Martin Parr
photographe britannique
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Martin Parr est un photographe documentaire britannique, né le à Epsom et mort le à Bristol. Membre de l'agence Magnum Photos depuis 1994, il en est le président de 2013 à 2017.
Université d'Ulster
Surbiton County Grammar (en)
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Université métropolitaine de Manchester Université d'Ulster Surbiton County Grammar (en) |
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(en) martinparr.com |
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Photographe de la banalité, il est connu pour avoir documenté, avec un humour souvent ironique et au moyen de séries d'images aux couleurs saturées, la classe moyenne britannique des années Thatcher ainsi que la société de consommation mondialisée et les loisirs. Parfois controversé, il est considéré comme l'un des photographes majeurs de sa génération. Il est également reconnu pour sa vaste collection de livres de photographie et pour diverses collections d'objets. Son œuvre fait l'objet de nombreuses expositions et de multiples publications.
Biographie
Jeunesse et formation
Martin Parr naît le à Epsom et passe sa petite enfance à Chessington, dans la banlieue sud de Londres, dans le Surrey. La famille s'installe ensuite à Epsom, à quelques kilomètres de là. Ses deux parents, passionnés d'ornithologie, l'emmènent chaque dimanche observer les oiseaux migrateurs avec son père. Dès l'enfance, il collectionne divers objets et constitue un petit musée dans la cave familiale[1].
Vers l'âge de 13 ans, il se passionne pour la photographie, découvrant le travail de Bill Brandt et celui d'Henri Cartier-Bresson, alors exposés à Londres. Il est initié à la pratique photographique par son grand-père, George Parr, prédicateur méthodiste laïc et photographe amateur, membre de la Royal Photographic Society et spécialiste du bromoil, un procédé pictorialiste. Parr le rejoint pendant les vacances dans le Yorkshire, où il habite[1],[2]. Son grand-père lui offre son premier appareil, un Kodak Retinette (en), ainsi qu'un ouvrage publié en 1959, Instructions to Young Photographers[2].
À 16 ans, il réalise une première série de clichés consacrés à une boutique de fish and chips dans le Yorkshire et commence à constituer une collection de photographies contemporaines[3].
De 1970 à 1973, il étudie la photographie à Manchester, ville industrielle du Nord de l'Angleterre, au sein de la Manchester Polytechnic[2]. Son cas divise l'équipe enseignante et il manque d'être renvoyé. En 1971, il entreprend un travail documentaire sur un hôpital psychiatrique, le Prestwich Mental Hospital, dans le Nord-Ouest de l'Angleterre, une démarche alors peu commune. Pendant trois mois, il y retourne régulièrement, tout en poursuivant ses études. Sa méthode d'immersion sur un temps long tranche avec les pratiques du photojournalisme de l'époque, et ce projet, mené à terme de façon cohérente, révèle sa capacité à maîtriser un sujet[4].
Il est influencé par le travail de Tony Ray-Jones, qui met en scène — parfois de manière cocasse — la banalité du quotidien des Américains et des Britanniques, ainsi que par Garry Winogrand, Robert Frank et Bill Brandt[5].
Pour son diplôme, il présente une installation intitulée Home Sweet Home, reconstitution de sa chambre d'adolescent : papier peint rose, faux feu de bois, fleurs en plastique, images populaires accrochées au mur et effluves de parfum bon marché. Cette installation, préfigurant son univers visuel, est reconstituée en 2005 à la Maison européenne de la photographie à Paris[6].
Débuts professionnels
En 1972, pendant ses études, Martin Parr travaille durant les vacances comme photographe officiel du centre de vacances Butlin's (en), dans la station balnéaire de Filey, dans le Yorkshire du Nord, pour lequel il réalise une série de clichés en noir et blanc consacrés aux loisirs populaires[7].
Il documente ensuite, avec son ami Daniel Meadows, une rue typiquement victorienne de Manchester, June Street, vouée à la démolition en 1975. Ils photographient, à l'aide d'un Hasselblad, les intérieurs et les familles de cette rue qui servait de décor à la série télévisée populaire Coronation Street, dont le tournage doit désormais se faire en studio[1].
C'est à cette époque qu'il rencontre sa future épouse, Susie Mitchell, avec laquelle il entreprend un nouveau projet, The Non-Conformists. En 1975, le jeune couple s'installe à Hebden Bridge, petite ville du Yorkshire. Pendant quatre ans, ils s'immergent dans une communauté rurale méthodiste : Susie enregistre les habitants, Martin les photographie[8]. Il réalise alors des photographies vernaculaires centrées sur le quotidien le plus banal, un thème qui le fascine et dont il dira plus tard qu'il l'intéresse précisément pour son apparente monotonie.
Ils se marient en [2], avant de s'installer en Irlande, où Susie a trouvé un emploi. Parr y poursuit une série commencée en Angleterre sur l'obsession britannique pour la météo. Réalisées avec un Leica étanche, ces photographies sont publiées en 1982 sous le titre Bad Weather[1].
Passage à la couleur
Installé près de Liverpool après son retour d'Irlande, Parr se lance dans une nouvelle série, The Last Resort, consacrée à la vie à New Brighton, petite station balnéaire de la région. Il y abandonne le noir et blanc pour la couleur afin, dit-il, d'insuffler « une dimension critique »[1]. Ce choix marque un tournant majeur dans son travail : il ne quittera plus la couleur[9].
La série est bien accueillie à Liverpool, mais suscite des réactions hostiles à Londres, où Parr est accusé de regarder avec condescendance une classe sociale qui ne serait pas la sienne, alors qu'il revendique lui-même en être issu.
La fille unique du couple, Ellen (aujourd'hui cheffe dans un restaurant londonien), naît en avril 1986. L'année suivante, la famille déménage à Bristol où Susie s'établit comme thérapeute[10].
Séries
Modes de vie
Martin Parr réalise plusieurs séries consacrées aux modes de vie britanniques et à l'évolution de la société de consommation. The Cost of Living (1986-1988) propose une satire du quotidien des classes moyennes pendant l'ère thatchérienne, loin des tensions sociales de la fin des années 1980[11]. Signs of the Times (1992) s'intéresse quant à elle aux nouveaux comportements de consommation dans l'Angleterre du début des années 1990[12].
En 1992, Chew Stoke: A Year in the Life of an English Village documente la vie rurale britannique[13].
Entre 1987 et 1994, Parr réalise Small World , satire mordante du tourisme globalisé. Il y dénonce, avec humour, les dérives du tourisme de masse, de la jet-set internationale et de l'ennui mondialisé. Publiée une première fois en 1996, cette série — l'une de ses plus populaires — fait l'objet de rééditions régulières[14].
Autoportraits
À partir du milieu des années 1990, Parr réalise, ou fait réaliser par des studios locaux au fil de ses voyages, une série d'autoportraits volontairement kitsch et décalés. Ces images tracent à la fois la cartographie de ses déplacements dans le monde et un commentaire ironique sur la mondialisation, de la surconsommation au surtourisme, préfigurant aussi la mode du selfie[2].
Une première compilation paraît en 2000[15]. Une édition enrichie, Martin Parr : autoportrait 1996-2015, est publiée en 2016 et rassemble plusieurs dizaines de clichés supplémentaires[16].
Agence Magnum
Son entrée dans l'agence Magnum, temple de la photographie en noir et blanc qui méprise son travail en couleur sur la banalité du quotidien, est compromise pendant six ans par une forte opposition à sa candidature dont celle de Cartier-Bresson, qui le trouve cynique mais modère son opinion après une rencontre. François Hébel apprécie l’œuvre de Martin Parr auquel il ouvre les cimaises des Rencontres d'Arles en 1986 avant de diriger lui-même l'agence Magnum à partir de 1987[17].
Le photographe gallois Philip Jones Griffiths rédige une lettre énumérant toutes les raisons pour lesquelles ce photographe ne doit pas intégrer l’agence. Mais en 1994, le vote de Burt Glinn (en), sorti de l’hôpital pour l'appuyer, lui permet d'en devenir membre. Les revenus conséquents que Parr génère grâce à son succès feront taire les critiques[1].
Martin Parr est président de l'agence Magnum de 2013 à 2017[18],[19].
Record Guiness
Common Sense est un portfolio de 350 copies laser de clichés du quotidien pris entre 1995 et 1999 par Martin Parr en 35mm avec un film à haute saturation de couleur. Dans cette série, il jette un regard candide sur les stéréotypes kitsch et parfois grotesques de notre rapport à la société de consommation[20].
En 1999, la série est exposée simultanément dans 41 lieux et 17 pays, un exploit qui lui vaut une mention dans le livre Guinness des records[1],[21].
En 2000, la Tate Gallery acquiert un exemplaire de la série originale de 10 exemplaires[22]. En parallèle avec les expositions, Martin Parr édite un livre sous le même titre reproduisant 158 photos de la série[22],[23].
Rencontres de la photographie d'Arles
En 1986, invité par François Hébel qui organise pour la première fois les Rencontres d'Arles dans une friche, les anciens ateliers SNCF, Martin Parr expose sa série The Last Resort dans des cabines de plage[24].
En 2002, il expose une partie de sa collection de cartes postales dans l’église des Frères-prêcheurs[24].
En 2004, Martin Parr est nommé directeur artistique invité des Rencontres de la photographie d'Arles[25],[26].
En 2009, il présente une projection de son projet en cours, Luxury, une série de photographies sur le luxe et les différentes manières dont les gens affichent leur richesse dans le monde comme les foires d’art, les courses de chevaux[27].
Planète Parr
En 2008, une exposition sur les collections de Martin Parr, Parrworld (« Planète Parr »[28]) est organisée par la Haus der Kunst à Munich et le Jeu de paume à Paris[29]. L'exposition fait le tour de l’Europe jusqu’en 2010[26].
L'exposition y dévoile les centres d'intérêt, les passions photographiques, les influences, les inspirations et le sens de l'humour de l'artiste, un collectionneur compulsif. Ses choix révèlent l'univers d'un marché mondialisé des idées et des objets où les hiérarchies, ses classes et les élites sont cependant conservés. Fruit d'un travail documentaire sur la société occidentale effectué sur une trentaine d'années, principalement en Grande-Bretagne, son pays d’origine, cette collection de Martin Parr documente notamment le temps libre et les comportements consuméristes comme le tourisme de masse[30].
Une des séries d'objets intitulée Luxury y montre la photographie comme une forme de collection où Parr montre son travail mais aussi celui d'autres photographes, dont certains l'ont influencé, comme Lee Friedlander ou Chris Killip. Une autre série est constituée de ses livres de photographie dont il possède l'une des plus importantes collections au monde[31].
Collection de livres de photographie
Martin Parr est un grand collectionneur de livres de photographie dont il a possédé jusqu'à 30 000 ouvrages dans son domicile de Bristol. En 2017, la Tate de Londres achète avec un concours financier majoritaire de la fondation Luma de Maja Hoffmann, 12 000 ouvrages de photographie de sa collection pour plus de 2 millions de livres sterling (2,2 millions d'euros). En 2019, Martin Parr présente à la 50e édition des Rencontres d'Arles les 50 livres les plus marquants de ce fonds. Les fonds recueillis par la vente à la Tate permettent à Martin Parr de financer sa fondation à Bristol, mais il recommence ensuite à acheter des livres de photographie à raison de collections entières de plusieurs milliers d'ouvrages[17].
Controverse
En , il démissionne de son poste de directeur artistique d'un nouveau festival photo à Bristol après avoir été critiqué et accusé de cautionner le racisme pour son association avec un livre intitulé Londres du photographe italien Gian Butturini (it). Dans cet ouvrage, une double page met en regard une femme noire et un gorille dans un zoo[2],[32] dans lequel il a rédigé une préface pour une réédition en 2017[32].
Photographie de mode
Connu pour ses photos décalées de la classe moyenne britannique, du monde du travail ou du tourisme de masse, ses cadrages ultraserrés, la singularité de ses perspectives et ses compositions, son univers kitsch, réaliste et hypercoloré, il publie en avril 2024 deux ouvrages de ses clichés réalisés dans le monde de la mode, Fashion Faux Parr et United Kingdom. À l'opposé du glamour, la plupart de ses photos de mode cherchent à rendre compte de la réalité du monde de la mode avec un regard teinté d'ironie[33]. La même année, son projet fait l'objet d'une rétrospective de vingt-cinq années de son travail dans une galerie parisienne[34].
Enseignement
En 2004, Martin Parr est nommé professeur de photographie au campus de Newport de l'université du pays de Galles[35] puis en 2013 professeur de photographie invité à l'Université d'Ulster à Coleraine en Irlande du Nord.
La Martin Parr Foundation
Créée en 2014, la Martin Parr Foundation ouvre ses portes à Bristol, où Parr réside depuis 30 ans, en octobre 2017[36]. Elle regroupe les archives de Parr ainsi que des collections de clichés d'autres photographes, essentiellement britanniques et irlandais. La première exposition présentée dans sa galerie ouverte au public est Black Country Stories. Y sont également organisés des colloques, des projections et des événementiels[36].
Mort
Style et technique
Caractérisée par la dérision et l'ironie, l'œuvre de Martin Parr rejoint le domaine de la photographie documentaire, dont il propose une approche nouvelle. Son travail apparaît comme l'un des témoins privilégiés de la société britannique à l'époque de Margaret Thatcher. Joel Meyerowitz, William Eggleston et Stephen Shore ont une influence importante sur lui.
Il travaille sur de nombreux projets en réalisant des séries, par exemple sur le tourisme, où il montre le contraste entre l'attente et la réalité, ou encore une série sur lui-même, avec des prises sur plusieurs années, où il présente la même attitude. Il veut montrer les différentes techniques utilisées par les petites boutiques de photographie pour se faire tirer le portrait.
Martin Parr utilise un Plaubel Makina de moyen format, équipé d’un objectif grand angle (55 mm)[réf. nécessaire] et d’un flash auquel il a recours même par temps lumineux.
À partir de 1995, à la suite du changement d'appareil photo, ses clichés représentent des sujets en gros plan (série « Common Sense »).
Distinctions
Titres honorifiques
- 2005 : Membre honoraire de la Royal Photographic Society (FRPS)
- 2008 : docteur honoris causa de l'université métropolitaine de Manchester
- 2021 :
Ordre de l'Empire britannique à titre civil Commandeur dans l'ordre de l'Empire britannique (CBE) pour services rendus à la photographie[37],[38],[39]
Récompenses
(liste non exhaustive)
- 1985 : Preis für junge europäische Fotografen (« prix du jeune photographe européen »), Francfort, Allemagne[40].
- 2006 : prix Erich-Salomon à la Photokina[35].
- 2008 : médaille du centenaire de la Royal Photographic Society[41]
- 2014 : Lucie Award pour son oeuvre documentaire[42].
Œuvres
(liste non exhaustive)
- 1983-1985 : série New Brighton
- 1985 : série Point of Sale
- 1989 : série One Day Trip
- 1992: série Chew Stoke
- 1995 : série Small World, sur le tourisme international.
- Série Boring, sur la ville de Boring (Oregon, États-Unis).
- Série Common Sense
- Série Signs of the Times
- Série The Last Resort
- Série Think of England, sur l'ambiguïté de son rapport pour son pays, entre admiration et détestation.
- 2009 : série Luxury
Expositions

(liste non exhaustive)
Les oeuvres de Martin Parr ainsi que ses collections personnelles et ses livres ont fait l'objet de nombreuses expositions individuelles et collectives et de rétrospectives itinérantes, essentiellement en Europe. Il a également été curateur de plusieurs expositions.
En France, Martin Parr est représenté par la galerie Kamel Mennour à Paris et, depuis septembre 2022, par la galerie Clémentine de la Féronnière.
Expositions individuelles
- 1984 : « Bad Weather », Fnac, commissaire François Hébel[2].
- 1986 : « The Last Resort », Rencontres de la photographie d'Arles[2].
- 2002-2005 : rétrospective Martin Parr: Photographic Work 1970-2000. La Barbican Gallery à Londres, le National Media Museum et Magnum Photos s'associent pour présenter une rétrospective du travail de Martin Parr sur trente ans[43]. L'exposition est montrée en Europe[44] dans les années suivantes[35] :
- 2008-2009 : rétrospective Parrworld (« Planète Parr »), Haus der Kunst, Munich, Allemagne (2008), Breda Design Museum, Pays-Bas (2008), Jeu de paume, Paris (2009)[48], The Baltic, Gateshead, Royaume-Uni (2009)[49].
- 2009 : Rencontres d'Arles (projection du projet Luxury).
- 2012 : « Life Is a Beach »[50], bibliothèque municipale de Lyon
- 2014 : « Paris » (carte blanche), Maison européenne de la photographie, Paris[51]
- 2014-2018 : « Only in England : Photographs by Tony-Ray Jones and Marin Parr » (exposition itinérante, Media Space, Science Museum, Londres, GB; Walker Art Gallery, Liverpool, GB; Bowes Museum, Barnard Castle, Durnham, GB; National Media Museum, Bradford, GB.
- 2015 : « Life Is a Beach. Un Anglais à Nice », théâtre de la Photographie et de l'Image, Nice[52]
- 2016 : « Unseen City », Guildhall Art Gallery, Londres.
- 2016 : « Martin Parr, a photographic journey », Kunst Haus, Vienne, Autriche. Présentation de Last Resort (1985), Bored Couples (1990–1993) et Luxury (2007–2011) et d'une série inédite sur Vienne, Cakes and Balls (2015/16)[53].
- 2017 : « Martin Parr's Dunoon », Dunoon Burgh Hall, Dunnon, Écosse, GB.
- 2017 : « Los Inconformistas », Centro Cultural Las Condes, Santiago, Chili.
- 2017-2018 : « Souvenir - A Photographic Journey », Versicherungs Kammer Kulturstiftung, Munich, Allemagne.
- 2017 : « Oxford », Bodleian Librairies, Université d'Oxford, Oxford, GB.
- 2017 : « Martin Parr », Qvale Galleri, Oslo, Norvège.
- 2017 : « Martin Parr », The Photo Space, Ludlow, GB.
- 2017 : « Cakes and Balls », Flatz Museum, Dornbirn, Allemagne.
- 2017 : « Beach Therapy », Rocket Gallery, Gallery[54].
- 2017 : « The Ceremony of Life », The Photographers gallery, Londres, GB.
- 2017 : « Sony World Photography Awards », Somerset House, Londres, GB.
- 2018 : « Martin Parr : Return to Manchester », Manchester Art Gallery, Manchester[55].
- 2018 : « Martin Parr : Early Work 1971-1986 », Huxley-Parlour, Londres, GB.
- 2018 : « Foodographie », Beaugrenelle, Paris, France.
- 2019 : « Martin Parr : Oxford, f22 Foto Space », Hong Kong.
- 2019-2020 : « Think of Scotland », Aberdeen Art Gallery, Écosse, GB.
- 2020 : « The Eye of Parr », Lorena Carillo Gallery, Monterey, Mexique.
- 2020 : « Small World », Synthesis Gallery, Sofia, Bulgarie.
- 2020 : « Parrathon, une rétrospective de Martin Parr », Frac Bretagne et parc du Thabor, Rennes (ISBN 978-0-7148-7103-5) (ISBN 978-0-7148-7103-5)
- 2021 : « In Black and White : Martin Parr and Tony Ray-Jones », galerie Clémentine de la Féronnière, Paris, France.
- 2022 : « Martin Parr: Time and Place », McMullen Museum of Art, Boston College, États-Unis[56].
- 2022-2023 : « Henri Cartier-Bresson avec Martin Parr - Réconciliation », Fondation Henri-Cartier-Bresson, Paris, France.
- 2026 : « Global Warning », Jeu de Paume, Paris, France[57]
Expositions collectives
- 2024 : Dans la vague, exposition inspirée par l'estampe emblématique d'Hokusai La Grande Vague, avec des œuvres d'une vingtaine d'artistes, parmi lesquels Noémie Goudal, Harry Gruyaert, Michael Kenna, Arno Rafael Minkkinen, Sarah Moon, Martin Parr, Bernard Plossu, Campredon Art & Image, L'Isle-sur-la-Sorgue, du 30 mars au 6 octobre 2024
Curateur d'exposition
- 2004 : directeur artistique invité des Rencontres photographiques d'Arles.
- 2008 : curateur invité au New York Photo Festival, commissaire de l'exposition The New Typologies.
- 2010 : curateur invité à la Brighton Photo Biennial[58].
- 2016 : curateur de l'exposition« Strange and Familiar: Britain as Revealed by International Photographers » au Barbican Centre à Londres.
Publications
Martin Parr a publié plus de 120 ouvrages, cette liste est non exhaustive[2] :
- British Food, éd. Galerie du Jour Agnès b, 1995
- Flowers, éd. Galerie du Jour Agnès b, 2001
- Rencontres d'Arles 2004, catalogue du festival, éd. Actes Sud, 2004 (ISBN 978-2-7427-5221-8)
- The Photobook: A History, Vol. 1, éd. Phaidon, 2004 (ISBN 978-0-7148-4285-1) ; traduction française : Le Livre de photographies : une histoire, tome 1, éd. Phaidon (ISBN 978-0-7148-9483-6)
- Euro Visions, catalogue de l'exposition collective à Beaubourg, 207 p., éd. Magnum/Steidl, 2005 (ISBN 978-2-84426-293-6)
- The Photobook: A History - Vol. 2, éd. Phaidon, 2006 (ISBN 978-0-7148-4433-6)
- Luxe, ed. Textuel, 2009 (ISBN 978-2-84597-348-0)
- Avec Quentin Bajac, Le Mélange des genres, éd. Textuel, 2010 (ISBN 978-2-84597-391-6)
- Martin Parr, t. 39, Reporters sans frontières (RSF) / édition illustrée, coll. « 100 photos pour la liberté de la presse », , 144 p. (ISBN 978-2362200106)[59].
- Life's a Beach, éd. Xavier Barral, 2012 (ISBN 978-1597112246)
- Martin Parr, éd. Phaidon, 2014 (ISBN 978-0714867878)
- Autoportrait 1996-2015, Dewi Lewis Publishing, 2015
- The Last Resort, éd. André French, 2015 (ISBN 979-10-92265-35-4)
- A Taste for Mulhouse, Médiapop Éditions, 2016 (ISBN 978-2-918932-45-1)
- Des Goût, by Martin Parr, éd. Phaidon, 2016 (ISBN 978-0-7148-7103-5)
- The Martin Parr Colouring Book, éd. Aperture, 2017
- Early Works, Paris, Maison CF, (ISBN 979-1-0965-7510-7).
- Tony Ray-Jones, éd. Maison CF, 2019. Préfacé et édité par Martin Parr.
- Martin Parr and the Anonymous Project, Déjà View, éd. Textuel, 2021
- Chew Stoke, éd. Maison CF, 2022 (ISBN 979-1-096-57527-5)
Dans la culture populaire
- Le chanteur français Vincent Delerm a écrit sur lui en 2008 une chanson intitulée Martin Parr dans l'album « Quinze chansons ».
- Il réalise l'identité graphique de la chaîne BBC One (de 2016 à 2022)[18].
- En , Martin Parr réalise la photo de couverture du troisième album de Louane Joie de vivre[60].
- En 2023, ses photos accompagnent The Ballad of Darren, de Blur[18].