Mátala
village et station balnéaire en Crète
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Mátala (en grec moderne : Μάταλα) est une station balnéaire grecque située au sud de la Crète, à une dizaine de kilomètres du site de Phaistos. Elle fut le port de cette cité à l'époque minonenne. Elle est célèbre pour ses grottes qui ont été excavées dans les falaises qui entourent la baie, et pour avoir été une sorte de passage obligé pour les routards des années 1960-1970.
| Mátala (el) Μάταλα | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Périphérie | Crète |
| District régional | Héraklion |
| Dème | Tymbáki |
| Démographie | |
| Population | 100 hab. (2001[1]) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 34° 59′ 36″ nord, 24° 45′ 00″ est |
| Localisation | |
| modifier |
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Histoire
Antiquité
Le site était déjà peuplé au Néolithique, et il est probable que c'est à cette époque que des grottes artificielles ont été creusées dans la falaise de la baie de Mátala[2].
Durant la période minoenne, Mátala fut le port de Phaistos[3]. En 220 av. J.-C., le village fut occupé par cité de Gortyne, et elle lui servit également de port[3] durant la période romaine, les Romains ayant fait de la ville leur capitale dans l'île[2]. Aux Ier et IIe siècles apr. J.-C., les grottes furent utilisées comme caveaux funéraires, et l'ensemble formait donc une vaste nécropole ; l'une de ces grottes est désormais appelée Brutospeliana en hommage (d'après la légende) au général romain Brutus[réf. souhaitée].
Période contemporaine
Par la suite, Mátala devint un village de pêcheurs. À présent, le village vit essentiellement du tourisme.
Les grottes servirent de repaires de hippies dans les années 1960, les grottes leur servant d'abri ; parmi des visiteurs qui devinrent célèbres, Bob Dylan et Cat Stevens. Cette population fut chassée durant la dictature des colonels[4]. Mais c'est la chanteuse canadienne Joni Mitchell qui contribua très largement à la célébrité de Malata avec « Carey (chanson) (en)[5] » (dans l'album Blue) en 1971[4].
Le « dernier » hippie est Georges, qui serait l'auteur d'un slogan devenu le leitmotiv de la station : « Today is life Tomorrow never comes. » (Aujourd'hui, c'est la vie. Demain ne vient jamais). On retrouve la phrase peinte sur un mur du port, avec à gauche « Welcome to Matala George ». Cependant, il n'y a pas de consensus sur l'identité de George : est-ce le hippie ou s'agit-il de George Harrison ?
Évènements
Tous les ans, aux mois de mai/juin, un festival de musique rock seventies/reggae a lieu non loin de la plage. Il s'agit du « Matala Beach Festival »[6].
À voir
Outre la plage et les grottes, Matala abrite, un peu à l'extérieur du village, une église troglodytique dédiée à la Vierge Marie (Panagia), qui a sans doute été taillée dans la roche durant la période vénitienne[2]. D'autre part, des vestiges de l'antique Matala sont visibles au nord-est de la baie[3].
Galerie
- Vue sur une partie des grottes de Matala.
- La station vue depuis l'une des grottes.
- Le village et la partie sud de la plage.
- Intérieur de l'église troglodytique de la Panagia.
- La fresque avec le slogan de George.
- Olivier desséché (600 ans) devenu sculpture à l'entrée du village...
- ...Et le poème qui l'accompagne, composé par le sculpteur.
