terres arables (11,4 %), zones urbanisées (2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[21].

    Planification

    La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Centre Ouest Aveyron approuvé en février 2020. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural Centre Ouest Aveyron, qui associe neuf EPCI, notamment Ouest Aveyron Communauté, dont la commune est membre[22].

    La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[23]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[24].

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Martiel est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon[25],[26].

    Risques naturels

    Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte[27].

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[25]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[28]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[29]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[30],[31].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[32].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Martiel est classée à risque faible[33]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[34] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 1, à savoir zone à potentiel radon faible[35].

    Toponymie

    Histoire

    Martiel était à l'origine un bourg ecclésial construit autour de son église, et dont l'enceinte était constituée par les maisons construites côte à côte. Cette première église, datant du Xe siècle a disparu. L'église actuelle fut construite dans le faubourg ouest au XVe siècle, avant d'être remaniée au XIXe siècle.

    À la Révolution, la commune a englobé quatre autres paroisses :

    • Elbes : cette paroisse très ancienne était déjà citée en 961 dans le testament de Raymond, comte de Rouergue. Cette seigneurie appartenait aux vicomtes d'Elbes, puis aux abbés de Loc-Dieu.
    • Marroule : qui s'est développée autour du prieuré des bénédictines du Buis, près d'Aurillac.
    • Fontaynous : ancienne grange de l'abbaye de Loc-Dieu et lieu de résidence des abbés.

    Les Templiers et les Hospitaliers

    Les Templiers furent à partir de 1264 coseigneurs de Martiel, droit dont les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ont hérité pour un tiers de la seigneurie.

    Ginouilhac[Note 4] : cette seigneurie fut donnée aux Templiers de Lacapelle-Livron en 1243[36]. Son territoire s'étendait au nord-ouest jusqu'à trois importantes fermes : L'Espinassière, le Juge et Bramaloup. Maison du Temple dépendante de la baillie de la Capelle-Livron, elle avait son propre commandeur dont l'existence est attestée en 1288 avec frère « D. Cartairada, comandaire de la maio de Genoilhac ».

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Martiel est membre de la Ouest Aveyron Communauté[I 2], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Villefranche-de-Rouergue. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[37].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 2]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Villeneuvois et Villefranchois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 2], et de la deuxième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[38].

    Élections municipales et communautaires

    Élections de 2020

    Le conseil municipal de Martiel, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[39], pour un mandat de six ans renouvelable[40]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15[41]. Les quinze conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 48,94 %, issus de la seule liste candidate, conduite par Guy Marty[42]. Guy Marty, maire sortant, est réélu pour un nouveau mandat le [43].

    Le siège attribué à la commune au sein du conseil communautaire de la Ouest Aveyron Communauté est alloué également à la liste de Guy Marty[42].

    En 1800 création de la commune dans ses limites actuelles : Martiel, Elbes, Fontaynous, Ginouilhac, Marroule.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    14 février 1790 1793 Jean Baptiste Fraissines   Démission
    1793 1795 x Pradines    
    1795 1798 Jean Russery    
    1797 1800 Géraud Caylal    
    1800 1803 FMathieu Marmiesse    
    1803 1804 Jean-François VillienFrançois Negrel    
    1804 1811 Mathieu Marmiesse    
    1812 1830 Jean-Pierre d'Ardène de Tizac    
    1831 1831 Jean Russery    
    1832 1848 Jean Baptiste Fraissines    
    1848 1848 Simon Malet    
    1848 1851 Louis Bories    
    1852 1856 Isidore Alibert    
    1856 1865 Guillaume Lespinasse    
    1865 1884 Louis Bories    
    1884 1885 Jean-Antoine Lacombe    
    1885 1887 Pierre-Jean Vernet    
    1887 15 mai 1904 Jean-Antoine Lacombe    
    15 mai 1904 19 mai 1912 Jean-Baptiste Reygasse    
    1912 novembre 1918 Joseph Faure   Décédé 17 novembre 1918
    18 novembre 1918 10 décembre 1919 Jean-Antoine Lacombe   Remplaçant après décès
    10 décembre 1919 16 mai 1925 Romain Bouyssou    
    mai 1925 mai 1929 Romain Bouyssou    
    mai 1929 mai 1935 Romain Bouyssou    
    19 mai 1935 1er octobre 1939 Jean Traversac   Décédé le 1er octobre 1939
    1er octobre 1939 fin 1940 Albert Couderc   1er adjoint qui préside par intérim les séances du conseil municipal
    avril 1941 mai 1945 Jean-Antoine Lacombe   Nommé Président de la délégation spéciale par le préfet
    6 mai 1945 26 octobre 1947 André Cournède    
    26 octobre 1947 3 mai 1953 André Cournède    
    3 mai 1953 15 mars 1959 André Cournède    
    15 mars 1959 28 mars 1965 André Cournède   Décédé le 23 juin 1965 d'un accident de la route
    1965 1977 Ernest Trézières   Termine le mandat de son prédécesseur et est réélu en 1971
    mars 1965 mars 2001 Jean Cournède[44]   Fils de André Cournède, 24e maire de Martiel
    mars 2001 en cours Guy Marty[45],[46]   Ancien employé
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[48].

    En 2023, la commune comptait 1 008 habitants[Note 5], en évolution de −0,1 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    5946901 7252 2451 6131 8681 8431 8581 944
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 9481 9661 9271 8251 8511 8231 8241 8581 645
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 5291 5231 4301 2441 1491 041956948773
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    7236776357067988238859031 002
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    9941 008-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    • Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel et Naturel de Martiel.
    • Associations sportives :
      • Basket Martiel
      • Olympique de Martiel[51].
      • Sports et Loisirs

    Économie

    Revenus

    En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 445 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 979 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 880 [I 5] (20 640  dans le département[I 6]).

    Emploi

    Davantage d’informations Division ...
    Taux de chômage
    Division200820132018
    Commune[I 7]4 %4,4 %4,7 %
    Département[I 8]5,4 %7,1 %7,1 %
    France entière[I 9]8,3 %10 %10 %
    Fermer

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 573 personnes, parmi lesquelles on compte 81 % d'actifs (76,3 % ayant un emploi et 4,7 % de chômeurs) et 19 % d'inactifs[Note 7],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Villefranche-de-Rouergue, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 10]. Elle compte 273 emplois en 2018, contre 503 en 2013 et 421 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 447, soit un indicateur de concentration d'emploi de 61,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,1 %[I 11].

    Sur ces 447 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 143 travaillent dans la commune, soit 32 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 80,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,4 % les transports en commun, 10,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

    Activités hors agriculture

    Secteurs d'activités

    70 établissements[Note 8] sont implantés à Martiel au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 9],[I 14].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble70
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    1825,7 %(17,7 %)
    Construction1318,6 %(13 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    1825,7 %(27,5 %)
    Activités immobilières11,4 %(4,2 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    45,7 %(12,4 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    1014,3 %(12,7 %)
    Autres activités de services68,6 %(7,8 %)
    Fermer

    Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,7 % du nombre total d'établissements de la commune (18 sur les 70 entreprises implantées à Martiel), contre 27,5 % au niveau départemental[I 15].

    Entreprises

    Les deux entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[52] :

    • Camping Le Port De Lacombe -Cpl, terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs (188 k€)
    • Cecile Et Paton, services des traiteurs (178 k€)

    Agriculture

    La commune est dans le Bas Quercy, une petite région agricole occupant l'extrême-ouest du département de l'Aveyron[53]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est l'élevage bovin, orientation mixte lait et viande[Carte 2].

    1988200020102020
    Exploitations86585739
    SAU[Note 11] (ha)2 7542 8092 4772 210

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 86 lors du recensement agricole de 1988[Note 12] à 58 en 2000 puis à 57 en 2010[55] et enfin à 39 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 55 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[56],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 2 754 ha en 1988 à 2 210 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 32 à 57 ha[55].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • La Chapelle Saint-Roch[58]
    • La Tour des Templiers date du XIIIe siècle.
    • Dolmens :

    Il s'agit d'une des plus grosses concentrations de dolmens de l'Aveyron : 31 dolmens authentifiés et 5 à 10 supplémentaires possibles[57], ont été recensés sur le territoire de Martiel, en particulier dans le bois de Margues. Un sentier des dolmens a été aménagé pour découvrir les plus beaux monuments :

    Personnalités liées à la commune

    • Claude Fleury (1640-1723) membre Académie française a résidé de temps à autre en qualité d'abbé commendataire au château des de Loc-Dieu de Fontaynous. Louis XIV lui avait octroyé cette charge pour services rendus : précepteur et l’un de ses petits-enfants. Il y a écrit sans doute une partie de son œuvre majeure une « Histoire ecclésiastique » en 20 volumes[57].
    • Raphaêl Savignac (1874-1921) dominicain, archéologue et photographe français.
    • Jean-Louis Alibert (1768-1837), médecin français, est inhumé dans une chapelle familiale au lieu-dit les Espeyrous commune de Martiel[57].

    Bibliographie

    • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Claude Penel), Vilafranca : Marcièl, Morlhon, La Roqueta, Savinhac, Tolonjac, Valhorlhas / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Vilafranca, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 475 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-55-6, ISSN 1151-8375, BNF 38977243)

    Articles connexes

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    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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