Masoud Khamenei
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Masoud Hosseini Khamenei (persan : مسعود حسینی خامنهای), né en 1974 à Machhad, également connu sous le nom de Mohsen Khamenei (persan : سید محسن خامنهای)[1],[2], est un religieux chiite duodécimain iranien, troisième fils d'Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique (1989-2026), frère de Mostafa Khamenei, Mojtaba Khamenei, Guide suprême (depuis 2026) et Meitham Khamenei.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Masoud Hosseini Khamenei |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie |
Mostafa Khamenei (en) Mojtaba Khamenei Meysam Khamenei (d) Hoda Khamenei (d) Boshra Khamenei (d) |
| Parentèle |
| A travaillé pour | |
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| Parti politique |
Society of Seminary Teachers of Qom (en) |
| Maîtres |
Ali Khamenei, Lotfollah Safi Golpaygani, Mohammad-Taqi Mesbah Yazdi, Hashemi Shahroudi, Mohammad Baqer Jarrazí (en) |
| Sayyid | |
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| Hodjatoleslam |
Il détient également le titre d'hodjatoleslam et a épousé la sœur de Sadegh Kharrazi. Il est donc le gendre de Seyyed Mohsen Kharrazi, membre de l'Assemblée des experts de Téhéran. Masoud Khamenei étudie et enseigne au séminaire religieux de Qom. Étant également membre de l'Association des professeurs du séminaire.
Activités patrimoniales et allégations
Bien qu’il dirige une importante institution médiatique et culturelle, Masoud Khamenei demeure une figure peu exposée publiquement. Comme ses trois frères, il ne bénéficie — ou ne reçoit vraisemblablement pas l’autorisation — d’aucune présence médiatique marquée. Sa vie personnelle et professionnelle reste largement en retrait, inscrite dans une logique de discrétion constante.
Sur un aperçu, son rôle principal s’exerce au sein du bureau du Guide suprême. Masoud superviserait directement ces structures culturelles et médiatiques, jouant un rôle déterminant dans la production et la diffusion de contenus idéologiques liés au Guide, tout en ne détenant aucun poste politique officiel.
Avant qu’il n’en prenne la direction opérationnelle, le Bureau fut brièvement dirigé par Alireza Barazesh, auparavant connu comme expert religieux à la radio-télévision d’État. La nomination en 2004 d’Ezzatollah Zarghami à la tête de la IRIB, suivie un an plus tard de la désignation de Barazesh à la direction de la IRIB TV1, fut interprétée par certains observateurs comme un rééquilibrage visant à renforcer l’influence du Bureau du Guide sur les médias audiovisuels nationaux. Cette période marque le début d’une consolidation progressive du réseau institutionnel entourant Masoud Khamenei.
L’institution placée sous la supervision de Masoud Khamenei aurait reçu, pour les années 2018 et 2019, un financement public de 54 milliards de tomans. Les autres sources de financement ne sont pas détaillées publiquement. Elle dispose également d’une représentation à Mashhad depuis 2013.
Parallèlement à cette activité institutionnelle, entre le fait que au fil des années, le Bureau est devenu le principal bras médiatique du Guide, parfois perçu comme un indicateur indirect de ses orientations, Masoud Khamenei s’implique dans la collecte et l’organisation des mémoires de son père. L’institution a publié plusieurs ouvrages biographiques et conserverait des notes et journaux quotidiens encore inédits[3].
Des médias et analystes d’opposition, ont par ailleurs avancé que Masoud Khamenei détiendrait des intérêts financiers importants, incluant des avoirs bancaires en Europe et à Téhéran ainsi que des participations dans le secteur automobile iranien, notamment dans la distribution de véhicules Renault en Iran. Ces affirmations ne sont toutefois pas confirmées par des documents officiels accessibles publiquement et reposent sur des enquêtes issues de médias critiques du régime. Les mêmes sources soutiennent que les activités économiques attribuées aux fils de l’ancien Guide suprême seraient fréquemment structurées via des réseaux familiaux ou institutionnels, rendant leur traçabilité difficile[4],[5],[6].