Mathurin Méheut
peintre, graveur et illustrateur français (1882-1958)
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Mathurin Méheut, né le à Lamballe et mort le à Paris[1], est un peintre, graveur et illustrateur français.
| Peintre officiel de la Marine |
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Marguerite Rouja (d) |
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Maryvonne Méheut (d) |
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Ramasseuse de sel à Guérande (d) |
Biographie
Formation et début de carrière
Mathurin Méheut naît en 1882 dans une famille d'artisans. En 1896, il commence son apprentissage à Lamballe chez Mathurin Guernion, un peintre en bâtiment, et il réalise ses premiers dessins datés. Il intègre l'École régionale des beaux-arts de Rennes (Ille-et-Vilaine) en 1898. Méheut séjourne un mois à Paris en 1900 puis s'installe dans la capitale française en 1902 à la fin de ses études à Rennes. Il travaille alors pour la revue Art et Décoration et publie des illustrations sur les poissons et les coraux. En parallèle, il s'inscrit à l'École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Il effectue son service militaire de 1903 à 1904 à Saint-Lô.
En 1905, Méthurin Méheut épouse Marguerite Rouja au Mans. Le couple demeure à Paris dans le 15e arrondissement, au 45, rue Falguière. Leur fille Maryvonne naît en 1908.
De 1910 à 1912, il séjourne et travaille à la station biologique de Roscoff, où il peut observer et dessiner le milieu marin dans un contexte scientifique. C'est là qu'il crée les bases de l'ouvrage Étude de la mer 1913-1914 sous la direction de Maurice Pillard (dit Verneuil). Une exposition lui est consacrée au musée des arts décoratifs de Paris en 1913 réunissant 450 œuvres sur la faune et la flore marine, réalisées à Roscoff. La revue L'Illustration publie plusieurs de ses tableaux en couleurs[2]. Le musée océanographique de Monaco et le musée du Luxembourg à Paris acquièrent certaines de ses œuvres.
Le voyage au Japon
En 1898, le mécène Albert Kahn (1860-1940) décide de la création d'une bourse, nommée « Autour du monde », qui doit permettre le financement de projets artistiques et les déplacements intercontinentaux des lauréats d'un concours, organisé par la Fondation Albert-Kahn. Mathurin Méheut remporte le prix de l'année 1914 et embarque le 10 janvier 1914 au port du Havre à destination du Japon. Le 22 avril 1914, l'artiste et sa femme aperçoivent les côtes nippones, à Yokohama[3].
« La côte japonaise nous apparaît par un beau soleil matinal : des voiles blanches à l'infini... on dirait une baie bretonne, des sardiniers gagnant le large: la baie de Douarnenez. Les barques nous frôlent, les pêcheurs complètement nus. Immédiatement nous songeons à Hokusaï prodigieusement vrai, prodigieusement moderne; les mêmes gréements, les mêmes accessoires, les mêmes types, que dans ses vues du Fuji, que les figures de ses albums (mon enthousiasme pour cet artiste n'a fait que croître du reste à la vue de ses modèles, de son pays). »
.Au cours de son périple, qui le mène successivement de Yokohama à Nara, en passant par Kyōto, Mathurin Méheut peint et dessine tout ce qui l'émerveille, témoignage de son intérêt tant naturaliste qu'ethnographique. Il entretient également une riche correspondance épistolaire avec ses proches, restés en France. Ses lettres attestent de l'enthousiasme de Méheut, qui n'hésite pas à émailler ses missives de nombreux dessins et aquarelles[3].
Dans son carnet de route, l'artiste détaille chaque étape de son voyage. Il découvre les nombreux temples, vestiges des pratiques culturelles locales. Le shintoïsme et le bouddhisme sont très présents au sein de l'archipel. Mathurin Méheut se plaît à peindre et à croquer les moindres détails de ces architectures religieuses. Ce sont surtout les multiples édifices de Nara, ancienne capitale impériale de 710 à 784, qui retiennent son attention. Le peintre réalise une aquarelle de Kongo, sculpture de bois de 8 mètres de haut datée de 1203, qui garde la porte sud du temple du Tôdai-ji. À Kyōto, Mathurin Méheut effectue plusieurs dessins du temple Fushima Inari-Taisha, dédié à Inari, une divinité agraire. Les exemples d'illustrations de temples ne manquent pas, tant Méheut n'a de cesse de les dessiner[3].
Outre la spiritualité et les croyances, Mathurin Méheut s'intéresse au mode de vie japonais. Les vêtements, des splendides kimonos à l'attirail du simple paysan sont représentés. Le voyageur français assiste à des représentations de théâtre nô, dont les costumes chatoyants des acteurs font l'objet de nombreux dessins. En cours du mois de juillet 1914, il séjourne chez un concessionnaire de la Société Lumière du Japon, Inabata Katsutarô (1862-1959), ce qui donne à Méheut l'occasion d'assister à une cérémonie du thé. En souvenir de l'amitié entre les deux hommes, les descendants d'Inabata Katsutarô inaugurent en 1992 une villa à Kyōto destinée aux artistes français en résidence[3].
Mathurin Méheut est célèbre pour ses représentations naturalistes de la faune et de la flore. Son sens de l'observation est loué par ses contemporains qui affirment que ses illustrations permettent de collecter des renseignements, méconnus des scientifiques. Son périple au Japon donne l'occasion au peintre de détailler minutieusement la biodiversité nippone. Du côté des végétaux, les nénuphars et les pivoines retiennent l'attention de Méheut, tandis que les grues, les daims et les tortues sont les animaux les plus souvent dessinés[3].
Les aquarelles et les dessins aux couleurs vives de Mathurin Méheut évoquent le Japonisme. L'artiste avait connaissance des estampes, des éventails et des paravents qui inondaient le marché européen depuis l'ouverture du Japon durant l'ère Meiji (1898-1912). Cette promiscuité avec la nature et ce goût pour un art ornemental, qui s'observent dans les productions picturales de Méheut au Japon, attestent de l'influence de ce nouveau courant artistique européen sur le peintre breton[3].
Le début de la Première Guerre mondiale met un terme aux pérégrinations de Mathurin Méheut au « pays du soleil levant ». Initialement prévu pour une durée du 18 mois, son séjour au Japon s'achève en août 1914, quatre mois seulement après l'arrivée de l'artiste à Yokohama[3].
Première Guerre mondiale, enseignements et partenariats
Mathurin Méheut rentre en France où il rejoint, en octobre 1914, le 136e régiment d'infanterie d'Arras. De 1916 à 1917, il est détaché au service topographique et cartographique de Sainte-Menehould puis de Bergues. Il y réalise ses Croquis de guerre témoignant de la vie dans les tranchées. Méheut est démobilisé en 1919. Il reprend alors son poste de professeur à l'École Boulle à Paris jusqu'en 1928 et enseigne brièvement à l'école Estienne à Paris en 1921.
L'armistice signée, il retourne dans sa Bretagne natale et exerce les métiers de décorateur et d'illustrateur. Devenu peintre officiel de la Marine en 1921, Méheut fait preuve d'une activité diversifiée. Entre 1924 et 1935, il participe à la décoration de neuf paquebots dont le Normandie. Il est aussi illustrateur de livres et il collabore avec la faïencerie Henriot à Quimper, en tant que céramiste.
Mathurin Méheut fait plusieurs séjours chez Albert Kahn en 1924. Il refuse de s'engager dans le mouvement Seiz Breur. Il rencontre Yvonne Jean-Haffen en 1925, qui devient une de ses élèves. Parmi les nombreuses lettres qu'il lui a écrite entre 1926 et 1954, 150 font l'objet d'une publication en 2018[4].
Il adhère à la Société des artistes décorateurs au cours de l'année 1926 et réalise ses premières céramiques pour la Manufacture nationale de Sèvres en 1927. En 1936, il fait la connaissance du peintre Yves Floc'h en compagnie d'Yvonne Jean-Haffen à la chapelle Sainte-Anne-la-Palud.
Témoin d'une époque, passionné par les hommes et les paysages de sa province natale, il sillonne la Bretagne de Rennes à Dinan, de Roscoff à Saint-Guénolé en pays Bigouden, laissant une abondante production et un témoignage précis et multiforme de la vie bretonne à son époque. Il enseigne de 1940 à 1944 à l'École des beaux-arts de Rennes et compte parmi ses élèves de nombreux artistes : le peintre verrier Joseph Archepel, le peintre muraliste et cinéaste d'animation Frédéric Back, le peintre Geoffroy Dauvergne, le sculpteur Roland Guillaumel, les peintres Roger Marage et Jean-Marie Martin. Mathurin Méheut collabore en 1946 avec la Manufacture des Gobelins, pour laquelle il réalise de nombreux cartons de tapisseries. En 1956, il est élu à l'Académie de marine en 1956.
Mathurin Méheut meurt à Paris le , où il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 13)[5].
Un musée Mathurin-Méheut lui est consacré à Lamballe, sa ville natale, au sein d'une maison à pans de bois du XVe siècle, dite « Maison du Bourreau ». L'institution muséale est transférée au haras national de Lamballe en 2022 et conserve environ 5 000 œuvres de l'artiste. Le 18 juin 2022, le musée accueille ses premiers visiteurs. Il s'organise autour d'un parcours permanent illustré par 260 œuvres pour une surface d’exposition totale de 400 m2 [6],[7].
Œuvres dans les collections publiques
Dessin
- Boulogne-Billancourt, musée départemental Albert-Kahn : Le Cactus, 1929, aquarelle.
- Brest, musée des Beaux-Arts : Étude d'escargots, mine de plomb sur papier.
- Dinan, Maison d'artiste de la Grande Vigne : Location de périssoire à Cassis, 1938, gouache sur papier.
- Lamballe, musée Mathurin-Méheut :
- Vue de Lamballe, 1913, lavis d'encre sur papier ;
- L'Île de Sieck par gros temps, 1913, gouache sur papier, encre, crayon gras, papier collé sur carton ;
- Nord d'Arras, , 1915, crayon et aquarelle ;
- La Procession de Locronan, 1929, gouache sur papier.
- Paris, musée national de la Marine : Goëlette à quai, Saint Goustan, 1936, gouache.
- Paris, Sorbonne Université[8].
- Quimper, musée de la Faïence : Pardon Notre-Dame de la Joie, 1925, cinq calques préparatoires pour cinq carreaux de céramique.
- Saint-Brieuc, musée d'Art et d'Histoire : Marin au casier, hameau des Roches, fusain, crayon, gouache, papier collé sur carton.
Estampe
Entre 1910 et 1926, Mathurin Méheut travaille les techniques traditionnelles[Lesquelles ?], puis se lance dans les techniques nouvelles[Lesquelles ?] de 1939 à 1948. De 1944 à 1945, il approfondit son travail de gravure sur bois.
- Aux avirons, 1920, bois gravé, papier japon, Paris, musée national de la Marine.
Affiche
- Gala de la Marine. Exposition universelle de 1937, Paris, musée national de la Marine.
Peinture
- L'Été, le Pardon de l'Île de Batz, 1913, peinture à la caséine sur papier marouflé, exposée au pavillon de Marsan en 1913, achat de l'État, musée des Beaux-Arts de Rennes.
- Ramasseur de sel à Guérande, 1928, caséine sur toile marouflée sur carton, Paris, musée d'Orsay.
- Le Cactus, vers 1930, caséine sur toile, Boulogne-Billancourt, musée départemental Albert-Kahn.
- La Récolte du goémon, 1939, huile sur toile, Quimper, musée départemental breton.
- Vingt-cinq toiles, 1941, Institut de géologie de Rennes.
- Clemenceau visitant une tranchée, vers 1955, huile sur toile, commande de la Société française des transports pétroliers pour décorer Le Vendée qui portait le nom de la province natale du Tigre, Lamballe, musée Mathurin-Méheut[9].
- Bords de Seine vus de Notre-Dame de Paris depuis le restaurant La Tour d'Argent, huile sur toile contrecollée sur carton, Paris, Compagnie générale transatlantique.
- Les filets bleus, technique mixte, 71 × 103 cm, vendu 60 000 € (le 22 juillet 2023 à Brest)[10].
Peinture murale
- Le Port de Sainte-Marine à Combrit, 1952, peinture murale pour la Caisse d'épargne de Pont-l'Abbé, en dépôt à la salle des mariages de la mairie de Pont-l'Abbé.
Céramique
Mathurin Méheut travaille dès 1919 pour les faïenceries de Jules Henriot, renouvelant les décors, et va également travailler pour la Manufacture de Sèvres de 1927 à 1940, ainsi qu'avec Villeroy et Boch[11].
- Pardon de Notre-Dame de la Joie, 1925, cinq carreaux de céramique.
- Service de table La Mer avec filet jaune et bleu, et La Galette, 1925, exposés à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925.
- Service de table La Mer, 1925-1930, pour Henriot.
- Service de table La Mer, 1932, pour le restaurant d'Alfred Prunier, et cendrier publicitaire pour la même maison[12].
- Vase no 7, 1932, de Jacques-Émile Ruhlmann, décor de Mathurin Méheut, peint par Charles Fritz, manufacture nationale de Sèvres.
- Assiette plate du Service Daurat, 1933, forme de Maurice Daurat, décor de Mathurin Méheut, frise décorée par Anne-Marie Fontaine, manufacture nationale de Sèvres.
- Trois mosaïques et trois vitraux, 1940-1941, pour le restaurant L'Huîtrière à Lille, rue des Chats Bossus.
- 1949-1950, travaux de céramiste pour Villeroy et Boch à Mettlach.
- 1952, achèvement de la façade en céramique de la faïencerie Henriot à Quimper. Il obtient sa dernière grande commande décorative pour la Caisse d'épargne de Pont-l'Abbé.
- Poisson japonais, faïence stannifère, manufacture nationale de Sèvres.
- Service à poisson, service en porcelaine pour David David-Weill[13].
Illustration
Méheut illustra également, des menus et des catalogues de croisières pour la compagnie des messageries maritimes.
- Maurice Genevoix, Raboliot, illustrations de Mathurin Méheut gravées sur bois par Georges Beltrand, Paris, Cercle parisien du livre 1927[14], tirage à 132 ex.
- André Savignon, Les Filles de la pluie, illustrations de Mathurin Méheut, Paris, Grasset, 1912.
- Maurice Pillard Verneuil, Étude de la mer, flore et faune de la Manche et de l'Océan, ouvrage auquel il collabore pour l'illustration avec la station biologique marine de Roscoff depuis 1910, publié en 1913.
- Maurice Pillar Verneuil, Études de végétaux, sous la direction d'Eugène Grasset, 1913.
- Alphonse de Chateaubriant, La Brière, bois gravés par Soulas et Méheut, Mornay, coll. « Les beaux livres », 1924.
- Jean Brunhes, La Géographie humaine de la France, dans Histoire de la Nation française de Gabriel Hanot, 1926.
- Léon Simon Baranger, Almanach du Franc-Buveur, bois gravé, éditions du Livre de Paris, 1926.
- Jean Brunhes, Géographie, cours supérieur, chez Afred Mame, 1928.
- Pierre Loti, Mon Frère Yves, chez Calmann-Levy éditeurs, 1928.
- Colette, Regarde…, 17 illustrations au pochoir, éd. J.G. Deschamps, Imprimerie nationale, 1929.
- Francis Gourvil, En Bretagne de Saint-Brieuc à Brest et de Quimper à Vannes, réalisation de la couverture, B. Arthaud, Grenoble, 1929.
- En Bretagne, de Saint-Brieuc à Brest, de Quimper à Vannes, éditions Arthaud, 1930.
- Bretagne, au bout du monde : types et coutumes de Pierre Guéguen, Paris, éditions des Horizons de France, 1930.
- La Plante exotique, introduction de M.L. Plantefol, Paris, éd.Massin et Cie, 1931.
- Pax Mundi, Ligue mondiale pour la paix, Genève, 1932.
- Menu du Champlain, 1934.
- André Savignon, Les Filles de la Pluie, lithographies de Mathurin Méheut, Paris, Mornay, 1934.
- Au pays des corsaires, Saint-Brieuc, Éditions Aubert-ti-Breiz, 1935.
- Pierre Loti, Pêcheur d'Islande, Calmann-Levy éditeurs, 1936.
- André Savignon, « Douarnenez », illustration de Mathurin Méheut, dans la revue Synthèse, no 7, .
- Florian Le Roy, Pays de Bretagne, éditions Alpina, 1937.
- Auguste Dupory, La Basse Bretagne, éditions Arthaud, 1940, rééd. 1952.
- Auguste Dupouy et Mathurin Meheut, La Basse-Bretagne, Grenoble Arthaud 1940[15], couvertures illustrées en couleurs par Mathurin Meheut.
- Florian Le Roy, Vieux métiers bretons, Paris, éditions Horizons de France, 1944.
- Édition avec Géo-Fourrier de la série de cartes postales dite la Bretagne bleue, 1946.
- En Bretagne morbihannaise, costumes et traditions du Vannetais bretonnant au XIXe siècle, éditions Arthaud, 1947.
- Roger Vercel, Sous le pied de l'archange, Paris, éditions Moulin de Pen-Mur, Arc-en-ciel, 1947.
- Roland Dorgelès, Les Croix de bois, Monte-Carlo, éditions du Livre, 1947.
- Jean de La Varende, Broderies en Bretagne, Le Minor, 1947.
- Jean de La Varende, Mers bretonnes, Nantes, Albert Richard, 1950.
- Jean Chagnolleau, Les Îles de l'Armor, Paris, Horizons de France, 1951.
- Une porte de l'Europe, Nantes, pour le Rotary-Club, par Beuchet et Vanden Brugge, illustrations de Gaston Alaux, sept de Georges Gobo dit Gobô, deux de Géo Ham, dix-sept d'Albert Brenet, une de Félix Lorioux, six de Jean Picard Le Doux, quatre de Jean Bouchaud, deux de Michel Bouchaud, une de Paul Ordner, treize de Mathurin Méheut, vingt de Jean-Adrien Mercier, ce dernier illustrant également initiales et culs-de-lampe en couleurs, 1951.
- Presqu'île guérandaise, éditions Horizons de France, 1952.
- Auguste Dupouy, Souvenirs d'un pêcheur en eau salée, Paris, B. Arthaud, 1953.
- Marie Mauron, En parcourant la Provence, illustrations de Mathurin Méheut, Monte-Carlo, SAM Les Beaux Livres, Édition Les Flots Bleus, 1954.
- La pêche artisanale à Boulogne-sur-Mer, calendrier pour les pêcheries Delpierre, 1956.
- Roger Vercel, Boulogne, grand port de pêche, édité par le Comité d'entraide aux familles des marins péris en mer du chalutier Colbert, Nantes, Imprimerie Beuchet et Vandenbrugge, .
- Roger Vercel, Pêcheurs des quatre mers, collaborèrent également à l'illustration, Albert Brenet et Marin-Marie, 1957.
- Jean de La Varende, À ciel ouvert : images du terroir, Rennes, Terre de Brume, , 135 p. (ISBN 978-2-84362-365-3).
- Jean Rouaud, Éclats de 14, Brest, Éditions dialogues, , 95 p. (ISBN 978-2-918135-95-1).
Tapisserie
- Allégorie à la vie Marine, 1939, carton tissé en 1946 pour la manufacture des Gobelins.
Art décoratif
Après l'exposition au pavillon de Marsan en 1921, Méheut entame une longue collaboration avec différentes compagnies maritimes, dont la Compagnie des Messageries maritimes de 1924 à 1935. Il participe à la décoration de 25 navires recensés.
- 1923 : décors pour les paquebots de la Compagnie générale transatlantique.
- 1923 : décor du paquebot Champollion, interprétation de la Dame à La Licorne pour le fumoir de 1re classe.
- 1924 : décor du paquebot Le Mariette Pacha[16].
- 1925 : décor du paquebot Le d'Artagnan[17]. Mouettes pêchant en mer pour le salon des dames en 2e classe.
- 1925 : décor des appartements du commissaire principal de bord et de la suite Fontainebleau du paquebot Île-de-France.
- 1926 : décor du paquebot Le Leconte de Lisle[18], Paysage de brousse africaine, inspiré du poème de la Panthère Noire, dans le fumoir en 1re classe.
- 1928 : décor du paquebot L'Eridan (II)[19], deux panneaux de 5,5 m de diamètre et six petites gouaches sur la faune et la flore australienne.
- 1929 : décor du paquebot Le Jean Laborde[20] pour la salle des pas perdus et la descente de la salle à manger vers les 1res classes.
- 1929 : décor de la villa Miramar à Cap Martin pour Albert Kahn.
- 1930 : décor du paquebot Le Georges Philippar, Faon avec cerf et biche, couchés dans un sous-bois pour la salle à manger (navire coulé).
- 1930 : décor du hall de l'immeuble Heinz & Co à Pittsburgh en collaboration avec Yvonne Jean-Haffen. Ils y réalisent des caravelles.
- 1931 : quatre décors pour le paquebot Normandie.
- 1931 : décor du paquebot Aramis[21] pour la salle à manger de 1re classe, et de 27 panneaux inspirés des fresques crétoises. Yvonne Jean-Haffen y peint Le Roi aux fleurs de lys. Léo Fontan collabore également à la décoration de ce paquebot.
- 1932 : décor à bord du paquebot Président Paul Doumer.
- 1933 : décor pour le paquebot Maréchal Joffre, Un marché malgache, Paysages malgache, La Princesse Sakalavé au bain, décor pour les salles de bain et cabines de luxe.
- 1934 : décor pour le paquebot le Ville d'Alger.
- 1949 : décor du navire L'Atlas, scène pastorale avec en second plan la chaîne de montagne l'Atlas, pour la salle à manger-salon.
- 1950 : décor du paquebot Liberté, L'Arche de Noé et Nids d'oiseaux marins, motifs du tapis de l'allée centrale de la chapelle.
- 1950 : décor du grand escalier du paquebot Ville de Marseille.
- 1951 : décor de la Caisse d'épargne de Pont-l'Abbé (Finistère).
- 1952 : décor du navire de croisière Le Flandre pour le salon de première classe.
- 1952 : décor pour le paquebot Ville de Tunis.
- 1953 : décor sur le pétrolier Le Camargue.
- 1957 : décor du pétrolier Le Lorraine, panneau représentant Place Stanislas de Nancy sous le 1er Empire peinture à la caséine sur toile marouflée sur panneau.
- Décor du navire pétrolier Le Sologne pour la salle à manger : panneaux Vendanges, Chasse à courre et Le Château de Lassay.
Sculpture
- Itron Varia ar Mor, vers 1934, plâtre, musée de la Faïence de Quimper.
- Itron Varia ar Mor (Cantique à Notre-Dame de la Mer), 1935-1938, faïence monochrome, Quimper, musée départemental breton.
- Sirène, plâtre, Sèvres, musée national de Céramique.
Travail publicitaire
- Méheut dessine également des décors de boîtes et autres conditionnements pour le parfumeur Roger & Gallet, des cartons pour confiserie avec le Pardon Notre-Dame de la Joie, des boîtes à sardines en chocolat pour Amieux frères.
Expositions
- 1913 : exposition personnelle au musée des Arts décoratifs de Paris (pavillon de Marsan) de 450 œuvres réalisées à Roscoff sur la faune et la flore marine, en octobre.
- 1921 : exposition personnelle au musée des Arts décoratifs de Paris (pavillon de Marsan) : œuvres bretonnes, japonaises et de guerre[22].
- 1923 : exposition personnelle à San Francisco.
- 1925 : Paris, Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes : services de tables La Mer, La Galette.
- 1931 : Paris, galerie Charpentier : céramiques de Sèvres.
- 1931 : Paris, Exposition coloniale internationale : céramiques de Sèvres.
- 1937 : Exposition internationale des arts et techniques de Paris, décoration pour le pavillon de la Bretagne et de la marine Marchande.
- 1955 : Paris, galerie Bernheim-Jeune[23].
Expositions posthumes
- 1960 : « Mathurin Méheut. Exposition rétrospective »[24], Lamballe, Syndicat d'initiative de Lamballe.
- 1973 : « Rétrospective Mathurin Méheut 1882-1958 », Paris, musée national de la Marine.
- 2001 : « Mathurin Méheut, donation Château-Grall »[25], Rennes, musée de Bretagne[26].
- 2005 : La ville de Saint-Briac-sur-Mer pour son 10e Festival d'Art organisa au Couvent de la Sagesse une exposition : Dix regards de peintres de marines consacrée à Édouard Adam (1847-1929), Étienne Blandin (1903-1991), Albert Brenet (1903-2005), Roger Chapelet (1903-1995), Lucien-Victor Delpy (1898-1967), Ernest Guérin (1887-1952), Marin-Marie (1901-1987), Mathurin Méheut (1882-1958), Joseph-Honoré Pellegrin (1793-1849) et aux Roux : Joseph (1725-1789), Antoine (1765-1835), et François Joseph Frédéric (1805-1870).
- 2011 : Saint-Malo, chapelle Saint-Sauveur, « Mathurin Méheut, Yvonne Jean Haffen et la nature »[27],[28],[29], avec des œuvres d'Yvonne Jean Haffen. L’originalité de cette exposition était double : c’était la première présentation publique intégrale des 25 œuvres du décor réalisé pour l'Institut de géologie de Rennes, et c’est également le seul témoignage encore actuellement conservé en l’état de l’art de Méheut comme décorateur monumental, la plus grande part de ses autres réalisations ayant disparu.
- 2012-2013[30] : « Dans le décor ! Grands décors sous-marins de Mathurin Méheut », musée des Beaux-Arts de Brest[31].
- 2013 : Paris, musée national de la Marine[32].
- 2013 : Rennes, présentation de certaines de ses œuvres pour l'exposition « Archeologia »[33], présentée à 40mcube, au musée des Beaux-Arts de Rennes, au musée de géologie de l'université de Rennes 1 et au Frac Bretagne.
- 2017 : « Animalia. Mathurin Méheut et Damien Colcombet », Centre Cristel éditeur d'Art, Saint-Malo[34]. Pour la première fois sont montrées au public les 26 planches inédites de l'abécédaire animalier créé dans les années cinquante par Mathurin Méheut, et réunies pour l’occasion dans un livre d’artiste[35].
- 2022 : « Colette et Méheut. Le livre secret », Centre Cristel Éditeur d'Art, Saint-Malo. Une exposition consacrée à l'ouvrage Regarde… paru en 1929, gouaches inédites réalisées pour l'ouvrage, maquette, correspondance, manuscrit original.
- 2022: « Mathurin Méheut, arpenteur de la Bretagne », musée de Pont-Aven. Exposition des ouvres produites par Mathurin Méheut (dessin, peintures...) en lien avec sa région natale, la Bretagne.
Salons
- Salon des artistes français de 1906 à Paris.
- Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1910, 1911 et 1912.
- Salon de la Marine de 1945.
Élèves notoires
- École Boulle (de 1912 à 1913 et de 1919 à 1928).
- École Estienne (en 1921).
- École des beaux-arts de Rennes (de 1940 à 1944[36]).
- Joseph Archepel, 1940-1943.
- Frédéric Back, 1940-1943.
- Léon Carré, 1940-1944.
- Geoffroy Dauvergne, 1940-1944.
- Roland Guillaumel, 1940-1944.
- Henri Huet, 1940-1944.
- Jean-Marie Martin, 1940-1943.
- Roger Marage, 1940-1944.
- École des beaux-arts de Tours.
- André Plisson, 1945.
