Mathilde Vischer

professeure à la Faculté de traduction et d'interprétation de l'université de Genève From Wikipedia, the free encyclopedia

Mathilde Vischer Mourtzakis, née en , est une poétesse, traductrice et universitaire suisse.

Naissance
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Activité
Traductrice, poétesse, chercheuse, enseignante universitaire
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Biographie

Née à Genève en 1974, elle est traductrice, poétesse, chercheuse et enseignante à la Faculté de traduction et d'interprétation[1] de l'Université de Genève depuis 2013. Elle a consacré sa thèse de doctorat (publiée aux éditions Kimé en 2009[2],[3]) au rapport entre traduction et écriture chez les poètes Philippe Jaccottet et Fabio Pusterla[4]. Ses principales publications universitaires portent sur la traduction de la poésie et sur les liens entre écriture, traduction, écriture bilingue et autotraduction[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14]. Elle traduit des poètes contemporains de l'allemand (Felix Philipp Ingold[15]) et de l'italien (Fabio Pusterla[16], Alberto Nessi, Lou Lepori, Massimo Gezzi, Elena Jurissevich[17], Leopoldo Lonati[18], Massimo Daviddi[19]) vers le français. De 2001 à 2011, elle fait partie du Comité de rédaction de la Revue de Belles-Lettres et collabore aux revues Culturactif.ch, Feuxcroisés et Viceversa littérature ; de 2001 à 2006, elle est assistante-doctorante au Centre de traduction littéraire de Lausanne et de 2009 à 2011, elle travaille pour les éditions Metropolis.

En 2014, elle publie son premier livre de poèmes en prose, Lisières, qui reçoit le Prix Terra Nova 2015[20] de la Fondation Schiller 2015 et le Prix du poème en prose Louis Guillaume 2015[21] : « Construit en trois parties, Lisières évoque un deuil, celui d’un enfant à naître dont le cœur soudain s’est arrêté. La lisière, c’est celle entre la vie et la mort, la pensée et le corps, le monde familier et celui, sauvage, de la forêt toujours proche »[20]. En 2019, paraît Comme une étoile qui tombe dans la nuit[22],[23],[24]; dans ce livre de poèmes en prose, l’histoire d’une astrophysicienne éprise d’infini, qui « passe ses journées à scruter les galaxies »[25], s’entremêle à celle d’un enfant né dans un pays du Moyen-Orient en guerre. Comme l’écrit Françoise Delorme, « la force indéniable de l’écriture de Mathilde Vischer (…) semble tenir dans la capacité de développer une pensée que l’on sent devenir peu à peu en nous, lecteurs, émotion poétique aux multiples sources, chant, fêlé parfois, dont le rythme et le courage pour affronter avec des mots l’opacité de nos vies nous recréent, nous éclairent aussi. »[26]. Elle a publié des poèmes notamment dans les revues Terre à ciel[27],[28], N47, Arpa, Décharge, Le Courrier[29],[30], PLACE[31] et participé au projet Closepoetry en 2021[32]. En 2024, elle reçoit la Bourse Nouvel-le auteur-e de l’État de Genève et le prix de la Société genevoise des écrivains pour le projet de livre de poèmes Le Corps du feu[33],[34],[35].

Elle a été membre du Comité scientifique de « Babel, festival de littérature et de traduction » de 2006 à 2022, est membre du Comité scientifique de la collection des « Cahiers de poésie bilingue » (Presses Sorbonne Nouvelle-Paris 3) et du Jury du Prix Pittard de l'Andelyn[36].

Œuvres

Essais

Poésie

  • Mathilde Vischer, Lisières, Dijon, p.i.sage intérieur,
    Prix Terra Nova; Prix Louis-Guillaume.
  • Mathilde Vischer, Comme une étoile tombe dans la nuit, Orbe, Samizdat, .
  • Lisières/Margini, édition bilingue, version italienne par Lou Lepori, préface de Fabio Pusterla, Bellinzona, Edizioni Sottoscala, 2023.
  • Come una stella cade nella notte, traduzione italiana di Luciana Cisbani e Natalia Proserpi, Livorno, Valigie Rosse, 2023.

Traductions

  • Felix Philipp Ingold (de) (trad. Mathilde Vischer), De nature - Restnatur, Editions Empreintes, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Me voici là dans le noir, Editions Empreintes, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Une voix pour le noir (Poésies), Éditions d'en bas, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Les choses sans histoire - Le cose senza storia, Editions Empreintes, .
  • Alberto Nessi (trad. Mathilde Vischer et Jean-Baptiste Para), Algues noires - Alghe nere, m.e.e.t., .
  • Lou Lepori (trad. Mathilde Vischer), De rage - Di rabbia, edizioni Sottoscala, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Luogo basso, edizioni Sottoscala, .
  • Lou Lepori (trad. Mathilde Vischer), Quel que soit le nom - Qualunque sia il nome, Éditions d'en bas, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Storie dell'armadillo - Histoires du tatou, Éditions Zoé, .
  • Massimo Gezzi (trad. Mathilde Vischer), In altre forme, En d'autres formes, In andere Formen (dix poèmes en trois langues), Transeuropa, Massa, .
  • Elena Jurissevich (trad. Mathilde Vischer), Ce qui reste du ciel, Samizdat, .
  • Leopoldo Lonati (trad. Mathilde Vischer et Lou Lepori), La parole che so/ Les mots que je sais, Lausanne, Éditions d'en bas/CTL/SPS, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Pierre après pierre (anthologie de poèmes), MétisPresses, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Une goutte de splendeur. Chroniques de la vie d’un enseignant, Réalités sociales, .
  • Fabio Pusterla (trad. Mathilde Vischer), Requiem per una casa di riposo lombarda – Requiem pour une maison de retraite lombarde, Éditions d'en bas, .

Liens externes

Notes et références

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